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 Le vent du changement [Privé Dana]

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MessageSujet: Le vent du changement [Privé Dana]   Ven 27 Oct 2017 - 16:46

Musique d'ambiance:
 
Habité par un optimiste inhabituel, Percebrise prit une profonde inspiration : le moment était venu. Il était là, devant les portes de la prestigieuse cité côtière. Merci, Nirfaël... Sa rencontre avec l’elfe l’avait changé. Elle lui avait apporté la seule chose qui manquait à Percebrise, à l’époque où il formait la paire avec son cavalier Sverinn : une vision artistique, romantique du monde. Durant tout le trajet de Tyshar jusqu’à Abyre, il n’avait cessé de songer à cette conception particulière du monde que Nirfaël lui avait enseignée ; et plus il y repensait, plus il avait la sensation de l’avoir toujours portée dans son coeur, cette “magie” bienfaisante. Ses pensées l’avaient replongé dans le monde de son enfance, quand il était encore tout petit dragonnet, privé de la sécurité d’un nid, privé du réconfort apporté par une mère ; obligé de subsister par lui-même. Des souvenirs fragmentés lui étaient revenus, sous forme d’images, de sensations et de sons ; c’était juste avant qu’il ne comprenne la situation dans laquelle il se trouvait : celle d’être un banni, un oublié. À ce moment-là où tout s’était éclairci et que la jalousie, la compétition et l’instinct de survie avaient pris le dessus, une partie de son coeur trop jeune s’était assombrie. Et il n’avait cessé de la porter en lui, ce lourd chagrin, cette part de cruauté qui avait continué de grandir tandis que lui grandissait. Enfin, jusqu’à…

Il savait très bien jusqu’à quand, mais ce n’était plus la peine de s’éterniser. Elle était probablement morte, ou avec un peu de chance elle échappé au cataclysme en compagnie d’autres dragons. Elle l’avait peut-être même oublié, il et ferait mieux d’en faire autant -du moins, c’était ce qu’il tentait de se convaincre lui-même depuis quelques années maintenant. Ça faisait quoi, deux, trois ans ?
Il ferma les yeux : stop. Plus de ça. On oublie. Il les rouvrit, posant son regard sur la grande arche de pierre. Malgré la menace qui planait dans le royaume de l’ouest, Abyre respirait la joie et la vie.

Percebrise ne savait pas trop comment il s’y était pris : au lien d’arriver par l’une des entrées principales de la cité, il s’était débrouillé en longeant, à la nage, les falaises grises couvertes de végétation luxuriante. L’eau ici était si claire qu’il avait aperçu à plusieurs reprises de drôles de poissons colorés, toujours les mêmes teintes : blanc, noir, rouge-orangé ; parfois jaune ou bleu. Ses poissons s’étaient fait de plus en plus nombreux à mesure qu’il s’était rapproché de la ville, perché sur plusieurs falaises. En effet, c’était l’architecture singulière des bâtiments, perchés à des hauteurs très variable, qui l’avait guidé de loin. Il venait tout juste de sortir de l’eau ; il se trouvait sur un ponton de bois, juste assez large et solide pour soutenir deux dragons adultes. Le ponton restait petit comparé au port principal qui devait se trouver plus au sud de la ville ; il avait vraisemblablement atterri dans un minuscule port destiné aux petits pêcheurs : les plus gros bateaux ici n’étaient que des petites barque en bois qui flottaient paresseusement sur l’eau calme de la baie labyrinthique. Ce ponton longeait l’un des immenses murs de pierre qui démarquaient les limites d’Abyre ; et il n’y avait que trois au quatre longueurs de queue de dragon entre ce mur et la falaise d’à côté ; ce qui laissait la place à quelques barques pour glisser dans le couloir d’eau. Des arches rocheuses surmontées de plantations florissantes surplombait le canal, et d’étrange lianes parsemées de petites fleurs rose pâle reliaient les deux côtés ; cela rappelait à Percebrise les petites cordes décorées de banderoles multicolore que les humains aimaient accrocher de part et d’autre des rues lorsqu’ils faisaient la fête.
Rien que de l’extérieur, c’était une jolie ville. Il regrettait juste que Sverinn ne soit pas là pour le voir.

Percebrise leva les yeux vers le point le plus haut d’Abyre, un amas de bâtiments empilés les uns sur les autres, très certainement là où se réglaient les affaires les plus importantes. Abyre était construite comme une pyramide circulaire, sans la régularité bien entendu. Tout semblait à la fois sans dessus-dessous, mais néanmoins organisé.
Il se retourna et réalisa qu’un nénuphar était resté collé à ses écailles au niveau d’une épaule. Il s’en débarrassa, le faisant tomber à l’eau. Ce qui fit un gros sploush. Un sploush un peu trop bruyant d’ailleurs. C’était le nénuphar qui avait fait ce bruit ? Eeeeh… ?

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MessageSujet: Re: Le vent du changement [Privé Dana]   Dim 17 Déc 2017 - 18:47





L'arrivée avait été mouvementée, l’installation... N'en parlons même pas. Dana était simplement lessivée, Œilfantôme aussi, Ted... N'avait fait que dormir. Aussi, amener un ours dans une taverne digne de ce nom n'était pas une mince a faire, mais personne n'allait réussir à éloigner la jeune femme de SON ours. Si cela venait à arriver...
Quelqu'un allait finir avec une épée dans la gorge.
Ted était resté avec l'Elfe pour prendre soin d'elle et la surveiller, au cas où quelque chose arriverait. Pendant ce temps, notre chère tête blanche était partie explorer plus en détail la ville, pour connaitre les commerçants, artisans, tavernes et autres bars... Mais surtout un endroit sûr ou elle pourrait déposer l'argent qu'elle transportait. Cet argent avait d'ailleurs était bien utile pendant leur… voyage forcé, pour ne pas dire exil, parce que trouver un bateau voulant bien prendre une femme aux cheveux blancs et yeux cristallins, une elfe aussi épaisse qu'une feuille d'arbre, un ours blanc et un humain magicien... Ce n'était pas une mince a faire.
Sa tenue se résumait à son habituelle chemise blanche et un genre de bas de tissu léger car il faisait assez chaud pour ne pas devoir mettre un pantalon de cuir et des fourrures. Aux pieds, elle avait de simples sandales, et a la hanche, une simple dague.
La jeune femme se dirigeait vers les petits pontons pour descendre jusqu'à la plage, mais... Le monde qu'il y avait la décidait plus a descendre... Par voie naturelle, avec les anciens escaliers qu'elle avait vu lors de leur arrivée. Il en manquait, le bois n'avait pas l'air stable, mais juste assez pour descendre avec plus ou moins de sûreté, mais beaucoup -plus- de rapidité.

Un sourire se faisait voir sur les lèvres de la jeune femme alors qu'elle descendait les escaliers qui craquaient sous son poids, sans jamais casser. Elle arrivait a un endroit assez en hauteur pour plonger, sans que ça ne soit -trop- dangereux. Alors elle sautait, comme elle le faisait quand elle était plus jeune, sur les côtes froides d'Hesstur. Son corps entrait dans l'eau avec un sploush délicat et léger -not- et ses yeux s'ouvraient, pour découvrir tous les poissons autour d'elle s'écarter. Notre tête blanche remontait a la surface et regardait aux alentours. Elle y vit simplement un grand dragon blanc regarder dans sa direction, et son ventre se serrait encore une fois.
RaÏnvir. Elle n'y avait même pas pensé. Était-il au moins encore en vie ? Certainement, le connaissant un peu.
Ses yeux s'illuminaient en regardant les écailles de la bête en face d'elle. Il rayonnait comme neige au soleil, avec ses écailles humides reflétant au soleil descendant. Le corps de l'humaine arrivait doucement vers le ponton, ne lâchant pas des yeux la masse devant elle. Ils avaient les mêmes yeux, et ses cheveux étaient égaux a la blancheur du corps du mâle. Un certain sourire était toujours collé aux lèvres de la femme, alors qu'elle montait sur le ponton, et s'asseyait pour le détailler.

« J'aime beaucoup vos écailles. Je suis Danalhéa. Nouvel arrivant ? » dit-elle dans un draquine parfait, malgré un certain accent humain.

Et comme ça, elle attendait, bien au courant danger devant lequel elle était tranquillement assise, un sourire aux lèvres.
Dana et son inconscience consciente.
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MessageSujet: Re: Le vent du changement [Privé Dana]   Jeu 18 Jan 2018 - 15:22

Percebrise la dévisagea avec intérêt, ne prêtant plus attention à la familiarité avec laquelle les hominidés osaient s’adresser à lui. Une étrange lueur de chaleur dansait dans les yeux de cette jeune femme qui flottait sur l’eau avec parfaite aisance. Elle avait la peau pâle et ses cheveux étaient tout de blanc, et cela lui donnait un drôle d’air car à la connaissance de Percebrise, seul les vieux hominidés pouvaient arborer une telle couleur de cheveux ; à l’évidence celle-ci, cette Danalhéa, était encore dans la fleur de l’âge, où du moins le paraissait-elle. Pas une seule ride ne venait abîmer son visage de nacre.

Sans raison apparente, Percebrise s’éprit d’une profonde sympathie pour elle. Elle était très jolie, gracieuse, et… Il y avait un quelque chose chez elle qui lui plaisait bien. Il l’observa un moment sur l’eau, jusqu’à ce qu’il réalise que son mutisme ne devait pas paraître très poli ; après quoi il bredouilla quelques plates excuses digne d’un dragonnet éhonté.

“Oh, euh… Merci, c’est très flatteur, même si je dois admettre qu’avec le temps et les cicatrices qui s’accumulent, elles doivent perdre de leur éclat…” dit-il en désignant son dos d’un air très concerné.

Ce n’était pas de l’auto-dérision ; il avait essuyés de nombreux coups dès le tout début de sa vie et plus encore depuis une cinquantaine d’années. Mais même si la plupart de ses blessures n’avaient laissé que de minces traces à peine visible, il avait amassé trois vilaines balafres qui demeuraient très visibles, d’impressionnantes stries noires ; l’une traversait sa poitrine en diagonale, l’autre le flanc gauche, et une dernière au niveau de son dos.
Il poursuivit.

En fait je viens juste d’arriver ici, d’une manière peu orthodoxe j’en conviens. Je…

Il se stoppa dans son élan, hésitant. Etait-ce une bonne idée de se lancer dans une conversation… Mm Mm. Percebrise bloqua cette pensée au bon moment. Nouvelle vie, nouveau départ. Les temps ont bien changé.Les hominidés étaient désormais supérieurs aux dragons, un danger incommensurable régnait sur les royaumes de l’ouest et pouvait à tout moment traverser. Il était nécessaire de se débarrasser des anciennes conventions.

J’ai migré par le Nord, je suis arrivé dans le, le… Tyshar je crois. Ensuite j’ai décidé de me rendre ici, parce que ça m’a l’air d’être l’une des villes les plus sûres. Et puis je me suis blessé l’aile.” ajouta-t-il en soulevant son aile gauche, qui n’était plus tordue mais encore trop mal en point pour qu’il puisse se permettre de voler. “Il faut que je la fasse soigner. J’ai longé les rivières et nagé jusqu’ici. Mais sinon, cela fait quelques mois que j’ai f-migré.

Il s’ébroua en éclaboussant l’appontement d’une multitude de gouttelettes.

Dites-moi, vous connaissez la ville ? Car je n’ai aucune idée de ce que je peux trouver ici. J’ai besoin de faire soigner mon aile, et je ne sais pas s’il je peux trouver d’autres congénères ici. Et… Je ne sais pas si les habitants apprécient les dragons, c’est déjà difficile de cohabiter avec les autres réfugiés. Vous voyez ce que je veux dire.

Il espérait de tout son coeur qu’il trouverait ce qu’il cherche. Son coeur brûlait ardemment d’un désir, celui de continuer la quête de son défunt cavalier : trouver un moyen d’éradiquer le mal. Une quête qui se révélait très ambitieuse, mais il ne voyait que cela à faire. Il n’avait pas fuis pour se réfugier derrière les murs de la cité des elfes des mers et attendre la fin de son heure -même si au départ, c’était bien ce qu’il avait compté faire. Se cacher et ne rien faire, se morfondre dans son coin. Sa rencontre avec Nirfaël l’avait fait changer d’avis en lui rappelant l’essentiel.

Je n’ai pas trop réfléchi, mais peut-être que vous ne connaissez pas bien la ville non plus, vous êtes d’ici ou vous aussi vous avez migré ?
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MessageSujet: Re: Le vent du changement [Privé Dana]   Jeu 8 Mar 2018 - 11:51




Dana souriait en écoutant le dragon parler. Bafouiller. C'était presque mignon de voir un dragon bafouiller, si on oubliait une seconde la voix caverneuse de ces grands reptiles. Perdre de leur éclat... ? Si elle se souvenait bien, pendant ses années avec ses parents, elle avait lu que les dragons devaient manger du métal pour garder leurs écailles brillantes et fortes. Elle ouvrait sa petite bourse de pièces à son côté et lui en lançait quelques-unes. Elle avait une réserve ample, elle se pouvait d'en offrir au dragon. Surtout, pensait-elle, avoir un ami de taille pouvait les aider grandement dans de futures... escapades.
Elle s'était levée pour poser les pièces devant le nez du dragon, très modeste, un peu craintive. Elle priait pour qu'il ne pense pas qu'elle l'insultait par ce geste et posait ses fesses un petit mètre plus loin. Elle comprenait qu'il avait besoin d'espace... Ou plutôt, elle voulait prendre de l'espace, au cas où.

« Dites-moi, vous connaissez la ville ? Car je n’ai aucune idée de ce que je peux trouver ici. J’ai besoin de faire soigner mon aile, et je ne sais pas s’il je peux trouver d’autres congénères ici. Et… Je ne sais pas si les habitants apprécient les dragons, c’est déjà difficile de cohabiter avec les autres réfugiés. Vous voyez ce que je veux dire— Je n’ai pas trop réfléchi, mais peut-être que vous ne connaissez pas bien la ville non plus, vous êtes d’ici ou vous aussi vous avez migré ?
- Je suis également nouvelle ici, mais j’ai un peu exploré la ville. Il y a un bon nombre d’herboristes, si c’est ce que vous vous demandez. Je n’ai jamais soigné de dragons, mais je pense que ce n’est pas si différent que de soigner des hommes, ours ou chevaux, non ? Enfin, si vous me permettez que je vous soigne. Et si je réussis à trouver tout ce qu’il me faut. Et si je peux regarder votre plaie. »

Ça fait beaucoup de « et si », Dana.
Elle soupirait à cause son manque de dextérité avec les mots. Elle savait bien qu’elle aurait dû écouter plus attentivement ses cours de didactique. Tout cela était bien loin maintenant, autant physiquement que temporellement. Toutes ces années passées… Elle venait presque à regretter le confort de son château. De toute façon, elle aurait dû le quitter à cause de tous ces derniers événements. Elle ne serait peut-être même pas vivante si elle était restée là. Elle n’aurait jamais rencontré Œilfantôme. A cette pensée, son cœur se serra un peu. Elle serait morte, seule, alors qu’elle avait traversé tant d’épreuves au part avant. Peut-être serait-elle morte en paix, avec la nature. Mais... C’était trop douloureux de s’imaginer son amie morte.  D’un côté, en ne partant pas de chez elle, elle n’aurait pas connu l’elfe du tout, et sa mort ne l’aurait jamais affectée…

Avec toutes ces pensées, qu’elle chassa bien vite, elle avait a peine écouté si le dragon lui avait répondu. S’il lui avait répondu, la spontanéité de la jeune femme avait tendance à faire taire quelques personnes, peu habitués à des réponses plus ou moins concises, et sans jamais y mettre trop de réflexion, d'où... Tant d'hésitations, et de retours sur pensées.
Soulignez aussi qu'elle voulait aider un parfait inconnu...
Et après tout, il était possible qu’il ne veuille pas de son aide, mais elle avait proposé cela tellement gentiment… Rejeter son offre serait méchant. Mais compréhensible. Elle était une étrangère, et même si un sentiment… D’aise s’était emparé de la jeune femme. Une impression de le connaître, de ne pas avoir peur, même si le dragon pouvait la tuer d’un coup de dents.


Alors elle attendait, désormais debout, prête à nettoyer la plaie avec ce qu'elle avait. L'eau salée n'était pas la meilleure idée, mais c'était déjà ça, en attendant. Ils iraient chez l'herboriste plus tard, ou même pas du tout. Même si il avait demandé de l'aide, Dana était un poil trop avenante, peut être.
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