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 A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]

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MessageSujet: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Sam 7 Jan 2017 - 19:38


Audi Gra'R'No!!!



Vous l'attendiez!
Avec, probablement, impatience!
Alors le voici!
L'événement de la nouvelle année!
Que votre chère Fonda, n'a pas oubliée, bien heureusement! Very Happy


Mais alors, pourquoi n'ai-je tout simplement pas mis "Joyeux Noël", "Bonne année", "Tous mes vœux de bonheur" dans le titre? Parce que je ne vous aime pas? Non (enfin, peut-être un peu... lol), parce que cette année nous fêtons l'Audi Gra'R'No. Non, ce n'est pas non plus un joli mot inventé par Eron dans son Draquine nordien.
L'Audi Gra'R'No est une fête, toute draconique, mais qui s'est peu à peu généralisée depuis l'Alliance avec Hypat, et que les humains et autres peuples hominidés s'amuse bien à recréer à leur sauce. C'est une fête ancestrale qui permet de chanter, de rire mais aussi et surtout, d'oublier, ou plutôt de se souvenir - version dragon. Vous ne comprenez pas? Je vais vous expliquer en quelques lignes!

L'Audi Gra'R'No a probablement fait sa première apparition lors de la première Ère de gloire des dragons, c'est-à-dire, à la lointaine époque de la Cité d'Argent. Les dragons, bien fiers et pompeux se vantaient si souvent que cela devait en devenir barbant. L'Audi Gra'R'No était alors un moment pour chanter ses exploits de l'année, ses défaites héroïques, ou même alors pour se souvenir des êtres chers qui avaient été perdus. Cela ne durait que trois jours et trois nuits. Le lendemain de la troisième nuit, les dragons ne parlaient alors plus de leurs exploits passés, et se souciaient d'en créer d'autres! Pour le prochain Audi Gra'R'No! Evidemment, après la fin de la Cité d'Argent, cette fête devint moins fastueuse, moins magnifique. Les souvenirs étaient généralement sombres, et les dragons passaient ce moment là en famille, racontant, chantant généralement, à leur dragonnets des exploits de l'année, mais pas uniquement. Et lorsqu'un être cher était perdu (généralement, un parent), c'était son chant de mort que les créatures draconiques entonnaient, en souvenir de celui-ci. L'Audi Gra'R'No était alors passé à une simple nuit, celle la plus froide de l'année, que les dragons passaient au chaud, au creux de leur grotte, évitant les hominidés, et préférant se serrer les sii pour ne pas mourir.
Depuis l'Alliance, au Lavadôme, on décore les grottes et les salons de perles, de gui ou encore de houx, plantes aromatiques et surtout très appréciées des dragons. En effet le gui, lorsque les petits fruits blanc sont mangés par les dragons, donnent l'air ivre à ces derniers, ce qui les rend légèrement euphoriques. Tandis que le houx est surtout là pour des séance de grattage sur et sous les écailles, et cela donne un parfum aux dragonnes lors de cette fête. Quand aux festivités, eh bien, elles sont beaucoup plus joyeuses, évidemment! C'est généralement le Tyr ou l'Impératrice qui commence son chant du Souvenir! Racontant alors les grands événements du peuple draconique et fêtant les exploits des héros tout en les récompensant. Après cela, les autres dragons sont libres à leur tour de chanter leurs exploits personnels. Puis, une nouvelle année commence après uniquement une nuit (en effet, d'autres choses plus sérieuses attendent les dragons du Lavadôme, même si les chants peuvent durer quelques semaines), et les dragons oublient gentiment leur exploits de l'année. Même s'ils pourront toujours les retranscrire à l'écrit ou en parler, le chant est unique. Tout comme la fête. Et il ne reste plus qu'une place pour le souvenir. C'est le principe du "Gra'R'No", on laisse derrière soit le lointain, le passé, pour laisser le renouveau arriver.

Bon! Et pour ce qui est des hominidés! Eux ont choisi de reprendre les chants, la fêtes, les lumières, le feu et la boisson (et non le gui, qui est toxique pour ces pauvres créatures fragiles) pour s’enivrer. Ils chantent les exploits de leur amis, leurs amants, leur fils et filles, et leurs héros ancestraux. De la mythologie au conte, en passant par la réalité, cette nuit de l'Audi Gra'R'No est une nuit du souvenir, des histoires, de l'étrange et du mystère! Et ils le rendent bien. Ils ont un conte en particuliers qu'ils affectionnent - et chaque village a sa version, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle. L'histoire du vieille homme vêtu de soie rouge en plein hiver qui serait à la recherche de sa famille, et qui aurait un peu trop bu un soir d'Audi Gra'R'No, et qui, depuis, se retrouve à errer dans les forêts et les plaines! D'autres racontent que comme cet homme n'a plus de famille, il passe chez d'autres villageois, offrant un petit présent en échange de l'hospitalité et d'un petit moment de convivialité! C'est de cette histoire que l'étrange tradition des hominidés, et surtout des humains, provient. En effet, ces derniers s'offrent des présents, des cadeaux... Cela peut être tout et n'importe quoi, mais généralement quelque chose qui rend apparemment ces petits êtres heureux. Quel étrange manière de faire plaisir aux siens, ne pensez-vous pas?

Quoi qu'il en soit! Voici le moment pour vous de fêter votre propre Audi Gra'R'No! Votre propre Nouvelle année draconique! Vous avez le choix entre deux possibilités en fonction de vos comptes, du personnages que vous choisirez, ou de la situation que vous préférerez:

  • Vous êtes un hominidé (peu importe l'espèce) : vous allez tout simplement fêter l'Audi Gra'R'No à votre manière! Vous allez chanter et boire, évidemment. Mais surtout offrir quelque chose, à quelqu'un, qui vous ait chère! Vous pouvez choisir une personne qui est déjà morte (ce moment serait donc dans le passé de votre personnage, par exemple), ou quelqu'un qui vous est cher dans l'histoire de votre personnage, que vous avez déjà rencontré, ou alors... peu importe! Je m'emporte. Faites place à votre imaginaire! (Ceux qui choisissent cette possibilité doivent faire un texte racontant leur propre Audi Gra'R'No, cette petite veillée, à l'écrit. Vous avez un maximum de 1 600 mots - soit environ deux pages Word - pour raconter cet événement! ATTENTION, vous avez obligation d'offrir un cadeau à quelqu'un - personnage fictif, existant, non existant, mort ou vivant, selon vos souhait. Faites nous rêver!)
  • Vous êtes un dragon : vous allez également fêter votre Audi Gra'R'No, mais à la manière draconique! (EVIDEMMENT!!!) Vous pouvez vous gratter avec du houx, manger des baies du gui dans votre grotte, ou vous amuser avec vos dragonnets! Mais avant toute autre chose, vous devez... CHANTER! Vous êtes un dragon, alors c'est ainsi que vous fêtez votre Audi Gra'R'No, en chantant vos exploits de l'année. Faites également preuve d'inventivité! Vos exploits ne se résument pas à vos RPs, enfin! Il se passe plein d'autres choses entre chaque RP, ou même en dehors. (Ceux qui choisissent cette possibilité doivent faire un petit texte - 700 mots (une page Word) - et/ou un poème racontant les exploits de leur cher dragon durant l'année qui vient de s'écouler (cette partie est obligatoire!). Encore une fois, faites preuve d'inventivité, ne vous fixez pas à vos simples RPs. Votre personnage a une histoire, utilisez-la! Vous n'êtes pas obligé de faire le texte ET le poème, c'est selon votre bon vouloir, si vous voulez un background avec votre chant. Vous n'êtes pas non plus obligé d'offrir un présent à un personnage - c'est une pratique étrange aux yeux des dragons, mais certains la font... On les prends pour des fous souvent. Faites nous rêver encore une fois!)


Les règles sont donc simple!

  • Choisissez UN SEUL PERSONNAGE entre tous vos double comptes
  • Réalisez ce qui vous ait demandé selon l'espèce que vous avez choisi (dragon = le chant de l'année ou hominidé = présent à donner à quelqu'un)
  • Respectez le principe de l'Audi Gra'R'No, ne vous éloignez pas de l'univers de l'ADF.
  • CE N'EST PAS UN RP! Vous êtes seul à réaliser ce texte, c'est une sorte de "nouvelle", de "spin-off", de "hors série" ou de "fanfiction" - comme vous voulez - de l'histoire de votre personnage. Vous pouvez rendre ce moment plus ou moins important, c'est selon vos souhaits.
  • Et, surtout, faites nous rêver!


Comme pour la fête des Âmes farceuses que nous avons réalisé il y a quelques mois, c'est le Staff qui tranchera. Les membres du Staff peuvent participer, évidemment, mais ne pourront pas voter pour leur propre réalisation (logique, mais plus difficile pour gagner, c'est la dure loi de l'Admin ^^). Votre texte sera jugé en fonction de l'émotivité qu'il fera ressentir au lecteur, mais aussi de son originalité - tout en restant dans l'atmosphère de l'Audi Gra'R'No Les textes qui seront totalement hors sujet ne seront pas jugé, mais vous ne serez pas compté comme un participant!
Enfin, plus vous serez nombreux à participer, plus il y aura de récompenses à la clé. Récompense qui seront du même type que celles des Âmes farceuses! Vous allez pouvoir étoffer vos Signa, mes chers amis! Evidemment, certaines récompenses seront personnalisé en fonction de ce que le Staff aura trouvé aux écrits sélectionnés. Les perdants pourront tout de même afficher haut et fort leur participation à l'événement!
Celui-ci durera une à deux semaines (en fonction de la vitesse à laquelle je vois que les gens participent). C'est-à-dire, qu'au grand maximum, le 21 janvier, les participations sont bloquées et vous n'auraient plus qu'à attendre le jugement du Staff tout puissant What a Face. Hum... Rien ne vous empêche non plus de commenter ou réagir aux écrits des uns et des autres (mais soyez bon joueur!).

Bonne chance à tous! Et Audi Gra'R'No à vous!
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MessageSujet: Re: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Ven 13 Jan 2017 - 13:16

Wsh le peuple.
Voilà ma participation avec Limace, catégorie Dragon donc.
Anchouaille.




  GRA'R'NO  

Allongée au fond de la grotte de Filles du Feu, Limace écoutait d’une oreille lointaine les chansons qu’entonnaient ses camarades aux écailles vertes. De leurs belles voix cristallines se dessinaient aventures et exploits, comme tant de belles choses qu’elles avaient vécues au cours de cette année. D’autres encore s’amusaient simplement en petit comité, dévorant allègrement de copieux plats aux effluves sucrées.
Limace avait tenté de participer à tout cela, mais le trop-plein d’animation avait eu raison d’elle, et elle avait fini par s’isoler au calme. Le concept de cette fête lui échappait quelque peu, et elle ne ressentait pas forcément l’envie de chanter haut et fort ce qu’elle avait accomplis devant un public, ni d’offrir un quelconque présent à un dragon du Lavadôme. Elle ne se pensait douée ni dans l’art musical, ni dans la recherche de présents pertinents.
Épuisée par le bruit et sentant la fatigue gagner ses paupières, elle se leva et sortit discrètement de la grotte pour rejoindre les dortoirs. Sur son chemin, elle croisa divers groupes de dragons qui festoyaient en riant ou en chantant, mais aucun d’entre eux ne lui adressa la parole. Partout, le Lavadôme rutilait d’écailles de toutes les couleurs. Vert, rouge, noir et bleu se mêlaient à l’or et à l’argent, tandis que le bronze et le cuivre se glissaient docilement entre eux. De rares touches de gris faisaient leur apparition au milieu de cet océan de teintes, et quelques points blancs se mouvaient discrètement dans la foule. Un morceau d’écaille blanc-crème, un autre pur et aveuglant comme une étoile, un autre encore d’un blanc bleuté et glacé…
Limace releva brusquement la tête.
Elle connaissait ce blanc.

Un vent froid souffla sur ses cœurs, qui se mirent à battre fort dans sa poitrine. Elle resta immobile un instant, perdue, mais très vite ses pattes l’enjoignirent de se dépêcher et de suivre ce qu’elle pensait avoir vu. Elle se hâta alors et se faufila à travers la marée écailleuse qui lui faisait face.
Évoluer au milieu de tous ces dragons était difficile, et elle failli perdre sa cible de vue à de nombreuses reprises. Et, même si elle parvenait à s’approcher, elle avait la désagréable impression que la distance qui les séparait ne cessait d’augmenter. Avec horreur, elle se rendit compte que la tâche blanche commença à se déplacer… Pour ensuite disparaître au milieu des couleurs. Et, tandis, qu’elle voyait son objectif lui échapper, la foule se referma sur elle en un large mur étincelant, rendant ses yeux aveugles à tout ce qui se trouvait au-delà.
Non ! Ça ne pouvait pas se terminer comme ça. Elle devait faire quelque chose…
Sous l’effet de l’adrénaline, une idée se mit à germer dans son esprit, et elle s’y accrocha avec force sans y réfléchir.
Une légère vibration se mit à faire gronder ses cœurs, avant de remonter le long de sa gorge, de s’enrouler autour de ses cordes vocales, et de jaillir hors de sa gueule en un son que Limace fit porter le plus loin possible dans le Lavadôme.


Froids souvenirs pour celui qui reste,
Élan furtif de celui qui part ;
De la boussole le marcheur se déleste,
Et, peu de temps après, s’égare.
En pleine forêt se retrouve alors,
Cerné de verdures aux yeux d’or ;
Se laisse bercer par leurs mystères,
Et marque de nouveaux repères.

Surgissent les amples toiles célestes,
Du géant qui lui enseigne l’art ;
De dompter l’air d’un vol modeste,  
Portant sur le monde un nouveau regard.
Plante en ses cœurs les graines de la fierté,
Qui germent en son âme délavée ;
Et conduit vers de lourdes épreuves,
Ce corps mené d’une force neuve.

Des souterrains plus tard jaillirent,
Créatures sombres et morbides ;
Aussi courage dû-t-il grandir,
Car de mort elles tenaient la bride.
Enfin Sans-Âmes loin furent radiés,
Chassés du nid des dragonnets ;
Depuis l’esprit reste en éveil,
Noyé de souvenirs vermeils.  

L’Amie un jour se vit charmée,
Par la Montagne vêtue d’argent ;
De son souhait quittant la forêt,
Rejoint les cœurs de son amant.
Malgré cela, marcheur demeure,
Fidèle au sort de ses sœurs ;
Luttant contre peur et faiblesse,
De sa nature quêtant les pièces.

Sous terre depuis vit ce rampant,
Qui du sol su gagner les airs ;
Expose au feu du dôme fumant,
Ses fines écailles couleur poussière.
Mais dans l’ombre trop de jours furent,
Et des ailes de l’envie croît la ramure ;
Car loin dehors la lumière appelle,
Les prémisses d’un cœur de Dragonelle.



En entendant raisonner ses dernières paroles, Limace prit soudain conscience de ce qu’elle venait de faire, et une pointe de honte s’insinua en elle. Elle avait attiré l'attention de tous, et même si c'était ce qu'elle avait souhaité au départ, sentir ces dragons l'observer et la juger la déstabilisait grandement.
Cependant, son malaise fut jeté au loin lorsque son regard rencontra celui du dragon qui se tenait désormais face à elle.
Ses cœurs ratèrent un battement, et sa gorge se tordit en un millier de nœuds douloureux. Elle avait du mal à y croire, et pourtant cela paraissait terriblement réel.
Le Blanc s’approcha doucement d’elle, les écailles auréolées de reflets chaleureux que diffusait la lave à travers tout le Lavadôme. Le temps sembla se suspendre un instant, comme retenu par un fragile fil invisible. Limace entendait son propre rythme cardiaque battre dans ses tympans, et son souffle s’échappait d’elle avec une fébrilité quasi perceptible. Son esprit restait figé, incapable de penser, trop ahurit pour se manifester.  
Et à ce moment précis, rien, non rien au monde n’aurait pu l’empêcher de plonger son regard dans les yeux cristallins de Percebrise, de s’y noyer, et d’y mourir.



Mais au lieu de clore ses paupières à jamais, la mort vint subitement les lui ouvrir.
Limace se redressa brusquement, haletante et perdue, cherchant le dragon couleur glace partout autour d’elle. Mais aucune lueur blanche ne luisait à proximité. Il s'était volatilisé, encore.
Avec désarroi, Limace dû se résoudre, et elle reconnut malgré elle la triste vérité :
Elle n’avait jamais quitté la grotte des Filles du Feu.





Narration : 769 mots - Chant : 243 mots


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MessageSujet: Re: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Lun 16 Jan 2017 - 1:03



- SILENCE !

Voici tout ce qu'ils entendaient depuis la fin du repas collectif et depuis qu'ils avaient évoqué le souhait de fêter la nouvelle année. 

- SILENCE ! Ces festivités sont l'œuvre de sombres imbéciles qui n'ont rien d'autre à faire que de boire et que se goinfrer toute la nuit ! Jura la grande femme de sa voix sèche. Cette année de plus sera ce que les dieux voudront en faire et ce n'est ni cette musique ni vos stupides bouts de papier qui vous préserveront des injustices de ce monde !

Alors d'un geste plein de rage, elle arracha la feuille, qui s'avéra être en réalité une affiche retournée sur laquelle on avait dessiné des guirlandes colorées, et, avec un bruit de froissement, la déchira entre ses onglets. Les enfants regardèrent les lambeaux du dessin tomber au sol et le plus petit d'entre eux, un garçon brun avec de grands yeux noisettes dont les joues rondes témoignaient de son jeune âge, se mit à pleurer. 

- Cesse donc de geindre, où je te donnerai une vrai raison de pleurer.

Sous la menace, le petit garçon tenta de retenir ses pleures qui se changèrent bientôt en petits hoquets discrets. 

- Miss, emmenez le dans le dortoir. Ordonna-t-elle d'une voix ferme.

Une des enfants parmi les plus âgés, elle devait avoir quatorze ans, prit gentiment la main potelée du bambin avec qui elle partageait la même chevelure brune et le conduisit vers un vieil escalier sombre et poussiéreux. Dans le groupe d'enfant qui attendait sagement que la femme les congédie avant de bouger, une jeune fille de douze ans aux cheveux châtains clairs, aux yeux bleus et à la mine boudeuse fixait le visage de la tutrice avec une haine contenue. Elle haïssait absolument tout dans cette femme cruelle: elle haïssait sa façon de marcher, le dos bien droit avec ce petit air de suffisance, elle haïssait ses cheveux grisonnants qu'elle attachait toujours en un chignon ridiculement haut, elle haïssait la façon dont ces lèvres se pinçaient juste avant de lancer une réprimande et elle haïssait ses mains ridées dont les onglets trop longs leur griffaient la peau lorsqu'elle les giflait. Non, décidément elle détestait cette femme plus que tout au monde. 

- Tout le monde au lit et je ne veux pas entendre un seul bruit en haut.

Les enfants s'exécutèrent et montèrent à l’étage où le petit garçon et l’adolescente étaient déjà couchés. Les dortoirs composaient la plus grande partie du deuxième étage et n’étaient meublés que de deux rangés de vieux lits superposés et particulièrement inconfortables, la jeune fille grimpa d’un bond sur l’un d’eux en utilisant le rebord de la fenêtre comme une marche et s’affala sur son matelas en prenant bien soin de faire grincer les vieilles lattes en métal le plus fort possible, rare forme de révolte possible dans cet orphelinat. Je déteste cet endroit, pensa-t-elle. Couchée sur le dos, les bras croisés sous sa nuque, elle fixait sans bouger une vieille toile d'araignée tissée entre les poutres qui soutenaient le sol du grenier. Elle resta longtemps comme ça à écouter les bruits de la fête sur le port: les chansons et la musique ce mêlaient au son des rires et des cris d’excitation et, alors que tous les autres enfants semblaient endormis, elle entendit quelqu’un l’appeler:

- Psss ! Ydil ? T’es réveillée ? Souffla une voix en dessous d’elle.

La jeune voleuse roula sur le ventre et se pencha par dessus le rebord du lit. La tête en bas elle vit dans la fine lumière qui passait à travers la vitre celui qui lui avait parlé: le même âge qu’elle, des cheveux noirs mal coupés et des yeux gris. Elle sourit, elle connaissait très bien ce garçon, c’était Karm, son meilleur ami et accessoirement son plus fidèle complice.

- Qu’est ce qui a ? Demanda-t-elle.

Pour toute réponse il lui lança un objet par dessus la rambarde qui retomba sur le lit, «Joyeux Gra’R’No !» chuchota-t-il. Après quelques secondes passées à chercher dans les draps elle referma finalement sa main sur un objet froid et le porta à la lumière. C’était un bracelet rigide, dans le faible éclairage elle reconnu du cuivre, le bijoux était fin: il était composé d’étroits fils métalliques enroulés les uns avec les autres, ce qui donnait au tout l’épaisseur et l’apparence d’une grosse ficelle, ou d’une petite corde.

- Houa ! Où tu l’as trouvé ?

- Sur la femme d’un marchand trop occupé à compter ses gains.

Elle pouffa de rire, il est vrai que la plupart des vendeurs étaient plus attentifs à leurs marchandises et à leur bourse qu’à leur compagne. Lorsqu’elle se fut calmée elle réalisa soudain que lui aussi devait attendre un cadeau de sa part, mais elle n’avait rien prévu ! «Ne bouge pas.» lui dit-elle en se mettant à genoux sur son lit. Dans la semi obscurité elle saisit son oreiller, ou plutôt le tissu plein de paille qui lui servait d’oreiller, et fouilla à l’intérieur. Elle ignora les herbes sèches et la bourse qu’elles dissimulaient et finit par trouver un objet aux arrêtes coupantes. Après avoir remis son lit en place, elle se pencha de nouveau par dessus le rebord et tendit l’objet à son ami.

- Qu’est ce que c’est ? Demanda-t-il en examinant le triangle rouge dans sa paume.

- Ca, mon chère, je pense que c’est une écaille de dragon.

- Nooon ! S’exclama-t-il en approchant la surface brillante de la fenêtre pour mieux la voir. Tu ne vas pas me donner ça ! Tu te rends compte de combien ça vaut ? A qui tu l’as volé ?

Les produits issus des dragons avaient toujours valu plus chère de ce côté de l’Océan Intérieur, sûrement parce que la majorité de ces lézards vivaient à l’Est.

- Un de ses idiots de riches d’Hypat est arrivé il y a deux jours avec toute une veste faite avec ce genre d’écailles. L’une d’elles s’est décrochée et tout un tas de marins et de mendiants se sont jetés dessus, j’ai dû suivre le gagnant toute la journée avant qu’il ne sorte enfin sa main de sa poche.

- Tu m’étonnes.

Ils restèrent tout deux un long moment à admirer les reflets rouges de l’écaille, on aurait dit que le garçon tenait une flaque de sang dans sa main. Tout à coup ils entendirent des pas furibonds dans les escaliers, ils avaient parlé trop fort et la vieille tutrice s’était réveillés ! Aussitôt les deux enfants se glissèrent sous leurs draps et fermèrent les yeux pour faire semblant de dormir. Quand la porte s’ouvrit brusquement, Ydilianda se dit que, finalement, même cette vieille grincheuse ne les avait pas empêché de fêter Gra’R’No.



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MessageSujet: Re: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Jeu 19 Jan 2017 - 12:27

Bon, vu que moi je ne suis pas dans les jurés, je vais le dire ici. J'adore vos textes à toutes les deux !
Et donc pour ma part, j'ai décidé de participer avec mon dragon RaÏnvir et son frère des abysses !




Alarmées par l'arrivée brusque de RaÏnvir dans les airs, les chauves-souris quittèrent à tire-d'aile en émettant de petits cris grinçants leur repaire douillet. Le dragon gris n'y prêta pas attention. Il rangea soigneusement ses ailes contre ses flancs, et d'un pas lourd mais serein, il s'engagea dans le sentier pour rejoindre l'assemblée.
Il savait qu'il n'aurait pas dû venir... Son démon intérieur Sarushzor lui avait cruellement fait remarquer l'évidence : Le Lavadôme n'était pas un lieu où l'on appréciait accueillir des dragons de l'En-Haut, plus encore ceux qui étaient connus pour massacrer les leurs sans remord. Et il était hélas fort bien connu. Cette fête n'était pas pour lui, et rien de bon ne pouvait ressortir de sa présence. Il fallait rester loin de cette contrée de vipère, loin de leurs fêtes criardes et de leur influence. RaÏnvir savait tout cela.

Mais le Gra'R'No était bien plus qu'un banal rassemblement. C'était un appel, un chant si puissant qu'aucun dragon ne pouvait se refuser à ses avances. C'est à cet instant qu'il sut pourquoi il avait été attiré ici. Il était venu pour raconter son histoire, pour que les siens l'entendent et apprennent à le connaître. Il ne voulait pas de leur approbation, et encore moins attendait-il d'eux de la sympathie. A dire vrai, il voulait uniquement qu'on le comprenne...
Quand il arriva au rassemblement, il pouvait encore entendre la voix d'une dragonnelle chanter l'histoire de sa vie. Lentement, il s'étendit sur un grand perchoir de pierre où il écouta. Non contente d'être le centre de l'attention, la femelle portait son public d'une magnifique voix. Lorsque le dernier couplet prit fin, RaÏnvir en était encore tout tremblant d'excitation, plus encore quand un tonnerre de rugissement vint saluer son œuvre. Puis soudain, alors qu'il pensait que cette soirée allait finalement en valoir la peine, d'autres rugissements montèrent dans le Lavadôme. Ceux-là étaient pleins d'indignation et de haine. Le Gris porta son regard vers leur source, et sentit des yeux accusateurs qui le toisaient. Il serra les crocs et réprima un grognement lorsqu'il comprit que certains dragons venaient de le reconnaître. Ainsi donc, le Temps de la Rancune et du Dédain était venu. La nouvelle se répandait déjà comme une traînée de poudre : "Que faisait ce sanguinaire à une fête de paix ?", "Qu'on le traque et qu'on lui arrache ses écailles à ce dément !" Les choses auraient pu encore s'envenimer si RaÏnvir n'avait pas alors lever sèchement sa sii droite, réclamant la parole. Il ne sut si c'était parce qu'il se trouvait haut sous la voûte du Lavadôme, installé sur son perchoir, mais les rugissements cessèrent brusquement. On attendait visiblement qu'il s'explique. Peu à peu, griffes et gueules dévorantes s'abaissèrent mais leur animosité n'en demeurait pas moins intimidante. Le dragon gris attendit encore un court instant, il s'ébroua devant l'Assemblée. Puis il releva la tête et déclara.

Faites silence, offrez donc grâce et répit à vos ailes
Faites place à la Complainte du Gris qui d'un ton solennel
Raconte aujourd'hui ses Souvenirs venus des cendres
Qu'avant longtemps jamais plus vous ne pourrez entendre...


Un silence sépulcrale se fit, comme s'il avait annoncé une guerre. S'il y avait eu un orage, on aurait pu croire que le tonnerre lui-même se serait tu pour laisser demeurer ce calme. D'une voix puissante, RaÏnvir brisa soudain le silence :

Tout ceci commença dans le Nord, où nul feu ne sévit
Loin dans les montagnes, un petit dragonnet naquit
Il ne crachait pas encore de flammes, mais attention !
Capable de verve et brave, il défendait son nom
Raïnvir le gris, Raïnvir né le jour du Solstice d'hiver
Solides étaient mes écailles, ténébreuses face à la lumière
De mes crocs aux chatoiements luisants et mordorés,
Plein de courage, mon expression se dessinait

Nous vivions par-delà les plaines et les eaux
Où eux-mêmes ne vivaient point, les arbrisseaux
Fierté de mon père, Chéri par ma mère,
Dont la voix me guidait, suave et légère
C'est alors qu'un soir, quand le jour prit fin
Vinrent les hominidés, odieux assassins
C'est alors qu'un soir, quand la nuit descendit
Ma famille et mon monde, je perdis

Mais lorsque fut mon heure, Sang et Colère !
Je fis de mes ennemis un monceau de poussière
Car bien que de haine et de mort, je fus cerné
En moi, un funeste démon sommeillait
Il était effroyable et sombre comme l'encre
Destructeur et corrompu, un fléau tel le chancre
Ses yeux étaient aussi pâles que le clair de lune
Il m'emporta, et de nos deux voix, n'en resta qu'une

Son pouvoir me sauva, il m'éloigna de la folie
Comme un grand frère, il me veillait jour et nuit
Car liés de l'âme, l'un de l'autre, nous ne pouvions fuir
Et ainsi aujourd'hui, ce chant, je puis vous l'offrir
Petite graine égarée au sein des vents, un temps passa
Souffrance infinie de l'âme, je ne vous la narrerai pas
Boire au fleuve de mon chagrin, tel était le destin de ma vie
Avant que ne vienne Numarel, qui fut mon plus vieil ami

Numarel, Sorcier elfe aux immenses pouvoirs
Qui point ne demeure au-delà des regards
Il m'emmena vivre loin dans les demeures sylvestres
Là-bas, je découvris la sagesse de ses ancêtres
Quand mes ailes furent fortes, je m'en alla de place en place
Avec mon frère Sarushzor, sans jamais laisser de traces
Le secret de notre lien, bien sûr nous le taisions
Et pour les humains, de nos crocs, nous mordions

C'est avec grande fureur que pavé noir je foulai
Combattant de mes griffes parmi bassesses indésirées
Les bipèdes me montrèrent à nouveau leur aspect perverti
Mais impavide je résistai, de feu mon regard luisit
Un jour pourtant, je rencontrai une jeune fille au cœur pur
Qui, par sa bonté et sa force, à jamais calma toute injure
De la protéger, son fidèle allié avait juré
Tempête vêtue de blanc, Intrépide face au danger

Quand mon voyage m'amena loin de toute civilisation
Une femelle elfe au visage de couteau tonna mon nom
Elles paraissaient et disparaissaient en un clin d'œil
Tel l'éclair qui durement frappait votre seuil
Puis je rencontrai la Ténébreuse aux ambitions avides,
Sa malveillance n'équivalait qu'à son assurance morbide
Pourtant moi et mon frère pour toujours admirerons
Sa volonté de fer, qui sillonna tant de générations

Dans la cité du Mehoorn, cors et clameurs grondaient
Batailles enragées, Vagues de mort au cœur du charnier
Dans le carnage, J'affrontais maints de mes semblables
Et parmi eux, une dragonnelle m'ensorcela corps et âme
Ses yeux lançaient des éclats du jais le plus noir
Et le ciel s'y reflétait comme dans un miroir
Ses longues ailes, qui sous le vent dodelinaient
Tel deux faux ardentes, à travers les cieux dansaient

Pour la protéger, j'ai osé me dresser contre mon frère
Pour elle, dont je ne connus jamais le nom Ô Majesté fière
Désormais, j'erre sous le Dôme Céleste endormi
Filant comme coule sur la pierre, l'eau de pluie
Comme le souffle du vent bruissant, Ombre mouvante
Mais n'oubliez point le démon qui me hante
Unis à jamais, Nous sommes les Seigneurs des Cendres
Le Gris aux deux visages que vaincre nul ne peut prétendre...


Sa voix se brisa et il n'y eut plus rien. On entendait à peine le vol d'une chauve-souris dans le lointain. Il fixa son regard sur ceux qui auparavant l'avaient dénigré, mais n'y trouva rien. Il était difficile de déchiffrer l'expression d'un dragon, lorsque l'on avait passé tant de temps avec des hominidés. Sentant le silence de plus en plus pesant, il sut alors qu'il était temps pour lui de partir. Il se releva sans rien dire, mais s'envola la tête haute, car chanter auprès de ceux qui le haïssaient avaient déclenché chez lui un étonnant sursaut d'orgueil. Ses ailes le portèrent loin... loin de l'horizon grisâtre qui surplombait le Lavadôme. Au dehors, il faisait froid, même pour un dragon, et la lune avait disparu à travers les nuages assombris. Quelque chose de léger tomba alors sur le museau du Gris.

-"Qu'est-ce donc ?" murmura Sarushzor dans leur esprit. "Est-ce de la cendre ?"
-"Non..." fit RaÏnvir. "Ce n'est que de la neige, mon frère. Juste de la neige."
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MessageSujet: Re: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Sam 21 Jan 2017 - 23:56

L'Audi Gra'R'No est officiellement terminé!

Il n'y a dont que trois concurrents >w< snif, j'espérais qu'il y en aurait plus que cela... Mais bon. C'est mieux que rien.
Donc! Le Staff va délibérer. Vous pouvez donner vos avis en attendant le fin mot de l'histoire, évidemment! Et peut-être spéculer sur le ou les gagnants!

Evidemment, dans le cas où il n'y a que trois participants, je pense, évidemment, qu'ils auront chacun une récompense (BIEN FAIT POUR CEUX QUI N'ONT PAS PARTICIPE!!!! >w< GRRRRRRR).

Voilà! Ne soyez pas trop impatient!

PS: je sais, Zath, je t'avais promis, mais je n'avais pas la tête à écrire, ni l'inspi, ni le temps. Donc, je m'excuse pour cette fois-ci, mais promis, au prochaine événement, je participe Wink

MERCI A TOUS!!! Very Happy
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MessageSujet: Re: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Dim 29 Jan 2017 - 14:51


Vous m'excuserez une fois de plus du double post. Mais, après une très rapide délibération au sein du Staff, je maintiens que chacun des participants aura donc accès à une récompense personnalisé!
Je vous remercie déjà pour avoir eu la bonne volonté de prendre part à ce petit événement ^^ Mais également pour votre patience, votre respect des règles et votre imagination! Ce fut peut-être un petit Audi Gra'R'No, mais ce n'était que le premier! J'espère que les prochains seront plus étoffés et tout aussi original!

Donc! Pour votre participation et pour votre bonne volonté, voici la récompense commune pour chacun d'entre vous! Comme pour les âmes farceuses, vous avez le droit à un médaillon pour votre participation (parce qu'on récompense aussi les perdants par chez nous, même s'il n'y en pas ici! Very Happy).



Ensuite, nous allons rendre les hommages dans l'ordre de participation!

Tout d'abord. Nyl, pour ton chant des plus plaisant, mais également des plus tristes, tu reçois le médaillon des "Espoirs brisés". Du fait que ta dragonnelle n'a en effet pas eu ce qu'elle désirait ardemment, nous lui offrons quelque chose pour se consoler! Peut être cela ramènera-t-il un peu de lumière dans son chant ^^.



Zathiir, tu eu du courage pour te présenter, seul, en tant qu'humaine, face à tous ces dragons! Nous t'en félicitons! Ton texte était poétique, légèrement triste également, faisant part d'un moment de la vie de ton personnage apparemment joyeux malgré tout! Tu reçois donc le titre de l'"Enfance parfaite" parce que malgré cette mégère, Ydilianda a pu vivre un idylle pendant cette Audi Gra'R'No! Bravo!



Enfin! Drakeys, tu as su narguer de la façon des plus indirect tes cher congénères au Lavadôme. En espérant que ceux-ci s'en souvienne lorsque tu arboreras ton médaillon! Nous t'offrons donc une récompense pour avoir eu le courage d'affronter ceux qui pensent que tu es différent et de leur avoir montré que tu étais tout aussi draconique qu'eux. Voici le titre "Braver l'interdit", sois en fier, et montre leur que tu n'es pas un gris pour rien!



Voilà. Bravo, encore une fois. Merci, encore une fois! Et j'espère vous voir aussi motivé l'année prochaine pour ce même événement! Il faut bien garder les choses qui marchent bien ^^. Et, évidemment, vous verrais ponctuellement d'autres petits événements arriver (au fur et à mesure de nos idées).

Cordialement, le Staff Very Happy

PS: J'ai pu constaté que la taille des signature sont limitées. Je vous laisse donc tout loisir de choisir de modifier votre signature si vous le souhaitez. Sinon, je le répète, vous pouvez afficher vos récompenses dans votre grimoire! Voilà voilà ^^
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MessageSujet: Re: A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]   Mar 31 Jan 2017 - 20:28

Je te l'ai déjà dit Kira, mais un grand merci pour les récompenses, elles sont kroooo jolies et ce système de médaillon est vraiment cool, SUPER SYMPA ! Comme tu peux le voir, je les ai déjà ajouté à ma signa ^^.
Et sinon, et beh vu que le jeu est maintenant fini, j'ai eu l'envie de rajouter un dernier petit truc qui n'était qu'à l'état d'ébauche auparavant, qui était en fait prévu dans mon Gra'R'No à la base, mais au vu de la longueur du texte que j'avais déjà et aussi du fait que je n'étais pas sûr de ce que je faisais, je me suis dis que ce n'était pas forcément une bonne idée de faire quelque chose de trop gros xD. Bon maintenant, je vous l'envoie, c'est en fait la petite participation de Sarushzor au Gra'R'No !



La neige tomba trois heures durant et un rideau tout de blanc tomba sur les terres fraîches et humides du Protectorat d'Anéa. Il envahit les fougères et les campanules, se posa sur les branches des mélèzes et des sapins sur le flanc des montagnes. Un lac en contrebas, dont le froid n'avait pas réussi à geler les eaux, refléta alors à sa surface un paysage qui se révélait tristement parfait, dans la perfection de sa pureté, et dans le désespoir de sa lente agonie.
Au sein des forêts qui se préparaient à leur voyage prochain vers l'hiver, une ombre gisait sur une terre qui était comme recouverte d'un tapis de soie immaculé. Le dragon gris dormait...
Il y eut un éclair. Puis un deuxième, et encore un troisième. Des rubans laiteux qui se lovaient dans le ciel comme des serpents sur leur proie. Dans le noir lointain, le vent souffla sur les arbres, soulevant la neige, la terre, et les feuilles séchées.
C'est alors que le démon s'éveilla. Sa tête se leva légèrement, et ses yeux horriblement pâles s'ouvrirent sur le lac à demi-gelé, qui réfléchissait l'hiver lui-même. A cette vue, il poussa une inspiration profonde. Et ses écailles devinrent ténébreuses comme les abysses, tandis que son museau se retroussait en un sourire glaçant. Loin dans les profondeurs, il pouvait encore entendre les montagnes réverbérer les rugissements des dragons dans le Lavadôme. Le Gra'R'No n'était pas encore complètement fini. Il y avait encore du temps avant que l'aube ne grandisse à l'horizon. Et ainsi, sous le vent qui faisait germer des remous sur la membrane de ses ailes, le démon gronda :

Viens, viens nourrir mon paisible cœur
De tes jours prospères, viens, mon sauveur
Au nom du renouveau et du temps infini
Jusqu'à ce que tout se termine, Ô silence tari

Car sans ton amour, rien n'est ma vie
Rien que ce néant de rouille et d'oubli
Et plus que jamais, tout cela n'est qu'un jeu
Où les couleurs s'étaleront, tout comme les vœux

Tu ressens l'immuable trouble qui m'anime
Incertain dans mes choix, fuyant dans l'abîme
Ensemble, nous voulons qu'aucun désastre ne demeure
Et qu'à jamais cesse de nous toucher, le malheur

Viens, viens nourrir mon cœur trompeur
De ta fortune de sensation et de ton ardeur
Surprise, agacement, excitation, chaleur, vice !
Apprends-moi à danser sous les cieux d'avarices

Tuer ou vivre, aveugle des choix liés
Plus que jamais, il ne te faut pas tomber
Là où le désir n'est plus qu'une privation
Et ton corps, un vestige de perdition

Et quand les mornes royaumes brûleront
Et lorsque tes cœurs se briseront
Ne fuis pas, ne m'abandonne pas
Unir nos âmes, tu viendras...



L'air était chargée d'une force étrange, comme si les mots prononcés par Sarushzor avaient insufflé une énergie autour de lui. Les arbres avaient ployé leurs branches dans sa direction, en un réseau de ramures qui recouvrait un ciel enragé par le tonnerre, et la terre vibrait au contact de sa voix. Puis il n'y eut plus rien. Et tout redevint calme. Le démon pâle se recoucha et susurra mielleusement en refermant les yeux :

"Celle-ci n'était que pour toi, petit frère..."
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A vos boules de... Euh... Cadeaux! [JOYEUSES FÊTES]
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