L'Age de Feu

Hypat et l'Empire Draconique sont désormais en paix. Mais de nouvelles ombres planent sur ce monde. Rejoins-nous pour les combattre à nos côtés.
 

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 A propos de l'Age de Feu

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Esprit Solaire
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MessageSujet: A propos de l'Age de Feu   Mer 22 Juil 2015 - 10:58




La Saga de L'Âge de Feu a été écrit par E.E.Knight, un auteur de roman de Fantasy et de Science fiction. Cette Saga compte six tomes, tous parues en français à ce jour et ils sont en train de tous être rééditer. Ils racontent l'histoire d'une famille de dragons, plus précisément de trois petits dragonnets: AuRon, Wistala et le Cuivré. Ils devront surmonter des épreuves et apprendre à survivre pour arriver jusqu'à l'âge adulte et fonder une famille. Et même alors, d'autres cauchemars les attendent.


Evitons d'en dire plus, au cas où, un jour, l'envie vous prends de vous plonger dedans. Tous ceux qui les ont lu dans le forum vous les recommanderont sûrement. Nous vous conseillons d'y prendre plaisir, de prendre le temps de lrie, et surtout, de vous y plonger corps est âme, car c'est un récit palpitant.


Voici les premières de couverture et les résumés de chaque tome. Les trois dernier tome sont en spoiler, le but étant d'éviter de vous raconter la fin, et de vous donner l'eau à la bouche.

  • Tome 1 : Dragon

Ancienne édition:
 
Nouvelle édition:
 
"Les dragons sont une espèce en voie de disparition.
C’est dire tout l’espoir que représentent les quatre petits qui viennent de naître au plus profond d’une caverne dans les montagnes. Mais les nains y font vite irruption, semant mort et désespoir.
Se retrouvant seul, le jeune Auron, spécimen rare de dragon gris sans écailles, à l’instinct de survie sans limites, décide de partir en quête de ses semblables.
Dans un monde dangereux peuplé d’elfes mercenaires et d’humains violents, c’est le début d’un long périple, qui lui permettra de découvrir sa véritable nature."

  • Tome 2 : La Vengeance du Dragon

Ancienne édition:
 
Nouvelle édition:
 
"Wistala fait partie de la fratrie dernière-née d’une espèce à l’agonie. Le jour où leur sanctuaire est pris d’assaut par une horde de nains, poussée vers la liberté par leur mère, la dragonelle se retrouve livrée à elle-même dans le monde d’En-Haut. Elle devra apprendre à surmonter sa terreur et son chagrin pour se lancer à la recherche de ses semblables et atteindre son but… abattre sa fureur vengeresse sur ceux qui s’emploient à les exterminer."

  • Tome 3 : Dragon Banni

Ancienne édition:
 
Nouvelle édition:
 
"À peine sorti de l’oeuf, le jeune dragon cuivré échoue dans le combat qui l’oppose à son frère pour devenir champion de la nichée. Privé de nom, abandonné par ses parents, il est obligé de s’exiler… et tombe entre les mains de nains appâtés par l’or. Afin de sauver sa propre vie, il n’hésite pas : il trahit ceux qui l’ont rejeté. Et il paiera pour cela un prix qu’il n’aurait jamais pu imaginer, tandis que commence pour lui un incroyable périple, à la recherche des derniers dragons encore en liberté et, peut-être, d’une nouvelle famille."

  • Tome 4 : L'Attaque du Dragon

Ancienne édition:
 
Nouvelle édition:
 
Résumé:
 


  • Tome 5 : La Domination du Dragon

Ancienne édition:
 
Nouvelle édition:
 
Résumé:
 


  • Tome 6 : Le Destin du Dragon

Ancienne édition:
 
Nouvelle édition:
 
Résumé:
 

Le Staff reste à disposition des personnes ayant des questions.


Dernière édition par Kirasha le Dim 1 Mai 2016 - 15:37, édité 13 fois
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Esprit Solaire
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MessageSujet: Re: A propos de l'Age de Feu   Mer 22 Juil 2015 - 11:06




Les dragons aiment chanter, c'est indéniable. Bien sûr, il y a le chant de vie des mâles, juste avant l'éccouplement, qui est sûrement le meilleur exemple de tout l'univers de L'Âge de Feu. Mais ils aiment aussi chanter pour leur dragonnets, pour frimer, ou tout simplement pour raconter des histoires.


Voici donc quelques exemples, tirés des livres eux-même, et qui vous apporteront peut-être le goût et la fraîcheur de l'univers dans lequel vous vous apprétez à plonger.

  • Chant de vie d'AuRon:

"Le sang d'AuNor, un bien vaillant dragon
A traversé tant de générations,
Et ma lignée depuis la nuit des temps
A engendré d'illustres représentants.
Que Terre, Eau, Air, Feu soient témoins
De la noblesse du nom qui est le mien.

Emlac le Gris en un torrent de flammes
Libéra Urlant des hordes de garnes
Nul n'échappa à sa terrible vengeance
Et une arche d'or fut la récompense
Père de ma mère c'était un grand guerrier
Sous ses griffes deux cents villages sont tombés

Quand AuRye le Rouge fendait les cieux
Les flèches elfes ne le suivaient qu'au mieux
Il brisait les rangs des hommes à l'envi
Brûlait les nains au fin fond de leur mines.
Mon rouge aïeul du côté de mon père,
Un torrent de force abreuvait ses chairs.

C'est Irelia qui me donna la vie
Et sa sagesse du même geste me transmit
Mère s'acquitta avant mon éclosion
Du dur labeur des parents dragons.
Pour moi, son fils, elle sacrifia sa vie
Quand les nains brandirent leur lames noircies.

Évoquons mon père, le Bronze AuRel
Chasseur de renom dans les bois et plaines.
Il nous donne à tous une chance de survie
En veillant sur nous jour et jour, nuit et nuit.
Père m'apprit quand me battre mais aussi quand fuir
Pour qu'aujourd'hui ce chant je puisse te l'offrir.

Wistala, sœur aux brillantes écailles,
Fuit avec moi les nains et leur ferrailles.
Nous chassâmes ensemble et ensemble tuâmes
Puis boire l'eau de pluie apaisa nos âmes.
Quand elfes et nains se lancèrent à notre suite
Je criai: " Fuis! " et ainsi la perdit.

Libéré des mes chaînes par Oeilnoisette.
Sauvé par les dauphins quand ma mort était prête,
Je me cachais des hommes et de leurs bateaux
Dans les algues et le sable d'un opportun îlot.
Je devins un draque et crachai mes flammes
Quand le meurtre des dauphins souleva mon âme.

Je courus avec la meute de Fortnoir
Tuai trois chasseurs et quelques chiens geignards.
Les hommes du Dragonneur en voulaient à ma peau
Mais ce fut l’Évènement qui eut le dernier mot:
Une vague de crocs, mieux, un raz-de-marée.
Puis Djer le jeune nain trancha mon collier.

Avec les nains marchands je traversai le désert,
Sur les rives du Vhydic décimai les Pieds de Fer
Je partis en quête de NooMoakh l'Ancien
Puis ramenai Hieba ma fille auprès des siens.
Bientôt pour la première fois je volai
Et dignement NooMoakh j'enterrai.

Quand la guerre s'en prit à de vieux amis
Je choisis ma voie, affermis mon esprit.
Je cherchai la source de cette haine enragée
Pour trouver sur cette île ma destinée.
Natasatch au fin fond d'une grotte sordide,
J'avais une promesse de plus à tenir.

A ma compagne, pour demander
De partager ma destinée,
Un serment que je ne peux trahir
A celle qui me verra grandir.
Dans cette vie, sois mon aimée
Et mêle ton sang à ma lignée."

  • Les Sept ennemis à redouter (Tome 1, chanté par Irélia)

"Approche donc et découvre, petit dragonnet,
Les sept ennemis que tu dois redouter.
Prends garde à l'Orgueil qui assombrit l'esprit
Et te leurre sur la vrai taille de ton ennemis
N'Envie pas aux dragons pouvoir, richesse et biens
Car intrigues et complots seront la fin des tiens.
Même percé de lances, évite la Colère
Car elle tuera la ruse, qu'il te faudra entière
Un dragon doit dormir mais, toi, fuis la Paresse
Nos assassins profitent des longues années de sieste.
"Quel mal à l'Avarice?" dit le dragon sot.
Les voleurs de trésors voleront aussi sa peau.
Tu connaitras la faim et devras l'apaiser
Mais Gourmandise rend gras, empêche de décoller.
Dragonne, joyaux, gloire ou or,
Luxure a conduit bien des draques à la mort.
Apprends par cœur ceci, mon précieux dragonnet,
Tu seras sûr de vivre encore de longues années."

  • Quel est celui qui t'est promis? (Tome 2, chanté par Irélia)

"Fillette, fillette, précieux diamant
Qui brille aux yeux de ta maman
Comme j'aimerais t'accompagner
Quand tu vole vers ta destinée
Te voir parcourir terre et cieux
Contempler le monde merveilleux
Chercher dans ces péripéties
Quel est celui qui t'est promis

Dragon clair?
Dragon bistre
Au corps stré de cicatrices?
Dragon vainqueur
Dragon charmant
Les louanges des autres chantant ?

Rouge, or, bronze et bleu
Ton seigneur fendra les cieux
Cuivre, argent, noir et blanc
Qui sera ton prétendant?

Votre amour, vos futurs enfants
Sont l'avenir de notre sang
Quiconque menace la couvée
Craindra la dragonnelle courroucée."

  • Chant de vie de AuRhynax, compagnon de Kirasha : (Par AuRhynax)

C’est la lignée d’AuRon
Il y a bien longtemps
Et ses fiers dragons
Qui m’ont transmis leur sang.

Ce fut mon père, AuBeryon
Dragon sans abdication
De ses talents combattifs
Et plutôt agressifs
Qui m’appris la chasse,
Le combat et la grâce.

Grâce à ma douce génitrice
La verte et belle Féliis
J’ai appris nos lois,
Découvert notre foi
En ces heures passées
Installés dans le pré.

Avec mes sœurs de jade
La magnifique Freya
Et l’intelligente Delia
Je partageais ma joie
Mes moments de cavalcade
Des instants corrompus.

Vint le jour où je crachais mes flammes
Mon père me chassait de la grotte
Et je partais la mort dans l’âme
Etait-ce une erreur sotte ?
Séparé de mes proches, solitaire et perdu
Je me dirigeais donc vers des sentiers inconnus.

Alors que je chassais non loin du Lavadôme
Je fus remarqué par mon agronome
Rejoignant la garde Draque,
Apprenant la traque
Je devins conseiller
Du Tyr NoBeiré

Avec CuMox le mal-léché
Aux muscles d’inox
Ma rivalité naissait
Aux yeux de ce fêlé
Nous nous combattions
Et je fuyais son nom.

Ma vie de mercenaire
Ne fut pas trop misère
Je rencontrais la Rayée
Aux yeux d’un bleu parfait
Et la Noire et combattive
Kitsune, dragonnelle vive.

De retour au Lavadôme,
Gouvernant mon empire
CuMox me fit mentir
Déchu du rang de Tyr
Je fus contraint de fuir.

Banni de toutes terres
Poursuivit sur chaque mer
Me camouflant en vain
Je devins donc gris-brun.
Affrontant la colère de Kitsune,
Mon esprit se chamboule.

Je revenais vers elle
Ensemble nous partions
En route pour l’Île de Glace
Où j’ai vécu tension.

Nous cherchions Filidra
Magicienne de veine
Pour le bonheur de la Noire
Ramenions son défunt compagnon
Pour une journée de fortune.

Jusque là j’ai vécu pour te vouer ma chanson
Je suis prêt à jurer sur ma vie de dragon
Que je ferais tout pour nous protéger
Toi, nos œufs, nos deux lignées
Qui se joindrons à jamais.


  • Chant de vie et de mort de Kirasha : (Par Kirasha)


C'est à la longue lignée de FlyKanhora,
Décimée par un traître cupide,
Ressuscitée grâce un puissant aura,
Issue d'un accouplement intrépide,

Que j'éclos, à l'ombre de mes ascendants.
Vie illégitime, tout comme mes descendants,
Je choisis de m'enquérir de mon passé,
Après assassinats, meurtres et morts, tout m'était caché.

C'est sous un dôme de lave rayonnant,
Que j'écoutais les paroles de KiRanohoth le Grand.
J'appris alors les noms de mes défunts parents,
Et de leur triste amour interdit éternellement.

Père, FlyTre, fils déchu d'un grand Tyr,
Un Prince cuivré qui devint simple soldat,
Par accident ou par amour, il finit par fuir
Son rôle d'héritier, qu'il ne voulait pas.
Son père ne fut point du même avis,
A son retour il condamna son acte !
Le séparant de son amour à vie,
Avant de le déchoir avec tact !

Quand à Mère, Derina, fille d'Afrinita,
Avait vécu au beau milieu des complots.
Ses paires ayant été perdus par assassinat,
Elle devint pupille des dragons impériaux.
Pourtant elle s'autorisa à aimer FlyTre,
Au point de défier puérilement les lois.
Dragonne maudite, on la priva de ses titres,
Et à jamais on l'oublia.

Je fus la clé de voûte d'un conte tragique,
Comme mes aïeux, par leur sang, j'étais maudite.
Mais ma vie n'en fut pas moins épique,
Car ma belle légende sera chantée et redite.

Tout commença grâce à Ernéla,
Se sacrifiant au nom de ma lignée,
C'est au combat qu'elle rugit une dernière fois
Hurlant à la traîtrise, à l'assassinat.
La vérité, elle finit par me la souffler,
Puis quittant ce monde, elle s'envola.

Je choisis de continuer ma vie,
Accompagnée d'une dragonne vieillie
Et d'une splendide nécromancienne.
Toutes deux m'ont vue cracher mes flammes,
Mais l'une mourut avant de voir mes ailes.
Avec mon feu, nous avons embrassé son âme.

Et quand je pu rejoindre les cieux,
Je rencontrai une Noire des plus mystérieuses.
Aussi maudite que moi, mais bien ambitieuse,
Elle m'aida à trouver le Lavadôme et mes aïeux.

En ce lieu corrompu, j'eus toutes les révélations
Kitsune préféra alors me guider dans sa vallée.
Je n'avais alors jamais eu de fraternité.
Voyageant, je rencontrai d'abord Nyliasha,
Puis AuRhynax le Cuivré, qui nous accompagna.
Ce fut pour moi un vraie évolution.

La belle Noire m'apprit plus tard son passé,
Après m'avoir aidé à trouver le mien,
Je voulu l'aider à retrouver les siens.
Ainsi, avec d'autres congénères, nous partîmes
En vue de la belle île, dans les glaces figées :
Mon île natale, mon refuge, mon hymne.

Là-bas je retrouvai l'humaine
Qui un jour m'avait recueillie en son sein.
Elle était une mère nécromancienne,
Donnant jour aux morts et aux saints.
Elle sauva l'âme d'un dragon aimé,
Mais cette âme se devait de rester égarée.

Ainsi AuMital naquit de nouveau,
Amour de Kitsune la Noire, il revint des mortes-eaux.
AuRhynax, Nyliasha et moi étions pour cela,
Notre volonté et un cœur de griffon,
Une recette tout en mélodie et en chanson,
Coûtant pourtant la vie de Filidra.

Je pleurais une perte de plus,
Alors même qu'AuMital réclamait sa bien aimée.
Nous reprîmes la route, accompagnant l'âme envolée.
Retrouvant Kitsune une fois de plus,
Nous lui montrâmes notre présent :
AuMital le Bleu, son prince charmant.

Reconnaissante et aimante,
La dragonne comprit que cinq jours de bonheur
Seulement lui étaient donnés.
Profitant de son répit pour aimer,
Elle chassa tout le malheur de son cœur,
Étant d'humeur amoureuse et chantante.

Plus tard je compris cet amour,
Car moi-même je l'avais trouvé durant le voyage :
AuRhynax le Cuivré, dans la fleur de l'âge
De son charme m'avait plu à son tour.

Peu de temps avant mon retour au Lavadôme,
Il me laissa son chant comme je chante le mien,
En cet instant de paix éternel.
Ce n'était point une ritournelle,
Mais, comme si c'était hier, je me souviens,
De cet éclat céleste, loin du sombre dôme.

Puis, je pris sur mes ailes la jeune Nyliasha.
Verte et belle, je devint sa tutrice,
Lui apprenant les arts, comme le combat,
Telle Ernéla avant que l'on ne l'égorge à vif.

Je la guidai jusqu'au refuge draconique.
Découvrant la vie souterraine, curieusement
Elle prit vite goût à la sécurité.
Comprenant vite que j'attendais une couvée,
Chez les Filles du Feu, elle suivit l'entraînement,
Reprenant alors ma route onirique.

Cherchant mon compagnon et amant,
Pour lui révéler notre heureux événement.

Je le retrouvais enfin, loin du dôme de lave.
AuRhynax le Cuivré, fut alors surpris.
J'eus tout le loisir d'expliquer mon retour vers lui,
Et ainsi, de briser nos entraves.

Plusieurs années passèrent, dans une paix relative,
Je repartis vers les Monts de Feu.
Trouvant en ce lieu une atmosphère négative,
Mais également une jeune dragonnette :
Kaati de son nom, n'était point comme eux,
Elle était jeune et nullement inquiète.

Toutefois, quand je repartis,
Je retrouvai Nyliasha et Kaes,
Combattantes toutes deux de mérite.
Échappant au danger dont nous étions victimes,
Nous dûmes réaliser des prouesses,
Et ainsi fuir, sans démérite.

Ce fut le retour de CuMox le Déchu,
Celui que nous avions vaincu avec DraKan et Kitsune
A la Grande Guerre, où humains et dragons moururent.
Le Noir n'était point mort comme il aurait dû,
Augmentant meurtres et expériences avec les années,
Apportant avec lui une dragonne, une chiure.

Revenant à mes racines,
Je fut nommée Impératrice Consort.
Ainsi, avais-je choisi mon sort.
Un beau retour aux origines.

De cette même Rouge, sans nom et sans cœurs,
J'arrachai pour le Tyr et les miens,
Sa tête putréfiée, à vif et sanglante.
Aujourd'hui encore, elle me hante,
Et pourtant de son visage je ne me souviens,
Mais de sa haine, oui, tout comme de sa rancœur.

Nyliasha me retrouvant à moitié morte,
Paniquant alors que je respirais encore,
Appelant à l'aide, à la cohorte,
Je lui fis signe de faire taire les cors.

Ainsi finit une autre Guerre, et CuMox le Déchu.
Ainsi l'infâme franchit les portes et mourut.

Mais après cette rage et ce sang,
J'appris que ma famille n'était plus.
AuRhynax le Cuivré et ses enfants
Étaient partis plus tôt qu'ils n'auraient dû.

De chagrin, je me concentrai sur mon rôle
D'Impératrice et de Consort.
Jusqu'à la venue d'un jeune albinos,
Me demandant ma place dans cette fosse,
Lui répondant que je n'étais pas faite d'or,
Il me rétorqua de reprendre le contrôle.

Et ainsi je me libérai de ma prison,
Comme mes aïeux, je devins trahison.

Avec Percebrise le Fourbe, je revins sur l'île.
Des années encore, il y avait de la vie.
Pourtant, la glace puissante avait tout repris.
Malgré cela, mon passé gardait une trace indélébile.

Franchissant la grotte d'Ernéla,
Seul ses ossements je pus observer.
Pleurant pour elle et mes frères,
Je crachai mes flammes comme on marque le fer.
Regardant longuement le brasier,
Je vis les miens danser dans la Lumina.

Puis, ce fut la grotte de mon Cœur,
Où je dû trouver courage, et sans pleurs.
Pour trouver la roche nue et vide,
Je ne fus pourtant point impavide.
Un simple œuf restait là, sans vie, non éclot.
Je libérais mon amour de mère sous les flots.

Pendant des années je restait dans mon confort,
Loin des intrigues, des meurtres et de mon sort.
Au creux d'une montagne de feu,
Dans un brasier sans fond, loin d'eux.

Mais le destin, tout comme la mort, me rattrapa.
J'avais trop longtemps fuit ces deux là.

Ainsi au Lavadôme, on me convoqua.
Une autre guerre se profilait, bien différente.
Ce fut la dernière, pour mes cœurs et moi.
N'ayant pas la force d'affronter les armées conquérantes.

Le Destructeur et la Dévoreuse,
Tout deux eurent raison de moi.
Mais je ne gardai aucun regret.
Car ainsi, je partis heureuse,
Car ainsi, je ne perdis pas la foi,
Mais beaucoup de proches je laissai.

Mon filleul, AuMirage le Bleu,
Et ses cœurs impétueux
Mon fils AuRiin le Cuivré,
Comme son père bien aimé.
La Sœur du Feu, Nyliasha,
Ayant tout appris du combat.
Le beau et sage Percebrise,
Qui m'avait prévenu de cette crise.
Kaati la Verte et Jeune,
Qui ne me vit point dans mon linceul.
AgOhoth, érudit et gentil,
Ne restant qu'empathie.

Et bien d'autres que j'oublie,
Car ainsi vont les souvenirs.
Mais tous je les ai aimé,
Et voilà que je souris,
Je ne suis point anéantie.
Maintenant je suis vengée.

Rejoignant mes biens aimés :
AuRhynax mon compagnon,
Kitsune la sombre amie,
Mes chers dragonnets,
AuMital mon oncle,
Et mes parents chéris.

Et à ceux qui me pensaient invincible,
Sachez que la mort ne peut nous fuir éternellement.
A celles qui me regardaient comme une héroïne,
Sachez que les Esprits nous ont reniés depuis longtemps...


Dernière édition par Esprit Solaire le Sam 20 Mai 2017 - 17:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: A propos de l'Age de Feu   Mer 22 Juil 2015 - 11:20




Les dragons ont une histoire. Mais leur monde aussi en a une. Elle est d'ailleurs transmise de génération en génération, racontée de père en fils et de mère en fille. ils transmettent oralement ou mentalement leur connaissance et leur histoire, pour qu'ainsi rien ne se perde. Voici la première d'entre elles : celle de l'origine du monde.

  • Légende racontée par AuRel à AuRon ( Tome 1, p.39 à 40)


"Il y a longtemps, si longtemps que le Monde d'En Haut était informe et le monde d'En-Bas plongé dans le chaos, le Soleil usait de quatre Grands Esprits qui travaillaient ensemble pour donner forme à ces mondes, l'un de lumière, l'autre de ténèbres. Ils façonnèrent montagnes et vallées, océans et déserts, cavernes et nuages. Quand les mondes d'En-Haut et d'En-Bas furent achevés, le Soleil commanda à deux d'entre eux de remplir le monde d'En-Haut de vie pour l'adorer. Ces esprit était l'Air et l'Eau. L'Eau créa quantité de plantes et d'êtres qui aiment le Soleil. L'air créa les oiseaux pour qu'ils volent et les autres bêtes pour qu'elles parcourent le monde, et tous adorèrent le Soleil. Les fleurs déployaient leur pétales pour lui ; les oiseaux chantaient pour accueillir son ascension.


La lune fut jalouse de toute cette vénération car elle était laide et vérolée, si repoussante que dans la forêt les loups avertissaient le monde entier de son arrivée. Elle persuade les deux autres esprits, le Feu et la Terre, de créer dans les profondeurs un être qui tuerais les adorateurs du Soleil. Ainsi naquirent les garnes. Tu n'en as pas encore vu n'est-ce pas ? Ce sont des créatures au dos vouté avec de grands bras poilus et des mains aux longs doigts, capables de tordre le cou à un dragonnet.


C'était une bien sombre époque. Les garnes tuèrent et dévorèrent bien des chose que l'Air et l'Eau avaient créées. Ils mangèrent de plus en plus et se reproduisaient au même rythme, détruisant tout. Le Soleil se mit en colère et demanda à la Lune de s’excuser – mais la Lune refusa et le fuit à jamais. Le Soleil ordonna aux quatre Esprits d’oeuvrer ensemble pour s’occuper des garnes.


La Terre, L’Air , Le Feu et L’Eau sont capables de tuer, mais c’est la plupart de temps par accident, quand ils tentent de faire autre chose. Ils étaient très occupés – le monde n’avait pas le temps de combattre les garnes. Ils pouvaient cependant créer la vie, et ils décidèrent de donner ensemble vie à une créature que les garnes ne pourraient ni manger comme les animaux ou les oiseaux, ni couper comme les plantes et les arbres. Ils travaillèrent, ils réfléchirent et, après de nombreuses tentatives dont certains rejetons errent encore aujourd’hui de par le monde, ils créèrent les dragons.


Chacun des Grands Esprits fit un don aux dragons.


La Terre leur donna son armure, semblable au fer forgé. Les garnes ne pourraient ni la mordre ni la griffer. L’air leur donna son pouvoir de voler, afin qu’il se rendent n’importe où dans le monde quand ils en auraient besoin. L’Eau leur donna sa force. Le Feu leur fît un suprême cadeau : le pouvoir de faire naître les flammes.


Les dragons étaient affamés et ils parcouruent le monde entier ; soit ils dévoraient les garnes, soit ils les soumettaient. Les garnes nous détestent, mais d’une certaine façon ils nous vénèrent aussi. Ainsi nous menions , mangions et soumettions les garnes comme nous l’entendions. Une fois ces créatures sous contrôle, les mondes d’En-Haut et d’En-Bas furent de nouveau en harmonie. Le Soleil regarda le monde, et il fut satisfait.


« Exellent travail, Grands Esprits. Qui dois-je remercier pour avoir remis les choses en ordre ? Je souhaite récompenser le responsable. »


Chaque Esprit revendiqua notre paternité, avançant que le don qu’il, ou elle, avait donné aux dragons était la raison de notre suprématie. Il y eut des discussions et des querelles sans fin.


« Puisque vous avez décidé de vous quereller et qu’aucun d’entre vous ne peut prouver qu’il a raison, je garderai ma récompense », dit le Soleil en affichant son mépris.


Chaque Grand Esprit regagna son domaine dans le monde d’En-Haut ou d’En-Bas et rumina de sombres pensées. Ils étaient tous aussi avides, et eurent la même idée : « Si je peux prouver que je suis le plus grand, j’aurait cette récompense. Comment prouver que je suis le maître ? Je sais : Je dois créer quelque chose capable de tuer même les dragons ! »


La Terre, au plus profond du monde, créa les nains. Elle leur donna le pouvoir de fabriquer des armures et des armes capables de percer les écailles des dragons, et la solidité, le courage des montagnes.


L’Eau, emplie d’une lente sagesse, créa les elfes qui vivent au milieu des choses certes qu’elle nourrit. Ils vieillissent comme les arbres et se déplacent comme les feuilles portées par le vent. Ce sont des chasseurs patient dotés d’une vue perçante et d’une ouïe fine.


L’Air, tout là-haut, créa les homme. Ces nomades, ces chasseurs qui s’adaptent à tout. L’homme ne se dresse pas comme une montagne devant un obstacle, il n’attend pas comme un arbre que la saison change : il trouve un moyen pour passer par-dessus, par-dessous, ou autour.


Le Feu était paresseux et capricieux ; il ne créa rien. Il préféra isoler quelques-unes des autres créatures, les plia à sa volonté et leur enseigna la magie. Ces mages tueraient ou domineraient, le moment venu, toutes les autres races, et placeraient un jour le Feu dans le ciel pour remplacer le Soleil lui-même. Pire encore, le Feu enseigna à ces mages les secrets de la Création, pour que d’autres donnent des ordres à sa place.


Mais, tout comme les Esprit qui les avaient créés, ces peuples se disputaient. Ils passaient le plus clair de leur temps à s’opposer les uns aux autres. Les hommes combattaient les hommes quand il n’y avait plus d’elfes à massacrer. Malheureusement, chaque race parvint tout de même à tuer sa part de dragons – nos étions trop arrogants à cette époque, avant d’apprendre à avoir peur.


Sans les dragons pour maintenir l’ordre, les garnes eux aussi revinrent et affrontèrent les autres races. Depuis, l’histoire du monde n’est qu’une suite de guerres entre les diverses créations des Esprits.


Ainsi, nous les dragons, devons aujourd’hui nous cacher, ou des assassins viendront massacrer nos familles. Les dragons qui ont connu des temps meilleurs ont presque tous disparu. Les nains trouvent nos antres, les elfes nous piègent dans les forêts ou sur l’eau, et les hommes viennent de plus en plus nombreux avec leur troupeaux, leur forts, leurs routes et leur villes.


Je suis plus porté sur les combats que sur la sagesse, petit Gris. Pourtant, voici mon conseil : apprends quelque chose en observant chaque race, mais prête tout particulièrement attention aux humains. Ton grand-père, mon père, détruisit un jour une de leurs armées, mais une nouvelle armée arriva, accompagnée par les survivant de la première. Quand il voulut détruire et brûler leurs machines de guerres, ils l’encerclèrent, et ainsi mourut un Rouge très puissant. Ils s’étaient adaptés – un mot que je tiens de ta mère – à lui et à sa manière de se battre. Si nous, dragons , souhaitons vivre longtemps, nous devrons nous adapter à cet âge nouveau – ou le travail accompli par les Quatres Grands Esprits en nous créant n’aura abouti à rien. Notre espèce continuera à dépérir, et un jour il n’y aura plus d’oeufs..."


Dernière édition par Kirasha le Lun 27 Juil 2015 - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A propos de l'Age de Feu   Mer 22 Juil 2015 - 11:30




L'apogée du peuple draconique s'est estompée. Mais tous se souviennent de cette époque révolue : celle où les dragons régnaient en maître, et où tous les hominidés étaient soumis, esclaves des dragons. Mais cette époque eut le défaut de faire grossir les dragons, de les rendre feignant, et surtout ebaucoup moins méfiant... C'est ce qui causa leur perte et la chute de la Cime d'Argent.

  • Légende de la Cime d'Argent (Tome 1)

"La plus grosse erreur des dragons fut celle-ci, depuis tout dragon connait les concéquences de vivre trop bien.


Les dragons se battaient jusqu’à la mort pour défendre leurs progénitures, ils combattaient les hominidés. Se rendant comptent que, seul, un dragon ne pouvait vaincre une armée de nains ou d’humains, les dragons décidèrent de s’unir, et de former des armées à la force redoutable, en unissant leurs flammes, en se défendant les uns les autres avec leurs cuirasses d’écailles, en attaquant à la fois par les airs, pour les dragons adultes, par la terre ou les eaux, pour ceux qui n’avaient pas encore d’ailes, les dragons vainquirent tous les peuples hominidés, un par un. Faisant de leurs prisonniers des esclaves ou... de la nourriture.


Les dragons avaient enfin asservi toutes les espèces d'hominidés. C’est alors qu’ils décidèrent de construire une très grande forteresse, impossible à pénétrer, et toutes les techniques de construction des hominidés furent utilisées : les nains construisirent les murailles et les machines de sièges, les hommes montrèrent leur techniques architecturales les plus belles, les elfes aidèrent cette magnifique construction à ne faire qu’un avec la montagne sur laquelle elle avait était construite, les mages protégèrent de la magie ce château, c’est ce qui lui donna sa teinte blanche, presque argentée, et cela arrangea les dragons, car elle pouvait alors être du vue du ciel par tout dragon volant dans  les parages. Et cette montagne luminescente s’agrandit au fur et à mesure des âges.


Les dragons se sentirent si bien qu’ils n’en bougèrent plus, ils choisirent un meneur pour éviter les combats, car des dragons réunis dans un si petit endroit se battaient souvent, pour des querelles qui ne firent qu’empirer, alors le chef monta une armée à l’intérieur même de cette forteresse pour régler les comptes de ses dragons troubleurs. Cette armée fut divisé en deux par la suite avec des dragons d’un côté, et des dragonnes de l’autre. Et bientôt les draques, des dragons pas encore en âge de voler, se joignirent à eux.


Cette citadelle fut nommée la Cime d’Argent, pour sa couleur et pour sa position en hauteur. Ce fut un règne long et paisible pour les dragons et le monde car trop de sang avait coulé lors de la guerre entre dragons et hominidés.


Mais les dragons avaient, au fur et à mesure, perdu la notion du vol et du combat, les flammes étaient utilisées pour les noces ou les fêtes, les écailles ne servaient plus de protection, mais de caractère de beauté comme les griffes, des peintures étaient utilisées pour colorer les ailes des dragonnes. Ces dragons s’étaient habitués à faire la fête et non plus à ce protéger, jusqu’au jour où les hominidés se révoltèrent et finir par vaincre. Des centaines de dragons tombèrent au combat, les autres s’enfuirent. Certains partirent au Nord, vers la vallée de Sadda, et disparurent dans le monde d’En-Haut, d’autres au Sud, vers le Lavadôme, et se cachèrent dans le monde d’En-Bas. D’autre partir vers le Nord de la mer Intérieur et trouvèrent une île où un magicien leur promit un foyer et de la nourriture (il les transforma en esclaves, et s’en servit pour les étudier et les domestiquer). Les autres restèrent sauvages et lutèrent contre les hominidés qui recommencèrent à reconquérir les deux mondes.


Ainsi la Cime d’Argent prit fin et ce fut une leçon pour tous les dragons, et pour les générations à venir. Les mères racontent cette histoire à tous leurs dragonnets pour que cela ne se reproduise pas."
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