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 L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]

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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Sam 4 Mai 2013 - 19:19

Il venait d'accepter un combat loyal ? C'était... Lennart devait avoir mal entendu... Mais non, le prince sauta de sa branche, dans un bond spectaculaire il fallait bien le reconnaître. Il descendit à sa rencontre, au milieu d'eux. L'homme qui essayait de prendre le prince par surprise se retrouva déboussolé comme un somnambule qui se serait réveillé au milieu d'un de ses délires nocturnes inconscients. Il décida de rester là où il était et de se faire tout petit, attendant de voir comment évoluerait la situation.

Lennart fit mine d'échauffer le bras qui tenait son épée :
"Je ne m'attendais pas à ce qu'une chose dans ton genre ait des notions d'honneur." flatta-t-il avec une légèreté déplacée. Le prince était prêt et l'attendait. Bah, qu'il attende quelques secondes, Lennart aussi était du genre à poser avant un combat. "Fort bien ! déclara-t-il en moulinant de son épée dans le vent. Réglons cela à l'ancienne ! Comme de vrais hommes ! Selon le code d'honneur de la chevalerie !"

Lennart se mit en posture de combat, une jambe en arrière, genou fléchi, l'épée pointée vers son adversaire.

"Prépare-toi au combat !" tonna-t-il d'un air impérieux...

...

... Lennart rugit : "MAINTENANT LES GARS ! CHOPEZ-LE !"
_ "ALLEZ LES GARS ! LE LAISSEZ PAS REMONTER DANS SES SALETES D'ARBRES !!"

Tout le monde s'élança à l'unisson vers le rakna, à l'exception de l'homme resté en retrait qui guettait la fuite éventuelle du rakna pour l'intercepter.

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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Dim 5 Mai 2013 - 18:39

    Des notions d'honneur ? Le code de l'Honneur ? De vrais hommes ? Bah, cette homme semblait réellement croire que le rakna était prêt à se battre avec toutes ces notions stupides qui rendaient les hommes aussi faibles... mais qu'il continue donc à le croire, Apsychos comptait s'amuser un peu avec lui avant de le blesser d'une façon ou d'une autre, avec un coup particulièrement bas, et de s'enfuir une fois de plus pour que leur nuit de traque continue. Apsychos était d'ailleurs sur le point de dire une petite vérité intéressante sur ceux de son espèce qui aurait peut-être pu faire comprendre au guerrier que ce combat ne serait pas loyal : les raknas n'étaient pas des hommes, mais des insectes, des parasites, et ils étaient asexués, par-dessus le marcher... il n'était ni un mâle, ni une femelle, il ne pouvait même pas se reproduire. Le côté "mâle" qu'on lui donné à ce moment-là venait du fait qu'il contrôlait un hôte masculin... on ne pouvait donc pas vraiment dire de lui qu'il était un homme. Il n'eut cependant pas le temps de parler que les guerriers qui se trouvaient autour d'eux se jetèrent sur lui...

    Ça, il ne s'y était vraiment pas attendu ! C'était le genre de coup-bas dont il serait capable, lui, mais il ne se serait pas attendu à cela d'un homme de la légende de Lennart Russ... visiblement, les humains avaient encore exagérés les histoires de leurs héros. La surprise passé, Apsychos lança un regard méprisant à Lennart et leva son bras parasité, parant le coup d'épée du premier guerrier qui arriva sur lui... la lame glissa sur l'épais cuir marron, il faudrait quelque-chose d'un peu plus solide et d'un peu plus tranchant pour réussir à l'entamer. Il tenta ensuite de répliquer en donnant un terrible coup-de-point au porteur de l'épée, mais celui-ci esquiva... gr, c'était frustrant ! Un coup de hache s’abattit sur son côté... le sang coula, mais il ne hurla pas de douleur, il la ressentait à peine... il grogna cependant de frustration : ils allaient tuer son hôte ! Et un hôte mort ne servait à rien ! Il réussit à donner un coup de griffes au visage de l'homme qui l'avait frappé avec sa hache, puis, de sa main libre, attrapa le crane du premier agresseur. Se servant de sa force et de son corps comme appuie, il sauta par-dessus lui et esquiva ainsi une nouvelle salve d'ennemis... mais il tomba en plein sur l'homme à la lance qui la lui fit traverser de part en part.

    Lorsqu'il fut immobilisé ainsi, Apsychos se fit harceler : une épée lui traversa le torse, une autre lui traversa la gorge, et les autres lui entaillèrent le corps. Il sentit qu'on s'attaquait à son vrai corps, mais aucune lame ne fut assez tranchante pour traverser son cuir. Lorsque les hommes arrêtèrent de s'acharner sur lui, ce qui restait de son hôte ressemblait à un zombie, tentant d'imiter la vie. Il ne tenait plus sur ses jambes, et il restait à-genoux car il était appuyé sur la lance toujours plantée à travers lui. Il leva un visage d'où suintait du sang par la bouche vers le seigneur Russ... aucune douleur ne se lisait sur son visage... seulement la colère.


    -Crois-moi, mon ami, dit-il, tendis qu'il restait juste assez d'énergie dans le corps de son hôte pour pouvoir lui dire ça : on en a pas finit avec cette nuit.

    Il y eut un long silence... puis, d'un coup, le corps du prince se réveilla et se mit à hurler et à tousser en crachant des caillots de sang. On pouvait entendre entre deux toux qu'il demandait ce qu'il se passait, qu'est-ce qu'il faisait ici, qu'il avait mal, qu'on devait l'aider... incrédules, les soldats mirent un moment à voir que les tentacules du parasite était sorties de son corps et que la créature s'était décrochée de sa main, tombant sur le sol et se tenant sur ses griffes transformés en pattes telle une immonde araignée, son oeil à-nouveau ouvert.

    -ATTENTION !!! Cria une homme en le remarquant, et visant l'oeil de son épée.

    La créature esquiva et se mit à se déplacer à grande-vitesse, mi-courant, mi-rampant, entre les jambes guerriers, plus vif qu'un serpent. Ils essayèrent de l'intercepter. Au passage, Apsychos enroula ses tentacules autour de la jambière de l'un d'entre-eux et le fit tomber sur ses camarades, ce qui les ralentit. Il finit par sortir du cercle et disparu dans le noir, à la recherche d'un nouvel hôte, alors que, vidé de son sang et de son énergie, les cris du prince s'éteignaient avec lui...
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Sam 11 Mai 2013 - 11:38

Lennart pouffa avec mépris tandis qu'il frappait le rakna avec ses hommes. Se jeter sur un homme tels des hyènes pour le tailler en pièce de concert était tellement valorisant ! Il ne connaissait pas les raknas, mais celui-là puait la fourberie ; jamais il n'aurait mené un combat loyal, d'une manière ou d'une autre il aurait triché. Et face aux tricheurs, la meilleure technique pour gagner, c'était de tricher le premier ! Un avantage pour cela, c'est qu'avec sa réputation héroïque, ceux qui étaient adeptes des coups bas le prenaient pour un abruti. Et il était un abruti, ils avaient raison... Mais pas autant qu'ils le croyaient, et ça, ils le découvraient souvent à leurs dépends ! L'emblème de sa famille, présent sur son armure et sa cape, était un rusé renard, et il savait s'en montrer digne !
Le prince était dans un triste état mais vivait toujours quand ses hommes reculèrent pour lui laisser le champ libre. Décidément, le rakna n'avait pas plaisanté, le tuer n'était pas une mince affaire ! Celui-ci tourna vers lui un visage étonnement vivace sur lequel se lisait beaucoup de colère. Lennart lui répondit par un rictus méprisant.
Crois-moi, mon ami, on en a pas finit avec cette nuit.
Lennart voulut citer un truc classe de circonstance, du genre "Meurs maintenant et maudis en vain.", avant d'expérimenter la décapitation, une méthode qui marchait bien pour ôter la vie en général, même avec ceux qui s'y accrochaient d'une manière aussi tenace... Mais soudain le prince les prit tous au dépourvu en se mettant à hurler et en crachant du sang. Il hoquetait en demandant ce qui se passait et en implorant de l'aide, ne semblant réaliser que maintenant qu'il était embroché sur une lance et complètement taillé en pièces. Le rakna essayait-il de se faire passer pour une innocente victime ne reprenant conscience que maintenant de ses faits et gestes, afin de les tromper ? Lennart grogna : "Ca ne prend pas avec moi, monstre !". Il leva son épée, prêt à pourfendre le prince qui hurla une fois de plus de terreur, mais l'un de ses hommes, le pleutre à l'arc, le retint. "Ce n'est plus le rakna, monseigneur... " Lennart se dégagea de l'emprise de son homme et regarda le prince à l'agonie. Il réalisa alors avec ses hommes que l'horrible chose qui faisait office de main droite un instant plus tôt n'était plus là...

"ATTENTION !!!" cria l'un des hommes en la repérant en train de prendre la fuite et en essayant de l'attaquer. Mais cette chose était rapide et se déplaçait d'une manière déroutante ; les hommes tentaient de l'embrocher de leurs épées mais elle se glissait sous leurs jambes avant qu'ils n'aient le temps de réagir... Lennart et ses hommes essayèrent de s'élancer à la poursuite de la chose mais celle-ci s'enroula sur la jambe d'un homme et le fit basculer sur eux.
"Ne la laissez pas s'échapper !" s'écria Lennart en dégageant son homme pour poursuivre le rakna. Ses hommes le suivirent, laissant derrière eux le prince, le vrai prince, qui poussait ses derniers râles d'agonie. Nul ne pouvait rien faire pour le sauver vu l'état dans lequel ils l'avaient mis de toute façon...
La créature s'était de nouveau volatilisée... Lennart profita de l'avance qu'il avait sur ses hommes pour grogner de rage. C'était leur meilleure chance de faire la peau à cette créature, et ils avaient presque réussi ! Presque ! Donc ils n'avaient PAS réussi ! Et maintenant, la plupart de ses gardes dispersés ratissaient la forêt à la recherche du prince alors que leur ennemi était un insecte... Le temps de faire passer le mot au reste de ses hommes, le rakna serait loin si tel était son souhait...

_________________________________________________________________


"Donc, cette créature prend totalement le contrôle de l'humain qu'elle parasite, et elle assimile au passage toutes ses connaissances ? Pas étonnant qu'elle me tourne autour alors ! Moi aussi, si j'étais un rakna, je chercherais à prendre le contrôle d'un homme fort, talentueux, influent, beau et intelligent comme Moi.
_ Assurément, monseigneur, opina le pleutre à l'arc. Lennart ne se souvenait pas de son nom, il le surnommait donc intérieurement le pleutre à l'arc. L'homme en savait davantage sur les raknas que lui, Lennart lui avait donc ordonné de lui dire ce qu'il avait besoin de savoir d'eux. Mais il risque de passer d'abord par l'un de vos hommes, et ça pourrait devenir n'importe qui...
_ Mes hommes sont-ils incompétents au point de se faire dominer par un insecte ? C'est une araignée, c'est tout ! Une grosse araignée, mais une araignée quand même ! Rien d'autre !"
Un cheval au trot approcha dans leur dos. Un garde Russ fit son apparition devant Lennart et mit pied à terre pour s'agenouiller.
"Monseigneur. salua-t-il. Votre frère m'envoie vous dire qu'il est arrivé. En attendant de savoir où en est la traque, ses hommes se déploient dans la forêt et guettent les passages par où le prince serait susceptible de vous fuir..."

Lennart se détourna du garde pour s'adresser aux ténèbres de la forêt :
"Tu entends ça Rakna ?! Mon frère est arrivé avec ses hommes ! J'en ai vingt, lui en a deux-cents ! (Quarante en vérité, mais pourquoi ne pas foutre la frousse à son ennemi ?) Tu ne parviendras jamais à te glisser dans les mailles du filet ! Et quand bien même tu y parviendrais, pendant ce temps la région se met en état d'alerte ! Tu vas avoir tout le pays aux trousses !"
Lennart revint vers le messager :
"Va dire à mon frère que ce n'est plus le prince que nous cherchons. La créature que nous traquons est un Rakna, une grosse araignée qui peut prendre le contrôle de n'importe lequel d'entre nous qui sera trop endormi pour la voir venir. Le messager devint livide. Non, en fait laisse tomber, reste avec les gars. Je vais aller voir mon frère moi-même."

Lennart prit le cheval du messager et partit dans la direction que le messager lui indiqua d'un doigt tremblant.
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Dim 12 Mai 2013 - 10:14

    Le frère du grand Lennar Russ était un homme bien moins connu, bien moins combattant que lui, et assurément un moins célèbre et moins puissant guerrier, mais également moins prudent. Et pourtant, en entendant l'appel de son frère, celui-ci avait accouru avec ses hommes dans le but de l'aider à attraper l'immonde créature qui avait osée tuer d’influentes personnalités de l'empire hypate, et de gâcher un aussi jolie mariage... contrairement à Lennart, le jeune-homme avait apprécié la fête, et il avait regretté que les choses se terminent ainsi. Il préférait les dentelles, la politique et les fêtes à la gloire de la guerre et à la mort des dragons... mais pourtant, les liens du sang étaient plus puissant que tout, peu importe à quel point on était différent, à quel point on voyait les choses autrement. Aussi, une fois qu'il fut entré dans la forêt, ordonna-t-il à ses hommes de se disperser et de partir à la recherche du prince déchut qui allait très sévèrement regretter ce qu'il avait osé faire, car si ce n'était pas eux qui mettaient fin à sa vie, il serait pendu, haut et court, avant que le soleil ne se lève. Cependant, contrairement à son frère, lui il ordonna à ses hommes de le capturer, si possible... il serait exécuté, mais dans les règles, sauf si il n'y avait pas d'autre solution.

    Après avoir envoyé un messager à cheval trouver Lennart pour l'informer qu'ils étaient là et qu'ils cherchaient de leur côté, et ignorant encore quel était la véritable menace qui planait sur eux, le fils Russ dégaina son épée et, doucement, partit de son côté à la recherche du criminel. Cela faisait environ un quart d'heure qu'il marchait dans les broussailles, frappant de la pointes de sa lame les buissons et sursautant au moindre bruit... il finit par arriver devant un ruisseau. Il regarda bien autour de lui, mais ne repéra aucun homme... visiblement, il était seul. Alors il prit le temps de relever sa visière et de s'accroupir pour boire et humidifié son front couvert un sueur... un bruit de branche qui craque. Il empoigna son arme et se retourna... personne. La tête haute, il regarda autour de lui, mais ne repéra personne... il n'était entouré que par la nuit et les arbres. Puis tout-d'un-coup, il poussa un petit cri de douleur, lorsqu'il sentit comme une piqûre passer entre ses cuissardes. Il voulut se relever... mais il tomba en arrière, dans le ruisseau.

    Il ressentit une horrible brûlure là où il s'était fait piqué, et eut sur le coup l'horrible peur de s'être fait mordre par un serpent. Il voulut se redresser... mais il n'arrivait plus à bouger. C'était vraiment étrange... tout son corps était en-train de s'engourdir, et il avait mal aux muscles comme si chacun d'entre-eux était atteint d'une crampe. Quel venin de serpent pouvait bien faire ressentir de telles sensations ? En réalité, il n'avait qu'en partit raison : c'était bien un venin qui lui faisait ressentir cela... mais ce n'était pas celui d'un serpent. Alors qu'il essayait encore de bouger, la chose qui l'avait mordu monta sur son plastron et le fixa d'un unique et immonde oeil jaune... l'homme aurait voulu crié, mais les muscles de sa mâchoires non-plus ne fonctionnaient plus correctement... il ne pouvait que gémir de peur, tendis que ses doigts tenaient la garde de son épée, mais que son bras refusait de se soulever pour l'utiliser, et que la chose se mettait doucement, presque amoureusement, à marcher vers son bras avec ses cinq pattes pleines de griffes...

    Quelques minutes plus tard, Apsychos se releva avec son nouvel hôte, l’enzyme qu'il lâchait à travers ses tentacules ayant annihilé l'effet paralysant de son venin. Ce qu'il avait aimé prendre son temps... la façon d'agir de Lennart l'avait énervé, parce que ça, il ne s'y été pas attendu... rien de mieux que de ressentir la peur pour se calmer ! Finalement, il semblait qu'il avait surestimé le désir d'avoir de l'honneur de cet humain, et qu'il avait sous-estimé sa véritable nature... il ne referait pas deux-fois la même erreur !

    Tendis que le premier flot d'énergie et de souvenir de l'homme qu'il venait de parasiter entré en lui, le rakna eut les yeux qui convulsèrent de plaisir... quel heureux hasard ! Ainsi donc, il venait d'attraper, et il était en-train de se nourrir du frère de son ennemi. Mais que voilà un excellent moyen pour lui faire payer sa traîtrise, et pour lui apprendre qu'il ne fallait pas essayer d'être plus cruel qu'un rakna ! Il allait lui faire très sérieusement regretté d'avoir voulu jouer au plus malin avec lui ! Un bruit de sabots dans l'herbe détourna son attention... sa prochaine victime de la soirée était en-train d'arriver.

    Apsychos prit la peine de ramasser l'épée et il alla se cacher derrière un arbre... le cheval et son cavalier ne tardèrent pas à apparaître, avançant au trot au milieu de la végétation... l'animal fut le premier à ressentir la présence du parasite et commença à renâcler, à refuser d'avancer. Avant que celui qui le monté ne puisse reprendre le contrôle, Apsychos sortit de sa cachette et frappa la monture au flan avec sa toute nouvelle épée, creusant un sillon dans sa chair et coupant net la sangle de la selle. La bête hurla de douleur et se mit à courir, aspergeant la terre de son sang, mais pas avant que le monstre ait pu attraper le pied le cavalier et le faire tomber au sol, devant-lui... oh, mais quelle surprise... Lennart Russ !

    Décidément, après la mort de son dernier hôte, il semblerait que la chance soit du côté du rakna. Posant la pointe de l'épée sur la gorge du guerrier à terre, il l'observa avec un regard de serpent et lui susurra :


    -Salut, petit (grand ?) frère !


[Si finalement, tu changes d'avis et que tu veux que le frère vive, dit-le moi, je trouverais un moyen de faire décrocher Apsychos Wink ]
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Sam 18 Mai 2013 - 14:56

[1- C'était bien "petit" Wink Olrik est l'aîné de Lennart de 1 an.
2- J'ai pas changé d'avis pour sa survie, je te laisse décider selon ce qui t'arrange. Wink ]

"Qu'est-ce que j'ai à craindre ? Ce n'est pas comme si il allait surgir de derrière un arbre sur mon chemin !"
C'était ce que s'était dit Lennart quand son instinct -à moins que ce ne soit celui du cheval ?- avait pressenti le danger. D'une manière ou d'une autre, il n'ignorerait jamais plus ce que lui disait son instinct.
Il ne réalisa pas tout de suite qu'une lame venait de lacérer son cheval, et un glapissement qui ne lui ressemblait pas s'échappa de sa gorge quand son pied fut étreint et qu'il fut tiré hors de sa monture. Lennart tomba à terre et se retrouva une lame sous la gorge avant d'avoir pu tenter de se dégager. Mais ce ne fut pas ce qui le troubla le plus.

-Salut, petit frère !

Lennart en fut sidéré. C'était son frère qui le tenait en respect ; sa chevelure noire impeccablement lisse, coiffée et attachée en queue de cheval à l'arrière de son crâne, sa fine moustache lui descendant aux côtés des lèvres, son petit bouc pointu, et ses yeux bleus de serpent ne lui avaient jamais donné un air aussi démoniaque. Dans ses yeux brillaient d'ailleurs autre chose que l'orgueil qui luisaient typiquement dans le regard des Russ. C'était une lueur monstrueuse, malsaine, qui glaçait le sang, et qui n'était pas inconnue à Lennart. Il comprit à qui il avait à faire avant d'avoir confirmé sa suspicion en jetant un regard sur la main de son frère...
Ce n'était pas le moment de chialer. Qu'est-ce que le rakna attendait pour le tuer ? Voulait-il juste lui laisser le temps de réaliser que c'était son frère qui tenait l'épée ? Ou peut-être le rakna avait-il l'intention de se moquer de lui avant de l'achever, en commentant son échec dans cette traque ? Ou peut-être même souhaitait-il se moquer en abordant un sujet passé dont son frère avait connaissance ? Si le rakna avait vraiment accès à tout les souvenirs de Olrik, il devait crouler sous une avalanche de vilains secrets, comme la relation incestueuse entre Olrik et leur soeur Emma, ou la multitude de manigances, d'assassinats et de guet-apens que les fils Russ avaient tendu à des ennemis politiques ou personnels. Il devait avoir acquis tout un arsenal d'épisodes et de connaissances sur son passé qu'il serait honteux de déterrer au grand jour, comme toutes ces fois où, croyant que personne ne l'entendait ni ne le voyait, Lennart chialait de l'absence d'amour paternel...

Lennart n'attendit pas de savoir ce que lui réservait le rakna pour tenter de se dégager de l'épée.

[Je te laisse décider si Lennart parvient à se dégager et à se relever.]
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Dim 19 Mai 2013 - 14:24

    Le tuer ? Oh, décidément, ce Lennart Russ avait beau être un guerrier rusé et redoutable, il lui manquait vraiment l'intelligence qui sciait tant à son frère... il n'avait rien compris ! Apsychos ne voulait pas le tuer... ou tout-du-moins, si cela pouvait être un projet qu'il envisageait, ce ne serait pas pour tout-de-suite. Il voulait d'abord jouer avec lui... ce guerrier était tellement amusant. Il se croyait si redoutable, si invincible, et il était tellement drôle de lui montrer qu'il existait à travers ce monde des créatures bien plus redoutables que lui. Peut-être que le rakna lui ôterait la vie avant la fin de cette nuit... mais pas avant de l'avoir humilié, écrasé, voir d'avoir réduit toute sa réputation à néant. Après-tout, maintenant qu'il se nourrissait de l'énergie et des souvenirs de son grand-frère, il avait accès à tout un tas de petits secrets bien juteux qu'il serait dommage de dévoiler... oh, mais quelle joie ! Les seigneurs Russ cachaient drôlement bien leur jeu au grand publique. Il y avait tant de manière, tant de façons, de détruire Lennart Russ... les idées, les possibilités éclataient dans sa tête tel du pop-corn tendis qu'il jaugeait son ennemi avec mépris du haut de sa nouvelle épée.

    Lennart réussit cependant à se dégager en donnant un coup à la lame... à moins que, par jeu, Apsychos l'ait laissé faire... qui sais ? En tout-les-cas, les deux adversaires se retrouvèrent bien vite debout, l'un en face de l'autre. Mais le rakna ne semblait pas décidé à continuer à se battre... il gardait l'épée pointée vers le bas, se contentant de lui faire face, un sourire méprisant illuminant les lèvres de son hôte. Maintenant que cet homme devait bien saisir la nature profonde, la puissance et la cruauté du Rakna, il espérait qu'il aurait toute son attention...


    -Quel étrange coup du sort, tu ne trouves pas ? Demanda-t-il, avec le même sarcasme dans la voie que celui qu'on avait pu entendre chez le prince maintenant décédé. Les deux frères, que tout sépare, jaloux l'un de l'autre et ennemis depuis leur plus tendre enfance, se retrouvent maintenant face à face. Tu devrais peut-être te réjouir : si tu réussis à m'abattre, tu feras d'une pierre deux coups, en me tuant et en tuant ton frère... en tout-les-cas, si je me réfère à ses souvenirs, cela fait des années qu'Olrik cherche un moyen de se débarrasser de toi, sans oser se lancer parce que vous êtes de la même famille. Bah, la "famille"... quel lien répugnant et inutile ! Alors maintenant, dit-moi, que vais-je faire de toi, Lennart ? Il ne serait pas amusant que je me débarrasse de toi tout-de-suite... je pourrais peut-être me contentait de réduire ta réputation à néant avec quelques-unes de vos histoires... as-tu les même fantasmes pour ta petite-soeur que lui ? Ou alors, j'ai pour idée de te garder en vie, de t'attacher, et de te laisser observer le corps de ton frère se décomposer tendis que je le dévore de l'intérieur. D'ici un mois, il se transformera en cendre, ça devrait te faire plaisir... et ainsi, j'aurais un nouvel hôte dès que celui-ci sera mort à me mettre sous la tentacule.

    Ces paroles étaient autant des paroles de vérités que des paroles pour lui faire peur, pour le mettre mal-à-l'aise... et afin de mettre un point supplémentaire à cela, Apsychos leva sa main griffu bien en évidence et fit claquer ses griffes... il savait que les humains trouvaient cela désagréable. Maintenant, il attendait de voir la réaction de son ennemi, prêt à se défendre avec l'épée d'Olrik si celui-ci l'attaquait...
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Dim 2 Juin 2013 - 17:16

Sa mâchoire crispée et ses dents serrées comme jamais faisaient mal à Lennart, et son souffle lourd se muait en un grognement digne d'un chien.

Cette chose se faisait un plaisir de confirmer ses craintes : elle savait absolument tout d'eux. Ce n'était pas la première fois que quelqu'un venait le narguer en lui disant "je connais vos sales petits secrets". D'ordinaire, Lennart s'en amusait, car l'influence du Père Russ lui permettait de discréditer aux yeux de la loi ou de passer sous silence tout ce qui s'ébruitait, et si ce n'était pas le cas, la puissance de sa famille les rendait pratiquement intouchables, et si ce n'était toujours pas le cas, eh bien, une bonne lame entre des mains habiles -celles de Lennart par exemple- pouvait régler bien des problèmes. Mais d'ordinaire, celui qui venait le narguer n'avait pas le visage, la voix, et le corps de son frère. Si le rakna se mettait à cracher toutes ces révélations en se faisant passer pour son frère, il serait impossible de le discréditer, et la famille Russ allait sombrer dans les abysses de l'Histoire... Mais que faire ? Lennart ne pouvait quand même pas trucider son frère !
Ce que le rakna lui avait dit à propos des intensions de son frère à son égard, de son désir de le faire mourir, c'était... Lennart ne pouvait, ne voulait pas y croire. Il était vrai qu'à travers le côté bon perdant qu'affichait Olrik quand il le dominait à l'entraînement, Lennart avait décelé une pointe de jalousie dans son frère. Olrik jalousait ses talents de combattants, ses victoires innombrables et la manière dont Lennart s'était illustré en héros dans les guerres auxquelles il avait pris part alors que lui était "bon" , sans plus. Mais cela le rongeait-il au point de vouloir l'assassiner ?
Les deux frères étaient de proches complices depuis toujours, accomplissant bien des exploits ou faisant bien des conneries ensembles.
De son point de vue, la fratrie était le seul îlot de confiance et de normalité dans ce monde de dingues...

Lennart décida que le rakna cherchait à se jouer de ses sentiments pour le perturber dans leur confrontation... Il y arrivait plutôt bien, mais le combat n'était pas encore commencé. Olrik-rakna fit claquer ses griffes de manière oppressante. Lennart décida de montrer qu'il n'était pas du genre à se laisser intimider pour "si peu", comme un certain pleutre armé d'un arc qu'il avait laissé derrière lui, car Lui, c'était un homme, un vrai. Sur un ton moins désinvolte qu'il s'efforçait de le formuler, Lennart provoqua le Olrik-rakna -que c'était déconcertant de penser qu'il s'adressait à son frère, sans s'adresser à lui, mais à cette créature cauchemardesque.

"J'aime bien cette dernière idée de me capturer. Pour les conditions qu'elle pose, tu vois : si tu veux me capturer, tu vas devoir t'approcher. A portée de mon épée, de mes dagues et de mes poings. Et quand, en fin de compte, c'est moi qui t'aurais maîtrisé et capturé, je me disais que je pourrais faire avancer l'Humanité en t'offrant à la science pour voir de quoi sont faits les raknas ?"
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Lun 3 Juin 2013 - 21:41

    Il était exact que Apsychos exagéré peut-être légèrement... voir beaucoup... les ressentiments qu'Olrik éprouvait envers son frère... certes, il ressentait de la jalousie depuis sa plus tendre enfance pour ce meilleur stratège militaire et meilleur guerrier, et qui plus est cet homme qui attirait plus facilement les légendes et les femmes que lui... mais jamais il n'avait réellement songé à le faire assassiner, pas même pour s'approprier l'héritage familial dans son entièreté. Le piéger, à la limite, oui, le ridiculiser aux yeux de tout-le-monde à travers des blagues stupides qui l'aideraient enfin à monter au sommet de la famille Russ... mais le tuer, ça, il n'y avait jamais vraiment pensé. Cependant, le rakna était un être fourbe, cruel, et menteur... il savait jouer avec les corps, faire mal physiquement, il savait où frapper pour tuer ou pour faire souffrir... mais il savait également jouer sur la chose la plus sensible, la plus douloureuse d'un être humain : l'esprit. Le corps d'un homme pouvait supporter bien de blessures, mais si son esprit été brisé, rien ne pouvait lui permettre de se relever... les blessures de l'esprit ne guérissaient jamais complètement, contrairement aux bleus, aux coupures, ou même aux trous de flèche ou aux coups d'épée. Apsychos voulait jouer avec l'esprit de son adversaire... si il arrivait à lui faire croire que son frère le haïssait au point de vouloir le faire éliminer, comment le ressentirait-il ? En réalité, Olrik n'avait jamais détesté Lennart... il avait été jaloux de lui, certes, mais il ne l'avait jamais détesté.

    Tout en écoutant son adversaire, Apsychos continua à jouer avec sa nouvelle épée en la faisant tournoyer dans sa main libre... il arrivait à manipuler cette arme comme il le ferait d'un vulgaire bâton. Tendis qu'il avançait dans son petit discours sur son envie de faire du corps réel du parasite une expérience de laboratoire, le sourire sur le visage du frère de Lennart s'épanouissait, devenait plus calme... il devenait un sourire qu'on pouvait voir chez un être qui participait à une conversation plaisante. Cet humain, si ignorant de la vraie puissance du rakna, l'amusait grandement...


    -Certes, répondit-il, réussir à défère un rakna et en plus offrir son corps à des scientifiques pour qu'ils l'étudient de plus près sera pour toi une belle opportunité d’augmenter ta légende. Après-tout, les êtres comme-moi son si rares et si puissants... la plupart des quelques personnes connaissant notre existence nous prennent pour des légendes. Tu serais le premier à réussir à tuer un rakna, et grâce à toi, les hommes seraient capable de trouver nos faiblesses... si nous en avons, bien-sûr. Mais dit-moi juste une chose, mon petit et stupide humain... il immobilisa la lame et la pointa droit vers lui... comment comptes-tu faire pour me forcer à quitter le corps de ton cher frère sans le tuer ? Ou alors sans être forcé de lui couper le bras ? Dès que je vais sentir la vie me quitter, ou que l'on cherche à me retirer, je vais resserrer mes tentacules par reflex, et lui briser la colonne vertébrale.

    L’œil unique du rakna se ferma, le protégeant ainsi des coups... c'était un signe avant-coureur, chez-lui, qui signifiait qu'il n'allait pas tarder à attaquer...

    -Un grand guerrier comme-toi... mais si tu dois tuer ton frère pour abattre, te le pardonneras-tu ? Et ton père ? Et ta soeur, cette petite gourmandine qui aiment tant les jeux coquins d'Olrik... pourront-ils te pardonner sa mort de tes mains ? Ou de l'avoir rendu infirme ?

    Apsychose ne laissa pas à son ennemi le temps de lui répondre : il se fendit, faisant mine de se laisser tomber au sol, et attaqua en se relevant, cherchant à empaler son adversaire. Il avait fait exprès de puiser dans les souvenirs et d'utiliser l'une des bottes favorites d'Olrik... il savait, d'une part, que le seigneur Russ saurait l'esquiver, et d'une autre part, il espérait de déconcentrer en se battant comme le ferait son frère...
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Dim 16 Juin 2013 - 19:04

Lennart ne s'était évidemment pas attendu à intimider son adversaire par ses paroles. Il espérait surtout que la provocation l'atteindrait, que ce soit en le blessant dans son amour propre ou en stimulant son mépris peu importe, tant qu'il restait se battre avec lui plutôt qu'il s'enfuie et qu'il disparaisse dans la nuit. Lennart serait davantage en mesure de gérer cette menace pour la famille dans un bon vieux combat ; courir derrière le rakna tandis que celui-ci se servirait de son frère pour causer des dégâts irréparables dans son sillage était une perspective qui ne lui plaisait pas vraiment...

"Certes, répondit-il, réussir à défère un rakna et en plus offrir son corps à des scientifiques pour qu'ils l'étudient de plus près sera pour toi une belle opportunité d’augmenter ta légende. Après-tout, les êtres comme-moi sont si rares et si puissants... la plupart des quelques personnes connaissant notre existence nous prennent pour des légendes. Tu serais le premier à réussir à tuer un rakna, et grâce à toi, les hommes seraient capable de trouver nos faiblesses... si nous en avons, bien-sûr. Mais dit-moi juste une chose, mon petit et stupide humain... il immobilisa la lame et la pointa droit vers lui... comment comptes-tu faire pour me forcer à quitter le corps de ton cher frère sans le tuer ? Ou alors sans être forcé de lui couper le bras ? Dès que je vais sentir la vie me quitter, ou que l'on cherche à me retirer, je vais resserrer mes tentacules par reflex, et lui briser la colonne vertébrale."

*Et ton sang est un acide qui ronge l'acier et ma chair s'il me gicle à la gueule tant que tu y es ! Pour qui me prend-il ? Pour le plus écervelé des superstitieux ?*
Lennart ne croyait pas le rakna quand aux conséquences qui s'ensuivraient sur son frère si il le tuait quand il le tuerait. Cette créature jouait avec son statut de légende pour tenter de lui faire avaler n'importe quoi ! Mais Lennart Russ n'était pas dupe ! Il pariait qu'à sa mort, la créature perdrait son emprise et tomberait raide morte, tout simplement !

"Un grand guerrier comme-toi... mais si tu dois tuer ton frère pour m'abattre, te le pardonneras-tu ? Et ton père ? Et ta soeur, cette petite gourmandine qui aime tant les jeux coquins d'Olrik... pourront-ils te pardonner sa mort de tes mains ? Ou de l'avoir rendu infirme ?"

L'attaque et la fourberie avec laquelle son adversaire engagea soudainement le combat étaient du Olrik tout craché. Cette imitation de son frère irrita Lennart davantage qu'elle ne le prit au dépourvu ; il bondit vivement sur le côté pour esquiver l'attaque... Et n'hésita pas un dixième de seconde pour répliquer : son épée levée s'abattait vers la tête d'Olrik-rakna, avec la conviction qu'il fallait pour lui faucher la moitié du visage. Peut-être qu'en fin de compte, sa soif de victoire était plus forte que les liens du sang qui lui tenaient tant à coeur...
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Mar 18 Juin 2013 - 18:34


    Un sourire malicieux éclaira le visage du rakna lorsqu'il reconnu la lueur dans les yeux de Lennart, juste avant qu'il ne l'attaque : cette lueur lui indiquait que le seigneur Russ ne le croyait pas, qu'il ne prenait pas sa menace au sérieux... et pourtant, pour l'une des rares fois de sa vie, la créature avait dit la vérité, même si il s'était servie de celle-ci dans le but de stresser encore d'avantage son adversaire : les tentacules d'Apsychos étaient parfois prises de convulsion, et il contrôlait cela autant qu'un humain pouvait contrôler les clignements de ses yeux. Cela arrivait en outre quand la créature était blessée, ou alors, comme il en était question, si elle était tuée. Il s'amusa à imaginer le visage de Lennart Russ dès qu'il s’apercevrait que cette menace n'était en rien un mensonge, quand il verrait le corps d'Olrik de raidir en sentant sa colonne vertébrale se casser et chuter à ses pieds... il se demanda même si il ne devrait pas resserrer ses tentacules immédiatement et le faire mourir là, sous ses yeux... mh, oui, peut-être... mais pas tout-de-suite. Déjà, il commençait à-peine à se nourrir de celui-ci, il ne voulait pas tuer cet hôte si vite, ce serait du gaspillage... il gardait plutôt ce plan pour si il n'avait rien d'autre de mieux à faire.

    Lennart évita l'attaque du parasite avec aisance, bien qu'il fut un peu raide, surement à cause de la colère de le voir utiliser le lien qu'il avait avec son frère pour le déstabiliser... et sa réplique fut sans appel : il leva le bras et se prépara à le planter. Apsychos aurait pu sans problème réussir à esquiver et l'attaquer dans le dos... mais il préféra le laisser faire. Lennart eut le temps de voir un étrange sourire sur ses lèvres, et il se poussa seulement suffisamment pour que le coup ne tut pas son hôte... la lame traversa l'air, faucha et continua sa course dans un éclair sanglant. Un morceau de chair sanguinolente tomba par-terre... on disait que c'était le meilleur morceau, chez les poissons. Cela fait, Apsychos tourna la tête, et un rayon de lune traversant la ramure des arbres vint éclairer l'horreur de ce qu'il avait fait faire à son ennemi : la joue gauche d'Olrik était partit, laissant apparaître muscles, gencives et os de la mâchoires... le visage de cet humain était désormais habité par un immonde rictus éternel qui montrait toute la moitié de sa mâchoire intérieur.

    L'homme parasité fit face à Lennart, lui montrant bien les deux parties de son visage découpé... on avait l'impression qu'il représentait les deux âmes qui se disputaient dans ce corps : Olrik d'un côté, avec encore son humanité, et Apsychos de l'autre, monstre sorti d'outre-tombe. L'épée dans la main de la créature trembla... et d'un coup, elle pointa vers le sol. La lueur de cruauté avait disparu des yeux du bipède... on ne voyait plus que de la peur. Articulant difficilement, il se mit à parler :


    -Lennart... mon frère... où suis-je ? J'ai mal... que s'est-il passé ? Je t'en pris... aide-moi...

    Sa voie était redevenu normal... il tendis vers lui sa main parasitée, comme si il lui demandait de l'attraper, de le sauver de cette créature qui cherchait à voler son corps, et de le soigner de cette horrible blessure...


[Au cas où cela aurait une incidence sur ton prochain sujet, je te confirme qu'Apsychos joue la comédie, Olrik n'a pas repris le contrôle Wink]
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