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 L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]

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MessageSujet: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Ven 5 Avr 2013 - 18:58

Discrètement, Lennart releva sa manche et abattit sa main sur son avant-bras, et sur la vilaine tique qui avait eu l'audace de s'y glisser pour le piquer. L'affreuse petite bestiole ne voulut pas mourir cependant, parvenant à se fondre dans l'élasticité de la peau. Avec agacement, Lennart positionna son ongle à côté de la tête de la bestiole, et l'ôta en la coupant en deux tout en la broyant de ses doigts. Toujours discrètement, il rabaissa sa manche et se frotta les doigts vers le sol pour se débarrasser de ce qui restait du cadavre.

Le combat épique du Grand Lennart Russ contre un acarien...

Il espéra qu'il ne lui pousserait pas un vilain bouton bien tape à l'oeil sur sa peau parfaite. Mais ses doigts étaient sales maintenant. Lennart se pencha sur son voisin de tablée, engageant la conversation :
"Ce château croule sous les tiques." dit-il.
_ Si vous voyiez Hypat ces jours-ci, vous ne diriez pas cela, lui affirma l'autre, et pendant ce temps il n'avait pas vu que Lennart venait d'employer un pli de son manteau comme torchon. Toute Hypat croule sous toutes les sortes de vermines de ce bas-monde ; les tiques, les pigeons, les rats... J'ai vu un groupe de rats la dernière fois, alors que je remontais la grande rue de la porte sud, c'était terrorisant ! Ils passaient comme ça, cinq ou six dizaines de rats qui remontaient la rue, au milieu des gens !"
Lennart se demanda jusqu'à quel point son interlocuteur exagérait ce qu'il avait vu, mais il jugea plus diplomate d'opiner.
"Je lèverai une armée de trois cents chats et je l'enverrai en renfort à la cité. promit-il, et il ajouta : Il est intolérable que le coeur du glorieux empire soit aussi bien entretenu qu'une fosse d'aisance."
_ Les chats sont une autre de ces vermines qui grouille en trop grand nombre dans les rues de la cité et que nous tentons d'éradiquer."

Plus tard il quitta la table pour s'aventurer dans cette fête qui l'entourait, en suppliant ses oreilles de cesser d'entendre l'horrible musique de l'orchestre dépourvu de talents. C'était la fête de célébration de l'union du très prestigieux et très renommé Jean-Frédérix Archivald DellaVerry IVème du nom, et de la jeune et belle Berlenäette Lionné de Firenze, fille du haut seigneur du Directoire Orféo Lionné de Firenze, une illustre figure de notre temps qu'il serait franchement honteux de ne pas connaître ! Le Patriarche Russ convoitait le soutien de ce haut seigneur pour gravir les échelons du Directoire et accroître son influence sur l'Empire, alors il avait envoyé ses fils, Olrik et Lennart, au mariage de sa fille pour le représenter. Des deux frères, c'était Olrik qui était le plus à l'aise dans la politique. Lennart, lui, il préférait taper... Mais son frère s'était éclipsé et Lennart s'était retrouvé pris au piège, tel un moucheron dans une toile d'araignée, dans cette fête qui était d'un ennui... Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour troquer son élégant manteau pourpre contre son armure et pour que les portes de la salle de banquet s'ouvrent avec fracas sur trois trolls colériques...

Au moins il avait le loisir d'apprécier sa réputation... Il pouvait entendre ses pairs nobles murmurer différentes rumeurs sur son compte, certaines plus plaisantes que d'autres : "C'est Lennart Russ, le nordique invaincu !", disait-on. "Quand Lennart Russ prend part à un tournois, on ne se bat plus que pour la deuxième place !". "Mais où est sa femme ? Cet homme n'est-il pas marié ? _Marié aux bordels oui ! Il a trois fils et aucun n'est de sa femme !". "Si grand ! Si beau ! Et si musclé en plus !"
Lennart se tourna vers la voix féminine qui venait de s'extasier littéralement sur lui... Et se détourna aussitôt en priant pour que cette insoutenable abomination n'ait pas remarqué l'intérêt qu'il lui avait porté ! Pas de belles femmes, pas de seigneurs rivaux à provoquer avec des sous-entendus, pas de Olrik pour l'épauler, une interdiction formelle du Patriarche Russ de faire dégénérer la situation par son tempérament imbécile et belliqueux... Décidément, il n'y avait rien de bon à tirer de cette fête ! Lennart continua à s'aventurer dans la fête, en récitant et en écoutant d'autres lui réciter des paroles hypocrites par-ci par-là.

"Pitié, marmonna-t-il, si un quelconque Dieu m'entend, faîtes que cette soirée devienne intéressante"

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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Sam 6 Avr 2013 - 7:55

    Contrairement à ce que pouvait bien pensé Lennart Russ, l'homme avec qui il avait engagé la conversation, dans le simple but de pouvoir s'essuyer les mains sur son manteau trop grand pour lui, de toute-façon, n'avait pas beaucoup exagéré... ces derniers, les animaux et les insectes que les humains considéraient comme étant vicieux était de sortie et se rassemblaient, dans le but de se protéger mutuellement. En fait, ils étaient presque toujours en mouvement, essayant d'échapper à ce que eux-seuls pouvaient ressentir, car ils savaient, ils sentaient qu'un prédateur bien plus dangereux qu'un humain normal rôdait ces derniers temps dans les rues d'Hypatia, à la recherche de victimes contre-qui exercer sa cruauté. Les morts s'étaient multipliés, ces derniers jours, dans les rues... mais la créature faisait preuve d'intelligence, elle ne tuait que les mendiants... qui s'inquiétait, de nos jours, de la mort de l'une de ces personnes qui encombraient la rue... en attendant de pouvoir approcher de plus gros poissons...

    Le "grand guerrier nordique" serait-il heureux même si le dieu en question, qui viendrait rendre cette soirée intéressante, soit un démon sortit tout-droit du derrière écailleux d'un dragon dans le but de tout faire brûler sur son passage ? En tout-les-cas, les rumeurs, les ragots, les histoires et les légendes de ce guerrier intriguèrent plus qu'une grosse femme à la face de rat qui espérait sans-doute passer une douce soirée bien arrosée avec un guerrier qui lui donnerait enfin un peu d'extase... depuis environ une dizaine de minute, un homme de haute stature, habillé d'un long manteau noir, aux cheveux couleur corbeaux lui descendant jusqu'au bas de la nuque et se tenant droit d'une allure princière, le suivait de prêt, et l'observait avec un regard intéressé... une étrange lueur lisait dans son regard, une lueur qui ne semblait pas vraiment humaine... elle semblait plutôt sortie des iris d'un loup observant un lapin particulièrement gras et juteux. L'homme attirait presque autant de paroles douces aux oreilles que le guerrier, sauf que lui, ce n'était pas pour ses fait-d'arme ou pour une soit-disant invincibilité qui intriquait : c'était parce qu'il était le riche prince héritier d'un empire des royaumes du sud, plus riche encore que le directoire Hypat, et qu'il avait été invité par les mariés car ceux-ci espéraient une alliance avec son père. Personne ne sembla s'offusquer de sa manche droite particulièrement longue... un homme aussi riche que lui pouvait bien lancer toutes les modes qu'il voulait.

    Le prince entendit le dernier marmonnement du guerrier, et un large sourire carnassier éclaira son visage... pour une fois dans sa vie, l'être fourbe et cruel qu'il était avait une petite envie de faire preuve de gentillesse... enfin, de la gentillesse à sa façon. Car il avait l'intention de mettre de l’ambiance dans cette petite fête, une ambiance qui, il l'espérait, plairait à Lennart Russ. Il s'approcha doucement de lui par derrière et se plaça à ses côté, haute silhouette qui, il fallait bien l'avouer, avait une aura qui faisait froid dans le dos. Un serviteur portant un plateau passait par-là, et le prince attrapa au passage un gobelet en cristal qui contenait un vin rouge venant des meilleures cuve du royaume. Il observa le liquide rouge danse tendis qu'il le tenait dans sa main gauche, et dit d'une voie étrangement sifflante :


    -Je vois que cette soirée vous amuse autant qu'à moi, guerrier. Vous avez demandé un dieu, et bien me voici. Je vais mettre un peu d'ambiance, alors je vous en pris : observez, et étudiez, car vous pourriez apprendre deux ou trois choses sur les tiques que vous prenez temps de plaisir à exterminer...

    L'homme leva le verre et but une gorgé de vin... deux goûtes rouges, semblables à deux goûtes de sang, coulèrent de chaque côté de sa mâchoire. Son sourire avait disparu... il resta un instant à goûter la boisson... puis il cracha, et il lança le verre qui partit se fracasser dans une giclée de vin rouge, ce qui éclaboussa la robe de l'immonde femme qui suivait Lennart, ce qui ne dérangea pas le prince outre-mesure, sur le sol...

    -Répugnant ! Grogna-t-il, avant de commencer à s'avancer au-milieu de la pièce.

    Se frayant un chemin au-milieu des convives à coups d'épaules, il réussit à approcher de l'heureux couple de mariés qui discutaient avec quelques personnes influentes d'Hypat. Certains durent trouver le prince, aussi riche soit-il, particulièrement mal-poli de les interrompre ainsi... pourtant, il n'hésita pas à s'interposer entre le marié et l'homme patibulaire avec qui il discuter, afin de s'exclamer d'une voie faussement-joviale :


    -Mon cher ami, permettait-moi de vous offrir le cadeau que je vous ai amener en ce jour si heureux et benni... sa fin prématurée !

    L'homme leva alors sa main droite, et la manche qui la caché retomba sur son épaule... tous purent alors admirer l'être qui avait pris la place du prince, lors de son voyage, et qui était maintenant ici de le but de semer la zizanie... lorsqu'il avait appris, en pompant ses souvenirs, qu'un mariage royal se préparait, Apsychos n'avait pas pu résister à l'envi de venir y mettre son grain de chaos. En place et lieu de sa main se tenait une serre immonde, à la peau marron et boursouflée, couverte de ride tel le cuir d'un vieux sanglier, avec au centre de son dos un oeil jaune fixé sur Lennart. Dans le groupe, personne ne réagit, tous était éberlué part cette chose si étrange, qui se prolongée le long de son bras et se finissait sur son épaule. La partit plantée dans sa peau semblait battre comme si elle aspirait quelques-chose. Le visage parasité par le rakna sourit, et il frappa...

    Ses pattes-devenues-griffes lacérèrent le visage du marier qui poussa un unique râle, avant de tomber à terre, la gorge arracher... il suffoqua en crachant son propre sang. Le silence régna sur la salle pendant quelques secondes... puis tous, invités, serviteurs et soldats se mirent à hurler et à courir dans tous les sens. La femme du défunt marié se mit à hurler, les yeux fermés, incapable de bouger... idiote, elle allait avoir la chance de se faire décrocher le coeur une seconde fois. Le rakna leva à nouveau sa main et frappa la poitrine de la femme... lorsqu'il la retira, il tenait entre ses griffes le coeur encore palpitant du corps qui s'effondra à ses pieds. Il jeta celui-ci au visage d'un courtisant qui courrait par-là. Les humains en panique étaient si amusants... ils fuyaient partout, mais jamais où il fallait.

    Ce n'est que ces deux meurtres accomplis qu'Apsychos daigna enfin de tourner vers Lennart Russ. Cet homme l'intéressait, car il avait la réputation d'être un guerrier implacable et un chasseur de monstre infatigable... il serait si amusant de jouer avec lui ! Le rakna avait cherchait durant longtemps un être à sa mesure. Il voulait qu'il le traque, et à la fin, c'est lui qui le traquerait ! Les gardes, armés de leurs hallebardes et de leurs épées, cherchaient à se frayer un chemin jusqu'à-lui, mais la foule les ralentissait. Des hommes armés d’arbalètes se tenaient près des portes, mais personne n'osait lui tirer dessus à-cause des convives. Le rakna avait visiblement bien préparé son coup, calculant à l'avance les réactions de chacun. Il aurait pu vaincre ces gardes... mais ça aurait été trop simple, ils ne l'intéressaient pas. C'était Lennart, qui l'intéressait. Le rakna prit une profonde inspiration, et lui cria, réussissant à dominer les cris de la foule :


    -Attrape-moi, si tu peux !

    ... et il plia d'un coup ses jambes, avant de faire un bond magistral qui lui fit dominer la foule. Il se réceptionna sur une colonne qui montait jusqu'au plafond, y restant accroché en y plantant ses griffes. Un trait d'arbalète fut tiré dans sa direction, et il l'arrêta en levant sa main libre qu'il traversa. Le flèche traversait sa main de part en part, mais le rakna riait, un rire froid qui faisait dresser les cheveux sur la tête... il se fichait de la douleur que ressentait le corps de son hôte, pour réellement le déranger, il faudrait lui percer le coeur ou lui couper la tête, car ça le forcerait à changer de corps. Puis, de là, il sauta à travers une fenêtre, disparaissant dans la nuit...
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Lun 8 Avr 2013 - 21:19

L'homme qui sembla apparaître comme par magie à ses côtés aurait pu être un Russ, de par sa prestance, sa stature, sa couleur de cheveux ; il ne lui manquait que quelques traits brutaux et des yeux bleus pétillants d'orgueil, et il aurait pu se prétendre de la famille. Pourtant, quelque chose, Lennart ne savait quoi exactement, son regard en partie, qui avait une lueur malsaine, mais quelque chose d'autre encore, de bien plus profond, lui faisait percevoir que lui et le prince du sud n'étaient pas du même monde. Sa proximité le mettait terriblement mal à l'aise. Même son orgueil de façade commençait à se désagréger.
Lennart ne comprit pas le sens de ce que lui dit le prince. Mettre de l'ambiance ? Apprendre quelque chose sur les tiques ? Mais que lui déblatérait-il là ? Sur le coup, Il ne trouva même pas de bonne répartie à lui mettre dans les dents.
Le prince -quel était son nom déjà ?- s'éloigna pour se diriger dans un sillon d'outrages et d'impolitesses vers les mariés. Si ce qu'il cherchait, c'était un scandale politique, il était sur la bonne voie, mais quelque chose disait à Lennart que le scandale politique était le cadet de ses soucis, pour ne pas dire une distraction en attendant de marquer son grand coup.

"Mon cher ami, dit-il au très prestigieux et très renommé Jean-Frédérix Archivald DellaVerry IVème du nom, permettez-moi de vous offrir le cadeau que je vous ai amené en ce jour si heureux et béni... sa fin prématurée !"

Il dévoila alors ce qu'il cachait sous la manche droite démesurément longue de son manteau... La "Chose" qui se trouvait au-dessous était aussi effroyable qu'indescriptible. Une sorte de serre monstrueuse, animée d'une vie propre, comme le réalisa Lennart avec cet oeil bestial qui se mit à le lorgner, avant qu'elle ne se mette à lacérer le très prestigieux et très renommé Jean-Frédérix Archivald DellaVerry IVème du nom. Lennart fut aussi figé et ébahi que la foule pendant le spectacle. Puis il parvint à se ressaisir, à rallumer la réactivité de l'homme d'action, il prit sa dague en main et s'élança pour sauver la mariée. Mais la foule paniquée qui se mit à courir en tout sens le ralentit et il ne parvint pas à l'abominable prince avant que celui-ci n'ait accompli son oeuvre, exhibant le coeur de la jeune et belle Berlenäette Lionné de Firenze, fille du haut seigneur du Directoire Orféo Lionné de Firenze, une illustre figure de notre temps qu'il serait franchement honteux de ne pas connaître...
Le prince se tourna vers lui, comme pour lui dédier le massacre...
Il aurait pu la sauver si ces minables ne s'étaient pas mis en travers de sa route ! De rage, Lennart chargea avec la subtilité d'un taureau furieux, dégageant brutalement de son chemin tout ceux qui se mettaient entre lui et son adversaire...
"Attrape-moi, si tu peux !" lui lança le prince, alors qu'il allait presque parvenir sur lui.
Il fit un bond spectaculaire, échappant totalement à Lennart et sortant de la foule en prenant place sur une haute colonne.
Lennart le braqua du regard, l'expression figée sur un masque de haine. Il se tenait prêt à accueillir le prince aussitôt que celui-ci reposerait pied à terre. Le prince... Il était clair que celui-ci n'avait d'humain qu'un visage de façade. Le prince, où quel que soit la créature à laquelle il était confronté, bondit à nouveau par une fenêtre. Et le carreau qu'elle avait reçu en pleine main gauche ne semblait pas l'avoir dérangé le moins du monde tandis qu'elle s'était laissée aller à un rire glacial qui n'avait fait qu'échauffer davantage le chevalier.

Lennart s'élança vers la fenêtre, prêt à sauter et à s'élancer à sa poursuite. Mais la hauteur le séparant du niveau inférieur était au-delà des limites humaines, même des siennes devait-il admettre. Et pendant ce temps l'infecte démon, silhouette humaine enveloppée de noir, continuait à fuir, traçant droit pour quitter la ville, vers la forêt...
Ses gardes se frayaient un chemin dans la foule terrorisée pour venir se tenir à ses côtés. Lennart réclama son épée, qui fut aussitôt menée à ses mains par l'un de ses hommes. Il entreprit d'atteindre une sortie de la salle, délogeant de son passage les noblios et les serviteurs paniqués, aidé dans la tâche par ses gardes. Beaucoup ne réalisaient pas que le danger était maintenant écarté, et cherchaient encore à fuir. Ils se gênaient mutuellement et bloquaient les sorties !
Quand ils parvinrent à sortir, il ne leur fallut que peu de temps pour traverser les lieux au pas de charge et se mettre sur le pied de guerre. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Lennart était en armure, et la vingtaine d'hommes qui l'accompagnait était rassemblée aux écuries, munis de torches et prêts à partir.
"J'ai vu cette pourriture fuir en direction de la forêt ! dit-il. Son ton était particulièrement remonté. On la prend en chasse !" Ils étaient une vingtaine avec lui, prêts à le suivre.
"Toi ! désigna-t-il. Trouve mon frère, et qu'il rapplique dans la forêt avec les gars qui sont avec lui ! Les autres, avec moi !"
Ils quittèrent le palais où quelques minutes à peine plus tôt, Lennart se plaignait de son ennui et du manque d'animation de la soirée. Ils quittèrent les rues et la civilisation qui commençaient à être gagnées par l'agitation, l'interrogation et l'état d'alerte tandis que les cloches de la ville s'étaient mises à sonner, et chevauchèrent vers la forêt et la nuit noire et silencieuse.
Lennart savait que le "prince" était là, quelque part en face d'eux. Le prince voulait jouer avec lui, il voulait qu'il le traque. C'était pour cela qu'il avait fui comme ça, bêtement, bien en vue, vers la forêt. Il en était persuadé. Eh bien il allait lui montrer que c'était bien la pire idée qu'il ait jamais eu, qu'importe l'engeance qu'il était véritablement !

"Comment devons-nous procéder, monseigneur ? demanda l'un des sergents de sa garde.
_ Il nous faut opérer avec tactique et rigueur, en couvrant un maximum d'espace. Séparons-nous pour élargir notre zone de recherche."
Ils se répartirent en groupes de deux et de trois et s'engagèrent dans les bois.


Dernière édition par Lennart Russ le Sam 20 Avr 2013 - 14:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Mer 10 Avr 2013 - 19:32

[Ton frère est-il un personnage important pour le contexte de ton personnage, ou puis-je le tuer pour tu ais, disons, une véritable raison de m'en vouloir ? Twisted Evil ]

    Perché sur un arbre très près du bord de la forêt, mais quand-même assez éloigné pour qu'il ne puisse plus distinguer la ville, Apsychos laissait le corps qu'il avait parasiter se reposer un peu, en prévision du moment où il devrait à-nouveau bouger. Il ne ressentait pas la fatigue, mais plus il bougeait, plus vite il dévorait de l'énergie, et les douleurs musculaires de son hôte le ralentissaient... le seigneur Russ avait raison : le rakna ne voulait pas fuir. Si il avait tenu à s'échapper après son double-meurtre, il aurait sauté par la fenêtre et il aurait disparu dans l'ombre des rues de la ville, là où les insectes comme lui étaient les maîtres, plutôt que de courir jusqu'à la forêt, aux yeux de tous, des gardes qui l'observaient depuis les lieux du crime, des habitants de la ville sortis de nuit, et même du guerrier qu'il visait qui l'observait depuis la fenêtre. Ce qu'il voulait, c'était affronter ce guerrier, il voulait bâtir de nouvelles légendes sur les raknas sur le dos de celle de ce misérable humain... la chasse de cette nuit serait pour lui plus amusante qu'elle ne le serait pour ces guerriers, et peut-être même pour le seigneur Russ...

    Les choses bougeaient, au-loin, dans la ville d'Hypatia... les gents criaient, les enfants pleuraient, les soldats se mettaient sur le pied de guerre afin de le traquer. Tuer des humains était le meilleur moyen de se mettre ceux-ci à dos... Apsychos leur avait quasiment mâché le travail, même un cochon truffier aurait pu suivre sa piste. Il ne leur restait plus qu'à se lancer à ses trousses, et lui, il allait tranquillement rester là, à les attendre. Il avait déjà déchiré sa manche droite, découvrant bien son bras parasiter... il serait plus effrayant, ainsi, et il serait beaucoup facile pour lui de se battre. Il l'avait laissé choir à l'entrée de la forêt afin que les soldat puissent trouver sa trace encore plus facilement. Maintenant, patientant, et s'ennuyant un peu, il observait la flèche qui lui traversait toujours sa main libre... lui ne ressentait presque rien de cette blessure, si ce n'est une sorte "d'information" montant dans le cerveau du Rakna qui lui disait que le corps qu'il contrôlait avait mal. La puissance du carreau avait couvert la paume d'un gros bleu, et lorsqu'il la touchait, la peau tremblait... le prince souffrirait surement horriblement d'une telle blessure, si il n'était pas plongé dans un coma artificiel par ses tentacules. Il était intéressant de voir les réactions des corps hominidés lorsqu'ils ressentaient de la douleur...

    Peu de temps après qu'une cloche d'alarme ait commencée à retentir dans la ville, il entendit, au pied de l'arbre où il se cachait, des voies puissantes, des bruits de pas et le son des armures complètes et des armes. Il se décida alors à briser la flèche et à la retire de sa main... inutile que cette chose ne le dérange pendant qu'il devrait se battre. Il jeta les deux morceaux au loin, se fichant d'où ils tomberaient et si le bruit mettrait les guerriers sur le qui-vive, et baissa les yeux... oh, les idiots ! Ils se promenaient avec des torches en pleine-nuit... ignoraient-ils donc que ceux de sa race étaient les maîtres lorsqu'il s'agissait de se cacher dans l'ombre ? Tout ce qu'ils allaient réussir à faire, c'était de l'aider à les repérer plus facilement... ainsi donc, ces guerriers, et Lennart Russ, ne savait pas ce qu'il était ? Ou tout-du-moins, ils ne connaissaient pas grand-chose sur lui, pour faire une telle erreur... on ne chassait pas un rakna en prenant le risque de se faire facilement repérer ! Et bien, Apsychos allait se faire un plaisir de lui apprendre à se méfier des raknas. Peut-être même qu'il ne le tuerait pas... il allait peut-être se contenter de massacrer tout ceux qui l'entouraient et de, lui, le laisser en vie, afin qu'il vive avec le fait d'avoir survécu à ses soldats et d'avoir reçu la pitié d'un démon tel que lui... les tortures psychologiques étaient souvent pires que les tortures physique, et il se demandait jusqu'où il pourrait mettre au défit l'honneur d'un tel homme...

    Le groupe n'était composé que d'une vingtaine d'individu... à moins qu'il n'y ait, au loin, quelques hommes qui n'avaient pas de lumière. Un rictus moqueur se dessina sur ses lèvre... ce seigneur Russ cherchait-il donc à le vexer ? Seulement vingt hommes pour pourchasser un rakna... il ne savait vraiment rien de son espèce. Et le pire, ce fut lorsqu'ils se séparèrent... mais c'était maintenant à eux, de lui mâcher le travail ! Apsychos prit en chasse l'un des groupes, en prenant cependant bien garde à ce que ce soit celui qui s'éloignait le plus de leur commandant... lui, il se le réservait pour la fin... et les suivit en se déplaçant sur les branches, d'arbre-en-arbre, aussi silencieusement et habilement qu'un félin sauvage. Le groupe se composait de quatre-homme, tous avec leur épée à nue, qui farfouillaient dans la forêt et ne prenaient même pas la peine de lever les yeux... quelque-fois, ils piquaient un fourré avec la pointe de leur lame, mais rien de plus. Ils pensaient surement qu'ils ne chassaient qu'un vulgaire humain. Apsychos s'arrêta, les laissa passer en-dessous de lui, et se laissa doucement tomber derrière-eux. L'homme qui fermait la marche était un être balaise, tout en muscle et en hauteur... et il regardait droit-devant-lui, là où se tenaient ses camarades. Apsychos s'approcha doucement de lui, passa sa griffe contre sa gorge, dans la reliure de son sac et, avant qu'il n'ait le temps de s'en apercevoir, tira et la lui trancha...

    L'homme porta la main à sa gorge, incapable d'émettre un son... il perdait vite son sang, et ne pouvait plus respirer. Essayant de demander de l'aide à ses camarades qui n'avaient rien remarquer, il s'avança vers eux aussi vite qu'il en était encore capable, et finit par tomber, agrippant la tunique du plus proche. Il tomba au sol, suffoquant, dans un bruit de métal, et les trois autres soldats se tournèrent vers-lui et leur ami en-train de mourir. Apsychos avait encore le bout de la griffe rouge... il la leva au-dessus de sa tête et laissa tomber une goûte couleur rubis sur sa langue. L'information du goût monta à son cerveau de rakna... il n'aimait pas le goût des boissons et de la nourriture hominidé, mais le sang frai lui donnait toujours une sensation agréable.


    -Meilleur que le vin, vous ne trouvez pas ? Leur demanda-t-il, d'un air qui semblait presque sérieux...

    Avec un cri de rage, le soldat le plus proche se jeta sur lui, l'épée en-avant. Le rakna para avec son vrai corps, son unique oeil fermé pour le protéger... la lame n'entama pas le solide cuir de sa peau. Il voulut frapper son adversaire de sa main libre, mais celui-ci para de son gantelet. Les deux autres arrivaient pour l'aider... le rakna s'échappa d'un nouveau bon, atterrissant sur ses pieds sur une grosse branche. Il observa les soldats avec un air de dégoût, leur murmura un simple :


    -Amateurs...

    Et il prit une fois de plus la fuite, sautant d'arbre en arbre, et disparaissant dans la nuit... ou plutôt sa cachant dans l'ombre, attendant de voir comment les choses allaient évoluer, et attendant le meilleur moment pour attaquer à nouveau. Pendant ce temps, les trois guerrier survivant courraient dans la direction qu'il avait prise, essayant de retrouver sa trace, tout en criant :

    -Il est dans les arbres ! Il est dans les arbres !


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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Sam 20 Avr 2013 - 11:12

Lennart passa le corps de son homme. Que devait-il ressentir pour ce sac de viande se vidant de son sang par sa gorge béante, si ce n'était de l'indifférence ? Ses gardes -dont il ne se souvenait pas des noms pour la plupart- étaient payés pour prendre des risques, et des fois ça tournait mal. Fin de l'histoire.

Son point de vue était quelque peu différent de celui de sa proie, précisément dans ce sens : de son point de vue, c'était lui qui traquait la créature, lui qui devait avoir de la visibilité, et le prince qui était la proie, qui devait se cacher dans les ténèbres nocturnes de la forêt, ce qui était mal parti pour lui, car maintenant qu'il s'était montré pour assassiner l'un de ses poursuivants, tout les groupes convergeaient dans la direction qu'avait pris la créature pour s'enfuir, et Lennart faisait de même. Ils savaient maintenant dans quelle zone chercher.

"Dans les arbres" , avaient alerté ceux qui lui étaient tombés dessus (ou l'inverse en fait, mais bon...). Il aurait été comique, et quelque peu humiliant, que tout ses hommes se mettent à explorer les bois têtes en l'air, mais ils essayaient plutôt d'avoir des yeux partout, regardant à la fois en hauteur et au niveau du sol, au cas où le prince les prendrait pour des amateurs (O.o grrrr Razz ) en les attaquant depuis le sol.

"Où est-il ?" criait l'un des hommes loin devant lui, hors de vue.

_ "Rien ici !" rapporta un autre groupe.

_ "On le voit pas ici !"

_ "RAS !"

_ "Votre thane apprécie que vous soyez prêts à crever pour réduire ses dépenses, mais il préfèrerait que vous trouviez cette pourriture !" ironisa l'un de ses sergents.

Lennart guettait la forêt lui aussi, en étouffant cette petite alerte absurde dans sa tête qui lui disait qu'il commençait à se montrer trop confiant et à sous-estimer le prince. Olrik ne devait plus tarder à présent. Il serait bientôt là, à la tête de ses propres gardes, plus que Lennart en avait pour lui. L'assommant mariage avait peut-être tourné au fiasco, mais ramener la tête de l'assassin de... l'autre autruche qui s'était fait arracher le coeur là, son nom à rallonge s'effaçait de sa mémoire, ça y est, enfin bref... ramener la tête de l'assassin à son père pouvait encore sauver les faveurs que convoitait son père. Enfin, ça ce serait ce qui allait satisfaire son père. Lui, Lennart, allait surtout se satisfaire de décrocher la tête du prince de son épée.
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Lun 22 Avr 2013 - 19:44

    Les soupçons de la créature se retrouvèrent confirmés quand il vit avec quelle incompétence ces hommes le recherchaient, se contentant de prendre la même direction que celle qu'il avait pris en sautant d'arbre en arbre : aucun d'entre-eux ne semblait savoir ce qu'était un rakna... ou tout du moins, si ils les connaissaient à travers les légendes, ils ne savaient pas les reconnaître... et aucun d'entre-eux ne savait vraiment ce qu'il était et de quoi il était capable. Apsychos avait déjà changer la "route" arboricole qu'il avait emprunté en se dirigeant vers le nord et contournant, ainsi, les groupes d'hommes qui le recherchaient. Il se déplaçait avec le silence d'un elfe et bondissait habilement de branche-en-branche sans plus de difficultés qu'un singe. Un hôte parasité par un rakna développait automatiquement les capacités de son corps au maximum, et l'être parasité était fin et élancé... il était taillé pour la vitesse, le silence et l'escalade. Ce n'était pas pour rien qu'Apsychos l'avait choisi à lui... encore une fois, il avait planifié tout ce qu'il se passerait depuis le début, car il avait eu plus de deux-cent-vingt ans pour étudier les hommes et comprendre leurs réactions. Bien vite, il se retrouva dans les arbres derrière les hommes qui le recherchaient, à l'abri de leurs regards.

    Un rictus de mépris étira les lèvres de l'hôte tendis que le rakna observait les humains s'éparpiller, lever les yeux au ciel pour essayer de le repérer, ou regarder autour d'eux, l'épée à la main, s'assurant ainsi qu'il ne leur tomberait pas dessus par les côtés. Ils souhaitaient tous tant rapporter la tête d'un prince, mais il ignorait que ne prendre que sa tête ne ferait pas de mal au vrai méchant de l'histoire... finalement, le fait qu'ils montrent si peu de connaissance et n'agissent pas ainsi comme il le fallait pour chasser un rakna l'agaçait... il ne trouvait pas cela amusant ! Lui, il voulait une vraie traque, il voulait se sentir en danger, pas comme le loup fauchant les lièvres... il décida de les aider en leur montrant sa véritable nature, les choses avanceraient peut-être ainsi un peu mieux. Alors il repartit d'arbre en arbre jusqu'à ce qu'il retrouve l'invité d'honneur de sa propre petite fête...

    Il le trouva en-train de le chercher avec un groupe de l'un de ses hommes. Adoptant la posture la plus détendue qu'il pouvait, il se tint debout sur une grosse branche, assez haut pour échapper aux coups d'épée et de lance, croisa les bras et fit mine d'observer d'un air fort intéressé ses abominables serres...


    -Hum hum... excusez-moi, dit-il, dans le but de signaler sa présence.

    Tous, dans l'assemblée, se tournèrent et levèrent la tête vers lui. Un archer réagit au quart de tour : il encocha sa flèche et tira avec une vitesse prodigieuse. Le rakna se demanda si c'était une plaisanterie... il arrêta le trait de sa main libre, sentant que la vitesse brûlée la peau de son hôte, mais l’ignorant. Il observa durant une dizaine de seconde la longue flèche parfaitement taillée dans un bois solide... puis la brisa en-deux entre trois de ses doigts...


    -Oh, pitié, dit-il en jetant les deux morceaux de la flèche aux pieds de Lennart, puis reprenant sa posture, les bras croisée et admirant sa serre. Lennart Russ, tu me déçoit beaucoup. J'espérais tant de cette traque, mais j'ai l'impression que vous êtes en-train de chasser le sanglier. Il tourna l'oeil de sa main vers le guerrier... cet oeil ne semblait pas avoir de lueur, mais il semblait avide en le regardant... ignores-tu donc ce que je suis, stupide humain ?

    Une exclamation d'un homme en-train de comprendre retentit derrière l'épaule du maître-guerrier. L'archer qui avait tiré s'avança... sur son visage de féroce chevalier se lisait une certaine terreur... il dit :

    -Seigneur Russ, je... je crois que c'est un rakna, un démon des anciennes légendes, un parasite !
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Ven 26 Avr 2013 - 10:36

Le prince avait finalement été découvert, le résultat d'une traque experte couplée à la vigilance sans faille que se devaient d'avoir les frontaliers de l'Empire. Enfin, c'est la version qu'il raconterait. Lennart se sentit quelque peu frustré que le prince se dévoile de son propre chef. L'un de ses hommes lui décocha une flèche qu'il aurait tout aussi bien pu déposer délicatement entre les doigts du prince, vu la facilité avec laquelle il stoppa le projectile.

"Lennart Russ, tu me déçois beaucoup. J'espérais tant de cette traque, mais j'ai l'impression que vous êtes en-train de chasser le sanglier." lui dit-il. A nouveau la chose qu'il avait à la place de la main droite le toisa. Il y avait quelque chose de glaçant dans cet oeil monstrueux, qui mettait Lennart plus mal à l'aise qu'il l'aurait été s'il s'était trouvé en face d'un dragon.
"ignores-tu donc ce que je suis, stupide humain ?"
*Pas quelque chose d'aussi extraordinaire que tu le crois en tout cas, ironisa une partie de son esprit. Me faire traiter de stupide humain, c'est la routine.*
L'un de ses hommes, celui qui avait tiré, s'exclama soudain de terreur, une réaction aussi virile qu'une fillette de huit ans... Lennart le foudroya du regard. La peur n'était pas une émotion inconnue à Lennart Russ. Bien au contraire, chaque fois qu'il combattait la peur s'immiscait en lui, assaut qu'il ne pouvait ni parer ni esquiver, et qui l'atteignait systématiquement. Mais tant par sa nature que par l'entraînement qu'il avait reçu, Lennart parvenait toujours à la refouler sous son masque de mépris. La voir ainsi éclater au grand jour, au travers de l'expression de la voix de cet homme, Lennart trouvait celà écoeurant, et humiliant du fait que cet homme arborait les couleurs de sa maison.

"Seigneur Russ, je... je crois que c'est un rakna, un démon des anciennes légendes, un parasite !"

"A tes souhaits, dit-il au garde, avant de s'en détourner pour revenir au prince, même s'il fit mine de continuer de s'adresser à son homme. Un rakna ? Jamais entendu parler. Ont-ils toujours la bêtise de se dévoiler et de faire la discussion à leurs poursuivants comme il le fait là ? Prennent-ils toujours la grosse tête après être parvenus à assassiner lâchement un seul homme armé ? Qu'espèrent-ils faire au juste quand ils font tout cela, si ce n'est signer leur arrêt de mort ?"

A côté de Lennart, ses quelques hommes avaient les yeux rivés sur le rakna. S'ils se contenaient mieux que leur camarade archer, leur nervosité était palpable et leurs mains crispées à s'en briser les os sur les pommeaux de leurs armes.
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Sam 27 Avr 2013 - 8:27

    Lennart Russ était un ignorant, c'était la première chose à laquelle pensa Apsychos lorsqu'il annonça haut et fort qu'il ne savait pas ce qu'était un rakna... si il survivait à cette nuit face à lui, il aurait au moins la "chance" d'être moins stupide lorsque le jour se lèverait, car il lui apprendrait ce qu'était un rakna, et il lui apprendrait à avoir peur de lui comme tout ceux qui connaissent leur légende. Il observa longuement l'archer qui avait enfin compris ce qu'il était... enfin, tout-du-moins, les yeux de son hôte l'observèrent, car l'oeil de son corps était toujours pointé sur la seule personne qui l'intéressait vraiment. De sa main libre, il désigna l'archer et s'exclama :

    -Voilà au moins une personne intelligente, ici ! Non seulement il sait ce que je suis, mais en plus il sait qu'il ne faut pas prendre ma menace à la légère.

    L'homme semblait avoir saisi qu'il avait déshonoré son chef en étant effrayé par cette créature, dont il avait lu quelques exploits dans des livres de légende de la bibliothèque d'Hypatia... il essaya de se rattraper en lui faisant une grimace féroce, ce qui arracha un sourire sarcastique à la bête. Il fit mine de recommencer à observer ses griffes... mais c'était surtout pour la retourner, afin que tous puissent voir ce qu'il avait sur la paume... si son oeil les mettait mal-à-l'aise, sans-doute que lui aussi : au creux de son corps se trouvait un bec effilé et tranchant, ressemblant à celui d'un perroquet, et noir comme du charbon. Il s'ouvrit et poussa un petit sifflement... il n'y avait aucune langue à l'intérieur, mais une salive épaisse et transparente s'en écoulait abondamment. En touchant le sol, les goûtes de cette salive laissaient échapper une odeur doucereuse rappelant celle de l'acide.

    Sans plus d'explication sur cette autre partie peu ragoutante de son vraie corps, Apsychos répondit d'un ton calme et posé :


    -Tu ne devrais pas parler sans savoir, humain. Tu n'es pas le premier être à me traquer de la sorte, tu sais, et si tu m'as rattrapé jusque-là, c'est parce que je l'ai bien voulu. Il se mit à marcher le long de la branche, les mains dans le dos, appréciant visiblement de se donner en spectacle de cette façon. J'ai vécu bien des vies, et j'en ai volé bien d'autres. Je suis né il y a plus de deux-cent-vingts sous les écailles d'un postérieur de dragon, et depuis ce jour, j'ai déjà fait tomber bien des royaumes par mes paroles, et par mes meurtres. La destruction me plait, tu vois, et rien n'est plus amusant que de tuer des humains, selon moi. Il s'arrêta face au groupe et s'accroupit pour les toiser de ses yeux où luisait la cruauté et le mépris : je n'ai pas pris la grosse tête, mon cher, je veux simplement que tu te bouges un peu et que tu me traques vraiment. Tout-cela n'est qu'un jeu, si tu veux vraiment tout savoir... il retourna sa main parasiter et le pointa de l'une de ses griffes... et toi, tu es mon jouet. Tu veux te faire une légende sur mon dos ? Sache que peu de guerrier peut se venter d'avoir tué un rakna. Sans-doute parce que nous sommes rares... ou plus dure à écraser que des tiques. Dis-moi, toi qui ne nous connais pas, sais-tu au moins comment tu dois t'y prendre pour me tuer ?
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Jeu 2 Mai 2013 - 11:51

*Mince, je partage une philosophie commune avec cette chose !* se dit Lennart tandis que le prince lui racontait qu'il détruisait des royaumes pour s'amuser et qu'il lui disait considérer tout ceci comme un jeu.
Comment devait-il s'y prendre pour le tuer ? Il l'ignorait... Crever ce vilain oeil qui les faisait tous claquer des dents serait un bon début...
"Descends donc de ton perchoir et je me pencherais sur le problème ! provoqua-t-il sans dévoiler sa réflexion au grand jour. J'ignore de quelle manière on s'y prend pour tuer un rakna, mais je crois en cette vérité universelle : "Si ça saigne, on peut le tuer." " (Razz)
Lennart marqua une pose. Ne pas regarder l'homme qui avait approché de la scène dans le dos du prince torche éteinte et qui avait un javelot... Il s'avança de quelques pas nonchalants vers le rakna.
"Manifestement, il semble que je te sous-estime autant que tu me sous-estimes... Descends donc de cet arbre et mettons les choses au clair ! Pas de gardes, pas de partie de cache-cache, juste toi et Moi ! Si je ne suis pas le premier à te traquer, Rakna (il cracha ce nom sur le ton d'une insulte), je pourrais bien être le dernier. " Il ne s'attendait pas à ce que le rakna relève son défi, mais il espérait accaparer son attention.
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MessageSujet: Re: L'affrontement ultime entre un chevalier et une tique [PV Lennart et Apsychos]   Jeu 2 Mai 2013 - 18:56

    L'horrible rictus du sourire le plus cruel et le plus psychotique que l'on puisse imaginer se tordit sur le visage de l'hôte du parasite, tendis qu'une étrange lueur s'allumait au plus profond de ses trois iris... le gros oeil jaune de son vrai corps s’agrandit sur le coup de la surprise et du plaisir. Lennart Russ était en-train de défier Apsychos dans un combat singulier, seulement eux-deux, l'épée contre les griffes, et avec pour spectateurs les guerriers qui accompagnaient l'homme et qui ne participeraient pas au combat... normalement, si le seigneur Russ était un homme d'honneur... ce que, il fallait bien l'avouer, un rakna n'était pas. L'honneur, c'était pour ceux qui essayaient de s'imaginer avoir un but dans la vie... lui, il avait réellement un but : s'amuser. Hors, impossible de s'amuser comme il aimait le faire lorsqu'on avait et qu'on tenait à garder son honneur. Il cherchait déjà quels étaient les meilleurs moyens de tricher...

    Et il avait de la chance, cette nuit : son nouveau "jouet" l'amusait grandement... il croyait donc être capable de vaincre un Rakna en combat singulier ? Cela ne montrait que deux choses sur la personnalité de cet être : soit il était fou, soit il était complètement ignorant... et vu ce qu'il lui avait montré depuis le début de la soirée, il pencherait plutôt pour la seconde option, ce qui jouait plutôt en sa faveur : un fou, on avait du mal à envisager ses réactions, mais un ignorant, ça, il pouvait le manipuler à sa guise.

    Apsychos ne voulait pas que cette folle nuit de traque entre l'homme et le rakna s'arrête déjà... mais cette idée de combat l'amusait grandement ! Il décida qu'il allait jouer le jeu un petit moment... mais tout-cela ne serais que le début des épreuves de cette nuit que Lennart Russ aurait à affronter.


    -Très bien, seigneur Russ... répondant à sa provocation, il avait prononcé l'avant-dernier mot avec une ironie des plus insultantes. Je relève ton défit...

    Il plia les jambe et sauta de sa branche, fit un vol plané dans les airs... oui, le rakna était imbu de lui et aimait frimer. En fait, ce qu'il aimait pas dessus-tout, c'était inspirer la crainte et le respect aux autres créatures... et atterrit bien droit sur ses pieds face à son adversaire, au-milieu du cercle de ses hommes...

    -Choisi bien ton arme, humain, car moi je ne quitte jamais les miennes.

    Apsychos leva sa main parasiter, écartant largement ses griffes qui ne payaient pas de mine face à une épée, mais il ne fallait pas s'y fier : elles étaient tranchantes et dangereuse. Il sembla alors, pendant un moment, que son oeil immonde avait disparu... à sa place se trouvait ce qui ressemblait à d'étranges lèvres plissées et maronnasses. Lennart avait vu juste : l'oeil d'un rakna était l'un de ses points faibles, mais si Apsychos était psychotique, il n'était cependant pas fou ; il avait fermé son oeil afin de le protéger. Le guerrier n'avait donc devant-lui que les paupières faites du même cuir solide que le reste de son corps... il lui faudrait bien viser si il voulait réussir à faire passer une lame entre celles-ci, et il faudrait qu'elle soit fine. Un sourire de triomphe éclairant déjà son visage, Apsychos attendit que sa proie l'attaque en premier...
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