Forum de RPG basé sur l'univers de l'Âge de Feu par E.E. Knight
 

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 Wait for it [LIBRE]

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MessageSujet: Wait for it [LIBRE]   Lun 26 Fév 2018 - 20:50


    à Ceannad

    Le grand noir amorça sa descente, couvrant de ses ailes plus de la moitié de la caserne qu’il survolait alors, battis deux ou trois fois des ailes avant d’attérir lourdement devant la grande porte où les passants poussèrent des cris surpris. GaRagan redressa la tête et souffla un purr satisfait devant l’effet qu’il avait provoqué cher les habitants de Ceannad qui, après la surprise première s’être pris un vent poussiéreux dans le visage à cause d’un dragon faisant au moins quatre fois leurs tailles, se mirent à sourire et à applaudir le dragon et son cavalier qui rentrait de patrouille. Le mâle noir était une véritable starlette, l’un des premiers à avoir découvert les avantages de faire partie de la garde de Mingarth, l’un des plus anciens parmi la flotte de jeune mâle clinquant. Cela dit, le plus vieux de la troupe n’avait pas plus de trois-cent ans, autant dire que la garde n’était composée que de jeunots tout juste sorti de l’œuf.

    Quelques soupirs attirent l’attention du vieux mâle et le fit grincer des dents quand, en tournant la tête, il aperçut le jeune chiot atterrir avec tant d’élégance et de légèreté qu’il balayait l’apparition pleine de panache de son ainé. « On aurait dut lui couper la queue à celui-là » maugréa-t-il dans sa barbe avant que son cavalier ne lui flanque un coup de coude réprobateur dans le poitrail. GaRagan n’aimait pas RaaZan et cet intérêt réciproque était entretenu par des années de rébellion et de recherche de tranquillité avorté par un morveux tout juste draque.

    - Crâneur.
    - Vieux bourrin. – siffla le rouge dans le peu d’espace que lui laissait sa muselière pour pouvoir parler en draconique.

    Le noir siffla, le fond de la gorge brillant d’une lueur rougeâtre, quand un coup de bride sur le museau lui fit baisser la tête vers son humain dont les sourcils froncer et le pic argenté lui remirent les idées en place.

    - GaRagan, arrête ça !
    - C’est lui qui a commencer !
    - Je ne veux pas savoir ! Viens, on rentre.

    RaaZan poussa un long soupir agacer. Peut-importait leurs âges, les hommes étaient incapables de comprendre le langage des dragons qui se résumait à mélange de grognement, de souffle et d’un tas de dialecte incompréhensible. Le rouge n’avait jamais entendu un humain parler sa langue et il doutait sérieusement que cela soit faisable. Il sentie son cavalier lui flatter le cou en le félicitant de ce vol. L’humain s’arrêta dans son élan quand il croisa le regard mauvais du mâle, se retourna et le tira par la bride vers la ville.

    - Tu ne rentres pas à la base ?
    - C’est pas toi qui te plaint d’y passer trop de temps ?

    Etonné devant la générosité soudaine de son cavalier, RaaZan ne suivit docilement à travers les rues bondées. Habité à la démarche pataude de GaRagan, qui avançait les épaules en avant pour en imposer d’avantage, les passants s’écartèrent instinctivement du rouge dont la démarche souple donnait l’impression qu’il pouvait se glisser partout. Il avait la possibilité de voir de ses yeux l’affection débordante des enfants pour la garde spéciale de Mingarth, mais aussi cette lueur de haine qui persistait dans les regards des adultes qui croisait sa route. De toute évidence, les lubies de Meawen étaient pas du gout de tout le monde.

    Un brusque coup de bride se ramena sur terre. RaaZan s’apperçut que son cavalier l’attachait à un pic en bois devant lequel se tenait une auge remplie d’eau. Un grognement lui échappa.

    - C’est une blague ?
    - Arrête de te plaindre, tu profites de l’extérieur.
    - Pendant que toi tu te pavanes en allant prendre une bière.
    - Et alors ?

    RaaZan changeait souvent de cavalier, étant le membre le plus décident de la garde il n’était pas très apprécier de la plupart des cavaliers. Il se comparait parfois à un petit poney difficile que personne ne voulait monter de peur de se prendre la tête avec lui ou de mordre la poussière. Sauf que la poussière qu’il faisait mordre était une terre à des centaines de mètres de distances et que la prise de tête se résolvait souvent à coup de cornes dans le derrière. Pourtant, il aurait pu se douter que ce jeune homme veille se pavaner avec lui plutôt que faire preuve de clémence pour le pauvre lézard d’avantage habitué à l’obscurité, si on en croyait l’état de ses écailles, qu’à la tiédeur du soleil.

    - T’avise pas de t’en aller. – Lui jeta-t-il en s’approchant de la porte de la taverne. – GaRagan se ferait un plaisir de te courir après.

    Le rouge se laissa tomber sur le sol en grommelant. Comme si ce gros plein de soupe était capable de le rattraper en vol.

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MessageSujet: Re: Wait for it [LIBRE]   Lun 2 Avr 2018 - 6:48




Il volait depuis plusieurs heures déjà lorsqu’il arriva en vue de Ceannad. Impossible de se tromper: les hautes murailles qui entourait la citée portuaire correspondaient parfaitement à la forteresse qu’on lui avait décrit avant son départ de l’archipel. UruBuzol était soulagé d’être enfin parvenu à destination, sa blessure commençait à le faire sérieusement souffrir et il se réjouissait de pouvoir enfin toucher terre.

Une blessure... en réalité il aurait été plus exacte de parler de cicatrice car cela faisait déjà quelques années que la plaie, rappel constant de la défaite du Lavadôme, s’était refermée. De cette bataille, il ne lui restait à présent qu’un profond sillon entre son épaule et son aile droite, dangereusement proche de son articulation, ainsi que des traces de sutures sur sa membrane, dessinant sur son bleu un peu plus pâle un motif semblable à la foudre. La chair avait guéris mais la douleur finissait toujours par revenir après quelques heures de vol, lui qui autrefois pouvait voler plusieurs jours durant presque sans repos... enfin... il devait sûrement s’estimer chanceux de ne pas être cloué au sol comme beaucoup de ses anciens compagnons d’armes.

Comme beaucoup de rescapé de l’Ouest, UruBuzol avait passé la plus grande partie de ces dernières années au service de l'archipel afin de gagner suffisamment d’or pour payer à la fois son droit de résidence, sa nourriture et ses soins, sans compter qu'il fallait toujours en garder une partie pour satisfaire cette faim si particulière. Bien sûr au début il avait commencé par payer en échangeant ses propres écailles mais l’afflux de dragons en quête d’un refuge avait rapidement fait baisser la valeur de ces précieuses denrées si bien que, rapidement, elle ne valèrent plus rien. Un simple sac de pièce suffisait désormais à dénuder complètement un dragon et certains parmi les plus désespérés n’avaient pas hésité à se soumettre à cette extrémité. Bien sûr l’anklène avait rapidement renoncé à ce système vicieux, car pour faire repousser convenablement ces écailles perdues, il fallait pouvoir de nourrir de métaux dont la quantité ne suffisait pas à rattraper le coût. Ce paradoxe mathématique semblait des plus évident, malheureusement, le bruit courait que certains dragons, en particulier les anciens aristocrates, étaient ressortis de cet engrenage fous de fièvre et défigurés, incapable de faire autre chose que de supplier qu’on leur laisse avaler quelques clous.

Blessé, de faible constitution en comparaison des rares soldats qui n’avaient pas encore déserté les îles elfes (les plus forts s’en sortaient toujours mieux que les autres en temps de troubles), UruBuzol n’avait pas eu d’autres choix que de mettre son savoir au service des hominidés.
Si la réputation de grattes-papiers des anklènes avait souvent été sujet de moquerie auprès des autres écailleux, à l’Est, elle leur permettait de se distinguer des autres reptiles, d’autant plus qu’ils étaient à présent peu nombreux: beaucoup avaient péri en protégeant vainement leurs précieux parchemins. Ainsi UruBuzol qui avait consacré une grande partie sa vie de pré-ailé à l’étude, d’autant plus qu’il était le fils de la défunte dirigeante de la bibliothèque draconique, s’était rapidement attiré la sympathie de quelques soi-disant académiciens en quête de curiosités.

Malheureusement, et comme cela arrive souvent dans ces cercles où l’on se dit «érudit» à la moindre opinion nouvelle, tous les êtres se lassent et les cours d’histoire et de géographie de l’Ouest qui permettaient au bleu de subsister n’intéressèrent plus grand monde et le professeur, déjà bien mal payé, fut prié de ne plus se présenter dans leur «salon» où ses enseignements étaient jugés «trop ennuyeux et manquant de réels intérêts». Ces hominidés ne comprendront jamais la valeur de la connaissance. Se dit le combattant. Mais peu importait: ces quelques semaines de stabilité lui avaient au moins permis de soigner la plupart de ses blessures (notamment de laisser à sa membrane le temps de se régénérer autour de ses sutures) et de retrouver quelques repères.

Il vécut pendant longtemps de services courts et peu gratifiants, les dragons n’avaient pas leur pareil pour prédire les conditions météorologiques et dans une région maritime leurs conseils étaient des plus utiles. Leur capacité à relier rapidement les différentes îles en un temps record était également appréciée mais bien qu’il fasse partie des dragons les plus rapides, sa blessure rendait désormais difficiles toutes livraisons sur de trop longues distances.

Cependant, aux cours de ces rudes années ou chaque être tentait de survivre au détriment de ces rivaux, une idée fixe, un souhait désespéré peut être, n’avait cessé de revenir hanter les pensées de l’ancien combattant de l’armée aérienne: celui de reconquérir les terres de l’Ouest et de faire renaître le prestigieux Empire draconique de ses cendres. Il se doutait bien que, dans l’état actuel des choses, ce rêve n’était qu’une illusion folle et vacillante, mais UruBuzol avait consacré sa jeunesse à l’Empire et il consacrerait désormais le reste de sa vie à sa renaissance.

Mais pour reconquérir un royaume, il fallait des guerriers et l’écailleux avait ouïe dire que certains anciens soldats du Lavadôme avait trouvé refuge au sein d’une nouvelle garde de la ville de Ceannad et il espérait bien y retrouver d’anciens compagnons d’arme partageant ses espérances. Ainsi, lorsqu’il s’estima suffisamment prêt, il fit repeindre ses précieux laudis sur ses ailes, sûrement par désir de montrer que, d’une certaine manière, il était toujours un soldat du Lavadôme, et prit la route du nord.

Seulement voilà, une fois arrivé à destination il se rendit compte qu’il ignorait quel comportement adopté. Devait-il se poser à l’entrée ou existait-il une aire d'atterrissage comme c’était de cas à Hypat ? Il craint en cas d’approche trop soudaine de passer pour un dragon hostile et d’être pris pour cible par des gardes, après tout les hominidés paniquaient si facilement...

Il prit la décision, malgré son envie de plus en plus pressante de se poser, de décrire de grands cercles haut au-dessus de la citée et d’attendre qu’un membre quelconque de cette fameuse garde lui donne l’autorisation de se poser. Après tout, quel attaquant idiot attendrait sagement que sa cible l’ait repéré avant d’attaquer ? Et cela lui paraissait la manière la plus civiliser d’agir.

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MessageSujet: Re: Wait for it [LIBRE]   Lun 2 Avr 2018 - 11:45


    Les femmes s’agglutinaient autour de lui comme des mouches autour du purin. Le brun devait avouer que faire partie de la garde Mingarth avait de nombreux avantages, certains plus intéressants que d’autre, mais c’étaient ses commodités qui l’avait poussé à entrer dans la garde et qui l’y ferait rester. Une femme vint lui remplir sa choppe une fois de plus alors qui racontait comment il avait si ingénieusement guidé son dragon lors de patrouille dangereuses, quand un cavalier plus âgé entra dans la taverne. Le brun tourna vers lui un regard dédaigneux alors que le gris sévère de ses pupilles de son ainé le fusillait.

    - Je peux faire quelque chose pour toi ?
    - Pourquoi RaaZan fait la potiche devant la taverne ?
    - Il voulait prendre l’air, je réponds simplement à ses désirs.

    L’homme aux cheveux grisonnant secoua solennellement la tête. Il était moins vieux que ce qu’il paraissait, mais les soucis de l’existence avaient laissé sur lui une marque indélébile ainsi qu’un pragmatisme à toute épreuve. Il frappa le jeune idiot derrière le crâne, lui mettant de la bière dans le nez, s’attirant ses foudres qu’il chassa d’un mouvement raide du poignet. Se dirigeant vers les pavés clairs de l’allée, il retourna voir le dragon rouge qui essayait difficilement d’esquiver les caresses des enfants curieux.

    - Filez ! – les gosses détalèrent intensément sans demander leurs restes. – Je pensais que tu les brulerais vifs.

    RaaZan siffla. Comme s’il avait vraiment le choix, car rien que les pincer auraient provoqué une émeute dont il aurait été la triste victime sous une nuée de fourche et de pics. L’ainé saisit les rênes et guida le lézard à travers les rues menant à la caserne quand une ombre passa au-dessus de leurs têtes. L’homme mis sa main en visière et distingua avec peine le grand reptile volant qui décrivait des cercle autour de la cité. Il resserra sa prise sur les lanières de cuirs, guettant un signe du rouge quand il se rappela qu’il avait grandi en captivité et que, parmi tous les dragons, il était celui qui avait le moins d’instinct de survie.

    Il ne fallait cependant pas être un grand stratège pour comprendre que le volatile ne souhaitait pas de conflit, mais ne sachant pas ses intentions précises l’homme lança les rênes par-dessus l’encolure du dragon et sauta en selle. RaaZan, bien que surpris de cette rapide décision, écarta les ailes et s’envola dès qu’il sentie que l’étreinte des sangles se briser. Rien ne lui faisait plus plaisir que de quitter le sol, même pour quelques instants. Ses amples battements d’ailes le menèrent rapidement à la hauteur du dragon bleu, dont les grandes ailes colorés l’intriguèrent, aux côtés duquel il se joint à un long ballet aérien assez proche pour entamer une discussion et assez loin pour obliquer en cas d’attaque surprise.

    - Borel, Cavalier de la garde Minrath, protecteur de la cité de Ceannad. A qui ai-je l’honneur.

    RaaZan poussa un long soupir qui ressembla plus à un mugissement étouffé qu’à un effort de respiration. Les hommes parlaient trop.
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MessageSujet: Re: Wait for it [LIBRE]   Sam 28 Avr 2018 - 8:01




Rester ainsi à planer en cercle au-dessus de la cité avait quelque chose d’assez reposant après les nombreux miles qu’il venait de parcourir en traversant la mer. Le dragon bleu n’avait presque pas besoin de battre des ailes et se contentait très bien de petites inclinaisons pour maintenir sa trajectoire et son altitude. Il lui semblait même qu’il montait sans aucun effort de plus en plus haut ce qui était chose étonnante pour un reptile écailleux. Il soupçonnait que les nombreuses constructions humaines en contrebas produisaient une quantité de chaleur suffisante, de par leurs activités et l’éclat du soleil, pour créer un petit courant ascendant au dessus de la ville.

Cela ne l’empêchait pas cependant de souhaiter qu’un individu quelconque le remarque et l’invite à se poser, car malgré une certaine amélioration son aile droite demeurait douloureuse même ainsi au repos.
Il ne fallu heureusement pas attendre bien longtemps avant que l’éclat d’un dragon rouge quittant le sol ne se distingue des toits des bâtiments et ne se rapproche, accompagné du claquement caractéristique des grandes membranes reptiliennes. Le représentant de la cité se plaça à mi-distance du nouveau venu et s’écria:

- Borel, Cavalier de la garde Minrath, protecteur de la cité de Ceannad. A qui ai-je l’honneur ? Tonna-t-on dans la langue de l’Est qu’UruBuzol eut du mal à déchiffrer en raison de l’accent.

La voix venait du dragon mais son origine était incontestablement hominidée. D’un coup d’oeil il confirma la rumeur qui avait parcouru l’Archipel: le dragon rouge était chevauché par un homme qui le tenait, sans aucun doute possible, sous sa domination. De solides lanières de cuir maintenaient sur son dos une épaisse selle adaptée à l’échine des dragons comme chez les combattants des Ailes lourdes du Lavadôme. Mais contrairement à l’armée aérienne qui prônait l’entraide mutuelle et l’entente entre le guerrier humain et le dragon, notamment par la répartition de certains devoirs l’un envers l’autre, il suffisait d’un regard aux pièces de cuir et aux boucles de fer qui constituaient le mord et les rênes pour comprendre que l’écailleux n’était ici qu’un cheval, un cheval volant et infiniment plus dangereux certes, mais un cheval tout de même.

Faisant fi de cette étrange union, UruBuzol détourna le regard et fixa de son oeil mauve l’homme vieilli qui tenait lieu de cavalier. L’anklène était réellement impressionné par la puissance de la voix de cet individu pourtant si frêle.

- Salutation protecteur ! UruBuzol, membre des Ailes légères de l’armée aérienne du Lavadôme des terres draconiques de l’Ouest. Je viens sans intentions hostiles. Pourriez-vous m’indiquer où me poser ?

Pas un seul instant il ne détourna de nouveau sa pupille verticale du guerrier. Montrer trop d’intérêt pour sa monture pourrait être perçu comme un manque de respect ou la preuve d’une potentielle menace et UruBuzol souhaitait qu’il se décide vite. Sa blessure le faisait énormément souffrir et l’extrémité de son aile droite s’était mise à trembler légèrement. Il espérait juste ne pas avoir à expliquer les motifs de sa visite en vol mais bien posé sur le sol de la cité.

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