Forum de RPG basé sur l'univers de l'Âge de Feu par E.E. Knight
 

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 Au bout du monde [PV Percebrise]

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MessageSujet: Re: Au bout du monde [PV Percebrise]   Sam 2 Juin 2018 - 20:58



- Je m'appelle Percebrise... Ce n’est que le nom que je me suis donné quelques semaines après mon éclosion. En fait, j’étais un banni et c’est mon frère ThaEron qui est devenu le champion de la couvée en me repoussant hors de la caverne alors j’imagine que j’aurais du avoir son prénom, ou peut-être pas. En tout cas, j’ai grandi au pied de la falaise où je suis né jusqu’à-ce que je devienne draque…

Le demi-elfe s'assit les jambes en tailleur, tout excité. Il n'avait pas de bureau ni de calepin avec une plume et de l'encre pour écrire quoique ce soit. Mais il n'en avait pas besoin. Tout s'inscrivait dans sa tête avec un soin méticuleux. Comme une longue fresque dessinée par des mains invisibles, encore très ébauchée et pourtant déjà si riche. L'histoire du dragon blanc, ou plutôt de Percebrise car tel était son nom, le surprit et l'émerveilla encore plus que ce qu'il aurait cru. Alors qu'il avait toujours paru peu loquace, voire dangereux quand on regardait ses crocs de trop près, il conta ses aventures avec tant de détails que Nirfäel s'imaginait chacun des endroits qu'il avait visité et chacun des évènements qu'il avait contemplé. Jusqu'alors, il n'avait pu qu'imaginer, qu'effleurer du doigt l'idée même de rencontrer un jour quelqu'un ayant participé aux évènements précédant la Chute. La plupart des gens qui avait vécu ces instants n'existaient pour la majorité qu'à l'état de cendres, leurs souvenirs s'étiolant dans une mer de ténèbres. Et voilà qu'un survivant, qui plus est un dragon, lui présentait ni plus ni moins qu'un tableau de l'ancien royaume draconique, avec ses terres et ses habitants. Nirfäel était aux anges, mais il ne pouvait l'exprimer. Comment le dire alors que la voix du dragon, grave et vibrante, continuait à conter le récit d'un Âge d'or et de merveilles ? Il n'y avait rien à dire. Alors il écouta, sans jamais défaillir. Cela aurait été insulte à sa vocation de barde.

Lorsqu'il eut finit toutefois, une autre surprise l'attendait :

- Nirfaël, est-ce que tu es un poète ? Il me semble que les musiciens font de bons poètes. Mais peut-être que je me trompe.

Et très vite, il lui exprima les raisons de sa question. Le demi-elfe ne bougea pas tout du long. Comprenant peu à peu l'enjeu de sa demande, son air se fit soudain radieux mais il ne tarda pas à croiser ses bras de façon très sérieuse. Finissant sa phrase sur une note d'hésitation, le dragon blanc le fixait maintenant avec un mélange de suspicion et de doute. De détermination aussi et de curiosité.

-... comment retranscrire la quintessence de ta vie en des mots qui serait digne de toi et de ton histoire, termina le demi-elfe. Par le ciel, tes demandes sont équivalentes à ta taille ! Alors c'est vrai ? Les dragons ont des chants propres à leurs us et coutumes ? Je le savais ! Vous ne pouviez pas avoir inventé toute une culture et une civilisation sans histoire ni chanson ! Ah, si je racontais cela à l'académie, ils me riraient au nez même si je leur présentais l'évidence sous les yeux. Il faudra que tu m'en chantes quelques-unes, noble dragon ! Avoir des chants de ta race dans mon répertoire serait si rare et si grandiose que mon cœur sautille de joie à cette simple idée !

Et comme à propos le demi-elfe sautillait de joie à la simple idée de travailler au chant du dragon. Il adorait la musique et les chansons, et la proposition du blanc l'enchantait tout bonnement au plus haut point. Mais cette fois, la tâche était immense, car c'était là une chanson décrivant une vie, et pas n'importe laquelle.

-Ta proposition me ravit, Maître Dragon ! Je savais que derrière cette apparence belliqueuse se cachait le cœur d'un vrai ménestrel. Enfin ne parlons plus de cela. Il te faudra beaucoup de temps et autant de réflexions pour réussir à décrire une telle histoire. Ce n'est certes pas comme conter fleurette à un public de belles gens dans la grande-salle d'un palais ! Il nous faut là une chanson de qualité que diable... !

Un appel le stoppa dans le monologue qu'il s'apprêtait à délivrer. Tout près d'eux, un loup approchait au trot. Sa fourrure était bleu gris et humide à cause d'une averse. Il semblait avoir fait un long chemin et pourtant, il ne rechignait pas à bouger et se déplaçait même avec aisance et légèreté tel un faon. Il tenait quelque chose dans sa gueule et le gardait avec détermination près de lui. Le demi-elfe sourit et approcha la main à son encontre, siffla une petite mélodie en réponse au cri du loup. Ce dernier émit un jappement des tréfonds de sa gorge, sa mâchoire bloquée par une longue branche qui se révéla, en passant devant les luisances du feu de camp, être une branche couvertes de baies. Quelqu'un qui ne serait pas le demi-elfe se serait vivement reculé en le voyant approcher. Quant à Nirfäel, il était simplement satisfait. Il l'attendait depuis un moment déjà. Il tendit la main, attendit que le loup se rapproche. En voyant les coups d'œil furtif qu'il jetait à l'immense Percebrise, Nirfäel ne manqua pas de tarabuster sans méchanceté le dragon :

-Est-ce que tu pourrais... Mmh comment dire... éviter de paraître agressif ? Tu rends mon nouvel ami particulièrement agité, le pauvre. Lui qui a remué ciel et terre pour me dénicher cette si délicate attention...

Au contact de l'animal, il chassa les quelques signes de peur en lui gratouillant la tête puis le museau. Ses yeux voyaient loin, très loin sous les poils, les émotions et la chair. Il pouvait voir l'énergie qui ruisselait autour du loup, les liens qu'il tissait constamment avec la terre. Des secrets oubliés, qu'aucun hominidé ne saurait redécouvrir par ses propres moyens, lui étaient révélés par un unique représentant de la forêt. Le demi-elfe sourit et garda le contact rassurant avec la bête. Il récupéra délicatement la branche et passa sa main sur son flanc pour le calmer. Il sentit alors les os sous son ventre et comprit pourquoi le loup demeurait méfiant, malgré ses tentatives pour apaiser ses sens. Lui et sa meute n'avaient pas mangé depuis des jours et il se sentait faible. Le danger qui pesait autour de lui n'aidait certainement pas non plus à le rassurer. Le demi-elfe souffrit de le voir ainsi. Il posa ses deux mains sur les tempes du loup et approcha sa tête contre la sienne. Patiemment, il lui transmit l'image d'un bœuf qui vagabondait dans le col, seul et qui mourrait bientôt dans le froid. Le loup renifla l'air, prudent, il cessa d'haleter. Soudain, il leva la tête et poussa un cri d'appel avant de détaler comme un lièvre. Lorsqu'il s'enfonça dans le sous-bois, les branches parurent se refermer derrière sa queue.

Alors le demi-elfe se rassit en tailleur et entreprit de dénicher les innombrables baies qu'il pouvait trouver. On lui avait incontestablement trouver la meilleure et la plus riche de toutes les branches, aussi décida-t-il de rendre grâce au présent qu'on lui avait donné.

-Oui-da ! Je gage que nous saurons comment faire de ta chanson une véritable merveille. Tu sais, je ne suis pas très au fait de la façon dont un chant de dragon doit se faire, mais chez moi, ils doivent être capable de toucher le cœur même de ceux qui l'écoutent. Vois ce loup par exemple. Tandis que tu préparais notre feu de camp, je l'ai appelé par la musique et lui ai raconté mon histoire. Il n'a sûrement pas tout compris à ce que je lui disais, mais d'une manière ou d'un autre ça l'a touché. Et bien que lui-même meurt de faim et craigne les hominidés et les prédateurs tels que toi, il a choisi de venir m'aider en m'apportant nourriture et réconfort. (Il posa la branche par terre et croisa les doigts en toisant Percebrise avec concentration) Ton chant doit faire de même. Il doit inspirer, révolter, ravir, faire rêver ou faire craindre. Qu'importe ! Mais il faut que cette création vienne de là (il posa une main sur son cœur) et de là (il tapota sa tête). Un savant mélange de ces deux ingrédients peut créer la plus parfaite et la plus pure de toutes les mixtures ou au contraire la plus révulsante. Pour créer ton chant, il faudrait qu'on choisisse de quoi tu veux parler. Tu m'as dit que tu souhaitais raconter ta vie, mais... Mmh cela doit être plutôt long, tu ne penses pas ? (Il gloussa) Et je ne pense pas que quelqu'un ait envie de t'entendre chanter pendant des heures. Donc de quoi veux-tu parler ? Ou plutôt qu'est-ce qui te paraît important que tu nous racontes ?
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MessageSujet: Re: Au bout du monde [PV Percebrise]   Ven 13 Juil 2018 - 20:47


À le voir s’emballer et s’agiter dans tous les sens, l’enthousiasme de Nirfaël eut tôt fait de faire lui faire regretter sa suggestion. L’elfe s’était embrasé en si peu de temps que Percebrise s’attendait à ce qu’il s’enflamme aussi rapidement que leur immense feu de camp. Le plus terrifiant –affolant, même– était la vitesse à laquelle il attisait son propre engouement, et avec un tel ravissement que l’albinos pu sentir l’atmosphère changer tout autour d’eux, se faire plus légère encore. Le compliment de son interlocuteur lui vint droit au cœur –il est vrai que fut un temps, Percebrise s’était intéressé au chant et à la poésie et avait même essayé de créer lui-même ses propres compositions, très souvent sous-estimées (d’après lui). Cependant il pensait ne pas avoir assez d’expérience et manquer considérablement de technique pour se déclarer « ménestrel ». Du moins, pour l’instant. Il ne voulait pas avoir l’air d’un imbécile devant Nirfaël, surtout que ce-dernier venait de lui demander quelques exemples de sa création. Non, Percebrise refusait de se retrouver dans l’embarras : c’est pourquoi il profita du tour de parole de l’elfe, parti très loin dans un interminable discours fleuri, pour se remettre en mémoire les quelques notions qu’il avait pu emmagasiner. À commencer par les rimes : ça oui, il connaissait très bien, se souvint-il en se grattant le menton avec la pointe d’une griffe anthracite. Il avait trouvé ce procédé très habile et s’y était adonné des heures et des heures durant ses longs séjours à Hypat et sa prestigieuse bibliothèque –dont les ruines trempaient désormais au milieu des marécages, et Percebrise éprouva une pointe de tristesse en s’imaginant la grande cité dévastée, plongée dans le silence pesant du marais et de ses morbides habitants.

« Est-ce que tu pourrais... Mmh comment dire... éviter de paraître agressif ? »

Alors là, Percebrise avait tout entendu. Cette remarque le tira de ses songes ; il finit par noter la présence de leur nouveau compagnon à fourrure, et Nirfaël fut gratifié d’un regard méprisant qui ne l’intimida guère. C’était comme demander à un nain de paraître moins petit, ou une fleur d’être laide. Percebrise le  toisa d’un air hautain, conscient que son attitude pouvait tout à fait laisser Nirfaël penser qu’il le prenait pour un attardé ; avant de se recroqueviller sur lui-même, dans le but de paraître moins grand. Il avait déjà replié ses pattes sous son corps imposant et enroulé sa queue tout autour ; si bien qu’il peina à se donner l’air moins menaçant qu’il ne l’était. Il froissa ses ailes et les plaqua le long de son corps, plia ses griffs, et baissa la tête en plissant légèrement les paupières en signe de paix. Seules ses cornes et les petites pointes qui courraient le long de son échine dépassaient de son corps. Il ressemblait à un oursin. Pendant ce temps, il eut tout le loisir d’assister à une scène complètement surréaliste. Le loup -un individu bien maigrichon, se laissa gratter, caresser le poil par l’elfe dont l’indifférence face à la bizzarerie de ce spectacle laissait Percebrise perplexe. Heureusement d’ailleurs que ce dernier n’avait pas faim, auquel cas il se serait autorisé un festin de roi, avec tous les animaux curieux qui les observaient dpeuis l’orée de la forêt. Le canidé prit congé, plus rapide que l’éclair ; à peine Percebrise eut-il le temps de tourner la tête en direction des fourrés que la queue touffue de l’animal disparaissait déjà au milieu des fougères. Nirfaël reprit son monologue de plus belle. Ce curieux personnage bavassait sans jamais s’arrêter et c’était à se demander s’il n’était pas un peu fou. Cela-dit, Percebrise sentiat qu’il était très adroit avec les mots, et cela le rassura dans l’idée qu’il s’agissait là bel et bien d’un poète, et qu’il saurait l’aider. Il écouta attentivement ses histoires de cervelle et de coeur, un peu surpris par ce qu’on lui racontait.

« Mais, pourquoi voudrait-on écrire quelque chose de révulsant ? » intervint-il. « Ca n’a pas de sens. Personne ne voudrait lire ou bien écouter ce genre de chose. Le but du chant et de la poésie, c’est d’être joli, beau, plaisant à entendre et à imaginer. » déclara-t-il avec suffisance en se rasseyant : le loup était déjà loin dans la forêt et les animaux curieux, qui les épiaient depuis les sous-bois, ne se risqueraient pas à s’approcher du dragon -à moins bien sûr que Nirfaël ne réalise de nouvelles prouesses avec son aura de paix presque palpable. Il n’avait jamais compris l’intérêt de lire les longues et ennuyeuses lamentations de tous ces hominidés à l’esprit torturé. « Je veux juste que mon chant soit beau. » maugréa-t-il, troublé par les paroles de l’elfe. « Vraiment, quel dragon voudrait que son chant fasse déprime ses auditeurs ? »

Une branche gorgée de sève éclata dans le calme de la nuit, et une floppée de cendres gris clair s’envola dans le ciel nocturne. Percebrise les suivit du regard tandis qu’elles prenaient de l’altitude.

« C’est comme ça que font les dragons. Pour nous, un chant est censé raconter notre vie, mais aussi celle de notre lignée. Le coeur, tout ça… Ca n’est pas très important, ça ne tient pas une place très importante. Peut-être un peu plus pour les dragonnelles. » constata-t-il en se rendant compte qu’il n’avait lu que très peu de chants rédigés par ses congénères de la gente féminine. « Non, nous préférons raconter nos exploits, nos rencontres… C’est un peu comme une euh... » il se gratta de nouveau (le front cette fois) en fouillant les moindres recoins de sa mémoire afin de retrouver ce mot. « Ah, une autobiographie. C’est assez facile à faire en fait, mais c’est encore mieux quand un dragon sait embellir son chant. Comme avec des rimes, par exemple ! » ajouta-t-il en bombant le poitrail, fier de pouvoir dévoiler sa science.

Il se mit à scruter le visage de Nirfaël en attendant une réaction de sa part. Comme l’elfe ne semblait pas très convaincu, Percebrise voulut lui réexpliquer le comment du pourquoi.

« Très franchement, il n’y a rien de compliqué. Un chant de dragon consiste en quelques strophes... » il fermait les yeux ou bien se mettait à regarder ailleurs à chaque fois qu’il arrivait à placer un terme savant, de sorte que cela lui donnait l’air expert en la matière. Il s’était même mis à faire des gestes avec ses sii, comme le faisaient les hominidés, pour démontrer quelque chose et accompagner ses paroles. « Généralement les premières strophes parlent de la lignée ! On présente nos ancêtres et raconte leurs exploits. Ensuite on parle de nous, et de nos différentes étapes de la vie -dragonnet, draque, puis dragon- ainsi que des congénères que nous avons rencontrés… Mais beaucoup de dragons ne savent pas comment rendre leur chant agréable, avec de jolies rimes. » termina-t-il, l’air rêveur avec une pointe d’envie dans la voix. « Bon, pardon je m’égare. De quoi je veux parler dans mon chant ? Très bien, laisse-moi réfléchir un instant. »

Et Percebrise se rendit compte à quel point la tâche allait être laborieuse, car il ne connaissait pas le nom de ses ancêtres, et n’en avait même jamais entendu parler. Et même s’il les avait connu, avait-il le droit, en tant que banni, de les mentionner dans son chant ? Etait-il même autorisé à faire son propre chant ? Il se mit à cligner des yeux, l’air un peu perdu. Ce n’était pas grave, il n’avait pas besoin de conter les exploits de sa lignée pour faire l’intéressant. Autant passer directement à l’essentiel : lui. Il en avait, des choses à raconter. Et tout compte fait, autant sauter l’étape du dragonnet car elle n’était pas glorieuse.

Donc draque… Rien d’autre que ses premières flammes.

Dragon alors.

Il se mit à ressasser le passé, découvrant avec une certaine mélancolie qu’il n’avait rien de très excitant à raconter. Même les évènements qui l’avaient le plus marqué, et dont il se serait vanté de les avoir vécu -sa fuite jusqu’aux contrées du Nord, le combat avec le Doré, son frère, la guerre… Tout cela, en fin de compte, il n’avait pas envie d’en parler. En fait, la seule pensée qui le harassait constamment et planait sur son esprit comme un épais nuage de brume trop lourd pour se dissiper, c’était Limace. Et en parler dans son chant, cela le révulsait. Il s’était toujours mis en tête qu’il ne la mentionnerait nulle part, qu’elle n’existait plus, qu’elle n’était rien de plus qu'une connaissance -après tout, il avait passé si peu de temps ensemble. Cela s’était présenté à lui comme une évidence depuis le début. Il ferma les yeux très fort, pour une concentration optimale.

De quoi est-ce que tu veux parler Percebrise ?

Limace.

Noooon...

Il n’avait pas envie de parler de cela et pourtant c’était la seule chose qui l’inspirait.

Tout tourmenté, il leva une sii et la posa sur son front pour se masser le crâne. Dans la clairière, la température avait considérablement diminué et il en allait de même quant à l’intensité du feu.

« Fichtre. » lacha-t-il, penaud. « En fait Nirfaël, tu as raison. Finalement je crois comprendre l’intérêt de composer des œuvres tristes… Effrayantes… Ou même sales... » Il laissa sa phrase en suspent et il y eut un petit blanc. « Il y a bien quelque chose qui me tracasse et que j’ai besoin de libérer. Le problème, c’est qu’en parler me… Ne me plaît pas » commença-t-il, en se disant que le terme « me dégoûte » pouvait paraître un peu fort. « Cela concerne une dragonnelle que j’ai rencontrée de l’autre côté de la mer. Quand tout allait encore hum, bien. Il y a quelques années. » ajouta-t-il à bout de souffle, comme s’il venait de faire un effort monumental.

Finalement, la situation humiliante qu’il avait voulu éviter dès le début lui était bel et bien retombée dessus. Il se résolu à ne pas baisser les yeux et se mit à fixer Nirfaël avec intensité.
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