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 La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)

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MessageSujet: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Mer 8 Fév 2017 - 14:31


Percebrise pesta lorsqu’il faillit trébucher sur un nid de poule. L’aspect uniforme des plaines conféré par la couverture des hautes-herbes qui ondulaient au gré du vent cachait un bon nombre de trous dans le sol, le terrain était plus piégeur qu’il n’y paraissait. À l’horizon, seulement deux ou trois arbres chétifs. Un bosquet, de temps en temps. La forêt n’existait pas sur ce territoire, ce qui signifiait pas d’ombre en été. Le blanc était en train de passer en revue les points forts et faibles de la steppe ; après des mois sans abri fixe, à vagabonder à droite et à gauche, il était temps pour lui de se trouver un nouveau domicile, loin du Lavadôme et des autres cités humaines, en somme un endroit où il serait seul, tranquille, où il pourrait enfin reprendre le cours normal de sa vie. Chasser, explorer, patrouiller, dormir.

Jusqu’à présent, tous les territoires qu’il avait visité ne lui avaient pas convenu. Ils avaient beau présenter de gros avantages, voire plus que dans son ancienne forêt, Percebrise ne se sentait jamais pleinement satisfait, il lui manquait quelque chose, qui se rapprochait de l’attachement, du sentiment. Il craignait de se lasser trop vite de son nouveau territoire. Ici, les plaines (qu’il avait déjà traversé plusieurs fois sans jamais s’y arrêter) offrait une toute autre stratégie géographique, car elles n’avaient rien en commun avec la Vallée de Sadda où le blanc avait vécu la majeure partie se vie. Il les trouvait très appréciable en fait ; grand amateur d’espace, les lieux étaient très pratiques pour chasser. Mais il lui manquait les falaises, les bois… Et là où il trouvait ces-derniers, c’était les steppes qui se faisaient désirer. Il commençait à songer qu’en changeant, il avait prit goût au voyage et que la vie de nomade était celle qui lui conviendrait le mieux s’il ne voulait pas manquer une occasion d’explorer le monde. Mais ce concept était partiellement faux ; il aimait surtout errer seul et livré à ses pensées tout en se laissant guider par ses pattes et ses ailes, et submerger par les incroyables paysages qu’il découvrait. En plus, il était de base assez paresseux. En fait, il ne savait pas ce qu’il voulait.

Errant et plongé dans ses pensées, c’était exactement ce qu’il se passait à l’instant même, tout en grommelant -il se prenait les pattes dans les herbes tous les trois pas. Certes, il aurait pu voler ; mais depuis l’incident de la faille, il éprouvait l’envie de retourner à terre, là où tout avait commencé. Voler, c’était incroyable et bien utile, mais les dragons avaient peut-être tendance à oublier que c’était la terre qui leur permettait de vivre. Au fil de ses pensées, il progressait lentement sur le terrain. Alors il remarqua un étrange phénomène qui se produisait à une distance assez respectable de là où il était ; un petit endroit où l’herbe prenait de drôles teintes vertes. Cela semblait même se détacher du reste du sol. Est-ce que ça bougeait ? Difficile à dire à cause de la brise. Il s’approcha de quelques longueurs de queues, mais une cinquantaine le séparait encore de cette drôle de chose. Qu’est-ce que c’est… Il plissa les yeux et crut que sa vue lui jouait des tours.

Non !” laissa-t-il échapper tout bas, alors qu’un rictus étirait ses lippes masculines. Ça avait tout l’air d’un draque. D’une draque, plus précisément. “Mais… Cette couleur, ça existe ? C’est trop bizarre !” Il avait l’impression que cette draque avait été rafistolée de tous les côtés, avec des écailles de couleurs différentes, le tout créant un patchwork vraiment très singulier. Ça ne doit pas être facile à arborer tous les jours. Si ça se trouve, c’est une maladie.

Pour l’instant, il ne bougeait pas. Il n’avait aucune idée de si la draque l’avait aperçu ou pas. Le vent était dans son dos ; si elle n’avait rien remarqué, elle s'apercevrait de sa présence très bientôt. Percebrise hésita à l’aborder. Finalement, il préféra poursuivre son chemin. Jusqu’ici chacune de ses rencontres ne lui avait attiré que des problèmes, il en était peut-être mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Dim 12 Fév 2017 - 9:44




De l’herbe, de l’herbe, un buisson rabougri, de l’herbe, encore de l’herbe, voilà comment elle aurait défini les steppes qui l’entouraient: un océan d’herbes hautes et sèches qui ondulaient sous la brise, jouant avec les reflets du soleil comme pour imiter des vagues. Ainsi formulé elle aurait presque pu en faire une chanson mais elle n’était vraiment pas d’humeur à pousser la chansonnette. Elle avait laisser derrière elle les rivières qui lui étaient si familières pour explorer la terre ferme mais la draque commençait déjà à regretter sa décision: les nuits dans cet espace dégagé étaient glaciales et durant le jour elle était tourmentée par la soif, seules le crépuscule et l’aube étaient réellement supportables, même agréables mais, hélas, ils ne duraient jamais bien longtemps.

Zathiir releva la tête pour humer l’air, la gueule entrouverte pour capter la moindre trace d’humidité: Rien, pas une goutte d’eau aux alentours, les courants d’air étaient aussi secs que la surface de ses écailles, il n’y avait que le léger fumet éventé de quelques lapins et un peu de poussière. La verte fit claquer sa langue pâteuse comme son palais, elle n’était pas habituée à manquer d’eau, elle qui avait vécu la majeur partie de sa vie dans un marécage, elle craignait déjà moins la faim qu’un de ses rongeurs aux longues oreilles avait comblé la veille, il n’avait pas été facile à attraper d’ailleurs. Ses sii et ses saa douloureuses lui rappelèrent aussi que son dernier et seul grand voyage datait déjà d’un certain temps, celui là même qui l’avait conduit jusqu’au Lavadôme et il ne s’était pas très bien terminé.

Une de ses sii se prit dans un nid de poule, à moins que ce ne soit un terrier de lapin, et la draque s’étala de tout son long sur l’épaisse couche d’herbe qui recouvrait le sol. Elle frissonna lorsque la pointe des tiges vinrent caresser la zone à nue sur son flanc gauche, les coupures avaient déjà quasiment disparu, tout comme l’hématome, mais il faudrait un peu plus de temps pour que les écailles repoussent là où le tronc l’avait percuté. En attendant elle n’était toujours pas habituée à ressentir un contacte direct là où il n’y avait normalement qu’une épaisse armure. Terre et poussière ! Maudite soit la vie de draque, vivement que mes ailes sortent ! Jura-t-elle en se redressant sur ses pattes usées par les lieues.

Une fois debout, l’écailleuse qui jusque là s’était contentée de fixer bêtement le sol devant elle voulu reprendre sa marche quand elle fut éblouie un instant par le soleil. Non, ce n’est pas le soleil. C’est trop bas.Clignant plusieurs fois des paupières pour effacer la tâche bleue sur sa rétine, elle observa ce qui s’étendait plus loin en avant. Quelle ne fut pas sa stupeur lorsqu’elle reconnu un dragon. Un dragon mâle aux écailles d’un blanc aveuglant, semblable aux images de glacier que lui avaient transmis ses ancêtres. Pas un dragon depuis que j’ai quitté le Lavadôme et voilà mon troisième en quelques semaines ? Elle n’en revenait pas, que faisait un ailé ici ? Au sol ? Au milieu de nul part ? Elle en oublia sa soif et son mal de patte quand elle se rendit compte qu’il la fixait de loin, l’air aussi surprit qu’elle.

- Heu... bonjours.

Attendait-elle une réponse ? Non, c’était idiot. Il était bien trop loin pour l’entendre. La verte se rapprocha donc de l’inconnu, peut-être savait-il dans quelle direction était le point d’eau le plus proche ? A une ou deux longueurs de dragon de lui, elle répéta son interpellation.

- Bonjours.

Ben alors ? Pourquoi il la fixait comme ça ?  



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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Lun 13 Fév 2017 - 12:05

Il se figea car elle avait fini par le repérer ; elle aussi s’était immobilisé. Percebrise n’arrivait pas à départir son regard de ses écailles si étranges, il n’avait jamais rien vu de pareil. Il se demanda quel âge avait la draque. Il me semblait que les dragonnelles restent au nid avec leurs parents jusqu’à-ce que leurs ailes sortent… Ça doit avoir un lien avec la couleur. En effet nombreux étaient les petits gris, rayé ou présentant un malformation chassés du nid. Lui-même, avec son petit défaut d’écailles, il n’était pas certain que ses parents l’auraient gardé jusqu’à ce qu’il crache ses première flammes. D’ailleurs ils n’avaient pas pris la peine de prendre sa défense, privilégiant le cuivré dès sa sortie de l’oeuf. Les dragons blancs peuvent être soit en bonne santé, mais il y a aussi un risque qu’ils soient plein de défauts. Je m’en tire plutôt bien.
Quoi qu’il en soit, les lèvres de la draque bougèrent : il lui sembla qu’elle s’adressait à lui, mais elle était un peu trop loin pour qu’il l’entende alors il la vit se rapprocher de lui tandis qu’il demeurait oisif. Cherchait-elle à communiquer ? Il savait Ô combien les draques pouvaient se sentir solitaires, tout autant qu’ils savaient se montrer très agressifs. En l’occurrence il n’avait aucune idée de qui il avait affaire.

Bonjour.

C’était déjà ça.
Le ton employé était si neutre que Percebrise ne savait pas du tout comment réagir. Chercher la querelle l’aurait bien tenté. S’amuser un peu en somme. De toute façon, il était beaucoup plus fort qu’elle et il avait ses ailes. Qu’est-ce qu’il pouvait réellement craindre.

Salutations.

C’est alors qu’il remarqua un détail qui lui avait échappé jusqu’ici. Cette queue, mais cette queue ! Comment…? Est-ce que c’était seulement possible ? Il fit les gros yeux : peut-être qu’il venait de rencontrer une espèce de crocodile mutant ! Un sourire se dessina sur ses lèvres. Non non, elle lui avait parlé dans un draquine parfait, nul doute qu’il s’agissait d’une draque. La question était : pourquoi est-ce qu’elle ressemblait à… Ça. Il ne savait même pas si c’était beau ou pas, cette couleur lui rappelait les tableaux étranges qu’il avait eu le loisir d’inspecter lors de son périples à Hypate il y a plus de cinquante ans, couverts d’étranges motifs censés être “beaux”, que les humains justifiaient comme étant de “l’art”.

Je n’avais jamais rencontré de draque comme toi. Drôle de couleur, et de queue. Tu es née comme ça ?

Il posa sa question sans gêne, préférant ignorer les ennuyeuses formalités.

Désolé si ma question te dérange.

Au mieux, elle ne le prendrait pas mal, au pire, il esquiverait un coup de griffe maladroit. Dans tous les cas il était bien déterminé à obtenir une réponse. J’ai besoin de ça : rencontrer de nouvelles têtes. Ça lui permettrait d’oublier certains dragons et dragonnelles. Après mûre réflexion il regretta d’avoir posé cette question.
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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Mer 15 Fév 2017 - 7:43




Le dragon semblait réfléchir, l’avait-il seulement écouté ? Oui sûrement, il l’avait regardé parler, il n’avait pas le regard vide de ceux qui se sont perdus dans leur propre pensées au point d’en oublier le monde extérieur. Peut-être était-il, comme elle, surpris de rencontrer un congénère au milieu de nul part ?

- Salutations.

La draque avait une impression étrange, comme si elle le... perturbait ? D’accord, aucun d’eux ne devaient s’attendre à rencontrer un autre écailleux ici mais tout de même. Elle finit par comprendre la raison de son malaise lorsque qu’elle se rendit compte que son interlocuteur ne la regardait pas dans les yeux. Non. L’attention du blanc était centrée sur ses écailles. J’aurais dû m’y attendre. A présent elle pouvait presque sentir le poids de ses yeux bleues sur son armure polychrome ce qui eut pour effet de la mettre particulièrement mal à l’aise. Elle sentit son regard passer sur son cou, sur ses pattes, sur son dos presque comme une brûlure pour finalement se fixer sur sa queue plate. L’adulte écarquilla les yeux face à cette déformation et la gêne de la draque s’accentua encore d’avantage.
Presque comme par réflexe elle ramena sa queue derrière elle pour que le dragon en décolle le regard.

- Je n’avais jamais rencontré de draque comme toi. Drôle de couleur, et de queue. Tu es née comme ça ?

Sympas devant d’un albinos. Ca ne pouvait pas louper, c’était toujours les mêmes questions qui revenait: elles sont bizarres tes écailles, est-ce que tu es malade ? qu’est ce qui est arrivé à ta queue ? C’est de la saleté ou c’est ta vrai couleur ? Ca ne te gêne pas de ressembler à une flaque d’eau croupie ? Tu devrais prendre plus soin de toi, tes écailles pourrissent. Tu as pensé à les peindre ? Ces écailles, sa queue, ses yeux, c’était toujours la première chose qu’on lui faisait remarquer, lui demandra-t-on un jour son nom ou son avis sur quelque chose avant de lui faire remarquer qu’elle n’était pas du même vert que les autres dragonnelles ? Sous l’effet de l’agacement elle sentit ses écailles prendre une teinte plus foncée. C’est une bonne questions ça: est-ce que les albinos s’assombrissent lorsqu’ils sont en colère ? La question méritait d’être posée.

- Désolé si ma question te dérange.

- C’est rien, c’est rien. Marmonna-t-elle, même si sa réaction physique et le ton de sa voix indiquaient le contraire. Oui je suis née comme ça, enfin... pas la queue. La queue est venue après.

Face au regard étonné du blanc, elle se sentit obligée de s’expliquer.

- Je nageais beaucoup dragonnette.

Pire que de parler de son apparence, Zathiir refusait catégoriquement de parler de son passé, en particulier de son passé lointain. Il ne manquerait plus qu’on la prenne pour une pauvre dragonnette maltraitée par la vie.

- Et sinon c’est quoi ton nom ? Lui lança-t-elle, un peu comme un reproche de n’avoir pas commencé par ça. Je m’appelle Zathiir.

Elle savait qu’elle n’avait pas à être aussi sèche, après tout le blanc était resté poli dans sa question, mais se remémorer toutes ses remarques sur son physique... ça l’avait mise en colère, comme si c’était lui qui les avaient prononcées. C’était totalement irrationnel. la faute de la soif ? Ou du mal de patte ? Mais peu importe, au pire elle pourrait toujours s’excuser.

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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Jeu 16 Fév 2017 - 16:50

C’est rien, c’est rien. Oui je suis née comme ça, enfin... pas la queue. La queue est venue après. Je nageais beaucoup dragonnette.

La question l’avait peut-être un peu irritée, elle avait répondu d’un ton pas forcément sec ou méchant, mais plutôt résigné. Pas grave, au moins il avait eu droit à une réponse, maintenant il se demandait comment était-ce possible que la queue de la draque se soit élargie à ce point ; il voulait bien reconnaître que nager pouvait influer sur la forme d’un dragon… Mais encore fallait-il passer sa vie à nager ! Elle avait dû vivre tout près d’un point d’eau pendant très longtemps, à explorer sous la surface, s’amuser à pêcher des bestioles aquatiques. Pas de doutes, il avait affaire à une drôle de petite draque. Malgré la courtoisie dont elle faisait preuve, Percebrise sentait qu’il ne s’agissait pas d’un coeur tendre. Elle avait l’air indépendante et plutôt débrouillarde pour une jeune de son âge, qui aurait dû rester plus longtemps avec ses parents. Il allait poursuivre la discussion à propos de sa queue, hors elle entreprit de reprendre le fil de la conversation juste avant lui, l’empêchant de satisfaire sa curiosité. Dommage.

Et sinon c’est quoi ton nom ? Je m’appelle Zathiir.

Il n’aimait pas trop répondre à cette question, puisqu’il n’aimait pas vraiment lorsqu’on lui portait de l’attention en général. Il trouvait cela gênant et cela avait le don de l’agacer, sans qu’il y a de raison à cela. En soit, la question était normale, naturelle, c’était plutôt lui qui brisait les règles. Même si Zathiir s’était montrée assez rude en lui posant la question, il ferait peut-être mieux d’arrêter de la fixer de cette manière aussi. À-bas la politesse. Il répondit tout de même.

Percebrise. Si tu trouve que c’est bizarre c’est normal, je suis un banni, j’ai choisi mon prénom moi-même. Il y en a qui trouve ça inadéquat ou inadmissible, personnellement je m’en fiche, et puis j’aime bien. Ça parle plus qu’un nom commun qui n’a pas de sens. Enfin je ne te vise pas. Zathiir c’est bien.

Il se rendit compte qu’il commençait à ouvrir un débat, ce qu’il désirait à tout prix éviter s’il ne voulait pas passer pour un dragon avec une personnalité trop lourde, un peu comme celle des grands bavards du Lavadôme qui n’avaient rien d’autre à faire de leur journée que de se disputer à propos de futilités. Dire que j’étais comme ça moi aussi… Bon il n’allait pas passer sa journée ici à rêvasser.

Et sinon qu’est-ce qui t’amène ici ? Je croyais que les dragonnelles vivaient avec leurs parents jusqu’à leur premier vol. En ce qui me concerne je suis à la recherche d’un nouveau territoire car le précédent a été dévasté par un incendie, mais il n’y a rien qui me tente vraiment. Je me lasse vite du même paysage.

Le soleil brillait haut au-dessus d’eux.

En plus j’ai soif.
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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Dim 2 Avr 2017 - 4:30




“Percebrise. Si tu trouve que c’est bizarre c’est normal, je suis un banni, j’ai choisi mon prénom moi-même. Il y en a qui trouve ça inadéquat ou inadmissible, personnellement je m’en fiche, et puis j’aime bien. Ça parle plus qu’un nom commun qui n’a pas de sens. Enfin je ne te vise pas. Zathiir c’est bien.”

Percebrise... C’est vrai que ça n’a pas une consonance très draconique. Ça me rappelle plutôt les histoires de mère sur les dragons du nord. Elle disait qu’il y avait là-bas des dragons aux noms en langue humaine qui vivaient dans une grande tour. Peut être venait-il de cet endroit. Ou peut être y avait-t-il vécu un temps puisque, selon ces dires, c’était un banni. Un peu comme moi en faite. Bizarrement ce point commun fit descendre d’un cran son ressentiment envers le blanc, bien qu’elle ne veuille pas le montrer.

“Et sinon qu’est-ce qui t’amène ici ? Je croyais que les dragonnelles vivaient avec leurs parents jusqu’à leur premier vol. En ce qui me concerne je suis à la recherche d’un nouveau territoire car le précédent a été dévasté par un incendie, mais il n’y a rien qui me tente vraiment. Je me lasse vite du même paysage. En plus j’ai soif.»

«-Moi aussi j’ai soif.» Admit-elle. «J’ignore d’où tu viens mais il me semble qu’il n’y a qu’au Lavadôme que les dragonnelles reste aussi longtemps sous tutelle. Dans ma famille en tout cas on m’a enseigné que les draques femelles quittaient le nid environ quatre années après avoir craché leurs premières flammes, le temps qu’elles apprennent à chasser. Mais je n’ai pas pu rester aussi longtemps dans la grotte, en réalité je suis comme toi d’une certaine manière, une bannie.»

Elle avait rarement évoqué ce sujet avec un autre congénère, peut être était-ce leurs nombreux points communs qui lui déliaient la langue ? Après tout, en plus d’avoir tous les deux fuient le nid trop jeunes, lui aussi était d’une couleur anormale en quelque sorte et elle aussi se retrouvait sur les routes après avoir du quitter son territoire, même si ce n’était pas un incendie mais une horde d’esprits en colère qui l’en avaient chassé.
Malheureusement, dès qu’elle se rendit compte qu’elle s’aventurait sur un terrain glissant elle se ferma comme une huître et changea de sujet.

«- Et sinon qu’est ce que je fais ici ? je vais vers le nord, on m’a dit qu’il y avait des choses à voir dans cette direction. J’ai eu quelques problèmes avec mon territoire alors j’ai préféré m’éloigner pour quelques temps.» Mais y retournerait-elle jamais un jour ? Elle avait vraiment eut très peur lorsque les esprits l’avait attaquée dans les ruines. Elle se demandait si c’était pareil pour AuXyl. Elle craignait de sentir sans cesse un regard dans son dos en y retournant.

«- Percebrise c’est ça ? Pas PerCebrise ou PerceBrise ? C’est vrai que c’est un nom peu commun, qu’est ce que ça signifie ? Je ne maîtrise pas très bien les langues hominidées.»

Dire qu’elle ne les maîtrisait pas très bien était un euphémisme, c’était à peine si elle pouvait poser une simple question en Parl. Il faut dire que ce n’était pas sa vie parmi les crocodiles, ni son séjour au Lavadôme, où tous les esclaves savaient s’exprimer en draquine, qui l’avaient aidé à conserver le peu de mots qu’elle avait eu le temps d’apprendre auprès de sa mère.





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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Jeu 6 Avr 2017 - 10:18


Percebrise écouta attentivement sa réponse, perplexe. Il était certain que cette draque était une exception car les femelles restaient bien au nid jusqu’à la sortie de leurs ailes ; tandis que les mâles, en revanche, devaient se séparer de leur parents dès leurs premières flammes. Cependant il n’énonça rien de ce qu’il pensait, en tout cas, il préféra la laisser continuer sans lui couper la parole ; sans compter qu’il était fort probable qu’il l’ait froissée en mentionnant sa couleur et la morphologie de sa queue pour le moins singulières.

Le fait qu’elle se considère comme bannie le fit tiquer. Il était très rare que des femelles soient bannies : en temps normal, la désignation ne concernait que le dragonnet vaincu par le champion de la couvée qui parvenait à survivre. Quand cela arrivait à des dragonnettes, c’étaient parce qu’elles étaient reniées, ou avait fait quelque chose de très grave ; et il était extrêmement rare que des spécimens aussi jeunes soient capables de faire des choses affreuses.
Il assit son arrière train dans l’herbe touffue, les tiges sèches râpant contre ses écailles claires.

Elle enchaîna vite sur la réponse à la deuxième question et il apprit qu’elle se rendait dans le Nord. Il repensa à la vallée de Sadda, l’île de Glace, toutes les petites aventures qui lui étaient arrivées. Cela le fit se sentir un peu las ; il réalisa qu’il ne faisait que parcourir et reparcourir des terres qu’il avait déjà foulées maintes fois. Le monde lui parut très petit tout à coup et il se demanda si cela en valait la peine de continuer à voyager à travers le royaume. Une idée germa dans son esprit ; mais il la garda pour plus tard.

Percebrise c’est ça ? Pas PerCebrise ou PerceBrise ? C’est vrai que c’est un nom peu commun, qu’est ce que ça signifie ? Je ne maîtrise pas très bien les langues hominidées.

Il fallait qu’il lui explique l’histoire, comme il l’avait fait à des centaines de reprises depuis le début. Mais cette fois il y mit moins d’entrain.

Non non, c’est bien Percebrise. En fait, je l’ai choisi pendant mon premier vol. Je trouvais ça joli. Perce, ça vient de percer et la brise, c’est le vent. Tu peux le traduire par “Fend-le-Vent, ou Fend-la-Bise”, mais en plus… Original.

Il lui laissa le temps d’assimiler ce qu’il venait de lui dire. Ironie du sort : pendant ce temps, la brise s’était changée en un vent un peu plus fort et bien qu’il fasse toujours grand soleil, une mer de nuages d’un gris pâle uniforme était apparue, longeant toute la ligne de l’horizon.

Et sinon, je me dirige vers l’ouest, vers la Mer Ensoleillée. Dis, de quoi as-tu entendu parler concernant le Nord ?
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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Dim 9 Avr 2017 - 10:59




“Non non, c’est bien Percebrise. En fait, je l’ai choisi pendant mon premier vol. Je trouvais ça joli. Perce, ça vient de percer et la brise, c’est le vent. Tu peux le traduire par “Fend-le-Vent, ou Fend-la-Bise”, mais en plus… Original.”

En effet, pour être original c’était original. Maintenant qu’il l’avait traduit en draquine, il semblait bien à Zathiir que la «Brise» en hominidé était une des nombreuses appellations du vent. Comme les langues étaient compliquées ! Les crocodiles, eux, n’utilisaient presque jamais de mot. Toute la communication se faisait par la posture, les grondements et le regard, et les rares mots échangés étaient dans le langage simple des animaux et parfois même, et ce à sa plus grande surprise lorsqu’elle était arrivée sur leur territoire, en draquine ! Mais même si ce dernier cas restait plutôt rare, il avait eu tendance à se démocratiser durant sa longue période de vie parmi les sauriens.

“Et sinon, je me dirige vers l’ouest, vers la Mer Ensoleillée. Dis, de quoi as-tu entendu parler concernant le Nord ?”

«- Et bien... j’ai entendu parler d’un lac rouge, de montagnes fumantes, de choses comme ça. Mais je doute que ce soit vrai. Et de toute façon j’ai commencé à me diriger vers le nord pour sortir d’un orage qui descendait vers le Sud. Les destinations sont venues après, c’est qu’ils sont bavards ces vieux vautours.» Expliqua-elle en levant les yeux vers le ciel sans nuage, comme pour voir si l’un de ces rapaces planait en ce moment au dessus d’eux. Les carcasses de lapin qu’elle laissait derrière elle avait souvent pour effet de les attirer, mais depuis qu’elle s’était même mise à avaler les os pour combler plus longtemps sa faim ils avaient arrêté de la suivre comme des chiens mendiants.

Voyant que le blanc s’était assis, elle décida de faire de même. Mais ses pattes endolories réclamèrent plus de repos alors elle finit par se coucher dans l’herbe, la tête relevée comme une statue de sphinx. Ainsi elle pouvait se permettre de souffler tout en restant attentive et réactive car, même si son interlocuteur n’avait pas l’air très dangereux, il demeurait tout de même un dragon alors qu’elle n’était encore qu’une draque. Fais confiance, mais garde l’oeil ouvert.

«- La mer ensoleillée ? J’en ai entendu parler. Il paraît que c’est très beau et que la nourriture n’y manque pas mais que les eaux sont infestées de bateaux hominidés. Cependant les côtes sont vastes. J’irai peut être un jour si les Esprits me le permettent. Si je peux te poser la question: que comptes-tu faire là-bas ? Tu penses t’y installer ou est-ce juste une étape ?»



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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Sam 15 Avr 2017 - 18:11


Sans piper mot, Percebrise la laissa lui expliquer les quelques destinations qui s’offraient à elle. Il ne serra pas les dents lorsqu’elle mentionna ce fameux “lac rouge” qu’il connaissait si bien, puisque de toute évidence il s’agissait de la Mer de Sang, au milieu de laquelle se situait son île natale. Seules ses lippes draconiques se pincèrent ; il visualisait le volcan fumant dans ses moindres détails, avec ses gerbes d’étincelles brûlantes qui jaillissaient inopinément en projetant des nuages de cendres et une multitudes de roches écarlates… Mm, mieux ne valait pas y penser, car cela lui faisait du mal. Le passé était une épine plantée profondément dans son cœur et dont il ne savait comment s’en débarrasser. Y avait-il une solution seulement… Ou était-ce le destin de tout le monde, devoir vivre avec un tel fardeau jusqu’à la fin de sa vie ?

Il suivit son regard jusqu’au ciel, où pas un seul nuage ne venait tacher le bleu azur qui les surplombait. Des vautours, c’était bien ce qu’elle venait de dire là ? Il plissa les paupières, en quête d’un de ces volatiles, mais il n’en aperçut aucun. Pas un oiseau ne planait au-dessus d’eux. Cela signifiait-il qu’elle pouvait discuter avec eux ? Son étonnement ne cessait de croître à mesure qu’il en découvrait un peu plus sur la nature de cette draque qu’il venait tout juste de rencontrer. Quand il était adolescent -et même dragonnet, étant donné qu’il avait été contraint de subvenir à ses propres moyens à lui tout seul dès les premières heures succédant sa naissance- il s’était toujours montré très individualiste n’avait jamais cherché à comprendre les dialectes des espèces étrangères, qu’il dénigrait fortement à l’époque. Seul le draquine et le parl lui avaient été utiles et c’était d’ailleurs bien les seules langues qu’il connaissait.

Sa garde entièrement baissée -après tout, que craignait-il ? Il continua de l’écouter, absorbant chacune de ses paroles. Il se posa de nombreuses questions quand elle mentionna les “Esprits”, dont il n’avait aucune conception ; car lui-même se tournait généralement vers celui qu’il aimait appeler le “Grand Anonyme”, dont la plus proche signification se résumait à... l’Univers. Ce qu’elle lui demanda en revanche, lui causa plus de soucis.

Et bien, euh....

La mer ensoleillée : nouvelle demeure, ou étape suivante ? En toute honnêteté, il n’en avait aucune idée, et vu qu’il n’avait pas vraiment de plan, il était clairement paumé. Littéralement comme au sens figuré -surtout au sens figuré.

Comme je te l’ai dit, je voyage un peu partout donc je n’ai rien prévu de spécial… Il va me falloir du temps avant de décider où m’installer, et ce n’est pas dit que je trouve un nouveau territoire qui me plaise, en particulier par les temps qui courent. Je ne sais pas si tu es au courant mais les tensions au Lavadôme sont presque palpables -j’en viens. Et il en va de même avec les hominidés quels qu’ils soient, et où qu’ils soient. À mon avi ça ne va pas s’arranger au cours des prochains mois ; donc je ne sais pas ce que je ferai une fois arrivé là-bas. Je ne pense pas m’y installer. Je ne sais pas si je resterai quelques jours ou si une quelconque inspiration me poussera longer la côte, ou même prendre le large. C’est un peu… La pagaille en ce moment. Je ne sais pas ce qui est le mieux à faire. En tout cas tu fais bien de te diriger vers le nord, car en bas, ça ne vaut pas le coup. Vraiment pas.

Zathiir avait finit par s’allonger dans l’herbe lisse. Percebrise la dévisagea. Un très mince sourire, quasiment imperceptible, vint légèrement recourber le coin de ses lèvres. Elle était petite, il s’en rendait compte à présent. À côté, lui faisait au moins trois à quatre fois sa taille. Elle avait à peine une paire de cornes, les siennes étaient déjà au nombre de trois -et oui, la troisième paire avait commencé à pousser ! Et il arborait déjà les stigmates de la dure école de la vie. Les nombreuses blessures qu’il avait reçues au cours de ses périples n’avaient pas laissé trop de traces, mais il avait toujours sa vilaine cicatrice au niveau du flanc gauche qui le lançait de temps à autre, et les précieuses voiles de ses ailes étaient déchirées en bordure. En somme, ce n’était pas grand chose. Dire que cinquante-cinq ans plus tôt, il espérait encore conserver sa beauté blanche pour toujours… Maintenant cela lui importait si peu.
D’une certaine manière, il l’enviait, car elle était jeune, elle avait encore le temps de rectifier ses erreurs si elle en avait jamais fait, alors que lui était voué à vivre avec démons jusqu’à la mort. Il avait envie de le lui dire, là, à l’instant : de profiter, de faire les bons choix. Mais premièrement, ç’aurait été très malvenu de s’imposer en tant que maître moralisateur ; et dans un second temps, la situation n’était certainement pas appropriée, vu qu’ils ne partageaient aucune affinité.
Il se coucha lui aussi, les pattes avant repliées sous son poitrail comme un félin âgé.

En fait, ça fait longtemps que je n’ai pas vraiment parlé à un autre de mon espèce… Enfin, je ne suis pas non plus en manque d’attention hein ! Pour être honnête j’entame une nouvelle période de ma vie. Ça pourrait être intéressant de discuter. J’en ai ma claque de tous ces dragons du Lavadôme. Tu pourrais peut-être me raconter un peu ton histoire. Ou moi la mienne, c’est comme tu préfères.

Il était bien conscient que la proposition pouvait paraître louche.
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MessageSujet: Re: La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)   Sam 6 Mai 2017 - 13:57




“Comme je te l’ai dit, je voyage un peu partout donc je n’ai rien prévu de spécial… Il va me falloir du temps avant de décider où m’installer, et ce n’est pas dit que je trouve un nouveau territoire qui me plaise, en particulier par les temps qui courent. Je ne sais pas si tu es au courant mais les tensions au Lavadôme sont presque palpables -j’en viens. Et il en va de même avec les hominidés quels qu’ils soient, et où qu’ils soient. À mon avi ça ne va pas s’arranger au cours des prochains mois ; donc je ne sais pas ce que je ferai une fois arrivé là-bas. Je ne pense pas m’y installer. Je ne sais pas si je resterai quelques jours ou si une quelconque inspiration me poussera longer la côte, ou même prendre le large. C’est un peu… La pagaille en ce moment. Je ne sais pas ce qui est le mieux à faire. En tout cas tu fais bien de te diriger vers le nord, car en bas, ça ne vaut pas le coup. Vraiment pas.”

Ainsi donc le dragon blanc revenait tout droit du royaume draconique ? A la mention du Lavadôme, le museau de la draque se plissa de manière significative autant par dédain que par dégoût pour tout ce que représentait à ces yeux ce pays d'écervelés. Ainsi le précieux rocher était en crise ? Rien de vraiment nouveau, les années de paix que le Dôme avait connues pouvaient sûrement se compter sur les écailles d’un dragon. De l’avi de Zathiir les dragons n’étaient pas faits pour vivre en société, c’était des créatures fortes, robustes, faites pour parcourir de vastes territoires et pour les défendre. Ce n’était pas des gros lézards couverts de bijoux qui n’avaient rien d’autre à faire de leurs journées que de pavaner devant leurs congénères comme des paons ! La Cime d’Argent avait été la preuve de la dangerosité de ce système: en société, le sang bouillonnant qui avait fait leur gloire s’affaiblissait et le Lavadome finirait par connaitre le même sort, ce n’était sans doute plus qu’une question de temps.

Percebrise avait finalement décidé de s’allonger aussi et la dévisageait d’une étrange manière sans qu’elle puisse réellement dire pourquoi. Il fut le premier à reprendre la parole.

“En fait, ça fait longtemps que je n’ai pas vraiment parlé à un autre de mon espèce… Enfin, je ne suis pas non plus en manque d’attention hein ! Pour être honnête j’entame une nouvelle période de ma vie. Ça pourrait être intéressant de discuter. J’en ai ma claque de tous ces dragons du Lavadôme. Tu pourrais peut-être me raconter un peu ton histoire. Ou moi la mienne, c’est comme tu préfères.”

Elle hésita. Pourquoi tenait-il à ce point à la connaître ? D’un autre côté cela faisait un moment qu’elle aussi n’avait pas parlé à un de ses congénères. C’était agréable et, de toute façon, il fallait bien qu’elle trouve une occupation à sa langue desséchée. Il faisait désormais tellement chaud qu’il était hors de questions de se remettre en route dans l’immédiat.

«- Très bien. Mais il faudra que tu me racontes la tienne.»

D’un mouvement de griff distrait, la verte chassa une mouche gênante qui venait l’importuner d’un peu trop près.

«- Je crois que suis née dans une grotte des Montagnes Rouges. Un hivers j’ai du quitter la couvée et j’ai descendu les rivières jusqu’à finalement m’arrêter dans un marais aux alentours du Dairuss.»

Comment parler de son histoire sans évoquer son enfance.

«- J’en ai fait mon territoire, il juste fallu que je m’habitue aux crocodiles qui sont des être bien plus sociables qu’on pourrait le croire. j’y ai vécu longtemps. La majorité de ma vie je dirais. Ajouté au fait qu’il y avait un lac dans ma grotte natale, cela à au moins le mérite de t’expliquer cette queue.» Dit-elle en illustrant son propos en frappant légèrement le sol de son membre aplati. «J’ai un peu voyagé une fois draque, pas beaucoup, mais je suis quand même allée jusqu’au Lavadôme où j’ai vécu quelques mois.» Ses écailles de foncèrent à ce souvenir. «J’ai fini par repartir et je n’y remettrai pas les sii de si tôt.» Et après une seconde de silence. «J’ai insulté un Skotl et tu dois avoir entendu parler leur sang froid légendaire. Bref, après ca je suis retournée sur mon territoire. Quelques temps plus tard certains événement m’ont poussée à quitter de nouveau mes marécages alors j’en ai profité pour aller voir plus loin et me voilà là.»

A la réflexion elle était plutôt satisfaite de son résumé assez peu révélateur. Elle était restée très vague sur ses premières années et sur son départ précipité, après tout comment raconter à un inconnu que vous avez quitté votre lieu de vie par peur d’un groupe d’hominidés morts ?

«- Des questions ?»

Pour cette dernière phrase par contre elle aurait peut être du se taire.

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La dure école de la vie (Percebrise ft. Zathiir)
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