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 Les fers tombent [Dji]

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MessageSujet: Les fers tombent [Dji]   Dim 6 Nov 2016 - 21:01


La forge était encore chaude de la journée qui venait de se dérouler. Les Nains avaient bien produit, aujourd’hui. C’était sans nul doute grâce à leur outil favori, qui leur permettait d’atteindre des températures vertigineuses très rapidement, afin de faire fondre le métal. Avoir un dragon comme immense allumette à volonté, voilà une idée pour laquelle jamais Harsig ne se féliciterait assez ! Le vieux nain regardait souvent son prisonnier sur le haut d’un balcon, et ce dernier le fixait en retour. L’un réfléchissait à tout l’or qu’il lui avait fait gagner, l’autre à comment il pourrait bien l’éviscérer pour que la souffrance dure un temps considérable. Nain et dragon se regardaient souvent en chien de faïence.

Mais ce soir, Harsig était fatigué, car le poids de l’âge commençait à se faire sentir. Il s’était retiré avant tout le monde, et seuls trois nains restèrent garder l’imposant NaRamsiin. Ce dernier soupira. Il espérait qu’ils seraient plus… Où était donc le challenge ? Enfin…

Il avait attendu son heure. Le soir était tombé, et l’un de ses geôliers, affublé d’une vilaine barbe rousse, avait baillé. C’était sans nul doute le moment. La muselière n’était plus ce qu’elle était. Il s’en défit sans bruit, et regarda d’un air suspicieux les gardiens postés à des endroits clés du grand hall de forge. Tous somnolaient sur leurs arbalètes, le regard dans le vide. Ha, qu’ils étaient mous. Qu’ils étaient gras. Ils ne méritaient même pas le sort qui les attendait, mourir face au plus formidable guerrier de tous les temps !

NaRamsiin se concentra sur les gros barreaux d’acier le retenant prisonnier. Il avait passé des jours et des jours à tester la solidité des écrous, à apprendre quel barreau était plus fragile qu’un autre, où il fallait frapper pour faire s’ébranler la stucture… Il lui avait fallu énormément de temps et d’énergie, mais il avait fini par connaître sa prison bien mieux que ses geôliers eux-mêmes. Ses points faibles étaient exposés, ses failles avaient été agrandies… Pouvait-on pardonner tant de négligence ? NaRamsiin sourit. Bien sûr. Ce n’étaient que des hominidés, après tout…

Lorsqu’un des gardes tourna la tête, le premier barreau sauta. Dans un grand bruit de ferraille qui grince, il partit en arrière, avant de retomber avec fracas sur le sol de pierre, le son se répercutant dans le hall. Un silence de mort s’ensuivit, le regard des sentinelles, médusées, braqué sur l’immense construction d’acier jetée à bas. Plusieurs barreaux sautèrent une fois encore, alors que le dragon s’extirpait de sa prison en grondant. Les nains, en panique, coururent se mettre en hauteur, et chargèrent leurs arbalètes. L’un des trois perdit son carreau en essayant de le placer sur son arme, tremblant de peur. Un arbalétrier plus rapide que les autres parvint à charger son arme, et tira un projectile en direction du dragon. Le carreau ricocha contre le bouclier posé sur l’œil balafré de NaRamsiin. Ce dernier gronda plus fort, et finit enfin de se libérer.

Il étudia les silhouettes des geôliers ; deux étaient encore là à tenter de recharger leurs armes. Un troisième avait été plus vif d’esprit, et s’était dirigé en courant vers le tocsin. NaRamsiin le vit, et lança son foua chargé de flammes dans sa direction. Le nain continua sa course, nimbé de flammes, avant de tomber au sol en gigotant, lançant des cris porcins et sporadiques dans l’air. Les autres s’abreuvèrent du spectacle, avant de lâcher leurs armes et de courir vers les galeries. NaRamsiin n’en avait cure. Ceux-là, il n’en avait cure. Lui, ce qu’il voulait, c’était Harsig, et les associés. Les vieilles barbes et leur or…

« La vengeance sera consommée chaude, ce soir… »

Il ricana, avant d’emprunter l’un des nombreux tunnels menant vers la salle des directeurs de la Compagnie. Sur son chemin, les nains hurlaient, se faisaient écraser, ou pire, finissaient en torches vivantes. Il ne fallut pas longtemps à NaRamsiin pour atteindre les grandes portes menant à l’intérieur de la salle. Là, il fracassa les gonds métalliques si fort, qu’il ne lui fallut que cinq coups pour les déloger, et les faire tomber, afin de pénétrer à l’intérieur de la salle…
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MessageSujet: Re: Les fers tombent [Dji]   Lun 7 Nov 2016 - 16:21

Qui a t'il de plus confortable qu'une bonne couche de paille fraîche bien épaisse ? Confort, douce odeur, chaleurs... Elle était soigneusement et richement entretenue cette grange. C'était grâce aux richesses que le dragon rapportait au propriétaire du ranch. DjiMiny adorait son lit de paille au cœur de sa grange du ranch de Clochemousse. Le soleil était déjà haut dans le ciel mais il faisant preuve de paresse aujourd'hui. Étendu de tout son long, il ronflait paisiblement sous l'oeil attendri d'une jeune mère hominidé tenant contre elle un jeune enfant humain âgé de 5 automnes. L'enfant, assis sur le genoux de sa mère elle même perché sur une énorme botte de paille, n'était pas du tout impressionné par l'immense créature qui dormait tout prêt. Au contraire, il était émerveillé par le dragon, son copain de jeu depuis toujours. La matinée semblait s'écouler sans fin... Mais un mâle humain dans la fleur de la jeunesse entra dans la grange et dit d'une voix fort :

« Mon amour ? Il faut réveiller le dragon. Un messager nain est arrivé avec un message pour lui. »

Le dragon. DjiMiny et ce mâle ne s'aimait pas beaucoup : ils se toléraient l'un l'autre, partageant le cœur de la jeune mère. L'humain connaissait l'avertissement : fais lui du mal et je te tuerai lentement... Le jeune femme faisait beaucoup d'efforts pour que les relations s'améliorent. Confiant l'enfant aux soins de son père, elle s'approcha de l'oreille du dragon :

« DjiMiny ? Allons mon p'tit loup réveil toi »

Dans un bâillement colossal, le dragon s'éveilla. Quelques minutes plus tard il était sorti, une petite heure plus tard il avait prit son envol pour la cité des nains du Diadème. Le voyage de Clochemousse aux mines du Diadème prend facilement une petite semaine à Isshaku, le nain marchant ambulant. A vol de dragon, il fallut beaucoup moins de temps à DjiMiny pour rejoindre les mines. Il pénétra dans la cité comme dans sa propre maison et distança même son guide habituel. Il passa devant la foule qui attendait une entre-vue avec les dirigeants de la compagnie en mettant chacun au défi de râler. Il n'y resta qu'une quinzaine de minutes, prenant en connaissance sa mission et discutant de son salaire et différentes conditions.

C'est ainsi qu'il arriva en toute fin d'après midi chez les Nains de la Roue de Feu, un clan nommé «la Compagnie du fer » ou quelque chose comme ça. A vrai dire, le nom de ce clan DjiMiny s'en fichait. L'accueil ne fut pas chaleureux mais armé. Nullement impressionné le dragon se posa devant l'entrée de la cité rapidement menacé par les soldats. Il s'écria d'une voix forte :

« Je suis DjiMiny, envoyé par le Diadème pour une transaction marchande avec vos dirigeants. Votre méfiance est inutile. »

Un nain lourdement armé, à l'armure d'or s'avança, ordonnant aux autres de baisser leur armes et exigea que le dragon dépose ici même sa marchandise pour une inspection douanière. DjiMiny gronda :

« Votre inspection se déroulera dans le feu et le sang si vous ne changez pas d'attitude. Veuillez me conduire auprès de vos dirigeants. Souhaitez vous porter la responsabilité d'une augmentation des taxes de livraison ? »

Le nain fronça les sourcils : il savait que le Diadème avait le pouvoir d'augmenter les taxes sur rapport de l'un de leur livreur. Le gradé savait que le commerce avec la compagnie sont essentielles à la survie du clan de la Roue de Feu. Il invita le dragon à le suivre. DjiMiny le suivi jusqu'à une salle richement décorée. Le nain demanda au dragon de patienter quelques minutes. Pénétrant dans la salle, DjiMiny se présenta. La transaction débuta comme d'habitude : le dragon présenta le parchemin sur lequel était inscrit la commande, les conditions et les tarifs. Puis il déposa un petit coffret sur une grande table chic, en l'ouvrant il dévoila sous l'oeil émerveillé des nains des dizaines de petites émeraudes et autres pierres précieuses de grandes valeurs. Chacune étaient taillées d'une main de maitre. Nul doute que cette marchandise était d'une grande valeurs.
DjiMiny, comme le voulait le protocole, détailla la marchandise puis, refermant le coffre, il réclama son paiement. Les nains négocièrent le tarif mais s'opposèrent à un véritable mur. La Roue de Feu décida de changer de stratégie en affirmant que le larbin du Diadème avait engendré des dépenses inutiles en mettant la garde du clan en alerte. DjiMiny gronda et claqua des mâchoires :

« Souhaitez vous entrer en conflit avec le Diadème ? Votre clan n'a pas les moyens de se passer de nos services. Un conflit avec le Diadème signifierai l'extinction de votre clan. Ce n'est qu'un simple avertissement. Sachez qu'à la prochaine transaction, une taxe supplémentaire vous sera facturé en raison de l'insulte. »

Le chef de clan ouvrait la bouche pour répliquer lorsqu'un terrible choc secoua la grande porte. Profitant de la surprise, le chef de clan s'empara du coffre et s'enfuit. Le rugissement de DjiMiny tua sur le coup le nain le plus proche de sa gueule. A l'instant ou la porte, DjiMiny avait coincé le groupe de nain dans un coin de la salle, à l'opposé de la porte et gronda d'une voix forte :

« Voleurs ! Selon l'article 37 alinéa 5 du contrat,  en cas de vol, le dragon obtient le droit de saccager les lieux jusqu'à récupération de la marchandise ou paiement intégral de la transaction ! J’obtiens de ce fait le droit d'effectuer la destruction de biens matériels et vivant. Faites vos prières ! »

Le nain à l'armure d'or effectua un geste pour dégainer son arme mais DjiMiny le balaya d'un revers de patte puis il cracha un jet de flamme sur les nains restant. Se retournant, il jeta un regard à l'autre dragon. Il lui lança d'une voix neutre :

« Je vais ravager cette endroit jusqu'à obtenir ce que j'étais venu chercher avec un supplément de métaux et de sang. Aide moi ou écarte toi de mon chemin »

DjiMiny s'avança vers lui, il se dirigea à la suite du nain chef de clan or le dragon était sur son chemin...
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MessageSujet: Re: Les fers tombent [Dji]   Mar 8 Nov 2016 - 11:45


NaRamsiin ne s’était pas vraiment attendu à cela en entrant dans la Salle de Commerce. Là où il s’attendait à trouver un dernier baroud d’honneur de la part des rares nains encore en vie de la Compagnie, il y vit seulement quelques hominidés apeurés dans le coin d’un mur, alors qu’un autre dragon les effrayait et les tuait allègrement. C’était un bleu bien équilibré, bien que doté d’un maintien étrange. Le dragon borgne était alors partagé entre deux sentiments ; le plaisir inavoué de retrouver enfin un congénère après soixante années de captivité, et la sourde colère qui poignait doucement en son cœur, alors qu’il déclarait vouloir saccager la Compagnie à sa place. Le grand dragon bleu nuit grondait. Néanmoins, il y avait moyen que tous deux obtiennent réparation.

« Six décennies que je patiente pour ma revanche. Soixante années d’humiliation ! Cette vengeance est mienne, dragon. Prends ton or, massacre les gardes… Mais Harsig et ses vieilles barbes sont à moi. »

NaRamsiin se tourna alors dans la direction qu’avait prise le nain. Il boitait sévèrement, mais avait atteint la porte de la salle des directeurs, où les derniers nains lourdement cuirassés refermaient les portes à la hâte. Coléreux, NaRamsiin avait lâché un cri de guerre, avant de se précipiter vers la porte en courant, tête baissée. Ça passe ou ça casse, si ça casse ça trépasse. Et à une vitesse affolante, il alla percuter les gonds en acier avec son crâne dur et ses cornes épaissies par le temps. Les portes furent défoncées, et les nains projetés dans tous les sens. Il entendait derrière lui que d’autres hominidés aboyaient des ordres. Les arbalétriers qu’il avait laissé s’échapper étaient revenus en force, dans les couloirs. Mais il n’en avait cure. Un coup de queue les tuerait tous, ou bien l’énigmatique dragon qu’il avait rencontré plus tôt.

Pour l’heure, il pénétrait dans la salle à pas mesurés, afin d’effrayer sa proie. Harsig et ses deux associés reculaient en tremblotant vers la porte de secours. L’un d’eux y alla bien trop rapidement au goût de NaRamsiin, qui envoya un jet de flammes sur la porte, grillant l’un des vieillards sur place. Les derniers geignirent, et se mirent à trembler de peur. L’œil fou du dragon bleu s’attardait sur Harsig, alors qu’un grand rictus déformait ses babines.

« Tiens, tiens, tiens… C’est un tout autre regard qui me transperce, n’est-ce pas ? Où est passée ta fierté, petit hominidé ? Serait-elle morte en même temps que ton misérable peuple ? »

Harsig se mit à genoux, les mains jointes. Mais avant qu’il ait pu dire quoi que ce soit, NaRamsiin avança sa tête vers lui.

« Pas le temps pour les remords, vieillard ! Ta honte est grande ; étouffe-toi avec. »

Sa patte poussa le vieux nain à terre, avant de se poser dessus, et d’appuyer légèrement. Le buste du vieux Harsig commença à se comprimer, et ses cris de désespoir commencèrent à se changer en toux rauque et longue. Le visage de NaRamsiin transpirait la folie qui l’habitait en cet instant, alors qu’il regardait fièrement les bras du nain gigoter dans tous les sens. Une pression supplémentaire, et la voix de Harsig n’était plus qu’un mince filet sonore, alors que ses yeux auraient tout aussi bien pu sortir de leurs orbites.

Le supplice du chef dura quelques instants, bien trop courts au goût de NaRamsiin. Et une fois le dernier souffle de Harsig échappé de son corps écrasé, le dragon appuya une dernière fois dessus, pour le faire disparaître sous sa patte dans un cri de victoire, mêlé d’un rire sardonique particulièrement inquiétant. Il ferma son œil valide, profitant de la douceur du moment, avant de se retourner, et de tomber nez à nez avec le jeune dragon qui semblait l’avoir vu. Il l’étudia un instant en silence, tentant de savoir quel genre de dragon il était.
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MessageSujet: Re: Les fers tombent [Dji]   Mer 9 Nov 2016 - 13:49

DjiMiny faisait face à un dragon impressionnant : âgé de facilement deux fois son âge, il était sans nul doute bien plus taillé pour la guerre que le jeune dragon de Clochemousse. Celui ci nota la protection sur son œil. Etait-il borgne ? DjiMiny ne s'était jamais vraiment battu contre un autre dragon. Oh certes il s'était bagarré de nombreuses fois avec les copains draques mais ce n'était jamais du sérieux. Mais il n'eut pas à s’inquiéter longtemps :

« Six décennies que je patiente pour ma revanche. Soixante années d’humiliation ! Cette vengeance est mienne, dragon. Prends ton or, massacre les gardes… Mais Harsig et ses vieilles barbes sont à moi. »

Six décennies ? Ce dragon fut il prisonnier des nains tout ce temps ? Si tel était le cas, DjiMiny comprenait sa rage. Il exigeait que cette vengeance soit sienne et le jeune dragon lui accorda avec plaisir : lui ne voulait que récupérer son bien. Il observa l'autre dragon s'éloigner dans les couloirs en ravageant tout sur son passage. C'est bien il dégageait la voie : le voleur s'était enfui dans cette direction.
Un râle d'agonie attira l'attention du dragon qui se retourna. : c'était le nain à l'armure d'or qui n'était pas encore mort. Il était cependant grièvement blessé. DjiMiny s'en approcha. La dernière vision du nain fut l'abysse ténébreusement organique d'une gueule de dragon. Le super prédateur en apprécia le goût : son armure craquait agréablement sous la dent. Il se dirigea ensuite à la suite de l'autre reptile.

DjiMiny devait avouer qu'il faisait un travail remarquable : les couloirs étaient ravagés... et remplie de cadavres. Le dragon fouilla chacune des salles en vitesse. La première était vide. Dans la seconde il trouva une bande de naines apeurées : il leur rugit à la face pour les effrayer d'avantage. Plusieurs tombèrent évanoui, toutes hurlèrent. Quittant la pièce, il en inspecta une autre. Il trouva une réserve d'armes mais n'y accorda aucune importance. Une porte un peu plus grande que les autres attira son attention. Jackpot ! C'était la porte du réfectoire ! Une table immense s'y trouvait en son centre encore garnie de plats de toute sorte. Poulets, sanglier, légumes, féculents... Il eut la surprise de trouver quelques dizaines de nains rassemblé dans les profondeurs de la pièce. DjiMiny rugit :

« J'exige que chacun offre un paiement en objet précieux au Diadème pour conserver la vie sauve ! »

« Jamais ! » Hurla un nain.

La réaction du dragon fut immédiate : il se jeta dans le tas de nain, en piétina plusieurs et croqua l'insolent. La panique dispersa le groupe d'hominidé mais DjiMiny retournait déjà vers la porte pour barrer la retraite. Les nains s’exécutèrent en hurlant pitié et chacun vint déposer une bourse pleine d'or ou des objets serties de pierres précieuses sur la table. DjiMiny les fourra dans la poche de son harnais et quitta la pièce sans faire d'autre victime. Une dernière pièce restait à inspecter avant de rejoindre l'autre dragon mais la porte était bloquée : de nombreux nains y étaient retranché.  DjiMiny se tassa contre le mur et se jeta de tout son poids contre la porte provoquant les hurlements des nains situés de l'autre coté. Il fallut un second choc pour que l'ouverture soit fracassée. DjiMiny y pénétra en grondant. Il rencontra quelques gardes armé qui moururent carbonisé. Assez petite, la salle était cependant encombré de papier, de lingots d'aciers et d'or ! DjiMiny s'offrit un véritable festin. Il croqua deux nains et fourra une bonne vingtaine de lingots dorée dans son harnais. Il récupéra également une dizaine de lingots d'aciers pour le Diadème et plongea son museau dégoulinant de sang dans un wagonnet plein à ras bord d'or. C'est la gueule pleine et tout mâchouillant qu'il assista à la mort du voleur par l'autre dragon. DjiMiny fit une halte pour lui rendre son regard tandis qu'il terminait son repas. Il laissa alors échapper un rot satisfait mais n'eut pas le temps de parler qu'une quarantaine de nains armés jusqu'aux dents déboula dans la pièce en hurlant. Ils se placèrent en position de combat. Vingt d'entre eux étaient armé de hallebardes, dix d'épées et de petites armes et une dizaine d'autres d'arcs et arbalètes.

La réaction de DjiMiny ne fut pas totalement draconique : Il baissa la tête et retroussa les babines dévoilant ses redoutables crocs au seins desquels étaient encore coincés morceau d'or et de chairs. Oreilles en arrière, son regard étaient celui d'un prédateur mortel. Sa queue était relevée. Le grognement qu'il effectuait était troublant : il était à mi-chemin entre le loup et le dragon, sa position trahissait d'ailleurs son enfance parmi les canidés.

Il profita de la surprise de quelques nains pour mettre fin à la phase d'intimidation. Il cracha son fouaa en arc de cercle afin que chacun d'entre eux soit touché puis il se lança vers eux. Mais encore une fois, ce n'était pas une allure de dragon : beaucoup plus rapide, beaucoup plus harmonieuse c'était celle d'un loup. Ignorant totalement si l'autre dragon était dans la mélée ou non, DjiMiny piétina, balaya de la queue, carbonisa, déchira d'un coup de griffe mais surtout il mordit ! Attrapant les corps à pleine gueule, se délectant de craquement jouissif des os et du flot de sang qui l'accompagnait. Lorsque chaque nain fut massacré, DjiMiny  s'éloigna vers le centre de la pièce et l'inspecta à la recherche de quelque chose. Il avait deux hominidés en gueule dont l'un était encore en vie, le corps transpercé par un croc. Le coffre ! Ou est le coffre ?
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MessageSujet: Re: Les fers tombent [Dji]   Sam 19 Nov 2016 - 13:50


Aussitôt avait-il posé son regard sur l’étrange dragon, que ce dernier semblait se repaître d’un métal plus que riche et précieux. L’œil de NaRamsiin s’illumina un instant. Il était prêt à lui sommer de lui dire où il avait bien pu trouver l’or dont il se gavait, lorsqu’il entendit des pas dans l’immense couloir. Une quarantaine de petits hominidés se trémoussait dans leur direction, porteurs de hallebardes et d’arbalètes. La réaction de son compagnon de fortune fut immédiate, et bien singulière. Une position qui lui faisait penser plus à quelque bête sauvage qu’à un véritable guerrier du Lavadôme. A chacun son style ? Le sien était de ces vieilles traditions militaires, les ancestraux enseignements des guerriers d’élites, la forme la plus pure de combat, transmise par les baroudeurs les plus irascibles de la Garde et de l’Armée.

Il fit face aux nains dans une posture presqu’arrogante, mais empreinte de majesté. Il s’apprêtait à leur lancer une invective, lorsque son comparse lâcher son foua, et se rua contre les hominidés toutes griffes dehors. NaRamsiin regarda le carnage opéré par le dragon furibard, et secoua la tête. Le massacre serait rapide. Mais, voyant les arbalétriers lever leurs armes en direction de son frère d’écailles l’alerta, et c’est d’un souffle ardent qu’il enflamma toute la rangée bien alignée, qui n’eut même pas le temps de décocher un seul carreau. Deux hallebardiers, plus courageux ou stupides que les autres, vinrent planter leurs armes dans la patte de NaRamsiin. Ce dernier les regarda faire, avant de donner un coup de patte fulgurant, les envoyant se briser la colonne contre les murs froids et pierreux de la Montagne.

Satisfait, il regarda le carnage. Il exultait. Tout en lui semblait prêt à bondir en avant, d’un seul mouvement, et sa gorge était tentée de pousser un rugissement de victoire. Soixante années ! Soixante années enfermé, traité el un esclave ! Enfin, il reprenait les rennes de sa vie. Enfin, il était à nouveau libre, et prêt à retourner au Lavadôme se venger de cet ignoble CuMox. Il l’avait eu en traître la dernière fois. Et quand il le verrait revenir, il aurait peur. NaRamsiin sentait presque sur lui le regard fiévreux et apeuré du dragon noir, une fois qu’il serait devant lui, sans aucune escorte que ce soit… il l’aurait mise hors d’état de nuire bien avant, ho que oui ! Rien ne pourrait arrêter sa vengeance !

… Sauf un peu d’or à se mettre sous la dent.

Depuis combien de temps n’avait-il pas pu goûter à une once de métal aurifère ? Depuis sa capture. Quelle horrible chose. La faim se mêlait à la colère, et dans son ventre, un orage se formait. Du cuivre. Ces affreux nains l’avaient nourri au cuivre durant toute sa captivité ! Quel genre d’espèce se considérant civilisée pouvait commettre un tel acte ? Ces hominidés n’étaient que des animaux…

Il lorgna sur le côté, où un coffre semblait caché dans un renfoncement. Intrigué, il se dirigea vers lui et s’en saisit. Il l’ouvrit, et vit le contenu, presque tenté de l’avaler tout cru. C’est alors que l’autre dragon se retourna vers lui. Leurs regards se croisèrent, et NaRamsiin sourit. Il le voyait maintenant. C’était cela que cherchait donc son congénère. Il traîna doucement le coffre jusqu’à lui, le regard toujours braqué sur le dragon. Il tapota le bois du coffre.

« Je suis disposé à te le laisser. En gage de bonne foi. Mais pas si vite. »


Il étendit légèrement son cou. Son œil était presque fou.

« Dis-moi où je peux trouver de l’or et des pierres rares par ici, et le coffre est à toi… Allez, dis-le… »

Il commençait à respirer bruyamment.

« Je veux savoir où me repaître de ce délicieux métal que tu avais tout à l’heure dans la gueule ! Maintenant ! »

Son obsession allait grandissante. Il ne se souvenait plus du goût de l’or, seulement qu’il l’avait apprécié. Mais cette appréciation, si floue dans ses souvenirs, s’était mue en une sorte de fantasme exagéré, comme si manger de l’or était la chose la plus exquise en ce bas monde qui était le sien…
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MessageSujet: Re: Les fers tombent [Dji]   Mer 21 Déc 2016 - 11:07

Le sang coulait de la gueule de DjiMiny mais ce n'était pas le sien. S'il n'était pas rassasié, l'odeur du liquide vermeille mélangée à celles des métaux précieux et l’excitation du combat le rendrait sûrement un peu fou. Mais l'estomac de DjiMiny était lourd de viande et de métal. Le mouvement de l'autre dragon attira son attention : le coffre ! Il s'était emparé du coffre! L'inconnu tapota le bois du coffre et dit :

« Je suis disposé à te le laisser. En gage de bonne foi. Mais pas si vite. »

Il étendit légèrement son cou. Son œil était presque fou.

« Dis-moi où je peux trouver de l’or et des pierres rares par ici, et le coffre est à toi… Allez, dis-le… »

Il commençait à respirer bruyamment.

« Je veux savoir où me repaître de ce délicieux métal que tu avais tout à l’heure dans la gueule ! Maintenant ! »

DjiMiny le regardait droit dans les yeux, utilisant le pouvoir de l'oeil qu'il apprit auprès des loups et des chiens de berger. Un grondement naissait au fond de sa gorge mais le dragon lui interdisait de s'exprimer. Il reflechissait et la sagesse lui dictait de ne pas être agressif. DjiMiny n'allait pas se laisser dicter sa conduite par un chantage pareil, les nains du Diadème lui ont apprit deux ou trois petites choses... D'une voix douce et neutre mais prédatrice il répondit :

« Oh allons. Nous n'allons pas nous battre pour une si petite chose alors que ces mines sont remplies d'objets bien plus précieux... »

Il laissa la note s’éteindre avant de poursuivre en y ajoutant une subtile note menaçante bien qu'il restait toujours dans une diplomatie commerciale :

« Ce coffre appartient à la puissante compagnie du Diadème. Un vol serait synonyme de traque jusqu'à réparation ou la mort, il serait malheureux d'en arriver là n'est-ce pas ? »

DjiMiny laissa à nouveau le temps à la note de s'éteindre. Il avait créé une étrange ambiance : lourde avec une pointe de menace mais positivement diplomate. La position de son corps, la dernière note et l'intensité de son regard était clairs : il n'avait pas fini de parler et malgré le silence, ce n'était pas à l'autre dragon de parler.

« Allons dépose le coffre et je m'engage au nom du Diadème à abandonner toute poursuite contre toi et te laisser l'intégralité des richesses encore présentes en ce lieu »

DjiMiny avait finis de parler, usant de mouvement infime, il se mit en attente. Il savait que son contrat lui enlevait toute responsabilité dans ce genre de situation, il avait d'ailleurs assez d'information pour lancer une traque sur le voleur. Il connaissait les méthodes des nains, un voleur ne restait jamais en fuite très longtemps...
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Les fers tombent [Dji]   Ven 11 Aoû 2017 - 18:01

Rp abandonné semble t-il...
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