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 Oswein - "Comme une plume de papillon" - Kira, Oléron, Été 2016

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MessageSujet: Oswein - "Comme une plume de papillon" - Kira, Oléron, Été 2016   Mar 9 Aoû 2016 - 2:59

OSWEIN


    Qui suis-je ?

Nom : Mathilde
Âge : 19
Comment avez-vous connu le forum ? Google.
L'aimez-vous, comment le trouvez-vous ?
Votre niveau en RPG : Standard.
Avez-vous déjà lu les livres de l'Âge du Feu d'E.E. Knight (lesquels) ? Tous.
Autre(s) compte(s) : Percebrise.
Code du règlement : Auto-validation.


    Mon Personnage

Nom : Oswein (Le Petit Rossignol)
Âge : 25 ans, né en Été à Portangue
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Rang général – Rang de Guilde : Voleur
Attirance sexuelle : Hétérosexuel
Histoire :
- Haelia !
La jeune fille de seize ans se retourna. Ses chevaux blonds suivirent le mouvement et retombèrent doucement sur son visage pâle.
- Haelia, ma douce Haelia. Tu n'oublies pas quelque chose ?
L'interpellée fronça les sourcils, signe de sa réflexion intense. Gourde, vivres, onguents au cas où, et elle avait bien pris le morceau de cristal de roche qui lui avait été offert à la naissance... Tout était bien rangé dans son sac, et elle était fin prête à rejoindre les autres. Qu'avait-elle pu oublier, elle qui était si soigneuse et organisée ?
Un simple regard posé sur son père et elle comprit les intentions de ce dernier. Sans s'y prendre à deux fois, elle bondit en avant et ses bras s'enroulèrent autour du cou de ce-dernier.
- J'ai cru que tu allais partir sans même me dire au revoir.
Haelia resserra son étreinte.
- J'y ai bien cru aussi. Je m'en serais voulu, papa. Qu'est-ce que j'en ai marre d'être aussi tête en l'air !
- Ne t'inquiète pas. Maintenant va. La Pierre de Vie t'attend !
- J'ai tellement hâte de la retrouver ! À mon retour je te raconterai tout, comme la dernière fois. Je me demande ce qu'elle va me dire... Si elle me dit quelque chose.
- Tu le sauras en temps et en heure. Elle te parlera, il est évident que tu as hérité du don de ta mère. Allez, file, les autres t'attendent.
- Où est maman ?
- Avec tes sœurs. Oust !
Il poussa gentiment Haelia vers l'avant et cette dernière rejoint le petit groupe en trottinant. Elle se plaça d'office à côté de Laisla, son amie aux cheveux roux et tout le monde se mit en marche.
- Je me sens fiévreuse tellement j'ai envie d'être déjà arrivée, confessa la rouquine à l'oreille de sa camarade.
- Je comprends... Allez, prenons notre mal en patience. De toute façon, on a plusieurs jours devant nous.
Haelia se concentra sur le bruit de ses pas qui s'enfonçaient dans la neige, mais ses pensées dérivèrent sur la première fois qu'elle avait du se rendre à la Pierre de Vie, accompagnée de tous les enfants de son âge -elle avait alors huit ans à cette époque là. Chaque membre du village devait se rendre à la Pierre de Vie dès huit ans, puis tous les quatre ans jusqu'à vingt ans ; cet âge passé, ils n'étaient plus obligés d'y aller puisque chacun choisissait sa fonction. Haelia allait probablement, comme sa mère, devenir guérisseuse en plus d'être voyante. Elle n'avait pas besoin de méditer auprès de la Pierre de Lune pour avoir des visions, et lorsqu'elle se trouvait tout près de celle-ci, les images et les sons qui se formaient dans son esprit étaient plus clairs et plus précis que ceux de n'importe qui d'autre qui n'avait pas le don de voyance. À l'occasion de ses deux voyages précédant, elle avait tissé des liens très forts avec la Pierre de Vie. Elle avait hâte de la retrouver.
Quelques jours plus tard...
Haelia plissa les paupières. Non, elle ne rêvait pas : les montagnes qui encerclaient la Vallée de Cristal, là où se trouvait la Pierre de Vie, se dessinaient sur l'horizon. Elle sentit l'impatience naître dans sa poitrine et, par réflexe, elle s'empara du morceau de cristal qui lui avait été attribué pour le serrer fort dans le creux de sa main. Enfin !
Les deux chiens qui les avaient accompagné s'élancèrent à toute vitesse vers les montagnes. Ils sentent déjà la puissance cachée dans cette vallée... Haelia aussi avait envie de courir à toute vitesse avec eux, mais elle savait que cela ne servait à rien. Le soleil était au zénith : encore une demi-journée de marche et ils seraient enfin arrivés. C'était inutile de se fatiguer aussi bêtement.
Le blizzard se leva au moment ou le groupe pénétra dans la vallée. Il fallut encore une heure pour qu'ils atteignent la grotte ou se trouvait la fameuse pierre, mais aux yeux d'Haelia, ils étaient déjà arrivés. La magie de ces lieux éternels avait déjà envahit son cœur et il ne lui en fallait pas plus pour qu'elle se sente complètement heureuse et détendue.
- Asseyez-vous.
Haelia s'exécuta en silence, mais son regard brûlait d'impatience. La Pierre de Lune se dressait devant elle, si transparente, si pure, si majestueuse. Elle semblait s'imposer comme la reine de tous les cristaux.
Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Que la cérémonie commence.
Haelia ferma les yeux et respira profondément plusieurs fois, jusqu'à ce qu'elle soit complètement calme. Dès que sa respiration se fit plus régulière, elle s'isola totalement du reste du monde. Il n'y avait plus qu'elle avec la pierre. Les autres n'étaient plus. Voilà qu'elle était prête.
Lentement, elle tendit un bras vers la Pierre de Vie. J'attends ce moment depuis si longtemps.
La pulpe de ses doigts entra en contact avec la surface à la fois brûlante et glaciale de la pierre, mais elle ne s'était pas attendue à la sensation de vertige qui s'empara de son corps. Elle eut l'impression d'être entraînée dans le vide. Haelia serra les dents. J'avais oublié... C'est normal. Ça va passer.
Elle rouvrit ses yeux.
La grotte avait disparu. À la place, elle se trouvait dans une clairière entourée d'arbres : c'était le lieu de rendez-vous. Elle leva les yeux vers le ciel et vit que les étoiles scintillaient tranquillement dans la voûte céleste. Elle attendit.
La voilà...
Un orbe luminescent se matérialisa en face d'elle. C'était l'âme de la Pierre de Vie, qu'elle avait rencontré à chaque fois qu'elle était venue. Haelia se releva. Elle sentit des fourmis parcourir ses jambes minces et engourdies mais la sensation s'évanouit aussi vite qu'elle était apparue. Haelia s'avança avec légèreté en direction de l'orbe et approcha ses deux paumes pour s'en saisir le plus délicatement possible. Une décharge d'énergie traversa son corps. Ses yeux se révulsèrent dans ses orbites et les images se mirent à défiler à une vitesse ahurissante sans qu'elle ait le temps de comprendre ce qu'il se passait.
Les ténèbres. Un champ de bataille recouvert de cadavres humains et draconiques. Un loup blanc hurlant à la lune, avant de s'effondrer dans une mare de sang. Des flèches enflammées qui fendaient le ciel, des projectiles qui partaient dans tous les sens... Et un dragon, un dragon immense, prêt à tout détruire pour régner sur le royaume...

♦ ♦ ♦

Portangue était une ville fort charmante. Pas la plus luxueuse de toutes, mais peut-être bien la plus agréable. Une ambiance de fête y régnait toute l'année, y compris l'hiver. C'était fort probablement les maisons à colombages qui faisaient une grande partie du charme de la cité ensoleillée. Haelia n'aurait pas pu trouver de lieu de vie plus paisible qu'ici. Quitter son village natal n'avait pas été si difficile que ça -se séparer de sa famille un peu plus- mais elle ne regrettait pas son choix.
Elle état assise sur l'embarcadère de bois en compagnie de Juliah et Sanyi, qu'elle connaissait depuis qu'elle était arrivée à Portangue, il y a cinq ans. Elle avait décidé de suivre l'homme avec qui elle avait décidé de passer le reste de sa vie. Elle l'avait rencontré ici même, alors qu'elle était venue récupérer des remèdes impossibles à trouver dans le Nord. Il était son âme sœur, le père de son enfant et de celui qu'elle portait. Son Aymar.
- L'eau est plus chaude qu'hier. Tu devrais aller te baigner dans l'océan Haelia. Ça te ferait du bien.
- Arrêtez... Je n'en ai pas besoin, je vous assure que tout va pour le mieux. Vous êtes vraiment enquiquinantes quand vous vous y mettez ! Ajouta-t-elle en riant.
Depuis qu'elle leur avait annoncé la grande nouvelle, Juliah et Sanyi étaient aux petits soins.... À tel point qu'elle regrettait presque de le leur avoir dit aussi tôt. J'aurais pu gagner des semaines de tranquillité... Songea-t-elle avec amusement.
- Plus qu'un mois ! Je me demande si ça sera un garçon ou une fille...
Haelia connaissait déjà la réponse à cette question indirecte. Elle le ressentait au plus profond de son cœur et ses visions le lui avaient confirmé. Elle n'avait qu'une hâte : faire la connaissance de ce petit être avec qui elle partageait son ventre depuis des lunes. Il s'agissait d'un enfant très spécial, elle se sentait. Peut-être qu'il allait hériter de son don, comme sa mère avec elle ? Ou bien était-ce autre chose ? Elle avait déjà l'impression de le connaître par cœur. Mais elle était en même temps accompagné d'un mauvais pressentiment dont elle n'arrivait pas à se séparer : son petit Simond ne lui avait pas causé autant de soucis, mais lui... Elle désirait et redoutait le jour fatidique de l'accouchement, car elle avait déjà faillit le perdre plusieurs fois... Celui-ci est spécial, se répétait-elle. Mais il n'est pas en sécurité. Pas pour le moment.
Alors qu'elle ressassait justement tous ces problèmes, elle sentit quelque chose bouger dans son ventre et se crispa involontairement. Ses amies perçurent son malaise.
- Tout va bien ?
Haelia allait répondre que oui, tout allait bien, et qu'il n'y avait pas besoin de s'inquiéter pour rien, quand un second spasme bien plus fort que le premier fit tressauter tout son corps. Non, pas maintenant, pas déjà !
Juliah et Sanyi comprirent ce qu'il se passait, mais ce fut la seconde qui régit le plus vite.
- On te ramène chez toi.
- Non, pas besoin... C'est rien...
- Tout de suite.
Sanyi ne lui laissa pas le tend de répliquer et fit signe à Juliah de prendre l'autre bras d'Haelia pour la remettre debout.
- Tu peux marcher ?
Haelia voulait leur dire qu'il ne s'agissait que d'une fausse alerte, mais même elle savait que ce n'était pas normal. Elle se contenta d'acquiescer en soupirant, et les trois compagnes se dirigèrent vers le centre de la ville.
- Heureusement que tu habites jusqu'à côté du port... Dit Sanyi une fois qu'elles furent arrivées devant la demeure d'Haelia. Juliah, va prévenir Aymar.
- Mais je ne sais pas où il est ! Répondit l'apostrophée d'un air paniqué. Elle était la plus jeune des trois, et la seule qui n'avait encore jamais eu d'enfant ni d'amant.
Sanyi posa un regard inquisiteur sur Haelia.
- Banque, répondit celle-ci entre deux souffles rauques.
Juliah se retira sans perdre un instant tandis que les deux autres pénétrèrent dans la maison. Sanyi referma la porte derrière elle : ici, il faisait beaucoup plus frais que dehors. Elles traversèrent l'herboristerie que tenait Haelia et montèrent à l'étage.
- Satanée canicule, pesta Sanyi en essuyant la sueur qui perlait du front d'Helia d'un revers de manche. Allez, vient.
Elles rentrèrent dans la chambre d'Haelia et Sanyi l'allongea sur le lit. Sa respiration irrégulière ne cessait d'inquiéter son amie, et elle-même. Une contraction particulièrement douloureuse la parcourut jusque dans ses jambes. Haelia retint un gémissement.
- C'est trop tôt... Murmura-t-elle.
- Je sais. Calme-toi. Respire profondément. Tout va bien se passer.
Haelia s'efforça de suivre les ordres de sa camarade, en dépit de la souffrance qu'elle était en train d'endurer. Haelia cru que cela ne finirait jamais. De multiples contractions s'ensuivirent, mais Sanyi était là pour l'aider. Franchement, quelle vacherie, d'enfanter... Râla-t-elle intérieurement.
- Une dernière.
Haelia contracta tous les muscles de son corps dans un dernier effort.
L'enfant sortit enfin.
- C'est un garçon !
Sanyi l'enveloppa d'un linge propre et le prit dans ses bras. Le contentement visible sur son visage laissa place à une expression sombre et indécise. Haelia sentit son cœur s'emballer.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce qu'il va bien ?
- Il ne respire pas...
- Haelia !
Un Aymar complètement hirsute entra en trombe dans la chambre. Son regard se posa sur sa femme, puis son enfant.
- Donnez-le moi.
Sanyi passa délicatement le nouveau-né dans les bras de son père. Un silence de mort régnait dans la pièce.
- Allez mon fils. Tu es un guerrier. Un battant.
L'enfant bougea faiblement les jambes.
- Bat-toi. Bat-toi pour ta vie.
Il remua les bras.
- Tu vas y arriver. Tu y es presque.
La tête.
Ses poumons se décollèrent enfin et dans toute sa douleur il se mit à pleurer.
Le soulagement se fit sentir dans toute la pièce.
- Comment allons-nous l'appeler ?
Aymar réfléchit un court instant.
- Oswein. Il s'appelera Oswein.

♦ ♦ ♦

Tap, tap, tap...
- Oswein.
Tap, tap, tap...
- Oswein, arrête.
Le jeune garçon cessa de tapoter sur la table de bois et se tourna tranquillement vers ses parents. Sa mère triait des herbes tandis que son père s'occupait de sa jeune sœur, Froaya.
- Simond, il faudra que tu t'occupes de ta sœur cet après-midi, car nous ne seront pas là. Maman et moi devons nous rendre chez Juliah.
- Encore ? On ne peut pas prendre de nounou ? On en avait bien une, nous.
- Réfléchis. Si nous devions payer une nounou, nous te donnerions moins de sous à dépenser.
- Je peux le faire si tu veux maman, proposa Oswein. Ça ne me dérange pas.
Haelia sourit.
- Oswein, tu sais que tu dois aller à l'Académie. Simond s'en occupera.
L'intéressé soupira lentement.
- Comment ça se passe à l'Académie ? Tu t'en sors toujours aussi bien si j'ai bien compris.
- Ça va. J'aime bien l'histoire et les langues.
Aymar s'approcha de son fils et lui ébouriffa les cheveux.
- D'ailleurs tu ne vas pas tarder à y aller. Fait sortir le chien, les cloches devraient bientôt sonner, et ensuite tu cours à l'Académie. Allez, file et travaille bien.
- Oui 'pa. À ce soir !
Le jeune garçon aux cheveux bruns déguerpit sans demander son reste, le chien -un bâtard typé berger, bien utile pour garder la maison, que tout le monde se contentait d'appeler 'Le Chien'- sur les talon. La porte claqua derrière lui et il se retrouva dans la rue. L'air frais du matin emplit ses poumons et il s'élança en direction de l'académie. Conscient qu'il était plutôt en avance, il prit son temps et déambula dans les allées jusqu'à atteindre la rue du marché. Déjà active à cette heure matinale, les marchands faisaient l'éloge de leurs produits aux acheteurs qui scrutaient les étalages d'un air très concentré.
- Par ici, venez voir !
Une voix masculine attira l'attention d'Oswein. Il vit quelques personnes intéressées se diriger vers un public attroupé autour d'une table de bois recouverte de morceaux de viandes alléchants, et les suivit.
Un marchand était en train d'exhiber ses produits frais. Oswein balaya du regard tout le présentoir. Biche, faisan, lièvre... Cet homme devait faire fortune, rien qu'en voyant tout ce qu'il proposait à la vente. Oswein s'écarta un peu, feignant la nonchalance, pour avoir un meilleur aperçu sur la bourse du commerçant. Le défi était tentant. Jusqu'ici il s'était contenté de petits vols et de 'visites' improvistes.
Le Chien s'assit juste à côté de lui en affichant le même air dubitatif. Il envisageait déjà une tactique d'approche lorsqu'il se rendit compte de la présence d'un soldat posté au commencement de la rue, dans le coin où se trouvait l'étalage. Un changement s'imposait.
Il décida de jouer la comédie. Le marchand en question ne l'avait pas remarqué, le garde sûrement pas non plus. Oswein s'éloigna de quelques mètres et attrapa les babines brunes du berger.
- Allez Le Chien !
Il prit son élan, et courut à toute vitesse. Le Chien se lança à la poursuite, tout heureux de galoper après son maître. Oswein fonça droit sur la table du vendeur et s'écrasa dessus de tout son long.
Le coup était bien visé. Il éclata des cagettes de bois vides et renversa l'étalage. La viande glissa mais il tendit son bras et la rattrapa au dernier moment. Le public poussa des cris de surprise.
- Pardon, pardon vraiment ! Fit Oswein d'un air sincèrement désolé.
Pour couronner le tout, Le Chien bondit sur lui, puis sur le marchand qui trébucha sous le poids du berger. Oswein en profita pour s'emparer discrètement de sa bourse. Un sentiment de satisfaction s'empara de lui lorsqu'il vit que le vendeur n'avait rien remarqué.
- Bon sang, fait attention, sale gamin !
L'homme, visiblement très agacé (et il y avait de quoi) remit sa table droite, tandis que les gens ricanaient tout autour.
- Dégage avec ta bête. Que j'te revoie plus !
Oswein n'en demanda pas plus. Il siffla ; Le Chien le rejoignit et ils coururent à travers la rue du marché.
- Halte-là !
C'était le garde. Il les avait vu.
- Court Le Chien !
Oswein tenta de s'échapper en empruntant tout un dédale de rues étroites, mais son poursuivant était bien trop rapide pour qu'il puisse le distancer. Sans réfléchir, le jeune garçon bondit sur un tas de déchet et tenta de grimper au mur, mais il ne trouva pas de prise assez vite. Il sentit une main à la poigne de fer se refermer sur sa cheville, puis il fut tiré vers le bas. Oswein réfléchissait déjà à une excuse pour ses parents.
- Bien joué petit.
L'intéressé redressa la tête vers celle garde. Ce-dernier retira son masque et dévoila un visage mince aux cheveux mi-longs.
- Je t'ai vu voler cette bourse. Tu t'y es plutôt pas mal pris.
- Merci.
- Ça te dirait d'en apprendre plus sur l'art du vol ?
L'art du vol ? Oswein n'en croyait pas ses oreilles, pourtant, il avait bien entendu ce qu'on lui avait dit. Même s'il ne redoutait pas cet homme -plus depuis qu'il avait retiré son casque-  il ne lui faisait pas confiance.
- Qu'est-ce que j'y gagne ?
L'homme rit.
- C'est à toi de voir. Du frisson ? De l'aventure ? L'honneur ? La richesse et l'abondance ?
L'opportunité était vraiment alléchante.
- Je... Je ne sais pas. Je verrai. Peut-être. Les cinq ont l'air intéressants.
- Ha... Dis petit, tu es libre, là tout de suite ?
- Non. Je dois ramener le chien et aller à l'Académie.
- Mmm très bien... Écoute, si jamais ça t'intéresse, retrouve-moi ici demain, même heure.

Caractère :
Il affiche tout le temps un air très calme et posé, comme si rien ne pouvait le perturber ; ce qui en fait un compagnon fort agréable. Paradoxalement, il est à la fois discret -il faut bien quand on est un voleur- et voyant (sa présence ne passe pas inaperçue lorsqu'il circule dans les quartiers de la guilde). Il est très observateur : rien de ce qui se passe autour de lui ne lui échappe, c'est comme ça qu'il repère les potentiels recrues de la guilde. Il est capable de changer de personnalité en un clin d'oeil : lors de missions, il est très charismatique, ouvert, bavard et charmant. Plus naturellement, il est sympathique, privilégie l'écoute à la parole, et il affiche toujours un air indéchiffrable, calme et impassible, comme s'il comprenait la personnalité et les motifs des gens en un rien de temps. Avec ses camarades et amis, il est très fraternel et plaisanteur, il aime leur faire des farces. Il adore voler, trafiquer et faire des détournements : pour lui, c'est un art. Il lui arrive très souvent de s'introduire chez les gens pour son propre plaisir (c'est compulsif). Étrangement, il a un sens de l'honneur très affûté : pour lui, les voleurs se doivent de suivre un certain code de respect (mutuel et envers les personnes dérobées). Ce qu'il aime : prendre part à des complots, se cultiver, discuter avec ses compères, s'introduire dans des endroits où il n'a pas le droit d'être (c'est plus fort que lui), rêvasser, voler à la tire, et crocheter des serrures. Il n'aime pas lorsqu'il y a des tensions au sein de la guilde, ni des disputes tout court.

Physique : Oswein est un homme de taille relativement moyenne. Il atteint le mètre quatre-vingt pour une corpulence mince. Sa peau, à l'origine assez claire, prend très souvent une teinte hâlée à l'exposition solaire ou lorsque son visage est recouvert de poussière. Ses cheveux mi-longs, qui ondulents de plus en plus à mesure qu'ils poussent, sont châtain très foncé, presque bruns, et se parent de reflets auburn-cuivrés au soleil. Il les attache souvent pour ne pas être dérangé mais il apprécie les laisser libres de temps en temps. Il a de doux yeux brun foncé et une très bonne vue, mais son regard indéchiffrable et cet air imperturbable ne laissent jamais deviner ce qu'il pense). Il a la particularité d'être gaucher. Ses mains habiles et ses doigts effilés sont regulièrement couverts d'ecchymoses et de coupures à force de crocheter des serrures et de manipuler des objets volés (coffres, boîtes...). Oswein à la démarche très souple, presque féline, et se déplace constamment en silence, une capacité qui le suit depuis son enfance.
Au niveau vestimentaire, il possède une armure de cuir sombre, munie de plusieurs poches et sangles, avec des bottes et des gantelets du même style, et un capuchon qui recouvre non seulement son crâne mais aussi le bas de son visage, ne laissant visibles que les deux reflets lumineux de ses yeux. Avec cette armure il porte une cape noire, qu'il attache avec une boucle représentant un rossignol. #lapetiteréférenceTESV
En ce qui concerne les accessoires, il a toujours un lot de crochets sur lui, ainsi que sa dague fétiche. Lors de mission périlleuses, il prend toujours son épée. Et il transporte très souvent des objets volés.

Particularité(s) : Il est extrêmement empathique et se met facilement à la place des personnes, ce qui lui permet d'anticiper leurs réactions et de "capter" leur manière de pensée.
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Oswein - "Comme une plume de papillon" - Kira, Oléron, Été 2016
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