Forum de RPG basé sur l'univers de l'Âge de Feu par E.E. Knight
 

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 Pauvre âme en perdition. [PV - Danalhéa]

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MessageSujet: Re: Pauvre âme en perdition. [PV - Danalhéa]   Jeu 4 Oct 2018 - 22:37



DEADLY PSYCHE  

Œilfantôme rêva. La fatigue avait eu raison d’elle, et elle s’était endormie contre le ventre chaud de l’Ours, laissant ses paupières se refermer lentement sur ses iris pâles. Elle était désormais brinquebalée dans un monde onirique où s’entremêlaient en permanence ses quatre sens fonctionnels. Rarement, il lui arrivait de percevoir quelques bribes visuelles, issues des souvenirs qu’elle gardait de ses visites dans les enveloppes physiques qu’elle empruntait. Cette fois-ci, ce ne fut pas le cas.
Son rêve sentait la forêt. Des fragrances de pins, de fleurs tropicales, d’humidité chaude se succédaient dans un balai d’effluves dansantes. A ce spectacle se mêla le clapotis léger de l’eau, celui qui éveil la surface des lacs presque imperceptiblement. Tout aussi irrégulier qu’il était, ce son réconfortant balança Œilfantôme de gauche à droite, puis en haut, en bas ; elle s’enroula dans la mélodie de l’eau et se laissa bercer par ses bras fluides. Des vagues de chaleurs à l’odeur de rose roulèrent sur sa peau, y faisant danser des grains de sables qui tintèrent comme des clochettes.
Peu à peu, le tintement léger des clochettes se mua en un roulement plus grave et caverneux. Des tambours s’élevaient du fond de l’eau, de derrière les pins, de sous sa propre peau. Ils frappaient un grondement qui gonfla, puis gonfla encore, faisant vibrer son esprit de plus en plus fort, à tel point qu’elle se sentit fissurée en des milliers de craquelures. Elle était sur le point d’imploser, à mesure que les tambours cognaient chaque centimètre du monde.

Puis le vacarme fut entrecoupé par le hennissement aigu d’un cheval. Œilfantôme s’extirpa de l’emprise des tambours et ouvrit les yeux. Evidemment, elle demeura dans le noir total. Mais son ouïe avait quitté le monde des rêves et se reconnectait à la réalité, pour finir par percevoir le galop effréné d’un groupe d’animaux.
Elle resta allongée contre Ted, qui demeurait immobile et ne l’avait pas réveillée, et projeta son esprit au loin. Deux présences psychiques ondulaient non loin d’elle, et elle reconnut Ven et Dana. A peine plus loin, sept entités s’agitaient avec véhémence, vrombissant d’effroi. Œilfantôme les effleura calmement, et tenta de se connecter à l’une des orbes pour accéder directement à ses émotions. Son esprit fut projeté en arrière dans un crépitement de panique. Les chevaux – car l’Elfe finit par faire le rapprochement entre le son des sabots qui martelaient le sol et le hennissement qui l’avait tiré de son sommeil – étaient complètement affolés.
Elle entreprit alors de s’étendre un peu plus et de diffuser des ondes sereines et apaisantes, dans l’espoir de calmer leur panique. La lumière de Dana se mêla à celle des équidés, qui commencèrent à cesser de piaffer, mais continuaient de souffler en faisant vibrer leurs naseaux.

Ven se rapprocha du campement, remua quelques sacs, puis rejoignit l’Humaine. L’instant d’après, Œilfantôme regagnait son corps, et Ted se redressait. L’Elfe sentait la tension qui faisait vibrer les muscles de l’Ours et l'atmosphère autour d'eux. Elle s’aperçu alors que son propre corps s’était contracté, et que son ventre s’était noué de peur. Les chevaux avaient-ils imprégné son esprit de leurs émotions ?
-Bouge-toi, c’est l’heure de la fuite, il y a quelque chose qui rôde, lâcha alors Dana.
Ted grogna. Œilfantôme retint sa respiration et serra la mâchoire avec anxiété, tandis que la jeune femme lui prenait le bras pour la conduire à l’extérieur de la grotte. Après quelques pas, le nez de l’Elfe perçut l’odeur fauve de poussière et de sueur qui émanait des équidés. Dana la fit s’arrêter ; elle tendit alors un bras devant elle. Ses doigts effleurèrent des poils bouillants d’humidité, et la peau qu’ils recouvraient se mit à vibrer avant que le cheval ne se décale d’un pas, surpris.
-Humbrà, mairo dul’l nórë, murmura-t-elle dans sa langue natale avec une pointe de nostalgie.
Elle entendit l’animal s’ébrouer, juste avant que Ven ne s’exclame, la voix engluée d’appréhension :
-On n’a pas le temps de parler aux animaux, il faut partir !
Avant qu’elle n’ait le temps de répliquer, on la planta de nouveau face au cheval – si près que son pelage vint lui chatouiller le nez – et elle se sentit soulevée de terre. Hissée sur le dos de l’équidé, on lui glissa des rênes de fortune entre les mains, juste avant qu’il ne commence à s’agiter sous elle, assez réfractaire à devoir porter une charge en plein moment de panique. Elle tenta de le maîtriser, sans grand succès : l’animal marchait de côté et ne cessait de renâcler. Le harnachement sommaire qu’il portait ne permettait aucun contrôle, et Œilfantôme peinait à garder son équilibre. Elle sentit une tension le long de sa rêne gauche, signe qu’une main salvatrice venait de saisir la longe de sa monture. L’animal fut contraint à rester en place.
Œilfantôme profita de cet instant de répit pour se repositionner correctement, avant de quitter une nouvelle fois son corps pour aller caresser l’esprit de son destrier. Elle lui souffla un vent d’apaisement qui régula sa respiration et ralentit les battements de son cœur, qui tambourinait contre sa cage thoracique.
Elle décida d’étendre son aura de calme aux autres chevaux, afin de faciliter la tâche de Ven et Dana – peu importe ce qu’ils étaient en train de faire. Tour à tour, elle s’approcha de chaque orbe à la fois invisible et lumineuse et les cajola comme on apaise un nouveau-né. Elle venait de terminer avec la septième aura lorsqu’elle en remarqua une dernière, un peu plus loin. Elle esquissa un mouvement dans sa direction, avant de s’arrêter net, glacée d’effroi.
Cet esprit-ci flottait dans l’ombre, et brillait d’un éclat non pas chaud et lumineux, mais froid et terne. Il se gonflait de ténèbres, lançait des éclairs d'obsidienne, et ouvrit soudain une gueule terrifiante en direction d’Œilfantôme, qui hoqueta de peur et retrouva son corps, tremblant de panique. Les chevaux s’affolèrent de nouveau, reprenant leur galop désordonné. Sous elle, l’équidé piaffa sur quelques foulées avant de s’élancer à son tour, poussant un hennissement de terreur. Le troupeau détala, et elle se demanda si Dana et Ven avaient eu le temps d’enfourcher eux aussi une monture.
Encore pétrifiée par la sensation de froid mortel que l’orbe sombre avait laissé en elle, elle se résigna à laisser son compagnon à quatre pattes courir sans lui opposer de résistance – après tout, elle aurait été incapable de lutter contre un animal d’une telle puissance, surtout si ce qu’il tentait de fuir était aussi létal que ce qu’elle avait perçu lui laissait croire…
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MessageSujet: Re: Pauvre âme en perdition. [PV - Danalhéa]   Jeu 11 Oct 2018 - 0:16

Gare au loup




« On n’a pas le temps de parler aux animaux, il faut partir ! »

Dana avait hissé son amie sur le cheval, puis aidait Ted dans l’accroche de ses sacs. Elle chargea son cheval et celui de Ven ; attrapa la rêne de la monture d’Œilfantôme et fit une longe avec un bout de corde restante. Elle monta sur son cheval, qui avait l’air de s’être calmé.

Ses mains tremblaient aussi fort que les feuilles autour d’elle. Le vent s’était levé, mais la brume était toujours là, tout autour d’eux. Un des chevaux hennit, et le troupeau partit au galop. Ven avait l’air de se débrouiller sur un cheval, alors que Tom s’était cramponnée aux crins de l’étalon, épousant le mouvement du galop. Dana tenait toujours sa longe, sans vraiment savoir si elle tiendrait s’ils voulaient virer. Son cheval était fougueux, elle sentait les muscles de son dos se contracter à chaque foulée, et son souffle se faisait plus rapide, cadencé au rythme de son allure.
Une menace planait. Elle était malsaine, parfaitement noire.
Dana levait le nez pour regarder la lune. Ils allaient vers le Sud, or, il leur fallait aller plein Est. Avec une respiration saccadée et une voix peu confiante, elle lança :

« Ven, Ted, on vire à l’Est, suivez-nous ! »

Avec toute la force de ses bras et l’aide de ses jambes, elle changea la direction du cheval. Le troupeau derrière eux les suivait. Pour la discrétion on repassera. Mais Dana s’en fichait pas mal de la discrétion pour l’instant. Elle voulait fuir cette présence qui la rendait si mal à l’aise, et qui mettait les chevaux dans un cet état d’angoisse. Bien vite, ils sortaient de la forêt entourant le lac. Les plaines de Ku-Zuhu n’étaient plus ce qu’elles étaient quelques jours auparavant. De la brume. De la brume partout. L’herbe s’était desséchée. Le sol, d’habitude vert et boueux, était aride. Les sabots des chevaux étaient assourdissant dans ce silence. La lune, soleil de la nuit, éclairait la plaine immense.  Dana décernait au loin Krakenoor. Les feux usuels de sa ville natale n’étaient pas visibles. Elle espérait que le brouillard les cachait juste. Elle espérait qu’il n’était rien arrivé à sa ville. D’ici, elle ne voyait même pas l’Océan Intérieur. Mais il faisait nuit. Faisait-il nuit ?

L’air était devenu si froid depuis qu’ils étaient sortis de la forêt. Le microclimat tropical et humide avait disparu. Ici, l’air était glacial. Comme dans la grotte. L’humaine frissonnait. De peur, de froid. De quoi fallait-il avoir peur ? Elle n’avait rien vu. Elle n’avait encore rien vu.

Les sabots tapaient sur le sol sec. La respiration des chevaux était lourde. Sa respiration était lourde. Elle serrait sa main sur la longe d’Œilfantôme, pour s’assurer qu’elle était toujours bien là. Leurs deux chevaux galopaient côte à côte, les oreilles légèrement tournées vers l’arrière. Ven était juste derrière eux. Ted aux côtés de Dana, lancé à une allure folle. Les chevaux n’étaient pas rassurés, mais leur peur envers l’ours blanc n’était rien par rapport à la peur envers la chose.

Dana se concentrait. Elle essayait de se reconnecter à ses sensations. La peur lui faisait perdre tout ses moyens. Alors elle écoutait attentivement tout ce qu’il y avait autour d’elle. Elle serrait les cordes dans ses mains. Elle respirait à plein nez l’odeur…
Et quelle odeur.
C’était fétide. Ce n’était plus l’odeur du marais et de son eau stagnante. Non. Ça… c’était l’odeur de la mort. Du sang. De corps en décomposition. Il avait fallu qu’elle remarque cette senteur pour que son cheval piétine quelque chose. Crrrac. Dana reconnaissait ce bruit.
C’était le bruit d’une cage thoracique qui se faisait briser.

De nouveaux frissons parcoururent son corps. Elle se souvenait des histoires des oracles de sa mère. « Le jour viendra où les plaines de Ku-Zuhu seront jonchées de morts. Ce jour-là, ma fille, fuis. Ton destin t’attendra ailleurs. Mais fuis. Le plus loin possible. Survis. Tu ne seras pas seule, on comptera sur toi. Ton monde s’écroulera. Le monde s’écroulera. ». Elle n’avait jamais prise au sérieux, cette prophétie. C’était trop gros. Trop dramatique. Les oracles étaient fous. Dana ne croyait pas à la magie. On lui avait pourtant prédit malheur en amour. C’était arrivé. Et maintenant, ça. Le monde s’écroulera. Son monde s’était déjà écroulé une fois. Et il s’écroulerait encore. Et encore.
La vie de la jeune humaine était un perpétuel changement. Une seule constante restait : là où elle allait, le malheur semblait la poursuivre.

« On ne s’arrête qu’en cas d’extrême urgence ! Ted, tu suis ? »

L’ours grognait. Il tenait la cadence. Galoper sur d’aussi longues distances n’avait jamais posé aucun problème au part avant. Elle priait pour que ça ne pose aucun problème maintenant.
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MessageSujet: Re: Pauvre âme en perdition. [PV - Danalhéa]   Sam 13 Oct 2018 - 13:05



FRIGHTFUL ATMOSPHERE 

Œilfantôme se cramponnait à la crinière de son cheval, si fort que les articulations de ses doigts commençaient à lui faire mal. Elle suivait le mouvement du galop du mieux qu’elle pouvait en essayant de maintenir son équilibre, accompagnant de son bassin le balancier effréné qui secouait l’équidé.
Elle n’avait pas osé projeter son esprit de nouveau afin de vérifier si Dana, Ven, ou Ted était avec elle. Elle avait bien trop peur de retomber sur cette force obscure qui hantait le monde psychique, et qui avait menacé de la noyer toute entière sous les ténèbres. Elle ne pouvait que rester replier sur elle-même, espérant qu’elle n’était pas seule, qu’elle avait toujours quelqu’un à ses côtés. Elle n’osait même pas ouvrir la bouche pour appeler ses compagnons de voyage, tant le voile d’angoisse qui s’était abattu sur elle était lourd de menace et pesait sur son cœur. Heureusement, elle finit par entendre la voix de Dana non loin d’elle – pourtant, c’était comme si l’Humaine s’était exprimée à travers un brouillard poisseux qui étouffait chaque son.
Alors que les chevaux continuaient de galoper, emplis de fougue et de peur, l’ambiance obscure qui les entourait ne semblait pas vouloir se défaire d’eux. Ils avaient beau couvrir lieue après lieue, l’estomac d’Œilfantôme demeurait noué par une poigne aux doigts crochus et invisibles. Peu à peu, des effluves nauséabonds commencèrent à emplir ses récepteurs olfactifs. Des relents fétides grimpaient le long de son nez délicat pour aller lui enserrer la gorge, lui donnant envie de vomir. Elle aurait voulu se couvrir le visage d’une main, mais lâcher prise signifiait indubitablement chuter et se retrouver seule à terre.
L’odeur était véritablement insoutenable. Des émanations morbides emplissaient l’air, couplées à des craquements macabres que les sabots des chevaux faisaient raisonner le long de la plaine. Œilfantôme pensait reconnaître l’origine de ces petites déflagrations fragiles, comme un bois creux et sec qu’on brise, mais elle se refusait d’y penser et encore plus de visualiser ce que son esprit tentait de refouler. Autour d’eux, l’ambiance était devenue terriblement pesante, et affreusement silencieuse. Seul le ronflement des cheveux et les sonorités lugubres qu’ils faisaient naître sous leurs pieds emplissaient l’air, qui était devenu glacial. L’Elfe avait froid, dans son corps et dans son âme. Terriblement froid.

Il lui sembla qu’ils galopèrent des heures durant. Mais peut-être ne s’agissait-il que de quelques minutes. Elle avait fini par perdre complètement la notion du temps, si bien qu’elle ne sut dire à quel moment exactement le sol qui craque avait fini par se transformer en sol qui suinte. La terre meuble avait laissé place à un terrain humide et flasque, qui obligea les chevaux à ralentir l’allure. Ils avançaient désormais au pas, peinant à lever leurs sabots assez vite et assez haut pour galoper voire même trotter. Œilfantôme entendait la boue éclater sous leurs sabots, dans un bruit spongieux qui irritait ses oreilles. Elle sentait le poids de son cheval s’enfoncer dans le sol, de plus en plus profondément. Et, au moment où l’animal trébucha, elle ne put rien faire d’autre que tenter de s’accrocher à sa crinière ; en vain. Ses doigts tétanisés par l’effort lâchèrent prise, et elle se sentit glisser tandis qu’un cri de désespoir s’échappait de ses lèvres.
La boue amortit sa chute dans un son visqueux. Très vite, elle se sentit engluée par la matière poisseuse et humide, dans laquelle elle baignait de tout son long. Allongée sur le dos, elle roula sur le côté et posa une main à plat dans le sol pour y prendre appui et se redresser. Le limon remonta jusqu’à la moitié de son avant-bras, froid et gluant.
Elle était sur le point de se relever quand autre chose, bien plus froid encore, se referma sur son poignet. Elle hurla de surprise et de peur, tentant de retirer son bras de la boue. Mais la prise sur son poignet était terriblement rigide. Elle tenta d’y porter un coup de sa main libre, pour la faire lâcher, et fut glacée d’effroi quand ses doigts rencontrèrent… Une troisième main.
Une main gelée qui lui enserrait le poignet et se mit à tirer, encore et encore, comme pour l’entraîner plus profondément dans la boue. Œilfantôme savait que le sol n’était meuble que sur quelques centimètres. Et pourtant, elle se sentit soudain attirée sous la surface, comme si tout son corps se faisait tracter dans les profondeurs poisseuses et écœurantes de l’immondice qui recouvrait la terre. Elle remua telle une anguille, se débâtit avec force, tentant de se défaire de l’emprise de… Elle ne savait pas quoi exactement.
Et brusquement, d’autres mains glacées se posèrent sur elles, l'enveloppèrent, la submergèrent, l’asphyxièrent. En quelques secondes à peine, toute ce qu’elle fut en mesure de respirer fut la gadoue ignoble qui la recouvrait toute entière.  

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