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 ATELIER - Adopte-Un-Perso.com

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MessageSujet: ATELIER - Adopte-Un-Perso.com   Mer 29 Juin 2016 - 14:52

ADOPTE-UN-PERSO.COM
Les bébous de Nyl

Yolo le peuple !
Me voici venir vers vous les bras chargés d'un projet auquel j'ai longuement pensé.
En me baladant une énième fois dans les méandres du forum, par un merveilleux jour d'ennui, j'ai eu l'occasion de découvrir une fois de plus l'effroyable vérité : les Dragons nous envahissent.
J'étais tellement triste en découvrant le nombre de lézards qui arpentent les recoins du fow comparé à celui de toutes les autres créatures ! On néglige les Elfes, les Humains, les Griffarans, ... Et surtout, ces pauvres Nains et Garnes, qui n'ont jamais eu droit à aucun RP ici-bas !
Alors, j'ai eu envie d'aider un peu. Je ne sais pas si c'est le manque d'inspiration qui empêche certains de se lancer dans une autre race que celle des Dragons, ou si vous n'avez pas d'idées pour créer un personnage au caractère singulier qui sera plaisant à jouer ; mais ne vous faites plus de soucis.
A défauts de neurones, mon cerveau regorge d'idées plus ou moins censées, et une farandole de personnages se trémoussent derrière mes paupières dès que je ferme les yeux. Seulement, je ne me vois pas de les jouer tous - déjà parce qu'ils sont trop nombreux, et aussi parce qu'ils ne correspondent pas tous au genre de perso que j'aime jouer.
Je vais donc les proposer tous en pré-créés. Tous, sauf les Dragons. Chaque race, je dis bien chaque, aura droit à son personnage mâle et à son personnage femelle – ça prendra sûrement un peu de temps, mais ils seront là. J’espère comme ça vous donner envie de jouer autre chose qu’un écailleux.
ATTENTION ! C’est un acte de pure confiance que je vous pose là. Je vais mettre mes bébés à l’orphelinat et prier pour que quelqu’un les adopte, puis je les verrais partir entre d’autres mains que les miennes, et évoluer selon les choix de quelqu’un d’autre. Mon cœur pleure déjà d’avance. Si vous décidez de devenir ce quelqu’un d’autre, sachez que vous aurez la responsabilité de faire votre maximum pour les aider à avancer dans la vie ! Et ne vous inquiétez pas, il y aura de quoi faire. J’adore créer des personnages qui ont encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre le bonheur. Ils ne sont pas forcément tous jeunes, mais certains ont un passé entier à contrebalancer. Profitez-en, et amusez-vous ! ♥


SOMMAIRE

Je posterais bien entendu les fiches des pré-créés dans le topic dédié aux PC et aux PNJ, mais j’aimerais aussi profiter de cette galerie pour tous les rassembler en un seul endroit. Pour que tout le monde s’y retrouve, je vais faire un petit sommaire de qui se trouve où, et dans quel ordre.
Note : en passant la souris sur le nom du personnage, vous aurez directement accès à son sujet dans les PC, où vous pourrez demander à l'adopter si vous êtes intéressez (:

Chats :
♀ - Lyrà - F*cking Princesse | Page 1 - 2ème personnage
♂ - Jùno - Petit Loup | Page 1 - 3ème personnage

Humains :
♀ - Lynith - La Main du Néant | Page 1 - 1er personnage
♂ - Thaddeus Nos'Tara - Bibliothécaire | Page 1 - 4ème personnage

Griffons :
♀ - //
♂ - //

Nains :
♀ - [EN PROJET - Guerrière]
♂ - [EN PROJET - Marchand]

Elfes :
♀ - [EN COURS - Pour l'instant, ce perso s'est transformé en Œilfantôme]
♂ - [EN PROJET - Thranduil Like]

Garnes :
♀ - //
♂ - [EN PROJET - Eron m'a volé mon idée de perso, donc on verra plus tard]

Loups :
♀ - //
♂ - //

Griffarans :
♀ - //
♂ - //

Gargouilles :
♀ - //
♂ - //

Note : Je ne dis pas que mes personnages sont les meilleurs du monde, de l'univers, et du Banana Island. Je ne vous demande pas des les adorer si vous n'appréciez pas la manière dont ils sont faits. Mais j'espère qu'ils vous plairont autant qu'ils me plaisent à moi ♥


Dernière édition par Limace le Lun 22 Aoû 2016 - 21:24, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: ATELIER - Adopte-Un-Perso.com   Mer 29 Juin 2016 - 17:49

Le 29/07/2015
Elle date de l'an dernier, et j'en suis moins fière qu'au moment où je l'ai créée, mais j'ai pas le courage de tout changer/refaire/modifier.
A qui voudra bien d'elle !



Note 1: Si vous êtes complètement barjot, et que vous avez envie de prendre le risque de vous perdre dans la tête d'un personnage flippant... Venez jeter un œil.




Lynith - La Main du Néant



Nom : Lynith
Sexe : ♀
Espèce : Humaine
Âge : 19 - incertain
Rang : Assassin



Ténèbres

Les Ténèbres viendront, dans un élan glacial,
Soufflant sur la Vie, la menant jusqu'au Néant.
Et le Monde connaîtra Noirceur et Tourments,
Ne pouvant qu'assister à la mort des Étoiles.



Cette nuit, un enfant est né. En venant au monde, il a déchiré le corps de sa mère, qui maintenant git au sol dans une mare de sang noir. L’enfant cri. Il cri à la mort, faisant fuir toutes les bêtes aux alentours, semblant même effrayer la lune, qui disparaît derrière des nuages aussi sombres que la nuit.
Seul le noir règne.
Un vent glacial se lève et souffle l’odeur de la mort à travers la plaine. Soudain, l’enfant ne pleure plus. Il est calme. Il écoute la nuit, et les ténèbres.

♦♦♦

L’enfant fût trouvé près du cadavre de sa mère, perdu en pleine nature. On le mena au village, où il rejoint l’orphelinat. C’était une fille. Plus elle grandissait, plus la couleur de ses cheveux gagnait en intensité. A 5 ans, ils étaient déjà d'un roux flamboyant à la fois beau et effrayant.
Aucune famille ne voulait d’elle. Elle avait développé un comportement étrange. Il lui arrivait souvent de passer soudainement d’un état normal à un caractère violent, vil, et froid, qui pouvait faire frissonner même les adultes. Elle parlait peu. Dans ses moments de "lucidité", elle répétait « Ce sont les Voix. Mais chut, je ne vous ai rien dit. Ou elles vous tueront. ». On la considéra comme folle très vite, et elle fut mise à l'écart.
La plupart des habitants se montraient récitants quand à sa présence dans le village. Ce sentiment gagna vite le reste de la population après qu’elle eu été retrouvée près du corps inerte et trempé de sang d’un homme d’âge mûr. Aucune émotion ne s'affichait sur son visage. Elle était dans sa phase d’état troublant. Soudain, elle retrouva son état normal. Elle observa le corps. Et un demi-sourire naquit sur ses lèvres. Puis elle fixa les villageois, les mains en sang, ses longs cheveux roux trempés dans le liquide rouge, flamboyants tel le feu.

♦♦♦

« Démon !»
Ainsi l’appela-t-on depuis ce jour. A à peine 10 ans, elle fut contrainte de quitter le village. Mais si tout le monde pensait qu'elle finirait par mourir, il n'en fut rien. Car dans son corps d'enfant habitait un esprit bien plus mature. Froid. Et Ténébreux.
Maintenant bien plus âgée, elle arpente le Monde. Sur son passage, souvent, on rencontre la Mort. Elle n'éprouve pas d'émotion. A part le plaisir de voir les Ténèbres s'engouffrer peu à peu dans le Monde.

« Les Ténèbres sont venues à moi. Et je les ai accueillies à bras ouverts. Tout comme elles m'ont accueillie en leur sein. Et désormais, je les sers, et je n'obéis qu'à une loi : le Néant. »




La Couleur du Néant


Lynith est de taille moyenne, agile et élancée. Elle est l'incarnation de la Mort, tueuse imprévisible et invisible. Elle possède de longs cheveux couleurs des flammes; la seule lumière qui précèdera le Néant et les Ténèbres.
Son caractère est digne de celui d'un psychopathe. Mais elle est peut-être saine d'esprit et ne suit que les ordres du Néant, nul ne le saura jamais. Froide, sadique, impitoyable. Une lame glaciale au service de la Mort.


Lynith est un dérivé de Lilith, nom signifiant « Esprit du Vent », ou encore « Femme de la nuit ». En effet, « Lilith » vient de « lil-itu », qui donne Lilītu, où « lil » se rapporte au  vent, et « itud », qui donne « ītu », à la nuit. Ce prénom peut aussi prendre un Y ; dans ce cas LYL signifie littéralement « Nuit ». Il peut également se dérivé en « lil-là », qui fait référence à l’aérien. Lilith peut donc être définit comme « la Femme de la Nuit », ou la « Femme-Démon ». Toutefois, cela fait également référence aux vents, d’où « Esprit du Vent ».



Crédits : Code par Joy pour le forum Dream, modifs' par moi-même.


Note 2: Si vous comptez jouer ce personnage, ce serait super de se rendre dans cette guilde > http://agedefeu.forumgratuit.org/t980-les-enfants-de-l-eclipse-ouvert


Dernière édition par Limace le Jeu 1 Sep 2016 - 15:32, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: ATELIER - Adopte-Un-Perso.com   Mer 29 Juin 2016 - 17:49


Le 29/06/2016







Nom : Lyrà
Sexe : ♀
Âge : 9 lunes – un peu moins d’un an – jeune femelle
Espèce : Chat
Rang général - Rang de guilde : Voyageuse – ///
Attirance sexuelle : Hétérosexuelle

Description physique : Lyrà est une jeune femelle gracieuse et élancée. Elle arbore un pelage tabby mêlant différentes teintes de bruns : foncé au niveau des rayures, il se fait plus clair sur tout le reste du corps ; mis à part les zones inférieures, comme son ventre et son cou, qui sont presque blanches. Elle ne possède pas un physique de chasseuse ou de combattante, mais sa physionomie lui permet en revanche d’atteindre des pointes de vitesses assez impressionnantes – quand elle se donne la peine de courir. Ses yeux sont un entrelacs de doré et d’orangé qui brillent à l’instar du soleil. Ils dégagent quelque chose d’intense et d’inexplicable, qui permet à la femelle de s’insinuer au creux des êtres qu’elle regarde et de les emporter avec elle. C’est certainement l’une de ses plus grandes armes, en plus de son physique attrayant et de la grâce qu’elle reflète, qui lui permettent d’attendrir et d’embobiner n’importe quel chat.


Histoire :
-Lyrà, rend-le moi !
La petite femelle continua de trottiner la tête haute, faisant mine d’ignorer les voix qui l’interpellaient.
-Lyrà ! Reviens ici ! C’est la proie de Naïko !
Elle leur répondit à peine d’un mouvement de la queue, emportant avec elle le mulot que le jeune chat gris venait d’attraper. S’ils voulaient le récupérer, ils n’avaient qu’à venir le chercher. Elle s’était donné beaucoup de mal pour détourner l’attention du petit groupe et chaparder la proie dans un geste de tromperie magnifique.
Il fallut quelques instants aux jeunes félins attroupés dans son dos pour se décider enfin à la poursuivre. Ils la rattrapèrent rapidement, filant à travers les hautes herbes à une vitesse folle tandis qu’elle se contentait de trotter d’un pas léger. Pourquoi tant de nonchalance de sa part ? D’abord parce que les végétaux de cette plaine étaient tellement hauts qu’ils vous fouettaient le visage lorsque vous courriez, mais surtout parce qu’elle n’avait que faire d’être rejointe par ceux qui la suivaient. Ils ne pouvaient rien contre elle.
Cinq chats l’encerclèrent bientôt, tous âgés de neuf lunes, comme elle. Il y avait Naïko – le chat gris qui avait réussi à capturer le mulot – ainsi que sa sœur, Maïko. A leurs côtés se tenaient Kye, Iséron, et Sério, trois mâles issus de portées différentes mais qui ne se quittaient quasiment jamais. Elle s’arrêta tranquillement et s’assit sur un petit rocher plat, prenant soin de lisser à l’aide de sa queue les poils bruns de son dos qui s’étaient ébouriffés pendant sa « course ».
-Lyrà, rend le mulot à mon frère, fit Maïko de sa voix douce et enfantine si insupportable.
-Non, répondit la chatte au pelage tabby sans desserrer les mâchoires qui tenaient fermement la petite proie.
-Tu n’es qu’une sale voleuse ! s’insurgea Iséron. Si tu voulais un mulot, tu n’avais qu’à en attraper un toi-même !
-Ca ne se fait pas de priver un chat de sa toute première capture, renchérit Sério avec tristesse et dégoût.
Ennuyée par tous ces reproches qui ne l’atteignaient pas, elle posa le rongeur au poil foncé entre ses deux pattes avant, l’exposant aux yeux de tous avec une indifférence non feinte. Ils n’essaieraient pas de le lui reprendre par la force.
-Et alors ? répondit-elle nonchalamment. Qu’est-ce que vous allez me faire ? M’attaquer pour me le reprendre ? Vous ne pouvez pas. Je suis…
-Une peste ! cracha Kye. Une petite princesse qui se croit tout permis parce que ses parents dirigent le groupe, qui se prend pour la reine du monde, et qui entourloupe tous les chats avec ses tours !
-Ah oui ? Lyrà remua la queue d’un air désinvolte. Ce que tu dis là est aberrant, Kye. Tu devrais faire attention à ce que tu dis. Oh, j’y pense. Que dirais ta mère si je lui parlais de tout ce qui sort de ta bouche ? Du petit secret que tu as raconté à ce qui te sert d’amis, par exemple ? Mais oui, tu sais, celui qui concerne la manière dont tu as délibérément pénétré sur le territoire des Renards pour leur voler des proies. Par tous les Chats, quelle imprudence ! Si ces carnivores l’apprenaient, le groupe entier se ferait dévoré. Heureusement que tes parents ne sont pas au courant. Ni mon père d’ailleurs, tu pourrais te faire bannir, et plus jamais tu ne…
Elle ne s’était pas du tout attendue à ce que le chat riposte. Trop occupée à se montrer hautaine et vicieuse dans son discours, elle n’avait pas remarqué les poils qui s’étaient rapidement hérissés sur l’échine du mâle couleur miel, ni l’affaissement de son corps qui marquait le début d’un saut prodigieux.
Elle reçut le chat de plein fouet et roula avec lui à travers les hautes herbes, remuant au passage terre, cailloux et insectes. Elle tenta d’assener des coups de pattes à son assaillant pour qu’il se dégage d’elle, mais depuis sa naissance, elle n’avait fait qu’observer l’entraînement des jeunes chats de loin, préférant se préoccuper de sa toilette plutôt que de la manière de se battre. Elle finit par mordre à l’aveuglette vers le petit corps doré qui désormais la plaquait au sol, et elle grimaça quand elle sentit les poils du mâle se coller sur sa langue lorsqu’elle parvint à lui attraper la patte.
Dans un élan de réflexe, Kye se défendit à son tour en lui mordant l’oreille. Lyrà miaula si fort que le mâle se retira immédiatement. Il regarda fixement son oreille, les yeux exorbités.
-Non, Lyrà, je…
La jeune femelle pouvait sentir la panique dans sa voix. Elle porta la patte à son crâne et la retira légèrement teintée de sang. Elle releva la tête vers le mâle, et ses yeux s’emplirent de malice et de mesquinerie.
Très vite, elle se redressa et se mit à courir à une vitesse phénoménale. Elle prit la direction du camp, là où vivaient tous les chats du groupe, et où elle trouverait ses parents en à peine quelques secondes.
-Lyrà, attend… !
Elle n’avait que faire des cris des autres chats. Ils tentèrent de la rattraper de nouveau mais cette fois, elle était bien plus rapide qu’eux. Elle arriverait avant eux à la clairière, et elle conterait en première sa version de l’histoire. Qui ne croirait pas la petite Lyrà, précieux joyau de ses parents, blessée à l’oreille par un jeune chat turbulent qui l’avait violemment menacée ?
La mère de Lyrà, Oshnà, était la mère poule la plus aveugle de toutes les femelles au monde. Elle ne jurait que par sa fille, la couvait depuis qu’elle avait expiré son premier souffle, la défendait envers et contre tout, et frôlait la crise cardiaque à la moindre petite coupure observée sur le pelage parfait de sa petite princesse. Ses agissements surprotecteurs avaient été la source de l’attitude aujourd’hui exécrable de Lyrà, de son air constamment hautain, et de son surplus de confiance qui s’était transformé en un mélange de fourberie et de mesquinerie. Son père, lui, était un chef sérieux et sage ; mais lorsqu’il s’agissait de sa propre famille, il se transformait en l’ombre d’Oshnà, et appuyait tous ses dires.
Il ne fallut donc que quelques mots, quelques pleurs feins, et deux ou trois mensonges bien ficelés pour que les parents de la jeune femelle réagissent au quart de tour et punissent le petit Kye. Fière de son petit manège, Lyrà se décida à aller rendre une petite visite de courtoisie au reste du groupe qui broyait du noir dans un coin, pendant que leur camarade était assigné à des tâches toutes plus affreuses les unes que les autres. Ils ne pouvaient rien dire pour la défense du chat couleur miel, car aux yeux d’Oshnà et de son compagnon, leurs paroles ne valaient rien face à la sienne.
A l’approche du petit groupe, des regards noirs la transpercèrent, mais elle les balaya d’un battement de queue.
-Holala, les amis ! Vous semblez tout retournés. Ce mulot bien gras était-il trop lourd à digérer ?
Elle ignora les grognements qui sifflèrent à ses oreilles.
-Pensez donc à ce pauvre Kye, qui en ce moment travail dur comme fer pour ses fautes.
Iséron cracha.
-Je suppose que tu ne leur as rien dit pour les Renards, pas vrai ?
-Les Re… Oh, ça m’était complètement sorti de l’esprit !
-Ouais, c’est ça. Arrête ton cinéma. Il nous a tout raconté. On sait que c’est toi qui as obligé Kye à chaparder chez les Renards !
Lyrà prit un faux air outré et se redressa avec fierté.
-Quoi ? Et vous l’avez cru ? Le menteur ! Il ose m’accuser, moi ?
-Ne fait pas comme si tu ne savais rien ! C’est ta faute s’il est allé là-bas. Tu lui as encore fait un de tes sals chantages, et il a risqué sa vie pour rien. Les Renards sont dangereux, et tu le sais !
Oui, elle le savait parfaitement. Mais de toute façon, Kye ne s’était même pas fait prendre. Et jamais personne ne saurait rien à propos de cette histoire, sauf si elle décidait de raconter sa version des faits à ses parents. Et dans ce cas, Kye serait certainement exclu du groupe. Elle ne prit pas la peine de masquer l’air mesquin et fière qui embrasa ses prunelles de feu : elle le tenait au creux de sa patte.
-Quel affront ! Tout cela est faux ! fit-elle d’une fausse voix de détresse. Vous m’excuserez, j’ai besoin de me dégourdir un peu les pattes. J’en suis si profondément choquée que cela se ressent dans tout mon corps.
-Oui allez, c’est ça, va voir ailleurs si on y est.
-Bon vent, Princesse !
-J’espère qu’un jour, elle s’en prendra plein les moustaches et qu’elle fera moins la maline.
-Quelle plaie…
Mais déjà, elle était trop loin pour entendre les babillages du groupe d’amis. Et elle n’en avait que faire.
Elle sortit du camp le cœur léger et s’engagea dans une promenade à travers les bois qui lui fit le plus grand bien. Elle avait déjà oublié le mulot, son oreille, et ce qu’elle avait fait à Kye. Tout ça lui passait au-dessus du crâne. Elle avait tellement peu de considération pour les êtres qui l’entouraient ; rien ne comptait plus qu’elle-même. Elle était la plus belle, la plus adorée, la plus subtile de toutes les femelles de la forêt et bien plus loin encore. Elle prenait la petite insulte que les autres jeunes lui donnaient comme une réalité qu’ils refusaient d’admettre : oui, elle était une princesse. Et un jour, quand ils le reconnaitraient enfin, ils s’en mordraient les pattes.
D’humeur joyeuse, elle fit un détour par les falaises et se prélassa longuement au bord d’un précipice, profitant des derniers rayons de lumière que le soleil lançait sur le monde. Elle arrangea une énième fois son pelage aux milles teintes brunes, s’extasiant devant la couleur chaude qu’il prenait sous la lumière du crépuscule.
Une fois le que le soleil eut disparu derrière la ligne d’horizon, emportant avec lui les dernières lueurs orangées, elle se décida à rentrer au camp.
Mais alors qu’elle arrivait à quelques longueurs de tronc de leur lieu de vie, elle s’arrêta net. Elle huma l’air avec une pointe d’anxiété, sentant la peur gagner son ventre. Son cœur s’arrêta lorsqu’elle reconnut le parfum aigre et nauséabond des Renards.
Affolée, elle se précipita dans la clairière qui les abritait elle et tous les autres. Mais au lieu de retrouver la scène à laquelle elle était habituée, ce fut une véritable vision d’horreur qui se dépeignit devant ses yeux.
Ainsi donc notre petite princesse se retrouve face à ses erreurs. Son monde s’écroule sous ses pattes, et elle prend conscience pour la première fois que ce qu’elle a fait était bien plus que jouer de sa puissance. Elle avait détruit sa famille. Détruit son foyer. Détruit sa vie.
Après cet épisode tragique, elle dut se résoudre à arpenter le monde seule. Mais comment une femelle qui ne connaît rien à la chasse, au combat, et à la survie peut-elle s’en sortir ?
Si elle ne veut pas finir par rejoindre les étoiles à son tour, il lui faudra comprendre que désormais, elle n’est plus une petite princesse chouchoutée, mais bien un chat livré à lui-même dans un monde de dangers.

Caractère : Je pense que vous l’aurez compris : vous avez affaire à une vraie peste. Elle est hautaine, mesquine, et vicieuse. Cependant, elle n’est pas réellement mauvaise en soit. C’est juste son éducation qui l’a fait devenir comme elle est aujourd’hui. Elle n’a jamais appris les limites et, dans sa tête, c’est elle la reine du monde. Elle est arrogante et persuadée d’être la plus importante aux yeux de tous, la plus indispensable. Elle a beaucoup trop de confiance en elle ; mais en réalité, cela cache un manque profond et sombre dont elle n’a même pas conscience. Il lui manque l’apprentissage des véritables liens : l’amour, l’amitié, la courtoisie. Elle a besoin d’être remise à sa place d’un bon coup de pied au derrière, et de changer de comportement. Il faut qu’elle apprenne la vie. Elle ne sait ni se battre ni chasser décemment. En revanche, elle est extrêmement intelligente, et regorge d’idées et de plans en tout genre – même si jusque-là elle ne s’en servait que pour ses petites manigances de princesse abusive.

Note au futur rôliste : Il y a vraiment beaucoup à faire avec elle, tant au niveau de son caractère que de son apprentissage du monde. Cependant, n’allez pas trop vite ! Ces choses prennent du temps. Je pense que ça peut être vraiment sympa de traverser tout ça avec elle, à son rythme. Elle est jeune, et elle a toute la vie devant elle. Profitez-en !



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MessageSujet: Re: ATELIER - Adopte-Un-Perso.com   Sam 2 Juil 2016 - 22:15



Le 02/07/2016







Nom : Jùno
Sexe : ♂
Âge : 5 lunes – jeune chaton
Espèce : Chat
Rang général - Rang de guilde : Chaton – ///
Attirance sexuelle : Indetérminée


Description physique : Jùno n’est encore qu’un chaton, et sort à peine de sa période « petite boule de poils ambulante ». Il est un peu courtaud et maladroit sur ses patounes noires, mais il commence déjà à se développer une petite musculature de futur matou. Ses yeux d’un vert aussi pâle que le lichen tranchent magnifiquement avec le sombre de son pelage couleur nuit. Il possède un poil plutôt épais, qui se teinte un peu de roux sous les rayons du soleil, et n’a pas encore perdu son ventre de chaton. De petites moustaches blanches foisonnent sur le bout de son museau, tandis qu’une queue relativement longue s’anime avec gaieté au terminus de son arrière train.


Histoire :
-Il se tenait là, ses muscles puissants prêts à s’activer, sa gueule pleine de crocs ouverte dans l’attente de refermer ses mâchoires avec force. Les babines dévoilées, il grognait toute sa rage dans un roulement sourd et menaçant qui résonna à travers les arbres. Il était grand, bien plus grand que les canidés humains qui le menaçaient.
Voyant ses petits s’agiter mollement contre son ventre blanc, la chatte caressa leur corps fragiles du bout de la queue.
-Les canidés s’avancèrent tout de même, ignorant le danger qui émanait du loup en tourbillonnant comme une tempête. Le premier qui se jeta sur lui fut envoyé loin contre un arbre, la nuque brisée. Un second tenta sa chance, mais il tomba au sol sous les coups de griffes. Le dernier, après une brève hésitation, finit par s’enfuir en geignant.
Elle ferma doucement les yeux, faisant appel à sa mémoire tandis que les morceaux du récit se faisaient plus flous. Elle ne parvenait pas à se souvenir en détail de ce qui se passait ensuite.
-Le loup avait triomphé, avec sa force et son courage, parvint-elle à dire. Alors, il leva la tête pour observer le ciel parsemé d’étoiles, et il chanta toute sa fierté. Il chanta à la Lune, aux Etoiles, et à la Forêt toute entière. Chaque habitant des bois s’arrêta pour l’écouter, transporté par le hurlement nuancé qui sortait en vibrant de sa gorge pour s’envoler dans l’atmosphère.
Elle rouvrit les yeux et porta un regard empli d’amour sur sa progéniture. Elle sentait son récit maladroit, trop rapide dans son enchaînement et assez flou, mais elle le savait chargé de toute l’affection qu’elle portait à ses enfants.
-Mes petits, lorsque vous gambaderez à travers le Monde, promettez-moi que toujours, vous tendrez l’oreille. Ecoutez les chants des loups. Ils seront la musique qui bercera vos nuits.
En disant ces mots, elle transmettait à la lettre ce que sa propre mère lui répétait lorsqu’elle n’était encore qu’un chaton. Penser à sa figure maternelle voila ses émotions d’un souffle de mélancolie. Elle le chassa aussitôt au loin, par peur de contaminer ses précieux trésors aux esprits si purs et si fragiles.
Son récit achevé, elle se mit à somnoler tranquillement, à l’abri dans le creux de l’arbre qu’elle s’était choisi pour donner naissance à ses petits. Cela faisait quelques générations que les chats de sa famille avaient oublié les origines de ce conte lupin. Ces animaux féroces et puissants étaient censé inspiré la crainte et la fuite ; mais dans la branche familiale dont elle était issue, les loups étaient adulés et respectés. La rumeur courrait que l’une de ces créatures majestueuses avait un jour fait partie d’une petite famille de chats, ses ancêtres de longue date. De nombreux exploits de l’animal avaient étaient dispersés à travers les âges, mais la plupart s’étaient perdus en route, ou s’étaient déformés. Seul restait encore à peu près intact celui qu’elle contait sans relâche à ses chatons.
Elle reporta son regard attendri sur les trois boules de poils qui remuaient faiblement contre elle. Ils étaient si petits, si fragiles. Ils avaient encore tant de choses à vivre. Elle ne savait pas avec exactitude s’ils étaient en âge de la comprendre parfaitement, mais elle continuait cependant de les bercer de cette histoire qui lui tenait tant à cœur. C’était son héritage, sa manière à elle de perpétuer les mots que de si nombreuses femelles avaient répétés avant elle à leurs propres descendances.
L’un des petits, les yeux encore fermés sur son visage noir et rondouillet, s’aventura maladroitement hors du réconfort de son ventre empli de lait. Avec une tendresse toute maternelle, elle le ramena doucement vers elle d’un mouvement de la queue.
-Pas si vite, mon petit Jùno. Tu auras tout le temps plus tard de découvrir le Monde. Pour l’instant, repose-toi. Reposez-vous, mes amours.
-‘cor, Mam’ !
La femelle ferma les yeux lentement, amusée.
-Déjà deux fois que je répète cette histoire, mon Jùno. Ne pourrais-tu pas simplement dormir, comme tes sœurs ?
Le chaton noir, du haut de ses trois lunes, se mit à sautiller partout à travers leur tanière végétale.
-Pas dormir ! Chui un loup ! Dormirais pas !
La jeune mère ronronna d’amusement.
-Mais même eux doivent se reposer, mon petit louveteau. Pour prendre des forces et être préparés aux longues journées qui les attendent.
Le noiraud stoppa net ses bondissements excités et la regarda avec toute l’attention du monde.
-Ah oui ? demanda-t-il de sa petite vois attendrissante.
-Oui, sourit-elle.
Elle approcha lentement tête blanche et tachetée de celle, noire comme la nuit, de son fils.
-Tu ne voudrais quand même pas que Sien et Opal soient plus fortes que toi à leur réveil, hm ? chuchota-t-elle avec malice.
-Ah, non ! se rebiffa aussitôt Jùno.
A ces mots, il se précipita contre le ventre chaud de sa mère et se roula immédiatement en boule, peinant à contrôler ses membres agités par son excitation naturelle.
-‘Vais dormir ! lui confia-t-il doucement. ‘Vais dormir, et ‘serais un fort loup !
Elle le considéra une fois de plus avec amusement et tendresse, pendant qu’il s’efforçait de fermer ses petits yeux verts pâles.
-Oui, murmura-t-elle après de longues minutes. Je n’en doute pas un seul instant.
Puis elle s’endormit à son tour, un léger ronronnement vibrant au creux de son être.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle fut éblouie par la lumière environnante. Elle lui agressait les pupilles, vive et furibonde. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre que quelque chose n’allait pas. Mais elle ne parvenait pas à saisir quoi.
Son instinct affolé, elle se leva sans ménager les boules de poils qui dormaient toujours au creux de son ventre quelques instants plus tôt. Elle perçut quelques bâillements, mais ses sens étaient attirés partout sauf à l’intérieur de leur abri. Elle fronça les yeux, protégeant ses iris de la violence lumineuse. Quelque chose ne tournait pas rond.
Et soudain, elle comprit. La chaleur. La chaleur l’étouffait.
Comme animée par une force jusque-là endormie, elle s’activa avec une vitesse phénoménale. Elle projeta sa tête à l’extérieur du tronc d’arbre dans lequel elle avait vécu ces quatre dernières lunes. Et l’horreur lui sauta à la figure comme un chien enragé.
Un feu brûlant, dévastateur, courait à travers la forêt, emportant sur son passage des milliers de géants boisés. Son esprit affolé réagit au quart de tour ; elle se recroquevilla à l’intérieur de l’arbre et jeta son regard effaré sur ses petits, à moitié endormis, qui ne semblaient pas prendre conscience du danger. Et là, tandis que le hurlement de l’incendie s’insinuait dans ses oreilles, que la chaleur morbide gagnait sa peau, elle fut frappée d’une horreur dévastatrice.
Elle voulait sauver ses petits, les sauver tous.
Mais elle ne le pourrait pas.
Elle fut alors contrainte de répondre au pire dilemme auquel une mère pouvait faire face : choisir entre ses enfants. Désemparée, elle posa son regard tour à tour sur les trois petits corps qui commençaient à s’éveiller, prenant peu à peu conscience de leur environnement. Elle n’avait pas le temps de choisir, pas le droit. Comment l’aurait-elle pu ? Comment pouvait-elle juger laquelle de ces vies méritait plus que les autres de continuer à grandir ?
Son désespoir maternel céda soudain la place à un pragmatisme qu’elle ne se connaissait pas : le plus fort. Elle devait sauver le plus fort.
S’abandonnant avec toute la tristesse du monde à cette idée purement instinctive, elle saisit le petit noiraud entre ses mâchoires et se rua au-dehors avec une rapidité inouïe. Elle tenta d’ignorer, avec difficulté, la proximité du feu de forêt qui se rapprochait avec fureur de sa tanière. Des animaux paniqués fuyaient la chaleur et les flammes, se précipitant à travers les arbres tels des furies de poils et de plumes.
Tentant d’ignorer son propre désarroi, la femelle se mit à courir à toute vitesse. La marre. Elle devait trouver la marre. Là, son petit serrait à l’abri de cette folie dévastatrice.
-Mam. Peur.
Elle sentit Jùno paniquer à son tour au creux de sa gueule, mais elle se sentait incapable de le rassurer. Elle se contenta de poursuivre sa route avec toute la rapidité dont elle fut capable.
Une vague de soulagement souleva son cœur lorsqu’elle finit par atteindre le point d’eau si précieux. Prenant plus des tailles d’étang que de simple marre, l’étendue grisâtre se dispersait fixement autour d’une bute de tourbe qui émergeait en son centre. Sans y réfléchir à deux fois, la chatte se jeta à l’eau et nagea jusqu’à l’îlot central.
Trempée jusqu’aux os, elle déposa le petit corps noir au creux d’un buisson épais qui le protégerait – elle l’espérait – des flammes et de leur chaleur mortelle.
Jùno tremblait, ses yeux pâles écarquillés de peur. La femelle était désemparée.
-Jùno, Jùno écoute-moi, finit-elle par articuler à travers le brouhaha de l’incendie. Vis, tu m’entends ? Vis, grandis, deviens le loup que tu as toujours rêvé d’être. Chante à la Lune et aux Etoiles, chante au Monde, chante à tes Ancêtres. Chante ta mère, chante tes sœurs. Je t’aime, mon louveteau.
Puis, incapable de rester une seconde de plus face à cette petite tête noire apeurée, elle se jeta de nouveau dans l’étang avec le désespoir pour seule motivation. A peine sortie de l’eau, elle se jeta corps et âme dans une nouvelle course effrénée. Droit vers son arbre, droit vers ses filles. Elle avait encore une chance, une maigre de chance de les sauver elles aussi. Jamais elle ne pourrait vivre tranquillement en se sachant les ayant abandonnées aux flammes de l’enfer. Jamais.
Affolée, elle se précipita à travers les arbres enflammés, les branches calcinées, et la fumée noire qui s'élevait haut dans le ciel.
Elle ne revint jamais. Maman ne revint jamais.
Il avait beau se retrouver face à nombre de créatures qui tentaient elles aussi de fuir le danger sur son petit îlot, Jùno ne s’était jamais senti aussi seul qu’à cet instant. Apeuré, tremblant d’inquiétude et de désarroi, il attendit fixement au creux des broussailles que la furie orangée finisse son œuvre destructrice à travers les bois. Il perçut l’affolement des animaux réfugiés lorsque le feu roula avec craquements et hurlements autour de l’étendue d’eau. La chaleur était étouffante, la fumée encore plus. Mais jamais les flammes ne parvinrent jusqu’à eux.
Il sembla au petit noir qu’une éternité passa avant que le calme ne revint sur la forêt. L’incendie avait fini par s’apaiser de lui-même, aidé dans sa chute par une pluie diluvienne qui frappa le ciel aussi bien que la terre. Petit à petit, les animaux rescapés s’aventuraient hors de l’îlot salvateur. Mais Jùno resta blottit dans sa cachette plus longtemps que tous les autres. Il laissa passer deux jours et une nuit, attendant fixement que sa mère vienne le récupérer.
Mais Maman ne revint jamais.
Au bout du deuxième jour, l’estomac noué par la faim, il se risqua hors de son buisson épineux. Il porta un regard ahurit sur ce monde qu’il ne connaissait pas : mis à part son escapade précipitée dans la gueule de sa mère, il n’avait jamais posé les pattes qu’aux alentours de leur arbre-maison. Cet étang était donc tout nouveau pour lui, tout autant que l’était la forêt calcinée qui s’étendait en arrière-plan. Un monde de fumée et de cendre se dressait de l’autre côté de l’étang. Peu importait où il posait les yeux, il finissait toujours par rencontrer des arbres morts, une terre recouverte de suie, et un paysage désolé. Il n’arrivait pas à croire que, plusieurs heures plus tôt, se trouvait là un monde foisonnant de verdure et de vie.  
Ayant vite fait le tour de la petit butte de terre émergée, et sans rien trouver à se mettre sous la dent, Jùno se décida à partir explorer ce nouveau monde noirci par les flammes. Il risqua une patte dans l’eau et fut surprit par sa fraîcheur. Cependant, bien qu’il ne distingua pas le fond de l’étang, il n’hésita pas trop longtemps et se jeta à l’eau. Si sa mère pouvait le faire, alors lui aussi.
Il fut fort déstabilisé en se rendant compte qu’il ne parvenait pas à avancer à travers le liquide grisâtre. Sentant la panique monter en lui, il se débâtit avec le peu de forces qu’il lui restait pour garder la tête à la surface, appelant au secours à l’aide de miaulements ridiculement aigus.
L’instant lui sembla durer des heures et des heures avant qu’il ne se sente happé par les profondeurs glacées.
Il allait manquer d’air lorsque quelque chose l’attrapa précipitamment et le tira hors de l’eau avec une facilité déconcertante. En une fraction de seconde, il se retrouva de l’autre côté de l’étang, étendue sur le sol recouvert d’une suie aussi noire que son propre pelage. Hébété, il ouvrit les yeux avec une incompréhension indéchiffrable. Un chat gigantesque se tenait devant lui et l’observait de ses yeux couleur de glace. Il lui fallut un certain temps avant de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un chat.
Recrachant l’eau qui avait commencé à envahir ses poumons, il fut pris d’une admiration non feinte pour l’animal qui se dressait devant lui.
-Z’êtes… Z’êtes un loup ? miaula-t-il faiblement.
Le carnivore pencha la tête sur le côté, comme s’il ne le comprenait pas. Après un dernier regard perçant sur le chaton, il se détourna sans mot dire et s’avança à travers les restes d’arbres calcinés et friables.
Jùno se lança à sa suite, s’accrochant à sa présence comme à une étincelle de vie voltigeant dans tout ce monde mort.
-‘ttendez !
Mais le loup ne semblait pas comprendre ses miaulements. Il le suivit donc, en silence, du mieux que ses pattes courtaudes le lui permettaient.
Son pelage noir se fondait à merveille dans ce décor désolé et sombre qu’était devenu la forêt tout entière. Il n’y prit cependant pas garde, trop concentré dans sa filature improvisée. Il ne savait pas pourquoi, mais quelque chose lui soufflait qu’il ne devait pas perdre ce loup de vue.
Alors que la nuit se mit à tomber avec rapidité étonnante, il finit par avoir la confirmation que cette intuition était la bonne.  
Perçant à travers les nuages sombres, hauts dans le ciel, la Lune montra lentement le bout de son nez, comme si elle était timide. Semblant avoir oublié la présence du chaton qui le suivait, le loup s’arrêta un instant et contempla cet astre brillant de ses yeux couleur de givre. Puis, alors que Jùno se perdait dans cette contemplation qui défiait tout son imagination, le lupin tendit sa large tête claire vers la nuit et se mit à chanter.
Sa voix cristalline vibra comme un écho dans le cœur du petit noiraud. Il se sentit transporté, balayé comme une feuille par cette puissance vocale qui résonnait à travers la nuit.
Subjugué, il faillit oublier les dernières paroles que sa mère lui avait dites. « Vis, grandis, deviens le loup que tu as toujours rêvé d’être. Chante à la Lune et aux Etoiles, chante au Monde, chante à tes Ancêtres. Chante ta mère, chante tes sœurs. Je t’aime, mon louveteau. ». Alors, prit d’une tristesse déstabilisante, il se laissa aller à son propre chant. C’était un miaulement faible et déchirant, mais il y porta tout son désarroi, toute sa peine, toute sa peur. Le petit cri monta dans le ciel avant de s’éteindre rapidement. Il se sentit étonnement soulagé.
Préoccupé par cette réaction inopinée, il ne remarqua pas tout de suite que le loup s’était tu. La créature l’observait avec un œil nouveau, comme s’il le voyait pour la première fois. Puis il se remit à chanter, encourageant Jùno dans sa propre mélopée. Ils chantèrent tous deux jusqu’à ce que la Lune disparaisse derrière d’épais nuages, puis reprirent leur chemin.
Et cette nuit-là, Jùno sut que son sort n’était pas désespéré.
Le loup était en réalité une louve. Au cours des semaines qu’ils passèrent ensemble, elle enseigna à Jùno le langage de sa race et l’art du chant. Si lui avait perdu sa mère et ses sœurs dans l’incendie qui avait ravagé la forêt, Coeurboisé, elle, y avait laissé ses propres petits. Leur rencontre se révéla faire partie d’un des hasards les plus heureux qui puissent exister. Jùno retrouva une figure maternelle qui le protégeait,  et la louve pouvait désormais combler le manque qui lui enserrait le poitrail. Elle aidait le chaton du mieux qu’elle pouvait, l’instruisant sur le monde, lui apprenant la chasse et la survie, tandis que le noiraud la gratifiait de la présence joviale et enfantine qui lui manquait tant.
Mais comme les bonheurs ne durent jamais longtemps, il fallut qu’un événement vienne gâcher celui de cette petite famille reconstituée.  Après deux lunes entières passées ensembles, arriva un jour où Coeurboisé disparut. Inquiet, Jùno la chercha longtemps, sans jamais la trouver. Il n’était ni en colère ni déçut de ce semblant d’abandon : il savait que ce n’en était pas un. La louve ne l’aurait jamais laissé sans un mot.
Dans ses recherches acharnées, il finit par interroger un couple de pic-verts qui avait élu domicile dans les environs.
-Une louve, tac ? Kwaaaaaaakh, oui, ‘l’a bien vue, tac tac.
-Où est-elle ? demanda Jùno, revigoré par cette nouvelle.
Il n’y avait qu’une louve dans les environ et c’était Coeurboisé.
-T’la trouvera pas, tac tac ! répondit la femelle.
-‘l’est partie bien loin, kwaaaaakh, renchérit son compagnon.
-Où ça ?
-Les zhumains, tac tac ! s’empressa de dévoiler la femelle en battant des ailes.
-T’approches pas d’eux, tac, répliqua le mâle. D’l’a mauvaise écorce, ces sans plumes, tac tac !
-T’l’a r’trouvera plus, petit, kwaaaaaaakh. ‘l’ont mise à terre ‘vec leurs bâtons, tac !
Jùno fut déboussolé par cette nouvelle. Il ne saisissait pas tous les propos de ces oiseaux, mais il avait malheureusement perçut le ton sans équivoque qui marquait le départ définitive de Cœurboisé. Elle avait disparu, comme sa propre mère. Et il ne la reverrait plus.
Plus attristé que jamais, il se mit à parcourir les bois, seul cette fois. Mais un petit chaton de son envergure pouvait-il prétendre à la survie dans cet univers hostile ?
Non, se dit alors Jùno. Mais un louveteau peut.
Reprenant le contrôle de sa vie comme il le pouvait, le noiraud fit face à l’adversité du mieux qu’il put. Tous les soirs, lorsque la nuit s’avançait sur le monde, il chantait.  Il chantait à la Lune et aux Etoiles, chantait au Monde, chantait à ses Ancêtres. Il chantait sa mère, chantait ses sœurs. Il chantait Coeurboisé et leur départ à toutes les quatre pour le monde des étoiles. Il chantait la mort comme la vie, ses peines comme ses joies. Et jamais il ne sentait plus vivant qu’à ces moment-là.


Caractère :Notre noiraud à tout du chaton typique : il est intrépide, curieux, aventureux, et tout aussi inconscient. D’un naturel optimiste, il n’est pas du genre à se laisser abattre. Et pourtant, c’est souvent ce qui l’entraîne dans des situations délicates dont il peine à se sortir. C’est une petite boule d’énergie impatiente et intriguée de tout. Il n’a pas froid aux yeux et sait apprendre de ses erreurs – même s’il a encore, soyons francs, beaucoup à apprendre. Il possède un cœur généreux et est bourré de bonnes intentions, mais peut-être cela causera-t-il un jour sa perte. Il est bien plus dans l’action que dans la réflexion, et il fait tout pour être un bon loup.


Note au futur rôliste : Je vous préviens, ce chaton, c’est MON BÉBOU ♥ parmi les bébous ! Prenez-en soin comme s’il s’agissait de votre propre vie – parce qu’au fond, c’est le cas. S’il est abandonné, je vous enferme dans une chambre froide et je fais de vous la nouvelle dinde fourrée de Noël.


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MessageSujet: Re: ATELIER - Adopte-Un-Perso.com   Lun 22 Aoû 2016 - 19:45



Le 22/08/2016




Thaddeus Nos'Tara - Bibliothécaire



Nom : Thaddeus Nos'Tara
Sexe : ♂
Espèce : Humain
Âge : 48 ans
Rang Général - Rang de Guilde : Bibliothécaire - ///
Attirance Sexuelle : Hétérosexuel


Histoire

Note : Comme ce personnage est beaucoup plus axé, dans ma tête, sur son mental que sur son passé, cette histoire restera relativement courte et très ouverte. A vous de l’étoffer un peu, selon vos envies – tout en respectant ce qui représente Thaddeus. Bonne lecture !

-Thaddeus ?
L’enfant ne répondit pas, bien trop occupé à observer la trainée de fourmis qui se mouvait le long du mur.
-Thaddeus !
Il releva la tête, distrait. Il n’en était pas très sûr, mais il lui semblait que sa mère venait de l’appeler. Il jeta un dernier regard curieux aux petits insectes noirs qui vagabondaient sur ce pan de la maison, puis se redressa sur ses petites jambes avant de faire le tour de la bâtisse en pierre.
Sa mère se tenait là, debout devant l’entrée,  ses longs cheveux noirs frisotant contre son visage sombre. Elle lui lança un sourire à la seconde où elle l’aperçut.
-Allez viens, mon Thad. Ta grand-mère à quelque chose de très important à te dire.
Les mots de sa mère piquèrent immédiatement sa curiosité. Quelque chose d’important ? Qu’est-ce que ça pouvait être ? Une nouvelle histoire à raconter ? Une découverte intéressante ? Un nouvel instrument qu’elle lui aurait confectionné ? Impatient, il suivit sa mère jusque dans la cuisine.
Grand-mère Jody était assise à la table centrale, les yeux pétillants de malice. Elle se tenait un peu voutée, comme à son habitude, et les rides de son visage creusaient de légers fossés noirs sur sa peau couleur terre. Elle avait des cheveux en fouillis, aussi gris que les nuages, dans lesquels il adorait plonger ses petites mains d’enfant.
-Approche, petit, lui dit Jody de sa voix à moitié cassée.
Il obtempéra, sentant l’excitation le gagner.
-Tu te souviens de la promesse que je t’avais faite ?
Il hocha la tête avec rapidité, sentant son cœur battre plus vite qu’à l’accoutumée.
-Ferme les yeux.
Ses paupières sombres s’abaissèrent immédiatement, et il commença à trépigner sur place.
-Bien. Maintenant, tend tes mains.
Il lui offrit ses paumes ouvertes. Puis, après avoir attendu ce qui lui semblait être une éternité, un objet lourd atterri entre ses mains. Il rouvrit les yeux immédiatement.
Ses pupilles pétillèrent de joie lorsqu’il aperçut l’objet : c’était un gros livre, qui faisait presque la taille de ses avant-bras. Il dû modifier sa position pour pouvoir le porter correctement. Sa couverture de cuir semblait vieillie, usée. Elle sentait cependant divinement bon, et Thaddeus ne résista pas à l’envie de le poser sur la table de la cuisine pour pouvoir l’ouvrir.
Il parcourut les pages du début, les tournants avec une délicatesse exagérée. Les premiers mots qu’il lut furent MATHÉMATIQUES ET LOIS QUANTIQUES – EXPLICATIONS ET DÉCOUVERTES. Sur les pages suivantes, il découvrit une farandole de symboles inconnus, de textes explicatifs, de croquis complexes annotés.
Il releva la tête vers sa grand-mère, les yeux ronds, le cœur battant toujours aussi rapidement.
-C’est pour moi, grand-mère ?
La vieille femme lui sourit de ses dents abîmées par l’âge.
-Oui, mon petit. Je me suis dit qu’il était temps que tu aies enfin ton premier livre entre les mains. C’est mon mentor qui me l’avait offert, avant que je n’épouse ton grand-père.
-Oh merci, merci merci merci merci !
Il se mit à sauter de joie dans toute la pièce, bondissant aussi haut que ses gambettes de sept ans le lui permettaient.
Sa mère l’interrompit doucement en riant.
-Doucement, mon Thad. Calme-toi un peu, il reste quelque chose !
Il stoppa immédiatement, aussi attentif que si le sol menaçait de s’écrouler à tout moment sous ses pieds.
-Nous t’avions parlé de la promesse, ajouta la belle femme noire de peau.
Cette fois-ci, son cœur s’arrêta tout bonnement de battre.
-Si je te donne ceci maintenant, poursuivit Grand-mère Jody, c’est parce que tu en auras grandement besoin.
-A l’Institution, compléta sa mère.
Et effectivement, le sol s’écroula sous ses pieds. Mais pour le propulser haut dans le ciel, parmi les étoiles qui brillaient à côté de leur sœur Lune. Il eut même l’impression de s’approcher du Soleil, tant la joie explosa en lui. Cela faisait si longtemps qu’il attendait ce moment ! Sa grand-mère avait donc réussi à le faire intégrer l’Institution ! Il allait pouvoir étudier le monde, en compagnie d’autres enfants, dans un énorme bâtiment remplis de cartes, d’objets scientifiques, de livres, de professeurs aux connaissances énormes.
Le cœur débordant de joie, d’excitation, et de reconnaissance, il se jeta au cou des deux femmes qui brillaient au centre de son petit univers.

♦♦♦

Le jeune Thaddeus se révéla être un élève des plus doués. Il connaissait déjà l’art de la lecture ; aussi prit-il de l’avance sur ses camarades en dévorant nombre d’ouvrages scientifiques. Doué d’une compréhension remarquable, il s’enivrait de nouvelles connaissances au fil des jours, profitant également de tout ce que sa grand-mère, ancienne scientifique au repos, avait à lui offrir.
Très vite, l’enfant devint adolescent, et il se mit à côtoyer bon nombres de grands hommes, qui décidèrent de le prendre sous leur aile. Rien n’était de trop pour lui ; il désirait tout voir, tout savoir, tout comprendre. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, il développa par la suite un goût prononcé pour l’imaginaire, et la narration.
Devenu adulte, Thaddeus entreprit quelques voyages, se chargea d’assister les surdoués du monde entier, puis, à l’âge de trente ans, il revint s’installer définitivement à Hypat, où il avait vécu son enfance. Il s’installa plus particulièrement à la Bibliothèque, lieu dans lequel il travaillait désormais. Il y donnait des cours, faisait la lecture aux plus jeunes comme aux plus âgés, passait son temps à ordonner les vieux livres qui reposaient sur les étagères indénombrables, … Mais jamais il ne cessa de s’instruire, ne manquant jamais une occasion de découvrir de nouvelles choses, de poser ses yeux sur un nouvel ouvrage, d’apprendre le fonctionnement d’un nouvel artefact.

♦♦♦

Il me semble que jamais il ne me sera possible de cesser de m’extasier devant ce chef-d’œuvre de fabrication Naine. Je démentirais pour ainsi dire chaque mot allant à l’encontre de leur génie mécanique, que seul un fou ne saurait reconnaître. Ces petits-hommes rudes et mystérieux cachent derrière leurs foulards ternes bien plus qu’une simple barbe phosphorescente. Leur intellectuel regorge de merveilles, et il serait idiot de ne pas leur attribuer ce mérite.
Thaddeus referma le livre qu’il avait sous les yeux. Il avait poussé sa lecture bien plus tard qu’à l’accoutumée cette nuit-ci, emporté par les descriptions détaillées et pleines de génie de cet auteur, ayant séjourné quelques temps dans la demeure très privée des Nains.
Il se leva en faisant grincer sa chaise sur le sol puis, après avoir positionné fermement le livre contre son torse, il se servit de sa main libre pour attraper la bougie qui l’avait accompagnée durant sa lecture. Son cerveau avait ses limites, et commençait à fatiguer. Et s’il était une chose que Thaddeus détestait, c’était que ce même cerveau soit incapable de retenir ce qu’il était en train de lire. Il n’y avait rien de plus insupportable que de passer ses yeux sur une phrase qu’il fallait relire l’instant d’après parce qu’on ne l’avait pas saisie, par distraction.
Le bibliothécaire parcourut les allées remplies de livres du sol au plafond, puis reposa son ouvrage à son emplacement d’origine. Puis, sentant la fatigue se répandre en lui comme un poison silencieux, il se hâta de rejoindre ses quartiers, qui s’étendaient un peu plus haut, au sommet des escaliers de l’aile Est.
Cependant, lorsqu’il retrouva sa chambre, il ne se mit pas au lit immédiatement. Il lui restait une dernière chose à faire avant de rejoindre le monde onirique.
S’approchant de sa petite bibliothèque personnelle, il laissa son regard glisser sur les livres alignés sur les étagères. Il lui fallait choisir un livre pour le lendemain, car c’était le jour où une ribambelle d’enfants rêveurs venaient lui rendre visite, avides d’histoire rocambolesques, d’aventures de chevaliers, de dragons, et d’elfes magiciens. Et il savait exactement quel livre il choisirait.
Alors qu’il se hâtait de survoler l’étage dédié aux ouvrages scientifiques, dont il n’aurait pas besoin, il s’arrêta avec une pointe de tristesse au niveau d’un livre bien particulier. Délicatement, il l’extraya de son rayonnage, puis il l’ouvrit pour tomber sur la première page.
MATHÉMATIQUES ET LOIS QUANTIQUES – EXPLICATIONS ET DÉCOUVERTES
Il soupira, un mélange de nostalgie et d’amertume au bout des lèvres. Son enfance avait été belle, bordée dans l’amour de sa mère et de sa grand-mère. Mais tout cela était loin, désormais. Grand-mère Jody les avaient quittés une dizaine d’années plus tôt, et sa mère avait gagné en âge, autant que lui avait gagné en connaissances.
Thaddeus ferma les yeux un instant, puis referma le livre avant de le remettre en place.
Il continua ses recherches jusqu’à l’étage le plus bas, où trônaient les récits de voyages. Il en saisit un, à la couverture vert foncé, brodée de fin fils en nylon teints en doré. EXPÉDITION PAR-DELÀ LES MERS – PAR GOMER L’INTRÉPIDE.
Un léger sourire étira ses lèvres. Son enfance était révolue, certes. Mais d’autres s’activaient encore en ce moment-même, partout dans Hypat. Et certaines brûlaient d’être plongées dans des histoires merveilleuses, comme la sienne l’avait été par le passé.
Il posa doucement le livre sur sa commode puis, après s’être dévêtu, il fit mourir la flamme de la bougie entre ses doigts, et s’endormit.
Demain, il lirait.



Physique et Mental



Thaddeus est un homme d’âge mûr, de taille raisonnable, et de musculature relativement peu développée. Ses yeux marron sont presque aussi sombres que sa peau couleur bois, et ses courts cheveux frisés arborent un noir charbon teinté de quelques zones blanchâtres, en raison des années qui se sont écoulées. Ce n’est pas un homme des plus agiles, des plus forts, ni même des plus endurants. Non ; Thaddeus est un sédentaire qui n’occupe ses journées qu’à errer dans les allées infinies de la Grande Bibliothèque d’Hypathe. Il lui arrive cependant de voyager, pour partir explorer quelque mystère découvert dans un livre, vérifier une théorie qui lui tient à cœur, ou simplement se rendre dans d’autres villes pour étancher sa soif de nouvelles connaissances.
Il est un muscle cependant qui se trouve particulièrement développé chez lui : son cerveau. Il le stimule et le façonne depuis son plus jeune âge, poussé par sa curiosité naturelle et son besoin de tout savoir. On pourrait penser de lui qu’il est plutôt pragmatique ; mais il n’en est rien. Bien qu’il soit alerte sur les connaissances scientifiques et avérées au sujet de son monde, Thaddeus n’en demeure pas moins un grand rêveur. Son esprit regorge d’histoires, inventées ou lues, et il ne peut s’empêcher de se plonger dans les récits d’antan, ou bien dans les comptes tous plus imaginaires les uns que les autres, sur lesquels il tombe. C’est un grand homme, non pas de taille, mais d’esprit. Il a la conversation aisée, et son intellectuel regorge de vivacité.
Notre bibliothécaire est également un homme très discret.  D’un naturel pacifique, ses gestes et ses paroles sont empreints de calme et de douceur ; ce qui en fait un personnage adoré des enfants en quête d’un lecteur de grandes aventures.
Pour ce qui est de son accoutrement, notre homme n’est pas très extravagant. En dehors de son habituel robe longue, il ne possède que quelques tenues de voyages, plus pratiques qu’agréables à l’œil.

Note : Pour mon plus grand malheur, malgré toutes mes recherches, j’ai été incapable de dégoter une image fidèle. Honnêtement, les illustrations d’hommes noirs sont vraiment super rares sur le net ; alors avec un physique aussi précis, je vous dis pas. Donc, si jamais vous trouvez un homme à la peau sombre, aux cheveux courts et grisonnants, et aux traits calmes, avec tout ce qu’il faut de rides pour son âge ; prévenez-moi, que j’aille vous construire un autel.

EDIT : Finalement, j'ai réussit à dégoter quelque chose ! L'une vient de l'amabilité de Zath, l'autre de mes recherches. Elles ne sont pas aussi parfaites que je l'aurai voulu, mais c'est mieux que rien !

                                          

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