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 Un gastéropode, un briseur de caillasse, et un frère très apprécié. [PV Percebrise et ThaEron]

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MessageSujet: Re: Un gastéropode, un briseur de caillasse, et un frère très apprécié. [PV Percebrise et ThaEron]   Dim 7 Aoû 2016 - 19:12



Dernier poste pour Slugouille ♥




DURA DERELICTO

Alors qu’ils suivaient le Démène à travers le dédale de galeries, Limace ruminait les paroles de Percebrise. Elle les tournait et les retournait tellement dans sa tête que même les retrouvailles avec ThaEron, ou encore le semblant de conversation qu’il eut avec son nouvel ami à écailles, ne la firent vraiment réagir.  
Le Blanc avait été froid, dur, et blessant. Elle ne comprenait pas la raison de sa méchanceté soudaine et, ajouté à la frustration que ses paroles avaient provoquée en elle, Limace se sentait de plus en plus agacée. Une forte envie la démangeait de souffler très fort par ses narines et de gronder ; mais en se rendant compte que ce n’était pas dans ses habitudes, elle se retint de faire quoi que ce soit. À la place, elle se contenta de suivre le mouvement, en silence.
Percebrise voulait qu’elle mette ses émotions de côté ? D’accord.

Lorsqu’ils pénétrèrent dans la caverne des Démènes, elle ne put cependant s’empêcher de marquer un temps d’arrêt, anxieuse. Toutes ces créatures réunies en un même endroit, cela faisait beaucoup aux yeux de Limace. Ses instincts de peur étaient fortement ancrés en elle et, quoi qu’en dise Percebrise, elle savait qu’elle ne pourrait pas s’en débarrasser aussi facilement. Ses réactions ridiculement faiblardes étaient une part d’elle-même, et même si l’idée de changer avait commencé à germer dans sa tête, elle n’était pas encore prête à se lancer dans une lutte acharnée contre sa propre flamme intérieure.
Malgré ses craintes, elle se rendit compte que la situation n’avait plus rien de très dangereux quand ThaEron leur expliqua ce qui avait été conclu à l’issue de son échange avec ce qui paraissait être le Maître des Démènes. Elle avait ressenti un vif poing dans les cœurs, empreinte de gratitude, de soulagement, et d’excitation. Ils avaient le remède. Elle ne savait pas comment le cadeau du Roi Démène allait les aider, mais ThaEron savait, lui. Et les Vertes seraient soignées. Elles allaient guérir. Elles allaient pouvoir vivre leurs vies.
Et se fondre parmi les dragons du Lavadôme, ou bien disparaître dans le dehors…
Elle avait beau savoir qu’elle aurait dû se réjouir de ce cas de figure, elle n’en demeurait pas moins triste en pensant cela.

Tandis qu’ils partageaient un repas avec leurs nouveaux amis, la Grise ne put s’empêcher de repenser à une phrase que lui avait lancée Percebrise. « Les démènes sont des créatures perfides et sauvages. Tu es peut-être tombée sur une exception, mais sache qu'il n'hésitera pas à te planter son bâton dans les cœurs si ça peut l'arranger. » Eh bien, voilà qu’ils étaient en train de remplir leurs estomacs en compagnie de ces créatures Viles et Monstrueuses, pendant que d’autres dansaient et jouaient partout dans la caverne. Elle comprit alors que, contrairement à ce qu’elle pensait, Percebrise ne savait pas tout. Car en ce qui concernait les Démènes, il avait eu tort. Et pour la première fois, Limace avait vu juste.
Avec une pointe de fierté, et aussi un air assez provocateur qu’elle ne se connaissait pas, elle releva la tête du repas qu’elle était en train de mâcher sans grande conviction et chercha le Blanc du regard.
Si je n’avais pas gardé « mes émotions » avec moi… Tu aurais brûlé « mon Démène », et nous ne serions pas ici avec le remède, pensa-t-elle très fort.
Mais le dragon était occupé ailleurs, et il ne croisa pas son regard crépitant d’agacement. Se sentant retomber dans les griffes de la colère sans aucune raison valable, Limace secoua la tête et retourna à son morceau de viande. Mais bizarrement, elle n’avait plus faim du tout.

Lorsque les trois dragons durent quitter la caverne des Démènes, Limace fit un détour au milieu de la fête tandis que ThaEron rassemblait les choses qu’on lui avait données, et que Percebrise… Faisait ce qui lui chantait. Elle chercha pendant quelques temps son Démène du regard, un peu perdue au milieu de tous ses congénères. Finalement, ce fut lui qui la rejoint sans qu’elle s’en aperçoive.
Elle était heureuse de le retrouver, mais elle se sentit ensuite un peu bête. Elle avait simplement voulu le revoir avant de partir, mais elle n’avait aucune idée de ce qu’elle comptait faire ou dire. Elle sentait simplement qu’elle s’était un peu attachée à lui, aussi étrange que cela puisse paraître. Et elle voulait le remercier, pour tout.
Mal à l’aise, elle se mit à piétiner dans le vide en balançant légèrement sa queue de gauche à droite. Puis le Démène tendit un bras difforme vers elle, et elle baissa la tête jusqu’à être à sa hauteur. Il posa ses doigts sur le bout de son museau, et elle cligna lentement des yeux en soufflant tranquillement un jet d’air à travers ses narines. Il n’y avait pas besoin de mots ; ils ne seraient pas compris. C’était un au revoir qui lui enserra les cœurs, et elle mit toute sa gratitude dans ses gestes. Elle ne doutait pas qu’il comprendrait, car il était intelligent.
Peut-être qu’un jour, je le reverrais, espéra-t-elle sans grande conviction.
Quelques instant plus tard, le Maître Démène lui disait au revoir à son tour, et elle suivait ThaEron et son frère sur le chemin du retour.

* * *


-Vous êtes revenues ! fit Tournequeue en les voyant revenir.
Suite à ces mots, les autres dragonnes s’éveillèrent de leur sommeil maladif, comme si le retour de leurs amis leur avait rendu une part de l’énergie qui menaçait de s’éteindre à tout jamais en elles. En les voyant ainsi, Limace fut tiraillée entre des émotions diverses. Elle se sentait mal de les voir si faibles et dépéris ; mais elle était terriblement heureuse de les revoir, et de savoir qu’elle apportait avec elle de quoi les guérir. Enfin. Même si cette guérison marquerait la fin de leur vie commune, et le début des aventures qu’elles choisiraient de vivre… Loin de Limace.
Chassant au loin ses pensées sombres, Limace oublia son égoïsme et se concentra sur la joie du moment présent. Elle se précipita vers les Verte et huma leur odeur musquée et familière.  Elle avait l’impression de retourner chez elle.
-Nous avons réussi ! leur annonça-t-elle. On a trouvé un remède !
Les autres s’agitèrent à cette nouvelle, comme revigorées.
-C’était comment ? demanda Poussepierre. Vous avez vu des monstres ? Vous vous êtes battus ?
-Tu t’es blessée ? fit Tournequeue en reniflant son dos meurtris.
Elle répondit brièvement à leurs questions pour les calmer puis, à leur demande,  elle se mit à raconter tout ce qui s’était passé un peu plus en détail. Le récit de cette aventure sembla éveiller en elle une flamme nouvelle et, tout le long que dura leur conversation, Limace sentait que la fin d’une partie de sa vie approchait à grands pas.

-Buvez. Ici commence la fin de votre malheur.
Elle n’avait pas fait attention au temps qu’elle venait de passer à discuter, mais ThaEron s’avança vers elles et les interrompit en leur présentant une mixture étrange. Le Remède.
L’odeur qui s’en échappait était fortement désagréable, et Limace renâcla en éternuant tant cela lui chatouillait les narines. Et dire que les autres devraient boire ça… Mais c’était leur seule chance de vivre. Ce pourquoi elles avaient quitté leur caverne dans les Montagnes, affronté leur peur du Dehors, parcourus des kilomètres pour trouver le Lavadôme, et envoyé leur amie grise dans des souterrains dangereux. Ce grâce à quoi elles avaient toutes les quatre découvert le Monde, la vie à l’extérieur, les arbres, le ciel, la pluie, les étoiles,… Et cet énigmatique dragon Blanc qui leur avait sauvé la vie, qui était devenu leur seul point de repère dans cet univers inconnu, et que Limace peinait tellement à comprendre.
A cette pensée, la Grise releva la tête et regarda autour d’elle, prise d’un mauvais pressentiment. Ses cœurs se serrèrent.
Percebrise avait disparu.

Elle abandonna ses amies aux griffes de ThaEron, et elle sortit de la grotte qu’ils occupaient.
Elle se retrouva seule en plein cœur du Lavadôme, le regard perdu. Elle prit une grande inspiration et s’y aventura, cherchant du regard la moindre tâche blanche. Mais peu importe où elle se rendait, le monde de roche qui l’entourait n’était enveloppé que dans la lumière rougeâtre et chaude typique du Lavadôme. Aucune note de blanc ne venait entacher ce brasier.
Attristée, Limace redoubla d’efforts et s’enfonça plus loin encore dans ce lieu qu’elle ne connaissait pas. Il y avait beaucoup moins de créatures que lorsqu’elle était arrivée la première fois ; seuls quelques être sur deux jambes déambulaient, tandis que des dragons étaient posés çà et là à travers les rochers. Ces derniers avaient beau être peu nombreux, chacun d’entre eux darda sur elle un regard perçant qui la fit frissonner.
Plus elle avançait, plus elle ne trouvait aucune trace du Blanc, et plus ça l’agaçait. Elle se sentait enveloppée dans un tourbillon de tristesse et de colère. Elle avait envie de hurler son nom à travers tout le Lavadôme, de lui sommer de revenir. Parce qu’elle sentait ; elle savait ; qu’il venait de faire la chose qu’elle avait le plus craint depuis le tout début.
Il l’avait abandonnée.
Des vagues de rage déferlèrent sur l’océan de tristesse qui lui engloutissait les cœurs. Elle avait à la fois envie de pleurer, et de hurler. Elle se sentit soudain vide, et blessée aussi, même si son corps allait bien. C’était comme si on lui avait enfoncé une lame dans le poitrail.
Elle s’arrêta dans un coin, le corps secoué de tremblements. Des larmes brulantes ruisselaient sur ses joues, et une plainte silencieuse se mit à grossir dans sa gorge. « Les démènes sont des créatures perfides et sauvages. Tu es peut-être tombée sur une exception, mais sache qu'il n'hésitera pas à te planter son bâton dans les cœurs si ça peut l'arranger. » Elle aurait voulu hurler. Ce n’était pas un Démène qui venait de lui planter un bâton dans le cœur. C’était Percebrise.
-Tu étais notre exception dans ce monde sauvage et cruel. Tu nous abandonnes parce que ça t’arrange ? Parce que c’est plus facile pour toi ? Parce que nous ne sommes rien, que tu en as fini avec nous ? Comme le Maître ? C’est comme ça que ça marche, dans le Dehors ? Ne t’enfuis pas ! S’il te plaît, reviens… Et puis non ! Non ne reviens pas ! Abandonne-nous ! Laisse-nous ici sans même dire au revoir ! Même le Démène m’a dit au revoir, PERCEBRISE ! Je croyais que tu valais mieux que cette SIMPLE CRÉATURE. Tu… Tu… ARGHH !
Sentant ses cœurs vibrer d’une colère et d’une tristesse auxquelles elle n’avait encore jamais fait face, elle les laissa exploser en elle et rugit pour la première fois. Elle pleurait de rage et de désespoir. Elle se sentait trahie, jetée, abandonnée. Déçue. Oui, déçue… Elle avait considéré Percebrise comme un Maître Bon et Généreux. Mais elle s’était une fois de plus endormie dans son propre rêve. Mais qu’est-ce qu’elle avait pu être sotte ! De rage, elle frappa le sol de ses pattes avant, puis elle se précipita à toute vitesse vers la grotte de ThaEron. Elle ignorât les regards qu’on lui lançait à son passage ; elle leur aurait bien hurlé dessus aussi, à tous ces yeux indiscrets. Mais elle retint sa rage, elle retint son désespoir, elle retint la tempête qui menaçait de l’envahir.

Elle retrouva sans trop savoir comment la caverne où se trouvaient ThaEron et les autres. Quand elle revint et qu’on lui posa des questions sur son état, elle n’y répondit pas. Elle se lova dans un coin et, une fois que la colère passa, elle pleura longtemps, plus longtemps qu’elle ne l’avait jamais fait. Sa rage envolée, elle n’était plus que larmes et sanglots.
Il lui fallut presque une heure pour retrouver un état normal ; pour nettoyer son âme de la peine et de la déception. Et seulement là, une fois qu’elle s’enferma dans une bulle où Percebrise n’était plus qu’un simple dragon qu’elle avait rencontré par mégarde, elle se redressa le plus humblement possible et dit d’une voix neutre :
-Percebrise est parti.
Puis elle laissa les autres faire ce qu’ils voulaient de cette nouvelle, se concentrant uniquement sur son esprit. Elle se ferma à tout ce qui l’entourait et réfléchit.
Elle était seule, désormais. Les autres allaient guérir. Il fallait qu’elle décide ce qu’elle allait faire de sa vie. Tournequeue et Mordbois lui avaient confirmé leur choix de partir dans le monde du Dehors, et Poussepierre ne cessait de s’extasier sur le système qu’elle appelait « les Sœurs du Feu » – une dragonne sans ailes était apparemment passée voir les Vertes pendant que Limace était encore dans les souterrains, et elle avait longuement discuté avec Poussepierre. D’après ce que la Grise avait compris, la jeune femelle faisait partie d’un sous-groupe du nom de « Filles du Feu », et avec les Sœurs, elles formaient une faction dont les membres – uniquement des femelles – s’entraînaient dans le but de protéger leur foyer et leurs frères de sang. Peut-être que là-bas, Limace apprendrait à être moins faible, moins sotte, moins peureuse ; plus dragon. Cela faisait plusieurs jours qu’elle réfléchissait aux options qui s’offraient à elle, et elle il ne lui restait plus que le Lavadôme et l’Extérieur. Et à l’heure actuelle, elle n’avait pas grande envie de sortir d’ici et de revoir le Soleil.

Elle sortit de son état léthargique et s’approcha de Poussepierre.
-Je peux te parler ? lui demanda-t-elle mentalement.
-Bien sûre.
La Verte, qui avait encore la force de se lever, s’éloigna donc en compagnie de Limace.
-Vous avez pris le remède ? s’enquit la grise.
-Oui. ThaEron dit qu’il faudra reprendre quelques doses dans les jours à venir, et qu’il nous faudra du temps pour récupérer. Je sens déjà mon corps revivre, Limace.
-C’est bien, répliqua-t-elle avec une pointe de tristesse dans la voix. Je suis heureuse pour vous. Dansenuit et Griffemur…
-Le sont aussi, de là où elles se trouvent. Tout va bien, je t’assure. On va bien. C’est fini. Je le sais.
Limace ferma les yeux.
-Tu vas rejoindre ces Sœurs du Feu ?
-Oui.
Une confirmation de ce qu’elle savait déjà.
-Je pense que tu t’y plairas, dit-elle en toute honnêteté.
-Et toi ?
Limace s’accorda un temps avant de répondre.
-J’aimerais essayer aussi.
-Ça me ferait plaisir, répliqua la Verte.
-Ah oui ?
-Oui.
Cette réponse réchauffa soudain les cœurs endoloris de la Grise. Elle avait eu peur de s’imposer contre la volonté de Poussepierre, mais elle avait dû se torturer l’esprit pour rien ; c’était sa sœur de cœur, et elle la soutiendrait toujours.
-Merci, lui dit-elle, touchée.
Puis, alors qu’elle ne s’y attendait pas, Poussepierre changea de sujet.
-Tu supporteras ?
-De rester ici ?
-Non. De ne plus avoir Percebrise.
Elle fit la moue et se renferma tout de suite sur elle-même.
-On lui a pris bien trop de son temps. Il est libre du fardeau qu'on lui imposait maintenant ; qu’il fasse ce que bon lui semble.
-Limace…
Elle déplia son aile couleur des herbes par-dessus le corps grisâtre de son amie.
-S’il te plaît… N’en parlons plus.
Puis elle changea de sujet.
-Tu pourras me présenter à la dragonne sans ailes ?
Poussepierre soupira, puis reprit.
-Oui. Elle m’a dit où la trouver.
Limace hocha la tête et ne répondit rien.
Les deux femelles retournèrent auprès des autres, et Limace sentit une partie du poids qui lui enserrait les cœurs s’alléger. Elle avait enfin ouvert une voie sur son futur, et elle comptait bien l’explorer du mieux qu’elle pouvait. Car elle venait de prendre conscience que, si un pan entier de sa vie se tournait définitivement, un second se révélait juste derrière, lisse et avide de nouvelles aventures. Et pour la première fois, c’était à elle de décider de la manière dont elle le remplirait.



           
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MessageSujet: Re: Un gastéropode, un briseur de caillasse, et un frère très apprécié. [PV Percebrise et ThaEron]   Mer 10 Aoû 2016 - 16:00




Percebrise est parti.

Les paroles de la grise sonnèrent comme une mauvaise blague aux oreilles du cuivré – mais il n'y avait rien de comique là-dedans, et en lui-même, il savait que son frère était sans doute déjà loin. Les dragonnes semblaient déboussolées ; leur seul guide venait de disparaître sans laisser de trace, sans même un au revoir, les laissant là, seules au milieu d'un monde qu'elles commençaient à peine à connaître. Le choc de la nouvelle encaissé, Limace alla rejoindre Poussepierre, et celles-ci s'éloignèrent quelques temps.
ThaEron n'avait pas bougé. Il regardait les deux vertes restantes, ne sachant que dire ni comment réagir aux événements qui venaient de s’enchaîner. Intérieurement, le cuivré fulminait. Autant avait-il admiré son frère au cours de leur voyage, autant l'aurait-il fustigé si celui-ci était encore dans les parages. Voilà donc ton honneur, Percebrise. Elles croyaient en toi, tu étais leur lumière, et tu disparais lâchement dans l'ombre. Tu es aussi surprenant que pathétique, petit blanc. En cet instant, je ne sais même pas si c'est de la honte ou de la pitié que je ressens à ton égard. Pars donc, loin et longtemps. Va t'en. Va t'en cacher.

Le cuivré expira lourdement, et se retourna. A quoi bon se fatiguer pour son égoïste de frère ? Il n'en valait pas la peine, et puis, il y avait cela de positif que les dragonnes avaient suffisamment voyagé et grandi pour s'en sortir une fois rétablies. Ce ne serait pas simple, mais même si Percebrise les avaient abandonnées dans l'ombre, elles commençaient déjà à briller de leur propre lumière. Tout finira par s'arranger. Pensa-t-il. Le dracomage rangea les ustensiles et ingrédients qu'il avait utilisé, remplit d'autres flacons de Remède pour les jours à venir, et les déposa dans un petit coffret.
Il était en train de récupérer l'eau du ruisseau qui coulait le long du mur lorsqu'il entendit le cliquetis des griffes de Limace et de Poussepierre. Il observa les deux dragonnes rentrer et apporta au petit groupe de quoi se restaurer ; ils n'avaient pas mangé depuis leur départ.

Voilà pour vous. Mangez comme bon vous semble, vous avez toutes besoin de reprendre des forces. Et, en remarquant la moue qu'affichaient certaines d'entre elles, ajouta Toutes. Le remède seul ne vous guérira pas. Ca vaut pour toi aussi, Limace. Ces blessures ne guériront pas toutes seules.

Sans doute avaient-elles perdu un peu de leur appétit suite au départ de Percebrise, mais ce n'était pas une raison. Tant de choses se sont passées depuis leur arrivée... Se dit-il à lui-même. Tant de choses ont changé. Il repensa au tout début de leur aventure, lorsque Percebrise prenait un malin plaisir à l'embêter, lorsque Limace était effrayée à l'idée d'aller chez les demens. Lorsqu'ils avaient tous versé leurs larmes. Puis ils étaient descendus sous terre, et les choses étaient allé de mal en pis. Il y avait eu ces monstres, cet horrible dragon, l'explosion de la caverne. La rencontre avec les demens enfin, tellement étranges et inattendue. Et de nouveau, ils étaient ici, là ou tout avait commencé.  

Limace, Poussepierre, Mordbois, Tournequeue. Félicitations à vous toutes. Vous avez été fortes et courageuses, et je suis sûr que vous le serrez encore. Je pense qu'il serait mieux que vous restiez quelques jours ici, le temps que vous guérissiez et que vous décidiez ce que vous comptez faire. Je resterai encore un peu de temps ici aussi, j'ai des recherches à faire. Puis je partirait bien loin d'ici, tout au nord, sur l'île ou je suis né, mais j'aimerais être certain que les choses se passent bien pour vous avant de partir.

Dehors, la nuit tombait, et le puit de lumière au sommet de la caverne n'avait plus grande utilité. ThaEron alluma quelques brasiers, qui réchauffèrent l'air et dardèrent leur flammes le long des murs. Il n'y eut bientôt plus d'autres son que celui de leurs respirations et du crépitement du feu ; et alors que le Lavadôme s'endormaient, leur quête, doucement, touchait à sa fin.


Voilà. Fin de ce RP absolument génial. Verge, les zamis ♥
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Un gastéropode, un briseur de caillasse, et un frère très apprécié. [PV Percebrise et ThaEron]
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