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 Quelque chose comme une ombre [Libre]

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MessageSujet: Re: Quelque chose comme une ombre [Libre]   Lun 17 Avr 2017 - 21:42



"Nous sommes toujours seul, Sarush. Ton frère a de la chance de t'avoir. La vie vous a offert cette possibilité. Il y en a qui n'ont pas cette chance. Il y en a qui ne l'auront jamais."

Le démon pâle ne répondit pas. Il ne voulait rien dire à ce sujet, bien qu'il en pense beaucoup. Parfois, il se demandait sincèrement si RaÏnvir avait eu de la chance. Dans les jours où il se sentait d'humeur attentionnée, il pensait à la vie qu'aurait pu avoir ce petit dragonnet des montagnes s'il n'avait pas eu à subir son ombre. Il aurait eu une vie différente, de cela, Sarushzor en était certain. La vraie question était : aurait-il eu une vie meilleure ? Des souvenirs qui ne lui appartenaient pas vinrent effleurer ses réflexions. Il vit un dragonnet gris qui demeurait auprès d'une grande dragonnelle verte dans une grotte sombre. En ces lieux, l'humidité résorbait quelque peu la froideur qui émanait de l'extérieur. Si le froid était néanmoins maître, de la mousse velue et verdâtre, unique espoir de floraison dans le Nord souterrain, se formait sur la roche. Mais Sarushzor ne se préoccupait pas de l'endroit. Toute son attention était concentrée sur le dragonnet. Un sourire grelottant s'échappait de ses lèvres écailleuses et un regard espiègle brillait dans ses yeux. Il y voyait de l'amour, de l'allégresse, et de la joie. Des émotions qu'il ne connaissait pas, qu'il avait même peur de connaître. Peut-être... qui sait ? Peut-être ce petit dragonnet gris aurait-il mieux vécu sans son arrivée ?

Les souvenirs firent place au présent, et le démon se vit observer la forêt plongée dans la brume. A l'ouest, un lac dardait des reflets sombres sous la nuit sans étoile. Il releva la tête. C'était un endroit où vivre, du moins pour un dragon sauvage ; Il imagina une caverne profonde de l'En-Bas, ainsi que du bétail prospérant ici. Il porta un regard étrangement affectueux sur les montagnes. A raison !
Qu'étaient donc les œuvres des démons, des dragons et des hominidés, en regard de ces géants, se demanda-t-il. Le mal était à l'œuvre en ces contrées, et pourtant il semblait insignifiant, minuscule et sans substance en comparaison. Les montagnes ne s'intéressaient pas à leurs caprices. Elles étaient là avant qu'il ne vienne en ce monde et resteraient après la fin de son existence, jusqu'à ce que même le soleil s'éteigne et que des ténèbres éternelles s'abattent sur la terre. Le démon pâle se fit violence pour ne pas trembler de toute ses écailles. Il y avait là quelque chose d'ardu à concevoir, comme si lui et la femelle elfe qui ne faisait que penser n'étaient en fait que des brindilles dans une jungle fourmillante. Etait-ce donc cela la réalité ?

"N'as-tu jamais connu tes semblables de prêt ou de loin, Sarush ?... Tu n'aurais pas un peu d'empathie pour eux, parfois? Même si cette empathie pourrais être transmis par ton frère..."

-Mmh, je gage que cette question n'a rien avoir avec la curiosité, même si je crois en ce don. Cela étant, la réponse risque d'être longue à épiloguer, tant ma pensée à ce sujet est vaste et difficile. Souhaites-tu t'assoir ?

Le dragon n'attendit pas sa réponse. Il replia ses ailes sur son échine et enroula sa queue autour de ses pattes, puis se coucha sur l'herbe sombre des marais. Ainsi, il se tenait tel une statue bâtie dans le jais, comme l'effigie d'un récit de jadis.

-Je t'aurais bien dit que tout le monde a ses petits secrets,... ne penses-tu pas l'elfe ? Personnellement, je pense qu'il est sage toutefois d'en partager certain de temps à autre, ne serait-ce qu'avec une personne de confiance. Qu'en dis-tu ? Parlons encore un peu tous les deux. Ah et, parlons un peu de ta question. Si tu penses à mes semblables comme aux dragons, alors je te répondrai qu'en ma personne,... non. Je n'ai connu aucun dragon de près ou de loin et je n'ai jamais ressenti une seule once d'empathie pour eux. A moins que l'empathie n'ait aussi pour nom la pitié. Mon frère te répondra de même d'ailleurs, car à vrai dire, les seuls dragons que nous avons connu étaient soit trop occupés à essayer de nous tuer, soit trop belliqueux et solitaire pour s'intéresser à notre présence. Du reste, je respecte cette part de quiétude qui sied à chacun d'eux. Parfois, le mieux à dire est finalement de ne rien dire.

Soudain, le regard du démon pâle se fit plus sévère, plus lumineux encore.

-Mais tu pourrais aussi parler de... nos semblables... cette fois la question est différente. Elle porte sur un temps que même ma conscience a désiré oublier. Nous nous trouvions alors dans un endroit bel et bien différent de tout ce que la vie tel que nous la concevons maintenant nous donne. Si je devais te répondre...

Un énergie en forme de fumerolle noirâtre siffla brièvement sur le pourtour des ailes de Sarushzor. En pleine réflexion, il en oublia presque les cris des loups qui résonnaient au loin sur le pan des monts acérés.

-Hum... Notre existence pouvait alors se passer de ce que les hominidés appellent l'incarnation. Nous n'avions pas besoin de cœur, ni de poumons pour respirer l'air. Quant à nos semblables et moi... eh bien oui je les ai connu. Mais je ne pourrais pas les décrire. Je ne pourrais plus en tout cas. Je pourrais à peine décrire ce que cela faisait de se trouver dans mon monde, car je n'y ai pas réfléchi. C'est... difficile à expliquer. Quelque chose de très troublant. Ce n'est que lorsque je suis arrivé dans le corps de mon petit frère que j'ai commencé à saisir la sensation que cela faisait. C'était... un endroit noir, froid, et incommensurable. Sans RaÏnvir, le simple fait de me souvenir aurait été comme me plonger dans un océan d'effroi et de glace. Pour rien au monde, je ne souhaiterais y retourner.

Ce n'est qu'en répondant à la question de l'elfette qu'il prit conscience à quel point il était différent des autres. Il n'y avait rien de comparable entre lui et les individus de ce monde. Lui-même voyait la mort bien différemment. En cela, la façon des mortels de se raccrocher à la vie, et de ce fait de s'éloigner de la mort, lui semblait très particulière, car c'était pour eux une chose inévitable. Une conclusion au temps. Quelle étrange pensée...
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MessageSujet: Re: Quelque chose comme une ombre [Libre]   Lun 16 Oct 2017 - 17:07


C'était étrange d'entendre le dragon conter. Comme si sa voix venait d'un autre temps. Et telle une enfant, Talia l'écouta, passionnée, attentive, presque intéressée. C'était étrange comme elle se reconnaissait dans cette histoire. C'était étrange d'entendre les échos d'un univers oublié depuis longtemps vibrer au travers des paroles du dragon. C'était presque beau - enfin, si seulement Talia pouvait trouver quelque de plus beau que la mort d'un être. Mais tandis que le dragon continuer de conter et de raconter ses pensées, son histoire, l'elfe noire prit conscience que c'était bien un démon. Un être de la dimension de la Lune. Car elle-même avait ces souvenirs. Le froid, le vide éternel, les ténèbres plus sombre encore que sa propre âme... et l'éternité qui l'enfermait. Non, ce n'était pas ELLE particulièrement qui avait ces souvenirs en elle... Mais plutôt, ce qui l'avait transformée. Ou alors...

D'autres souvenirs vinrent se frayer un chemin vers sa mémoire. Enfin, pas la sienne, celle de l'être qui avait pris possession d'elle. Cette chose qui ne faisait plus qu'un avec son corps et son âme avait rôdé pendant des mois autour de sa mère... C'était cela les douleurs, c'était cela le sang, c'était cela qui avait provoqué sa naissance en avance. C'était cela qui avait provoqué sa mort et sa résurrection. Car on avait bien dit à la Talia, la jeune elfe innocente, qu'elle était morte-née et que, par un miracle que seul les Esprits connaissaient, elle avait revécu. L'Eclipse du jour de sa naissance avait permis à cette chose de la sauver... mais également de la condamner. Son esprit et son âme était morte avant l'Eclipse, et un autre esprit et une autre âme avait prit la place de l'enveloppe charnelle qui se trouvait alors disponible. Alors, elle s'était réveillée avec la sensation d'exister, enfin.

Mais Talia n'était pas née avec une sœur jumelle à l'intérieur d'elle. Non... Elle était seule. Son esprit était le seul dans ce corps. Peut-être était-ce cela qui l'empêchait de se souvenir. Il n'y avait pas d'être physique, de Fils du Soleil dans ce corps pour la guider. Soudain, l'elfe noire eut des doute. Puis une profonde tristesse s'empara d'elle et une peur immense la fit contracter chacun de ses muscles. Elle avait peur de cette solitude. Elle eut envie de crier, et toujours comme une enfant, elle ne put se retenir. Se relevant alors d'un bon elle hurla à l'Autre:

"Stop! Tais toi! Tu es horrible! Tais toi! Tu ne peux pas parler ainsi! Tu ne sais pas ce que c'est, non tu ne sais pas! Tu n'as jamais su!" Elle ne savait pas véritablement de quoi elle parlait, mais sa bouche avait prit possession d'elle-même et hurlait à n'en plus pouvoir. "Tu ne sais pas ce que c'est! Tu n'es pas comme moi! Tu n'es pas un Enfant de la Lune, tu ne sers personne à par toi-même, alors tu n'as pas le droit de parler ainsi! Tu ne sais rien... Tu ne te souviens pas comme moi je me souviens, Sarush..."

Tout à coup, sa voix s'était faite familière. Comme si elle connaissait le dragon, enfin, le frère du dragon, mieux que personne. Comme si Talia avait toujours côtoyé le démon. Comment était-ce possible? Non, il ne savait rien! Et pourquoi? Parce qu'il n'avait pas subis ce que l'elfe noire avait subis. Il n'était pas resté aussi longtemps là-bas. Il était parti, il avait trouvé ce corps... Et puis...

La jeune elfe tenta de se souvenir. De quoi parlaient-ils? C'était important, c'était blessant, c'était étrange. Elle s'était souvenu de quelque chose. Son regard de folle-furieuse s'était évanouit pour laisser place à deux rubis larmoyants. Talia ne s'était jamais sentit aussi perdue. Elle regarda le dragon, il semblait surpris, terrifié, ou juste distant? Elle ne savait plus de trop. Et alors qu'elle allait parler à nouveau, comme pour s'excuser, une nuage rendit les étoiles et la pénombre de la nuit plus claire en s'éloignant. Un morceau de la Lune était visible, et fit ainsi se taire l'elfe. Comme une prière elle la regarda un moment, Talia ne sut combien de temps. Elle se nourrit de la lumière de la nuit, se calmant de sa tristesse et du vide qui, à nouveau, commençait à la submerger. Bientôt, elle reprendrait sa traque. Mais avant, elle devait être sûre...

Quand elle fut définitivement calmée, elle rouvrit les yeux et fusilla de son regard perçant de tueuse le dragon, ou plutôt l'Autre, le Ténébreux. Elle s'approcha, ne le toucha pas, et n'émit absolument aucune magie pour la rendre plus terrifiante, elle l'était bien assez comme cela.

"Quel est le dernier souvenir que tu as de... nos semblables?" demanda-t-elle simplement et avec un calme horriblement réel.
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MessageSujet: Re: Quelque chose comme une ombre [Libre]   Dim 12 Nov 2017 - 22:11



"Tu ne sais pas ce que c'est ! Tu n'es pas comme moi ! Tu n'es pas un Enfant de la Lune, tu ne sers personne à par toi-même, alors tu n'as pas le droit de parler ainsi! Tu ne sais rien... Tu ne te souviens pas comme moi je me souviens, Sarush..."


Sarushzor sentit une fureur glacée monter tandis qu'il fixait les yeux rouges et sincères de l'elfe.

-Non ? Tu ne me connais que depuis quelques heures, elfe. C'est-à-dire que tu ne me connais pas. Tu n'as aucune idée de qui je suis, ni de quoi je suis capable.


Il agita la queue de colère et laissa les mots faire leur effet. L'espace d'un instant, il eut une envie dévorante de se jeter sur l'elfe et de la détruire. Si seulement elle pouvait comprendre sa faim si déchaînée, ses désirs si puissants. Peut-être alors agirait-elle avec plus de méfiance, se montrerait moins insolente. Cette même elfe qui, en voyant la lune apparaître, se départit soudain de tout ses sens et sembla transporter dans un autre monde. Comme c'était étrange. Avoir une si grande puissance, un si grand potentiel, et le gâcher pour des chaînes de servitude et de foi. Le démon pâle pouvait sentir d'ici ses pensées rejaillir en un flot incessant de prières et d'espoir. C'était comme voir un esprit enfantin se muer auprès d'un esprit plus ancien. Comme c'était agaçant ! Au nom de la lune...
Il darda sa langue acérée et gronda tel le ronflement du tonnerre.

-On dit parmi les sages que la première des guerres survint avant même que la lune et le soleil ne se soient éveillés, avant que rien ne marche ni ne pousse sur la terre. En ce temps-là, tout surgissait de l'existence la plus noire. Toi tout comme moi, nous sommes nés dans ce chaos de création. Je ne me lancerai donc pas dans une discussion stérile sur ton allégeance à un astre. Si tu acceptes d'exister en observant tes maîtres changer la face du monde, c'est ton droit. Moi, j'ai choisi de ne pas attendre et de la changer moi-même.


A la question que l'elfe posa ensuite, le démon pâle haussa ses lourdes épaules. Il y avait si peu à dire et cela avait en réalité si peu d'importance. Cela l'étonnait même qu'elle mette tant d'acharnements à lui arracher des réponses, à lui qu'elle essayait vainement d'intimider depuis leur rencontre. Leurs semblables appartenaient à un temps qui était révolu. Ils étaient alors tous liés au Vide, et leurs demeures s'étaient éloignées des frontières du Monde. Si Sarushzor ne se souvenait pas de cette existence, il en avait gardé certaines sensations, qu'il avait su partagé à l'elfe. Mais du reste, à quoi bon se souvenir ? Il y avait là tant de souffrances et de chagrin. Ils vivaient au-dessus du monde et seuls. Ils avaient longtemps pleuré pour leurs blessures et leur solitude. Leurs pleurs s'étaient transformés en un chant endeuillé, une douce complainte grave et sépulcrale qui remontait du plus profond de l'abîme et de ce qui se rapprochait d'une âme. Elle s'était entremêlée au Vide, et n'avait exprimé que peine et désespoir. Et, par delà ces sentiments, une rage infinie, promesse de vengeance pour ceux qui les avaient abandonnés loin de la Création.
Qu'y avait-il, en réalité, à dire de plus ?

"Peut-être est-ce ce que les hominidés appellent de la nostalgie ? Peut-être veut-elle savoir d'où elle vient ? Oh, pauvre petite aux oreilles pointues... tu ne voudrais pas savoir d'où nous venons."


-Que veux-tu que je te dise, cher Talia ? Je pensais que tu y avais vécu plus longtemps que moi, suffisamment longtemps en fait, pour pouvoir te rappeler des choses dont je n'aurais pas connaissance. (Le démon pâle balaya le ciel de sa patte griffue en un geste éloquent.) Alors à quoi bon ressasser des choses qui ne sont plus ? Qu'étions-nous au juste, petit elfe, sinon des visions ou des présages ? A la fois liés et isolés de tout, au-delà des Espaces Eternels et du Temps.


Il marqua une courte pause durant laquelle ses naseaux crachèrent des volutes de fumées noires. La prunelles de ses yeux pâles se posa ensuite nonchalamment sur l'elfe.

-Il fut un jour où RaÏnvir se rendit sans nécessité sur le territoire d'un vieux dragon, qui errait seul dans les montagnes. Me cachant au sein de notre conscience, il se fit accepter du vieillard pour séjourner une nuit loin des affres du monde des hominidés. Cette nuit-là, par un concours de circonstances, je fis surface dans l'esprit de mon frère, et le vieux dragon croisa mon regard. Soudain, la peur s'empara de lui car il avait le don de voir en toute chose. Et sans me regarder physiquement, il contempla nos deux âmes unies et séparées à la fois. Cette nuit-là, je lui ai demandé :
"De quoi j'ai l'air, vénérable ? Suis-je beau ?"
"Oui, tu es magnifique." me répondit-il d'une voix éraillée et craintive.


Sarushzor éclata d'un rire brûlant à cette pensée et son rire se répercuta dans la forêt remplie des cadavres des hommes.

-Cette nuit-là, j'ai tué mon aîné sans hésiter un seul instant. Tu sais pourquoi ? Il m'avait menti. Il avait dit que j'étais magnifique, mais ce qu'il ne savait pas, c'est qu'en me voyant par-delà les âmes, j'ai pu voir mon reflet dans ses yeux. Nous sommes laids, Talia. Nous sommes hideux à en faire pleurer les étoiles ! J'ai vu un visage gris et écailleux, mais couvert de filaments noirs, comme des serpents ondulant dans les eaux profondes. J'ai vu des yeux vitreux et sans vie. J'ai vu trois bouches à la verticales, l'une plus grande que les deux autres, avec de longues rangées de crocs déformées, et plus acérées que celles d'un dragon. Et enfin, j'ai vu des traits défigurés par la haine. Voilà, c'est cela que nous sommes.


Le démon pâle révéla ses crocs et grogna sombrement.

-Finalement, ce n'est pas si mal d'être ici, tu ne trouves pas ? Au moins, le terrain de chasse y est riche. Bien que... parfois, le Grand Chant me manque. Il était sombre, sinistre et harmonieux. Ils nous faisaient sentir... vivant.

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