L'Age de Feu

Hypat et l'Empire Draconique sont désormais en paix. Mais de nouvelles ombres planent sur ce monde. Rejoins-nous pour les combattre à nos côtés.
 

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 Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]

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MessageSujet: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Lun 9 Nov 2015 - 11:36

Spoiler:
 

Me revoici de nouveau en route, en fuite plutôt, Boitant encore suite à ma dernière mésaventure mais poursuivant tout de même mon chemin vers l'est, à travers les montagnes. Le soir venu je me réfugiais dans des grottes vierge lorsque cela m'était possible, chassant rongeurs et oiseaux, volant même quelques œufs sur ma route mais tout cela étaient bien peu consistant pour un corps en permanence en mouvement. Je m'abreuvais à de minces filets d'eau qui serpentais entre les rocher et que j'avais parfois bien du mal à trouver, mais je continuais toujours à avancer, aussi loin que mes membres le pouvaient et vers une destination encore inconnu. J’aperçus plus d'une fois l'ombre d'un oiseau au dessus de moi mais jamais je ne parvint qu'un fois à le voir. Il volait haut, sans doute était-ce l'un des rapaces vivant par ici. Mais ce n'était qu'un piaf et en plus qui, inaccessible ne pouvait être mangé. Mon ventre vint se rappeler à moi, grondant sourdement, la faim me tenaillant encore et ne semblant pas vouloir me lâcher. J'avais envie d'une viande plus appétissante et riche que les maigres carcasses des volatiles.

Quand je parvint enfin fini à atteindre la crête rocheuse qui signifiait clairement la fin de ma traversée, je pus contempler une vaste plaine dont je ne vis aucunes limites. L'herbe haute semblait être propice au gibier et à une chaire plus riche et alléchante. Je descendis donc avec prudence de la montagne en évitant cette fois les endroits peu stable, ne tenant pas à me blesser de nouveau. Une fois en bas de la montagne je fis une pose pour soulager ma patte de mon poids et observer les herbes denses et mouvantes. Au diable les dangers que pouvait représenter cette étendu, je devais manger si je voulais continuer à avancer, si je voulais trouver un nouveau but. La plaine était parcourut de vagues qui donnèrent un aspect vivant au tapis vert et jaune agité par le vent. Dans la brise de ce début de matinée, je repérais sans mal l'odeur de proies potentielles qui me mirent l'eau à la bouche. Plus de volailles trop maigres ! Je retint deux odeurs bien particulières, une fragrance de lièvre et une de faisant ; à priori pas d'Homme en vue.

Je me remis en mouvement, prudemment et me tapissant au sol quand un mouvement m'y obligeait avant d’apercevoir une forme entre les brins d'herbe après avoir effectué une centaine de pas. Mettant placé contre le vent, le rongeur ne venait pas encore de relever ma présence. J'avais presque le goût de ce lapin sur la langue et j'en salivais d'avance.

« Patience, attend le bon moment sinon tu te fatigueras pour rien. »

A quelques pas de mon repas, et ne pouvant m'en rapprocher d'avantage, je ne pensais plus que ma patte puisse être un handicap et bondit sur le pauvre rongeur qui ne me vit pas lui tomber dessus et lui ôter la vie d'un coups crocs. Il ne devait pas y avoir beaucoup de prédateur ce qui m'étonna. Des terres aussi abondante aurait pourtant dû attirer d'autre chasseurs, et rendre les proies plus craintive. M'ébrouant en signe de perplexité, je saisit mon trophée, le premier qui me sembla satisfaisant depuis de nombreux jours, et m'éloignais en boitant, ménageant ma patte autant que je le pouvais. Le chant d'un ruisseau me guida, qui n'était d'ailleurs rien d'autre qu'un mince ruban d'eau clair. Je déposais mon repas sur l'herbe couvrant la berge et m'y abreuvais jusqu'à plus soif avant d’emporter le lièvre plus loin. M'allongeant au milieu de l'herbe j'entrepris de dévorer le rongeur, faisant ventre de tout ce qui pouvait être comestible, oreilles et queue touffu compris. Puis, camouflant ce qui restait de mon repas dans les touffes herbus, je m'affalais su le flanc, certaine de ne pas être trahit par ma fourrure depuis la plaine et ne pensant pas avoir à craindre le ciel. Que pourrait-il y avoir à craindre tout là-haut ? Allongée ainsi, je m'assoupit à demi sous la promesse de faire à nouveau une à deux chasse fructueuse en ces terres, laissant le soleil de se début de journée monter à son zénith et chauffer mon corps.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Ven 13 Nov 2015 - 22:06

HRPG:
 


♦     ♦     ♦


Le monde extérieur. Voilà pourquoi je m’étais tirée de ce trou perdu sous terre, remplis de lézards transgéniques aussi stupides qu' égocentriques et pourtant si terriblement vide, que les gens appellent Lavadôme. Personnellement, pour moi c’était plutôt la prison. Et aujourd’hui, j’étais libre. J’avais quitté les sous-sols pour m’envoler au grand air ; et pour la première fois depuis longtemps, mon petit cœur de piaf se sentait bien. Plus de murs, plus de plafond, plus de règles – et en prime, plus d’écailles. Un univers infini à découvrir, et qui m’avait déjà offert en quelques années bien plus que ce que le Lavadôme ne m’avait donné pendant toute une vie.
Je me disais parfois que ceux qui vivaient encore là-bas devaient avoir une vie triste à mourir. Et quelque part, ça me réjouissait de penser à ce que ces tas d’écailles manquaient, croupissant sous terre dans leurs propres déjections draconiques. Et je me fichais bien de leur sort. Qu’ils périssent tous si c’est possible ! Je me serai volontiers baignée dans le jus de leurs carcasses en grignotant quelques amuse-gueules.

D’ailleurs, ça me faisait penser… Ça faisait un bon moment que j’étais en vol, et j’aurai bien avalé deux ou trois lapins. Ils étaient drôles à chasser. Oui parce que, j’avais fini par apprendre à chasser. De la vraie nourriture. Toute seule. J’avais finalement réussit à reconstruire mon petit bouclier mentale de self-défense, et j’étais capable de tuer les bêbêtes de ce super nouveau monde.
Je regardais le sol en dessous de moi. C’était une grande plaine étendue, qui devait sans doute héberger quelques familles de lièvres bien grassouillets. J’étais prête à me mettre en phase de dangereux-prédateur-venu-du-ciel quand j’aperçus une masse sombre au milieu des touffes d’herbes. Un gros chien. Ou un loup peut-être. Bah ! Ça ne faisait aucune différence.
J’avais déjà mangé un chien un jour, et même deux ou trois renards. Le canidé qui m’attendait en bas n’allait pas risquer de me désintégrer l’estomac. D’autant plus qu’il avait l’air bien tranquillement assoupis, et que ça pouvait être drôle de voir la tête de quelqu’un qui vient de se réveiller et qui découvre qu’il va se faire manger.
En inclinant mes ailes pour quitter le faible vent qui me portait jusque-là – le vent, chose si simple et qui pourtant ne figurait pas sur la liste des attributs du Lavadôme – je m’approchais de l’animal. Après avoir lancé une grande bourrasque de vent dans sa direction histoire de le faire émerger,  je me posais devant lui, et, sans même attendre qu’il se réveille, je lui lançais avec un faux air enjoué comme je savais les faire :

-Hey, bien dormi ? Tant mieux ! J’aime ma viande tendre et reposée.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Lun 16 Nov 2015 - 9:38

Une bourrasque me surprend alors que je commençais à m'assoupir enfin mais je n'ai pas le temps de réagir que déjà quelque chose heurte le sol juste sous mon nez. Je m'étais laissé aller à la paix qui régnait sur ce lieu, je n'aurais pas dû. Dans ma tête, une alarme retentit. Piège ! Debout et courts ! En un battement de cœur je fus sur mes pattes et la première chose que je fit ce fut de m'éloigner de la chose qui venait d'empiéter sur les limites de mon espace vital. Je fis deux bonds en arrière, oreilles rabattus sur le crâne et babines retroussées ; avant de me ramasser sur moi-même. J'eus un instant de perplexité durant lequel je me figeais. La chose qui m'avait tant surprise n'était... qu'un gros piaf aux plumes grises ? « Voilà pourquoi je l'ai pas entendu arriver ! » Et moi qui me croyais en sécurité parmi les hautes herbes ! D'ailleurs...

"Hey, bien dormi ? Tant mieux ! J'aime ma viande tendre et reposé."

« Sa parle ?! » D'habitude je ne comprenais pas vraiment le baragouinage des oiseaux mais là c'était différent, plus raffiné ; et ça voulait me manger ! Ces emplumés stupide ne mangeaient pas les loups pourtant, celui-ci devait être sacrément malade en plus de ne pas être de la bonne taille. N'ayant devant moi qu'une chose que je ne savais trop dans quelle catégorie classer, ma crainte disparut tandis que je tentais d'analyser la situation. Un rictus moqueur m'étira les babines.

-La viande est nerveuse, et puis je suis pas une proie, je chasse. Mais toi oui, t'es juste un gros oiseau et ça c'est une proie. Tu es pas non plus un ours ou un chat.

Mais l'idée même de devoir encore me débattre avec des plumes ne me plaisait guère et j'écartais bien vite l'idée de faire de cet être emplumé mon prochain repas. Les lapins étaient bien meilleurs après cette période de vache maigre. Mon repas me pesait encore mais cela ne m'empêcherais pas de me défendre si le besoin s'en faisait sentir. Je mis un peu plus de poids sur mon membre blessé afin de savoir si je pourrais ou non compter dessus et, comme la douleur revenait lentement, je sus ce qu'il en était. Quelques minutes de lutte tout au plus, après je ne pourrais guère plus que sautiller sur trois pattes. Le regret de n'avoir pu me reposer se changea vite en frustration et ma colère se dirigea vers le volatil. Le manque de sommeil et la fatigue n’arrangeant en rien mon état, ma prudence était au niveau zéro en l'instant et j'aurais juste voulut finir mon somme pour pouvoir chasser encore une ou deux fois.

-Tu y perdrais des plumes je pense, j'ai encore de bonnes dents, pas comme les chiens miteux des hommes. Pas très malignes ces bêtes là. Tu aurais bien tords d'essayer de goutter à la viande qui est là, et puis...

Me repassant les paroles du danger potentiel je me rendis compte qu'elles sonnaient un peu plus vrai au fur et à mesure que les secondes s’égrenaient. Elle avait bien l'intention de faire de moi son repas ! Je devais trouver quelque chose pour détourner son attention de moi, pour la diriger vers une autre source de nourriture toute aussi simple, une proie qui ne serait pas moi. Un grognement ennuyé m'échappa. Ma route ne s'arrêterait pas ici, hors de question ! J'étais la dernière et je ne comptais pas disparaître ! Ah ça non ! Impossible ! Je sentais qu'il me restait des choses à faire, et... peut-être, si j'en trouvais le courage, une vengeance à mener à bien. Leurs odeurs étaient encrés dans ma mémoire et, à ce souvenir, je sentis mes babines frémir, prêtes à se découvrir ; mais la peur revint vite me ronger. Une idée germa doucement dans mon esprit alors que mon regard scrutait l'oiseau, je retrouvais peu à peu mon calme.

-Je n'ai pas mangé à ma faim, je serais un piètre repas avec bien peu de goût ; je suis sur que quelques lapins bien gras seraient plus nourrissant qu'une carcasse avec la faim au ventre, surtout que... j'ai peut-être attrapé deux ou trois bestioles pas très recommandable en dormant dans des endroits humides.

J'achevais mes propos en me grattant vigoureusement le cou, éternuant même quand quelques poils vinrent voleter devant ma truffe. Diable que je détestais ce genre de mise en scène, c'était bon pour les chiens stupide pas pour un loup ! C'était presque rabaissant mais bon, quand on ne voulait pas finir dans le ventre de quelqu'un, tout semblait être une bonne idée. « N'empêche, on marche sur la tête ! Un oiseau qui veut manger un loup ! Humpf... Mais un oiseau pas bien normal. » Je n'en avais jamais vue des comme ça, et l'on ne comptait, dans aucune des histoires dont je me souvint, la présence de ce genre de créature ; seulement de grosses bêtes à écailles parcourant parfois le ciel.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Mar 29 Déc 2015 - 11:41

Spoiler:
 

♦     ♦     ♦

Magnifique. Merveilleux. Magistral ! Je me régalai. Pas  physiquement parlant, non ; mais je devais avouer que le spectacle que ce loup m’offrait ne pouvait que me réchauffer le cœur de plaisir. Tout était bon pour survivre, et cet animal était apparemment prêt à y laisser sa crédibilité et sa fierté. J’aurai pu le regarder encore longtemps jouer le chien galeux tellement c’était humiliant pour lui. Et j’aimais voir les autres être humiliés, surtout quand ils s’affligeaient ce supplice eux-mêmes.
Ma fierté ! Voilà une chose que je garderai jusqu’à la fin. Jamais je n’oserai me rabaisser au niveau de ce loup. Me prendre pour un oiseau faible et maladif ? Plutôt mourir étouffée sous un tas de déjections draconiques.  

Ceci dit, si ce loup ne défendait pas sa vie comme il se le devait, il y avait trois raisons possibles. Petit un : c’était un terrible lâche qui n’en avait rien à faire de son honneur de loup et qui ferait tout pour sauver sa vie sans avoir à se défendre dangereusement. Mais il fallait certainement exclure cette idée, parce qu’un tel individu n’aurait pas survécu une semaine seul, et cette louve – par ce que c’était une femelle – n’avait pas l’air d’être accompagnée mais semblait y être habituée. Petit deux : j’étais tellement intimidante que j’en avais filé les chocottes au carnivore. Ça me faisait mal au cœur de penser ça, mais il fallait malheureusement exclure ce point également. Parce que je pensais devoir attribuer l’attitude du loup au point numéros trois : j’avais remarqué une certaine hésitation de l’animal au niveau d’un de ses membres. Ce n’était pas dû à la vieillesse, parce que la louve semblait encore jeune et énergique ; mais plutôt à une blessure.
Bon. Bon bon bon. Qu’allais-je bien pouvoir faire de cet animal ? Cette blessure me dissuada un petit peu. Même si j’avais reforgé mon bouclier mental, il n’était plus aussi solide qu’avant, et il lui était déjà arrivé de me faire faux bon. Je ne voulais pas prendre le risque de me retrouver avec une patte cassée ! En plus, bon, disons que je ne me sentais pas vraiment d’attaque pour un si gros morceau, il fallait l’avouer. J’avais juste eu envie de me divertir un petit peu.

Ah, ma générosité me perdra, un jour ! J’avais décidé d’épargner la pauvre bête. Eh quoi, un monstre pouvait bien se montrer clément de temps à autres, non ? Et en plus, je n’avais pas l’intention de laisser la louve comme ça. Je pouvais peut-être en tirer encore quelques doses d’amusement.
-Bon. Supposons que je crois ton petit théâtre ne serait-ce qu’une seconde. Supposons que je décide de ne pas te manger. Mais supposons aussi que je déteste gâcher la nourriture. Ah, et supposons en plus que je suis quelqu’un de très généreux, et que j’adore partager – supposons bien, j’entends, parce que la vérité est beaucoup plus drôle. Qu’est-ce qui m’empêcherai de te tuer et d’offrir ta carcasse à une pauvre meute de charognards affamés ?
Je jubilais intérieurement. C’étaitce genre de scène qui me faisait apprécier la vie. J’étais peut-être la pire des égoïstes, sans cœur, sadique, égocentrique, et impossible à vivre, mais ce qui était drôle, c’était que j’en avais absolument rien à foutre. Ahaha ! Vive moi.
-Attention à ce que tu dis. Tu as droit à une seule phrase pour me convaincre. Et à, aller, disons 15 secondes.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Lun 25 Jan 2016 - 18:07

Spoiler:
 


Une fierté disparut, envolée au loin. Voilà ce que j'étais en train de perdre. S'était un coups dure et j'en sentais la morsure acérée qui lentement et insidieusement fouaillait mes entrailles. Et pour mon plus grand malheur, ce volatil semblait prendre plaisir à la situation sans que je puisse même espérer effacer l'expression amusée que je voyais briller au fond de ses pupilles. Durant le laps de temps qui s'écoula ensuite, je pris conscience que le sac de plume me passait au peigne fin de son regard pensif. Et je sus, sans trop savoir comment qu'elle avait repéré ma blessure, unique faiblesse en cette autre journée d'errance ; et pour mon plus grand malheur, l'examen que je fis de cet oiseau géant ne m'apporta rien qui aurait pu me sauver la vie. Imperceptiblement, je cherchais déjà dans ce décors désertique un élément qui aurait distrait de moi l'emplumée. Fierté mise à mal certes mais la ruse restait tout de même. Un bâillement nerveux m'échappa avant que je puisse le contenir. « Et moi qui pensais pouvoir passer encore inaperçus ! La malchance me poursuit encore... » Le soupire que j'allais pousser se coinça dans ma gorge au même moment où le piaf sur dimensionné reprenait la parole.

-Bon. Supposons que je crois ton petit théâtre ne serait-ce qu’une seconde. Supposons que je décide de ne pas te manger. Mais supposons aussi que je déteste gâcher la nourriture. Ah, et supposons en plus que je suis quelqu’un de très généreux, et que j’adore partager – supposons bien, j’entends, parce que la vérité est beaucoup plus drôle. Qu’est-ce qui m’empêcherai de te tuer et d’offrir ta carcasse à une pauvre meute de charognards affamés ?

Leçon numéro une, ne jamais tenter de bavarder avec un oiseau quelle que soit sa taille ! Un précepte qui tout d'un coups prenait vite tout son sens. Un bourbier, voilà dans quoi je venais de me fourrer ! Pestant intérieurement, je masquais ma peur et m'assis face à ce drôle d'oiseau bien bavard. Plus de peur, juste un curieux sentiment d'amusement tandis que dans mon esprit prenait forme ma réponse.

-Attention à ce que tu dis. Tu as droit à une seule phrase pour me convaincre. Et à, aller, disons 15 secondes.

15 secondes ? Soit, j'allais donc les utiliser à bon escient afin de fournir sa réponse à cette géante emplumée. Le partage n'était pas mon forts, surtout à présent que je n'avais plus de meute mais pour survivre les compromis étaient inévitable. Surtout si l'on ne souhaitait pas mourir. J'avais une vengeance, ou tout du moins espérais-je pouvoir en arriver là pour l'âme de ceux qui m'avaient été cher. Cette conclusion fut le dé-clique et, alors même que je rivais mon regard sur le volatil, je sus que ce que j'allais dire serait décisif. C'est donc d'une voix qui ne tremblait pas, d'une voix pleine d'assurance que je déclarais :

-Partager un jour ne veut pas dire partager toujours et puis, au moindre signe hostile je doute que tu puisses t'envoler par la suite ; je n'ai jamais était de ceux qui reçoivent sans donner.

Calme, attentive, j'étais prête à répondre au moindre mouvement, mon regard ne quittait pas l'oiseau et seules mes oreilles guettaient le moindre bruit alentour. La vie n'était que combat et mort, depuis ce jour fatidique. J'avais toujours vécu en paix, en sécurité et mon rêve éveillé avait finit par voler en éclat. Les dés étaient jetés, le sort déciderait.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Mar 8 Mar 2016 - 19:39


Ho ho ho ho. Attention. Là, c’était le moment où j’étais censée avoir peur, non ? Trembler de toute mes plumes, reculer de manière précipitée, et prendre mon envole dans un cri de panique strident. Peuh ! Dans l’immédiat, j’hésitais juste entre respecter le … courage ? de la louve, ou bien être vexée qu’elle ait pu mettre en doute mes capacités de combat. Mais puisque c’était plus drôle d’être vexée et chiante, je choisi la seconde option. Je ne m’étais pas amusée depuis un moment.

J’étais en train de fixer l’animal poilu. Je ne répondais rien. J’attendais qu’elle se demande un peu ce que j’allais faire. Parce que c’est toujours dans ces moments là qu’on commence à se poser plein de questions sur ce qui va se passer, la manière dont on doit agir, les répercussions que cela aura ; à évaluer l’attitude de l’adversaire, à chercher ses faiblesses apparentes, à se demander si…
PAAAH !
Sans prévenir – et en jubilant intérieurement – je fis soudainement battre mes ailes en direction de la louve, assez fort pour qu’elle soit au moins déséquilibrée. Avant qu’elle ne réagisse, je vérifiais rapidement mon bouclier mental, et je m’élançais dans sa direction. Je la saisi entre mes pattes avant, agrippant solidement son bassin entre mes griffes – sans pour autant la blesser, la pauvre bête. Puis je pris mon envole. Oui. Mon envole. MWAHAHAHAHA.

-Tu vois ma chère petite boule de poils, je ne comptais peut-être pas « prendre mon envol au moindre signe hostile », mais plutôt… Te faire prendre le tien hostilement ? Haha.
Je ne savais pas trop comment réagissait la louve. J’étais plus concentrée sur mon envol. La phase ascendante était plutôt difficile, avec ce poids en plus entre mes pattes. Mais j’avais hâââââââte d’entendre ce qu’elle avait à dire.
Elle pouvait toujours essayer de se débattre ; je me fichait d’être blessée – surtout que dans la position où je l’avais embarquée, avec le haut du corps penché vers le vide, je doutais vraiment qu’elle puisse faire grand-chose – et en plus, si jamais elle tentait quoi que ce soit… Je n’avais qu’à la laisser tomber. Ha.

-C’était bien tenté, mais saches que la seule chose qui puisse peut-être m’effrayer dans ce monde, c’est la vue d’un dragon nu sans écailles. Brrrr, rien que d’y penser, j’en frissonne.
J’avais atteint assez de hauteur pour me stabiliser, après avoir gagné un courant d’air qui m'aidait en nous portant moi et mon fardeau – fardeau, oui, bon sang ! Cette louve venait de s’enfiler toute la famille de lièvres qui courrait la prairie ou quoi ?
Je risquai un coup d’œil vers la concernée. Tu devrais penser à te limiter niveau proies ma vieille.
-Alors, tu apprécies la vue ? S’il te plaît, préviens-moi avant de vomir, ça m’embêterai que tu salisse quelque chose ou quelqu’un là-dessous par ma faute.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Lun 11 Avr 2016 - 9:33

A la voir me fixer ainsi, je sentis mes poils se hérisser en signe de mauvais présage. Mais pire encore fut l'attente qui s'ensuivit, sans la moindre parole, sans le moindre bruit jusqu'à ce que je finisse par m'agiter, mal à l'aise. Un bruit aurait sans aucun doute suffit à en effrayer plus d'un mais j'étais faite d'un tout autre bois que ceux-là. Il ne fallait pas que je lui donne l'impression que je craignais ce qui pourrait suivre même si j'avais peur, même si intérieurement je tremblais comme lors de ce jour fatidique. La seule différence, c'est que cette fois-ci je ne partis pas en courant. Qu'allait-elle choisir ? « Folie que tu es en train de faire... » J'étais bloquée, je me torturais l'esprit à savoir d'où allait venir l'attaque. Serait-elle de front ? Allait-elle me tourner autour avant de m'achever ? Ou serais-ce elle ou moi qui prendrait la fuite ? Je savais que je n'étais pas de taille à lutter, je n'avais jamais eu devant moi adversaire de cette envergure et alors même que je parcourais l'oiseau de mon regard quelque chose se produisit.

Je vis un voile noir accompagné d'un puissant souffle d'air, les deux combinés furent la goutte d'eau pour mes muscles raidis par l'attente et je vacillais. Le puissant mouvement d'air m'obligea à fermer les yeux pour éviter la plus grosse morsure de la rafale. L'instant suivant, mes pattes ne touchaient plus terre et je battais l'air avec l'énergie de désespoir avant que, aveuglée comme je l'étais, l'idée me vienne que mes brusques mouvements puissent me précipiter vers le sol. Mais ce qui me fit cesser de gigoter fut surtout la désagréable sensation de piqûre que provoquèrent les griffes du piaf. Mais ce n'étais pas là mon pire cauchemars. Lui, il se réalisa quand j'ouvris les yeux... Le sol s'éloignait encore et encore à chaque battement d'aile de ma ravisseuse tandis que moi, je me balançais la tête en bas, les yeux écarquillés de terreur. Très cher astre lunaire, ce volatil avait très certainement perdu l'esprit !

-Fais moi descendre ! Le ciel c'est bon pour ceux de ton espèce !

Les battements incessant qui m'avaient éloigné du sol sacré finirent par s'espacer tandis que mon estomac se rebellait dangereusement. Ceci était bien plus diabolique que tout ce que j'aurais pu imaginer, c'était même là une torture pour qui n'avait jamais vue le sol d'aussi haut. Tenir bon, ne pas rendre la nourriture ingérée auparavant bien que l'idée me parut excellente au premier abord. Mais après un instant de réflexion je jugeais plus sage de tenter de garder le contenu de mon estomac... tenter ais-je bien dis. Et le rire moqueur à mes oreilles me fit crisser des dents. Bringuebalant dans le vide, je finis par fermer les yeux pour ne pas voir mon environnement tourner mais aussi pour contenir mes hauts le cœur. Je me sentais mal, très mal même, au point de percevoir les paroles de l'oiseau comme provenant de loin. A moins que ce ne soit dû au vent ? Le seul mot qui perça plus que les autres, outre le compliment pour mon audace, fut son évocation des dragons. Je ne sais pourquoi mais ce fut suffisant pour me calmer un instant, et pour faire naître en moi une pointe de crainte. Je me souvenais d'une vieille légende que l'on comptait sous le clair de lune. Ce que je ne parvins pas à comprendre, ce fut sa crainte d'un reptile volant sans écailles. En me tordant la tête je parvint à croiser le regard de l'étrange créature à plume qui semblait me faire quelques reproches.

-L'on apprécie mieux la vue depuis les hauteurs sûr d'une montagne, avec un sol sous les pattes ; parvins-je à dire entre deux hauts le cœur et sur un ton mordant. Vous autres, créatures à plumes, vous laissez bien trop griser par l'altitude et le manque d'oxygène... Gluuurp..

Je fus forcé de me taire et d'attendre de reprendre le contrôle partiel de mon corps. Je n'aurais pas dû manger autant, je m'en rendais compte maintenant mais sur l'instant la plaine grouillante de gibier avait attisé ma faim depuis trop longtemps réprimée. A présent que j'avais le vertige, tout mon être ne pensais qu'à s'alléger. Et ainsi, cela ennuierait cette chère boule de plume. Rien que d'imaginer la tête des piteuses créatures en dessous de nous força un rire rendu un peu dément par ma position actuelle.

-Si c'est un deux pattes ce sera bien mérité ! Ajouter un peu à leur puanteur habituelle ne peu pas leur faire de mal à ces créatures sans honneur ! A ces monstres stupides, à ces déchets puants ! A ces...

Avec un bruit écœurant et sans prévenir, je me convulsais et ce qui devait arriver arriva. Je vit mon précieux repas s'enfuir en direction du sol sans plus de cérémonie, et sans même effleurer une seule des plumes de la créature volante. De la viande gâchée par un stupide oiseau ! Hagarde, je finis par ne plus bouger dans les serres qui me maintenaient captive, l'effort pour me délester de ce poids avait eu raison de toute mes tentatives de préservation. Seul restait présent à mon esprit l'acidité de mes paroles dû à la haine sans failles pour les hominidés, ses êtres barbares qui tuaient pour leur plaisir et qui m'avais réduite à cet état.
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MessageSujet: Re: Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]   Ven 15 Avr 2016 - 1:34



Bingo.
La louve avait finalement lâché son précédent repas dans un gargouillis répugnant. Intimement, je priais pour qu’un dragon passe quelque part en dessous de nous, par pur hasard. Mais comme l’avait signalée ma captive aérienne, un hominidé ne ferait pas de mal non plus. D’ailleurs, elle avait l’air de ne pas trop les porter dans son cœur. He, c’était compréhensible. De simples rats à deux pattes nus comme des vers, qui ne connaissaient rien d’autre que la destruction. J’avais eu l’occasion de découvrir l’œuvre des Humains au cours des dernières années, et je me félicitais de ne jamais avoir eu à les rencontrer de plus près.
La petite louve semblait calmée. Je devais avouer que j’avais totalement rejeté l’idée d’en faire mon repas. Quelque chose en elle me soufflait qu’elle méritait de vivre. Et, il fallait être honnête, elle avait beau avoir vomis, d’autres qu’elles auraient paniqué comme des lapins apeurés et auraient terminé leur course droit vers le sol. En plus, une de ses remarques avait retenu mon attention : Vous autres, créatures à plumes, vous laissez bien trop griser par l'altitude et le manque d'oxygène. Ha ! Si elle savait ce que c’était vraiment, le vol ! Elle ne savait pas ce qu’elle manquait. J’avais attendu bien trop longtemps pour ne pas être capable d’apprécier ce don sublime. Et, puisque j’en étais là, à survoler le paysage, avec une louve entre les pattes qui ne pensait que du mal du déplacement aérien, je décidais de lui prouver le contraire.

Ralentissant le rythme, je me débrouillais pour la faire changer de position. Je rapprochais mes pattes postérieures et répartissais son poids sur la totalité de mes quatre membres. Ca l’éviterait peut-être de recracher une seconde fois ce qu’elle avait dans le ventre, et ce serait peut-être plus confortable pour elle.
Mon Dieu, depuis quand je me soucie du confort des autres moi… ?
Mon petit cerveau de piaf avait dû décider qu’il l’aimait bien. Bon. Je ferais avec. Il était temps que je lui montre qu’elle et son espèce craignaient une chose trop merveilleuse pour être critiquée. J’arquais le cou jusque sous moi pour pouvoir observer la louve. Je souris en me rendant compte du comique de ma position.
-Toute créature n’ayant jamais goûté au plaisir de voler n’a pas le droit de le fuir comme la peste. Maintenant tais-toi, et profite.

Sur ce, je redressais la tête et filais vers le haut du ciel. Il ne s’en fallut que d’une petite minute avant que je n’atteigne les nuages. Puis ce furent quelques secondes de vision troublée par la couche blanche. Et enfin, je perçais de l’autre côté. Le soleil entamait à peine sa descente, et il éclairait encore cette zone du ciel accessible seulement à ceux qui avaient les ailes assez solides pour les y porter. La couche nuageuse offrait une vision merveilleuse, ondulée et laiteuse sous les rayons de l’astre diurne. Un véritable tapis de neige en plein ciel. D’autres amas de nuages flottaient par-ci par-là tout autour, créant à eux tous seul un monde qu’aucune créature terrestre ne verrait jamais.

J’avais compris maintenant pourquoi je montrais tant de sympathie envers la louve. J’avais décidé d’en faire ma petite protégée des airs. Je voulais qu’elle prenne conscience de ce qu’elle ratait depuis son petit sol confortable.
-La terre ne t’offre qu’une seule possibilité : la ligne droite. Dans les airs, tu es libre de choisir ta destination.
Sur ce, je parti en virevoltant vers le haut, puis je m’arrêtais lorsque la distance me paraissait suffisante.
-Et le mot en-dessous est une des options possibles.
Et j’orientais mon corps en direction du sol invisible avant de replier les ailes. Je tenais fermement la louve entre mes pattes, sans pour autant la blesser. Le plongé en piquet était une sensation merveilleuse qu’elle n’allait peut-être pas apprécier. Mais les effets que produisaient la vitesse en chute libre ne pouvaient être vécus d’aucune autre façon, et j’étais bien décidée à en faire profiter ma boule de poils terrestre. Cette fois, la percée des nuages fut bien plus rapide, et le sol reparut très vite dans notre champ de vision. Avant que mon fardeau ne s’évanouisse de trouille, j’ouvrais les ailes en grand et arrêtais notre chute.

-Si tu préfères admirer les hauteurs depuis une montagne, libre à toi. Moi, je suis plutôt du genre à admirer la montagne elle-même depuis les airs.
Je me demandais vraiment ce qu’elle penserait de tout ça. Si je n’avais pas été capable de la convaincre, alors il lui manquait vraiment une case. Je pense même que je serais déçue. J’irai l’abandonnée au sommet d’un massif montagneux, tiens.
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Le danger viendrait-il du ciel ? [Pv Azurya]
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