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 Patrie étrangère, la vie s'achève-t-elle ici ? [Pv Dablio] [ABANDON]

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MessageSujet: Patrie étrangère, la vie s'achève-t-elle ici ? [Pv Dablio] [ABANDON]   Ven 6 Nov 2015 - 23:36

Je ne pouvais plus faire un pas de plus, mes membres ne me portaient plus. Fuir encore et toujours... sauf que cette fois je n'en avais plus la force, je ne savait même plus où je me trouvais. Ce qui était certain néanmoins, c'est que je n'étais plus chez moi. J'avais traversé les terres sans m'arrêter pour échapper à mes fantômes et à ma lâcheté pour à présent me retrouver loin de tout ce qui me restait. La queue basse et le souffle rauque je finis pas trébucher dans les sous-bois bordant un chemin. J'aurais dû m'en écarter mais je n'en avais plus la force depuis que j'avais vue la montagne. Je filais droit, le chemin le plus court, avec la certitude de trouver une grotte... avec la quasi certitude que la fatigue et la faim auraient raison de moi une fois arrivée. J'avais remarqué la présence de construction étrange et de nombreuses odeurs couvraient le sentier, des odeurs d'hommes qui me poussaient à avancer plus vite et la peur au ventre. Je m'écarterais autant que possible de ceux là. Mon esprit s’embrumait, cependant je me forçait à refaire le chemin que j'avais tracé en esprit.

Quand mes muscles se tétanisèrent de nouveau, je chutais au sol sans parvenir à me rattraper et m'affalais dans les feuilles, gueule ouverte et langue pendante. « Je ne vais tout de même pas finir ainsi ? Je dois me lever... » Je parvint finalement à rouler sur le ventre, il était hors de question que l'on trouve en moi une proie facile, il fallait bouger, encore, même si dans ce décors sans neige je ne pouvais me camoufler à ma guise. La neige... cet élément me manquait, tout comme mon ventre me semblait vide. J'avais soif aussi... De l'ombre, la fraîcheur d'une grotte... Cette simple pensée me donna la force de me lever malgré mes pattes aussi vacillantes que celles d'un nouveau né. Je poursuivis mon chemin et, arrivée à la limite des arbres, face à la cité qui me hérissait le poil, je parti sur ma gauche en restant sous le couvert protecteur de cette forêt dont je ne connaissais rien. Un grincement de roue me fit d'ailleurs poursuivre ma route en frôlant le sol de mon ventre, la queue rabattu entre les pattes.

Je me fit aussi discrète que possible et lorsque vint le moment - hors de vue de la cité - de quitter le couvert des arbres, je ne put m'empêcher de scruter les alentours. Mon regard capta un individu solitaire à bonne distance de là. Haletante, je fixais ensuite le flanc de la montagne et repérais une zone d'obscurité entre des rochers. Sans plus attendre, je m’élançais à découvert – ou plutôt, je trébuchais plus que je ne courais – pour combler la distance d'une quarantaine de mètres me séparant de la base de la montagne.

Gravir la surface caillouteuse dans mon état fut une épreuve harassante. Mes pattes dérapaient sur la roche, délogeant parfois une grosse pierre qui en entraînait une ribambelle d'autres. A un moment, une roche plus grosse se délogea sous ma patte avant et alla heurter une patte arrière. La douleur de l'impact me fit lâcher plusieurs couinements et me fit clopiner sur trois pattes sur le reste du chemin. Marcher ainsi fut bien pire mais je parvins à mon refuge de fortune et mon corps ne répondant soudain plus, je m'effondrais et me traînais aussi bien que je le pus au fond de la cavité. L'odeur du sang était présente tout comme la douleur qui ne s'en allait pas, je me retrouvais en position précaire. L'endroit était certes facile à défendre mais il était aussi un piège en soit. Je devais rester éveillée, je devais... ne devais pas... le néants m'emporta.

Je ne perçut pas vraiment ce qui me tira des ténèbres qui m'avaient englouti mais d'après la lueur du jour, il ne s'était pas écoulé longtemps, à peine quelques minutes sans doute. Enfin, la chose qui m'avait alerté revint sous forme de bruits, de voix... Des voix qui me figèrent et firent rabattre mes oreilles sur mon crâne. Les bruits de pas se rapprochèrent et je tentais de me lever, ma patte m'en empêcha, trop douloureuse pour supporter mon poids en l'instant.

-J'te l'dis moi ! J'ai vue un gros truc noir ! Un loup j'te dis ! Et qu'avait une d'ses fourrure, faut l'trouver que j'te dis !

-Et moi j'dis que t'as trop bu fichus ivrogne ! En plus qu't'es bigleux s'pouvait être un chien galeux ou un blaireau. R'tourne donc couver ton vin ! Y'a assez de boulot qui nous attend 'lors cesses de chasser les fantômes.

Je pouvais les deviner, ils se tenaient au-dessus de mon abris de fortune et leur odeur, leur odeur m'emplit de craintes. L'un sentait la bête morte et l'autre une odeur plus forte, plus tenace, comme celle du gibier blanc que je n'avais osé approcher par crainte des hommes qui veillaient. Je n'avais rien mangé depuis plusieurs jours et ses terres n'avaient que peu de proies qui ne soient gardées farouchement par des hommes ou des chiens, la faim me fit gronder.

-'Ttn=end voir j'entend un truc... c'pas loin j'peux l'sentir !

-S'uffit comme ça ! Tu m'fais perdre mon temps et j'en ai b'soin pour faire mon boulot.

Je perçut un bruit mate suivit d'un « Ouch » puissant qui me fit me terrer un peu plus puis les geignement du « Sent la mort » que l'on traînait dans la descente. Les ennuies étaient partis. Enfin !  J'allais peut être pouvoir examiner la blessure qui me lançait atrocement. Le membre ne me sembla pas brisé, peut être que quelques jours de repos répareraient la foulure ? La tête penchée, je fixais l'entrée de mon refuge quand je perçus perturbations sonores. « Encore ?! » L'homme à l'odeur de mort revenait-il encore ? Mes crocs se découvrirent d'eux même tandis que je me mettais à gronder d'un air menaçant. Acculée, je n'avais qu'une seule sorti possible, une sortie devant laquelle je trouverais sûrement l'ennemi. J'étais peut être faible mais je savais encore me défendre.
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MessageSujet: Re: Patrie étrangère, la vie s'achève-t-elle ici ? [Pv Dablio] [ABANDON]   Dim 15 Nov 2015 - 14:54

HRP:
 

"La faim... La nourriture... le sang!!!" hurla son instinct.

Dablio n'entendait plus vraiment ce qui se passait autour de lui. Il avait sentit des chasseurs, des chasseurs humains. Ils traquaient quelque chose... Ou quelqu'un. mais peu lui importait qui, car EUX, étaient son prochain repas. Son estomac criait famine depuis des jours. Il n'avait décidément pas eut le temps de manger depuis qu'il avait croisé ce golem de feu. Quelle aventure! Mais en attendant, les aventures ne nourrissent pas son homme, enfin... son loup plutôt. Dablio se demandait encore comment un loup de sa taille (presque de la taille d'un cheval) et blanc comme la neige pouvait bien être aussi discret. Ou alors c'était ces braconniers qui étaient beaucoup trop ivres pour le voir et le sentir. Cela ne lui facilita que plus amplement la tâche.

Il les suivit jusqu'à un escarpement rocheux. Ils attendaient, il geignaient, ils cherchaient, ils grognaient. C'était bien des hommes ça. Comment un loup-garou pouvait être plus humain que ce genre de personne? Le jeune loup-garou eut envie de sourire, mais ses muscles de loup n'étaient pas fait pour cela. Il se contenta donc de montrer les dents. Il était tant d'attaquer! Les braconniers se dirigeaient doucement vers une grotte. Tant mieux, ils ne verraient pas Dablio venir. En deux grands bons, le loup-garou arriva à la hauteur des chasseurs, ceux-ci n'eurent pas vraiment le temps de hurler, il planta ses crocs dans la gorge du premier, et écrasa le deuxième de son énorme patte. Des craquements d'os brisé, et bruits guttural suivirent l'agonie des deux chasseurs.

"Le sang!!! Faim!!!" continua de hurler son instinct.

Dablio posa ses trophées au sol lorsqu'il fut sûr qu'aucun des deux ne se remettraient à courir. Toutefois, une secousse prévint Dablio que ce n'était pas un lieu pour dévorer ses trophées. Il était dans un lieu assez fréquenté pour risquer de se faire remarquer. Il saisit donc les deux corps dans sa gueule et se dirigea vers la petite cavité où personne ne pourrait le voir pendant qu'il allait ripailler. Il n’aperçut pas tout de suite la petite touffe de poils qui se cachait dans un coin de la cavité. Il déposa ses deux trophée au milieu et s'allongea à côté, laissant sortir sa langue ensanglanté pour reprendre son souffle: c'est que ces deux hommes pesaient leur poids!

Puis Dablio sentit une odeur... Une odeur autre que la mort et le sang omniprésent dans son museau. C'était une odeur canine, légère, féminine... Il eut un petit éternuement de loup lorsqu'il aperçut enfin dans l'obscurité la petite touffe de poils. Il sentit alors une autre odeur de sang, du sang chaud cette fois, pas celui qui accompagné habituellement la mort des être vivants qu'il tuait. Cette louve était blessée. Il se releva alors de toute sa hauteur, essayant de s'approcher sans faire peur à son invitée surprise.

"Est-ce ça va? Tu es blessée... Non? Pourquoi es-tu ici?" demanda-t-il.

Mais il eut un éclaire de génie. Il se tourna vers les deux chasseurs. C'était donc la petite louve que ces enfoirés essayaient de tuer. Ils avaient suivit les traces de sang jusqu'ici, supposa-t-il. car c'était grâce à ce sang que Dablio avait repéré les chasseurs. Il grogna, puis reporta son attention vers la petite louve qui semblait désormais terrifiée.

"Chut! Calme toi. Je sais que tu me comprends. Je ne te ferais pas de mal. Et eux non plus..." dit-il en montrant ses crocs pour former un sourire quand il montra les deux corps de chasseurs. "Comment te nommes-tu? As-tu besoin d'aide pour ta blessure?" demanda-t-il gentillement.
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MessageSujet: Re: Patrie étrangère, la vie s'achève-t-elle ici ? [Pv Dablio] [ABANDON]   Ven 20 Nov 2015 - 10:06

HRP:
 

Je perçut un bruit de lutte à l'extérieur, mais pas un cris, juste le crissement des pierres puis il n'y eut plus rien, seulement le silence. Un silence de mort. Je me retint d'émettre le moindre son, espérant ne pas attirer sur moi l'attention de ce nouvel arrivant... Je n'avais pas pensé une seule seconde qu'il puisse pénétrer dans le bulle protectrice que représentait cette cavité à flanc de montagne. Son odeur me frappa alors que son ombre grandissait tandis qu'il passait l'entrée. L'odeur... était celle d'un loup, mêlée aussi à celle du sang frais. Il était bien plus imposant que moi, mais avec un pelage d'argent. Une présence familière...  le premier congénère que je voyais depuis des jours. Des images, des flash me revinrent alors que des griffes acérées me lacéraient le cœur. Je me recroquevillais dans mon coin, les oreilles basse et quelque chose attira son attention sur moi, peut-être étais-ce mon odeur qu'il avait enfin capté, ou alors mes mouvements. Lutter contre un loup ? Je n'en avais pas la force, mon être ne le supporterait pas, pas après tout cela. Comme le lupin faisait une tentative dans ma direction je pu apercevoir ce qu'il avait apporté jusqu'ici. Les hommes... mais il n'émanait plus qu'une simple odeur de mort, nul mouvement, nul souffle de vie n'animait leur chair. Je posais alors un nouveau regard sur lui, ce loup aux yeux d'or me semblait légèrement différent... paraissait avoir suffisamment de courage, ou de folie, pour tuer un homme. Sa voix me parvint de loin, comme assourdi par une distance plus grande que celle qui le séparait de moi.

"Est-ce ça va? Tu es blessée... Non? Pourquoi es-tu ici?"

Blessée ? « Oui... je le suis à de nombreux niveaux... » Je ne trouvais pas réellement la force de répondre en l'instant tant je me sentais pitoyable, faible. Il avait la même force que les membres de ma meute, le même feu qui emportait tout sur son passage qui poussait à agir. Moi, je n'avais rien de tel, je ne savais que fuir lâchement, apeurée et terrifiée par les fantômes et par la mort. Une foule d'émotions m'assaillit, me frappa soudain, tristesse, peur, remords et dégoût de moi-même. Je devrais peut-être rester là, mourir pour retrouver la paix... Puis la voix se fit apaisante et attira mon attention. Oui, je le comprenais bien que je lui trouva un petit quelque chose d'étrange, sa façon de s'exprimer, ou alors son odeur un peu différente. Pourtant son apparence me disait clairement ce qu'il était.

"Comment te nommes-tu? As-tu besoin d'aide pour ta blessure?"

Assommée de fatigue, de douleur et de faim, je reposais la tête sur mes pattes et le fixait. Venait-il vraiment de demander mon nom ? Mon cœur se serra et je bougeais un peu, mal à l'aise. Je ne me sentait pas le droit d'utiliser ce nom, je ne pouvais tout simplement pas l'employé car j'avais l'impression de ne pas posséder suffisamment de force pour m'en donner le droit et... je ne le connaissais pas. Je devais trouver qui j'étais avant de pouvoir me nommer ainsi. Un soupir las se bloqua au fond de moi et se fut les yeux rivé sur le sang des cadavre que je le lui livrais.

-Masque Hivernal... c'est mon nom loup d'argent. Et toi, comment te nomme-t-on ? Je fis une pose, ma gorge sèche me gênant pour poursuivre. Et je suis blessée oui, je me demande s'il n'aurait pas été préférable qu'ils me trouvent. Je suis fatiguée, je n'arrive même plus à avancer et je ne sais même pas si je ressortirais d'ici.

Je me tus, je n'étais rien d'autre qu'un poids mort et il n'aurait pas dû se soucier de moi. Néanmoins mon sens de survie me criait que deux valaient mieux qu'un. Mais quelque chose en moi me susurrait que je n'étais plus rien sans ma meute. Abandonnée par les mieux, j'avais redoublé d'efforts jusqu'à maintenant pour finir ainsi, sans force, au fond d'un trou. Mes paupières s'abaissèrent sur mes yeux d'un bleu arctique alors que j'inspirais profondément. Son odeur était unique, il n'y avait pas d'autre fragrance que la sienne, donc pas de meute non plus pour lui. J’ouvris à demi un œil.

-Tu es seul toi aussi... ; dis-je sans poursuivre sur ma lancé avant de revenir à autre chose. Je me suis blessée en montant jusqu'ici, une pierre a heurté une de mes pattes et... je ne sais pas ce que tu pourras faire de plus. Je ne peux la poser au sol, et si je ne peux bouger pour chasser c'est la mort. Elle m'aura finalement rattrapé.

Je sentais mes membres raides, si ce n'était pas la faim qui m'emportait se serait la fatigue ou la soif ; et pour tout arranger, l'envie de sombrer profondément me tentait de plus en plus. Je me sentais déjà lâcher prise malgré la présence de cet autre canin imposant avec griffe acérées, écailles et fourrure. A quoi bon se méfier encore ? A quoi bon lutter ? Je ne retrouverais certainement pas de meute, mon chemin s'arrêterait alors que je n'aurais même pas pus venger et perpétuer la lignée qui était mienne.
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